Coucou tout le monde, j'espère que vous allez bien et s'il y a des musulmans qui me lisent, ramandan mubarek. Ce n'est que le deuxième jour et déjà je me sens comme une larve.

Lou Lovegood : Comme d'habitude Lou-chan, tu me fais rougir et glousser *_* Merci, merci, merci ! Je suis super contente que tu aimes. Quant à la raison pour laquelle Hikari n'a pas le byakugan et bien c'est parce qu'elle se souvient de son ancienne vie. Elle est née avec une quantité de Yin chakra (chakra spirituelle) beaucoup, beaucoup plus élevé que la normale. Au départ, j'avais prévu de lui donner le dojutsu (un peu comme Himawari, elle aurait été capable de l'activer) quand elle aura augmenter son yang chakra mais j'ai des doutes maintenant parce que je sais déjà comment je veux que l'histoire se termine et avoir le dojutsu lui serait un peu inutile. Je vais encore y penser, mais rien n'est certain. Quant à Neji, il ne déteste pas les jumelles mais il ne les aime pas particulièrement non plus. Comme je l'ai mentionné dans ce chapitre, ils ne parlent pas, mais ça va changer, ne t'en fais pas :) Encore une fois, merci beaucoup pour tes encouragements et tes reviews, tu peux pas savoir à quel point tu me fais plaisir.

Calypso Nightmare : I already know who'll be Hikari's partner and it's a surprise ^^ Don't worry, it won't be a Hyuga (she doesn't like them very much and trust me, and she'll show them) I'm hesitating between three animals for her invocations and I though about dragons because the Asian dragons are beautiful (imagine Haku from Spirited Away) but I'm still undecided. As for Naruto, I'm so glad you said it ! You're absolutely right ! Naruto didn't suffer much compared to Kakashi, Gaara, Sasuke, Itachi and so many others so saying he can empathizes with his enemies makes me want to hurl something at Kishimoto's head. He's charismatic alright, but don't make him a demigod for heavens sake ! He's not always right, he's often a lousy brat and Hikari will often look at him and asks herself " do I really want that idiot to be my Hokage ?" As for Itachi, I can't tell you what I planned for him, but I think you'll like the changes :)

Cococat012 : Merci beaucoup *_*

yuki-master : Merci, je suis contente qu'elle t'ai plu :)

elodidine : Merci, ça prendra du temps (et de la patience) mais ça se fera.

juiceandcookies : Tu peux pas savoir à quel point je suis flattée et reconnaissante de toutes les reviews et de tous les encouragement que tu m'as fait jusqu'à présent. Premièrement, merci beaucoup. J'espère que je ne te décevrais pas. Deuxièmement, je m'excuse du retard monstre qu'il m'a fallu pour écrire ce chapitre. J'essayerais de faire mieux. Enfin, je ne sais pas si tu me lis toujours et je l'ai mentionné dans une de mes histoires mais au cas ou, je me répète : J'espère que ton bac s'est bien passée. Bon courage à toi aussi, la vie d'adulte, ça craint.

Disclaimer : Est-ce vraiment nécessaire ? -'



IV


C'était officiel, Hinata était une hime. Assise en style seiza, le dos droit, les traits détendues et fredonnant un air que je ne reconnaissais pas, elle remplissait le profil de l'emploi à la perfection. A côté d'elle, j'avais l'air d'une prolétaire dévergondé. Et je n'avais que trois ans. Mes genoux me faisaient souffrir, j'avais des fourmis dans les jambes et mon dos ne demandait qu'à se reposer. Hélas, Okaa-san avait un tessen qu'elle n'avait pas peur d'utiliser et un des meilleurs byakugan du clan. Je ne pouvais pas bouger d'un millimètre sans qu'elle ne le remarque. A chaque bourde, elle abaissait son tessen sur ma tête avec force. J'avais l'impression qu'elle me conditionnait comme un chien de Pavlov.

Je retins un soupir.

Le mois de Février touchait à sa fin et le temps commençait enfin à se réchauffer au pays du feu. Je mourrais d'envie de sortir dehors et de me promener, surtout que d'après mes souvenirs Konoha était entouré d'une immense forêt, façonné par Hashirama Senju en personne et que j'adorais la nature. Malheureusement pour moi, l'incident avec Kumo était loin d'être oublié par mes deux parents et le reste du clan et donc, Hinata et moi étions constamment sous surveillance. Constamment. J'avais à mon actif, vingt-deux tentatives d'évasion, et à chaque fois, j'avais été rattrapé par quelqu'un. En générale, Kô, le garde du corps/nanny d'Hinata, Natsu, la servante personnelle de ma mère ou encore mes parents en personnes.

Je ne voulais pas m'enfuir, juste sortir du district, explorer le village, respirer en paix sans croiser les yeux blancs scrutateurs de mon clan.

… Et peut-être m'entraîner avec mon affinité sans les commentaires insultants et rabaissant du clan.

J'avais le Raiton. Et j'étais terriblement excitée à l'idée d'apprendre à maîtriser mon élément mais c'était quelque chose que je voulais faire seule.

Hinata semblait ravie de notre situation. Nous étions pratiquement tout le temps ensemble et nos parents passaient également presque tout leur temps avec nous. Okaa-san avait même commencé à m'apprendre certaines disciplines de kunoichi qu'elle n'avait jamais tenté de m'apprendre. Ma calligraphie par exemple s'était énormément améliorée sous sa tutelle. C'était la seule chose dans laquelle je surpassais Hinata. Ma jumelle, elle, était douée en, hanakotoba, ikebana, oshibana et origami. J'aimais bien l'origami et j'avouais volontiers apprécier le temps que je passais en compagnie d'Okaa-san et d'Hinata mais j'aurais voulu apprendre quelque chose de plus utile.

Comme les poisons par exemple…ou comment dissimuler des senbon dans un kimono…

Mais tout ce que j'apprenais, c'était comment me comporter en lady.

-Le dos droit, Hikari-chan, me réprimanda Okaa-san.

-Hai, répondis-je en corrigeant ma posture.

-Montre-moi ton cygne, demanda-t-elle.

Je lui présentais une chose qui ressemblait à une boule de papier froissé que je m'acharnais à plier et à replier depuis dix minutes.

Haruhi Hyûga arqua un sourcil peu impressionné.

J'ai dit que j'aimais bien l'origami. Je n'avais jamais prétendu être douée.

A côté, bien sûr, Hinata présenta un kusudama presque parfait bicolore, lavande et orange.

Je retins un nouveau soupir. Ma sœur avait un don pour me faire sentir inadéquate…elle devait tenir ça de Hiashi.

En parlant de Hiashi, il continuait de superviser notre entraînement à ma sœur et moi. D'un côté, j'étais reconnaissante qu'il nous entraîne, mais d'un autre côté…devait-il vraiment le faire avec le tiers du clan comme spectateur ? Sérieusement ? Si j'entendais encore une seule remarque comme quoi, j'étais lente et peu coordonnée, je risquais de devenir hystérique. Pas étonnant que mes parents étaient persuadés que je souhaitais fuguer. Qui ne voudrait pas fuguer avec un clan pareil ? Je vais vous le dire, moi : Hinata. Cette fille était une sainte et aimait sincèrement le clan, quelque chose qui me dépassait complètement.

Ma sœur ne recevait pas autant de commentaires désobligeants. Elle était légèrement plus douée que moi, elle avait une grâce bien à elle que je ne possédais pas et elle travaillait dur tous les jours. Certains ronchonnaient que c'était un comble que Neji soit plus doué et qu'en tant qu'héritière du clan, c'était le devoir d'Hinata de le surpasser mais elle était encore jeune et avait encore le temps de s'améliorer. Le fait que Neji soit le neveu du chef de clan, le petit-fils du précédent chef et pas n'importe quel membre de la Bunke jouait également en sa faveur.

Certains pourraient penser que j'étais devenu légèrement aigrie à force de me faire rabaisser constamment et de me faire appeler défectueuse…Nope, pas du tout, pas le moins du monde aigrie. Légèrement agacée tout au plus. Certes je devais réprimer l'envie de fracasser quelques crânes contre les murs mais à part ça, j'étais complètement zen…

Pour m'empêcher de devenir violente, je continuais de méditer presque religieusement tous les jours.

Chacun sa façon de gérer le stress.

Au moins, ma façon à moi me permettait d'élargir mes réserves de chakra. Hinata, elle, préférait se gaver de roulées à la cannelle.

Je ne savais pas encore comment faisait Neji pour gérer la situation étant donné que nous ne parlions jamais mais j'étais certaine qu'il avait sa propre méthode. Impossible autrement de vivre dans ce clan.

La nuit, je lisais tout ce que je pouvais trouver sur le raiton, des pages et des pages de théorie sur le chakra, des livres d'histoires, des rouleaux de taïjutsu et suffisamment de manuels d'anatomie pour devenir experte en acupuncture. Le jûken sera toujours hors de ma portée à moins de me greffer le byakugan quelque chose qui était hors de question, mais Hiashi était déterminé à m'apprendre le style de taïjutsu traditionnel du clan. Il espérait qu'en apprenant les points de pression du corps humain et en améliorant ma vitesse d'au moins…mille pourcent, je deviendrais suffisamment bonne en taïjutsu pour ne pas faire honte au clan réputé pour être le meilleur au combat au corps à corps…

Il était exactement comme le reste du clan. J'avais beau être sa fille, parce que je ne possédais pas de dôjutsu, il pensait que je n'arriverais pas grand-chose dans ma carrière.

Baka.

Il changera d'opinion lorsque je deviendrais la meilleure kunoichi de tout le village. De tous les villages.

Je ne savais pas encore comment je ferais pour surpasser Tsunade Senju, Yugito Nii, Kurotsuchi, Mei Terumi, Kushina Uzumaki ou même Konan mais je le ferais. Et si pour cela, je devais supporter les commentaires du clan et souffrir de courbature et d'hématomes pendant plus d'une décennie, je le ferais aussi… Ça tombait bien, parce que quelque chose me disait que c'était exactement ce qui allait se passer.



Je détestais me battre contre Neji et Hinata. Non seulement je perdais lamentablement contre des enfants, mais en plus, je me sentais comme une moins que rien chaque fois que je portais un coup contre eux. Et comme si mon moral n'était pas suffisamment bas, chaque combat se faisait en public. C'était…injuste et humiliant. Pas seulement pour moi, mais pour Neji et Hinata également. Aucun de nous n'échappait aux critiques du clan. Neji ne connaissait pas sa place, Hinata n'avait aucune force et n'était pas suffisamment agressive, quant à moi, j'étais lente et je n'étais pas suffisamment coordonnée en plus de n'avoir aucune force et ne pas être suffisamment agressive. Aucun de nous n'était suffisamment bon pour eux. Et le pire de tous, c'était mon grand-père.

Le vieil homme ressemblait comme deux gouttes d'eau à ses fils, si ce n'était qu'il avait des cheveux gris, des rides et un air encore plus sévère.

Il était intransigeant envers Hinata, demandait à ce que Neji redouble d'effort malgré le fait qu'il était déjà incroyablement doué à quatre ans seulement, quant à moi, il ignorait mon existence comme si j'étais invisible.

J'en aurais été terriblement blessée si je n'aurais pas préféré que le reste du clan suive son exemple. Parce que c'était terrible, n'est-ce pas ? Que mon propre grand-père ait à ce point honte de mon existence pour quelque chose qui n'était pas de ma faute. Si j'avais réellement eu trois ans…j'aurais pu terminer comme Hinata, d'une timidité maladive ou encore Neji, qui dans une autre vie avait failli tuer sa cousine tant il était emplit de haine. Ou pire encore, j'aurais pu devenir une sociopathe. Mais bon…, je ne m'attendais pas à grand-chose de la part d'un homme capable de condamner un de ses fils comme il l'aurait fait si je n'étais pas intervenu.

Le seul point positif de ces entraînements, c'était de pouvoir observer Neji et Hinata. Neji avait plus de technique et Hinata plus de souplesse, et quand je les observais tous les deux, j'avais une meilleure idée de ce que je souhaitais obtenir pour mon propre style de taïjutsu. Je ne comptais pas me contenter d'une pale imitation du jûken pour le restant de ma vie après tout. Je souhaitais survivre, merci bien. Et pour ça, j'allais devoir entraîner ma flexibilité, augmenter ma vitesse et gagner en endurance.

A la fin de chaque entraînement, Neji, Hinata et moi étions séparés sans nous demander notre avis.

Hizashi entraînait son fils loin de nous, Hinata devait suivre des cours particuliers en sa qualité d'héritière, quant à moi…et bien, j'étais libre de faire ce que je voulais tant que je restais sagement à la maison.

En général, je profitais du temps libre pour tenter de m'évader et après chaque échec, je m'enfermais dans ma chambre soit pour lire, méditer ou exercer mon control de chakra. Quand j'en avais assez, je me mettais à écrire des bribes d'histoires, tout en entraînant ma calligraphie.

Dans les bons jours, je me disais que ce n'était pas une si mauvaise vie. Je ne manquais de rien après tout, et malgré tous les défauts du clan, au moins l'entraînement imposé me permettrait de survivre une fois devenu kunoichi. J'avais deux parents, peut-être pas aimants mais sur qui je pouvais compter pour me protéger jusqu'à ce que j'apprenne à le faire. J'avais une sœur que j'aimais et qui m'aimait même si nous n'étions pas aussi proches et complices que je l'aurais souhaité. Et même si je n'avais pas le byakugan, j'étais en bonne santé et quand j'y songe j'aurais très bien pu renaître à Kirigakure…

J'étais plutôt chanceuse quand on y pense…

Et dans les mauvais jours, quand je me sentais suffoquer et que les critiques devenaient trop pesantes, je me rappelais que ça aurait pu être pire…j'aurais pu avoir réellement trois ans.

J'étais perdu dans mes pensées quand quelqu'un frappa à la porte de ma chambre. En me concentrant, j'étais capable de sentir une source de chakra, mais je restais incapable de le faire instinctivement et encore moins de différencier deux signatures de chakra.

-Onee-sama ?

-Entres, Hinata.

Ma sœur me trouva allongée à plat ventre sur mon futon, entourée de rouleaux de parchemins.

-Tu as finis tes leçons ?

-Hai…Hitomi-sama m'a laissé partir plus tôt. Elle avait une réunion avec les anciens du clan.

-Hmm.

C'était sans doute pour parler des progrès d'Hinata. Elle avait beau n'avoir que trois ans, chaque minute de sa vie était dédiée à son entraînement. Les miennes aussi quand j'y pense, sauf que j'étudiais des sujets qui m'intéressaient et qui me seraient utiles dans le futur. Hinata, elle, devait être la parfaite hime, la parfaite kunoichi et la parfaite héritière du clan. Ses cours de politique ne devaient pas être très amusants, surtout pas avec cette vielle chouette d'Hitomi. Cette femme avait tendance à grimacer comme si elle venait d'avaler un citron entier lorsque ses yeux se posaient sur moi.

-Je vois, marmonnais-je en me redressant légèrement.

Hinata semblait nerveuse pour une raison étrange. Elle se tripotait les doigts et me regardait d'un air timide.

-Tout va bien ?

-H-hai. A-ano…Je me d-demandais si tu voulais jouer avec moi ?

Stupéfaite, je restais silencieuse quelques secondes. A l'exception de quand nous étions bébés, Hinata et moi n'avons jamais réellement joués comme des enfants normales. Pour la simple raison que je n'étais pas normale et que Hinata…et bien…on ne l'avait jamais vraiment laissé se comporter en enfant. Ce qui était réellement triste quand on y pense. Si elle ne pouvait pas se comporter en enfant à son âge, et bien quand le pourrait-elle ?

J'essayais pendant un instant de me souvenir de ma vie d'avant et de la façon dont je me comportais quand j'étais enfant, sans grand succès…mon plus vieux souvenir revenait à quand j'avais six ans et que je jouais dans la boue…

Je me demandais vaguement comment réagirait Hiashi et Haruhi si je me mettais à jouer dans la boue dans un de mes yukata, avant de me reconcentrer sur ma sœur. Cette dernière était toute rouge et regardait par terre avec la lèvre inférieure tremblotante. Comme si elle s'attendait à ce que je la rejette. Je me sentis immédiatement comme la dernière des moins que rien.

J'étais vraiment une sœur horrible.

Comment n'avais-je pas réalisé que Hinata se sentait seule ? Parce que c'était le cas, n'est-ce pas ? Malgré le fait que nous étions constamment entourés, nous étions seules toutes les deux. Nous n'avions personnes avec qui parler, personne avec qui jouer, personne à qui nous confier et j'étais tellement obnubilée par ma petite personne que j'en avais complètement oublié ma petite sœur. Oh bien sûr, nous passions du temps ensemble sous la tutelle de nos parents…mais nous ne parlions pratiquement jamais dans ces moments.

Nous ne parlions pratiquement jamais, tout court.

-Bien sûr, m'empressais-je de lui répondre avant qu'elle ne décide de s'enfuir. A quoi, tu veux jouer ?

Un immense sourire se fendit sur le visage de ma sœur avant qu'elle ne fronce les sourcils légèrement

-Je…je ne sais pas, à quoi on peut jouer ?

-Et si on jouait à cache-cache ? Proposais-je.

Même dans ce monde, c'était toujours un classique n'est-ce pas ?

Le sourire d'Hinata réapparut et je me promis à cet instant d'être une meilleure sœur.

Hinata et moi ne serons peut-être jamais des sœurs très complices mais ce n'était pas une raison pour ne pas essayer d'avoir une meilleure relation. De plus, je le lui devais. Hinata ne me parlait peut-être que très peu en publique, ce n'était pas sa faute. Elle n'était qu'une enfant et tentait à sa manière de se rapprocher de moi ce qui était plus que ce que j'avais fait jusqu'à présent. J'étais bien décidé à y remédier.

Après notre partie de cache-cache qui m'avait étrangement aidé à améliorer ma perception sensorielle, j'invitais Hinata à passer la nuit avec moi ce qu'elle accepta avec joie.

Après diner, nous nous allongeâmes face à face exactement lors de notre troisième anniversaire. Une part de moi avait envie de parler de cette nuit-là. C'a avait été la seconde nuit la plus effrayante de ma vie, juste après la fois où j'ai réalisé que j'avais été réincarnée. Mais ma sœur souriait d'un air tellement paisible que je me refusais à ruiner ce moment. Je ne faisais pas vraiment de cauchemar mais il m'arrivait parfois d'avoir peur du noir et de redouter le moment d'aller dormir. C'était une des raisons pour laquelle, je veillais jusqu'à pas d'heures à lire tout ce que je pouvais dénicher sur mon affinité élémentaire.

Ma stratégie était d'ignorer le problème jusqu'à ce qu'il s'en aille, mais ma sœur, elle, comment faisait-elle ?



Ma vingt-troisième tentative d'évasion se solda par un nouvel échec retentissant. Plusieurs membres du clan avaient décidés de se rendre au festival de printemps du village et j'avais bêtement cru que la sécurité serait plus relâchée autour du district…Clairement, j'avais sous-estimé l'esprit machiavélique de Hiashi Hyûga. Il n'avait rien à envier à Big Brother. Avec son byakugan et son armée de minions, je ne faisais clairement pas le poids contre lui mais je refusais de m'avouer vaincue. Je continuais de tenter de m'échapper pendant tout le printemps et une bonne partie de l'été sans aucun résultat, si ce n'est que j'avais appris à marcher sans faire de bruit et à dissimuler mon chakra.

Bien sûr, ça ne faisait pas une grande différence contre un clan qui voyait absolument tout, mais je tentais de voir l'aspect positif. C'était soit ça, soit me cogner la tête contre un mur sous le coup de la frustration.

Je n'étais pas la seule à être frustrée. Le reste du clan aussi commençait à en avoir assez de devoir me surveiller constamment. Mais au lieu de me laisser faire à ma guise, ils commencèrent à se montrer un peu plus…ferme avec moi. Ils ne me battaient pas. Parce que malgré le fait que tout le monde s'accordait à dire que j'étais défectueuse et une honte à notre clan, je restais la fille du chef de clan et ce titre me procurait une certaine sécurité mais dorénavant, il n'était pas rare de voir des traces de doigts sur mes poignets ou sur mes bras. Il y avait même quelques genin qui m'attrapaient par la peau du cou.

C'était humiliant et ça ne faisait que décupler mon envie de devenir plus forte.

Mis à part ces mésaventures, mon taïjutsu s'améliora légèrement…bien sûr, Hinata et Neji avaient fait d'immenses progrès et donc à côté, je restais la plus nulle mais le fait que j'arrivais dorénavant à faire des acrobaties dans les airs restait quelque chose dont j'étais fière.

Je continuais à méditer et à travailler sur mon control de chakra quotidiennement mais étrangement, ça me venait plus facilement que l'origami et tous les autres arts que Haruhi tentait de m'apprendre. Jusqu'à présent, tout ce qu'elle avait réussi à m'enseigner, c'était la calligraphie et comment recevoir des coups de tessen sans broncher.

L'éducation, façon shinobi, ça ne rigolait pas.

Ma sœur et moi étions plus proche également. Hinata était toujours aussi timide et ne parlait toujours que très peu mais elle passait presque toutes ces nuits dans ma chambre et m'offrait presque toutes ses œuvres d'art. Elle était infiniment plus doué que moi en oshibana et adorait me voir les accrocher à mes murs. Au rythme où elle avançait, je risquais de me retrouver avec du papier peint fait entièrement de fleurs pressées sur tous mes murs dans quelques années. Bah…ça faisait plaisir à ma petite sœur et ça donnait de la personnalité à ma chambre…je n'avais vraiment pas à me plaindre. Nous n'avions pas beaucoup de temps pour jouer alors ces petits moments étaient précieux.

Quant à Neji, nous ne nous parlions toujours pas lui et moi. Personnellement, je blâmais notre grand-père et la façon dont il avait à rôder autour de nous pendant nos matchs. Ce n'était pas le genre de chose qui encourageait à la conversation…(me faire battre à plat de couture, non plus mais ça, je tentais de lui pardonner) d'un côté, je trouvais ça dommage. Neji était mon cousin, c'était un gentil garçon qui deviendrait un jour un puissant shinobi. Je n'étais pas certaine de savoir ce qui allait lui arriver. J'avais changé son destin et n'ayant jamais fini le manga Naruto, il y avait beaucoup de choses que j'ignorais. Mais d'un autre côté…avais-je réellement envie de connaître Neji ou voulais-je simplement me rapprocher d'un personnage important ? Avec Hinata, c'était différent. Elle était ma jumelle et je l'aimais sincèrement. Mais Neji, lui…J'avais peur de mes propres intentions. Parce que je n'étais pas comme ma sœur qui était fondamentalement bonne. Je ne l'étais pas. J'étais égoïste. Je savais déjà que je ne comptais rien faire pour sauver les Uchiha et lorsque j'avais décidé de devenir la meilleur kunoichi de tous les temps, je n'avais pas pensé une seule seconde à sauver tous les innocents qui allaient inévitablement mourir. J'avais juste pensé à mon ego blessée et au fait qu'il était hors de question que je reste vulnérable dans un monde pareil ou seule la force était respectée. J'avais sauvé Hizashi, certes, mais je l'avais fait parce qu'il était mon oncle. Cette famille n'arriverait jamais à la cheville de ma précédente mais c'était celle que j'avais à présent et je protégeais ce qui était à moi.



Tadam ! Je trouve ce chapitre plutôt bof mais il était nécessaire et promis, il y aura plus d'actions dans le prochain. Il n'y a pratiquement pas de dialogue dans ce chapitre et c'est un peu fait exprès. J'ai mentionné dans le premier chapitre que Hikari ne parlait que très peu et uniquement si on lui parlait d'abord. A cause de ça, j'ai du supprimer plusieurs dialogues qui auraient été à l'encontre de cette idée. Ca changera quand Hikari sera plus grande mais pour l'instant, elle se sent encore comme une étrangère dans ce clan et même dans son propre corps. J'ai également mentionné que Hikari ne sait pas comment le manga se finit. Elle a entendu les spoilers et sait certaines choses mais pas tout. Ses connaissances sont incomplètes et c'est fait exprès parce que Hikari n'est pas le genre de personnage à jouer à Dieu. J'ai lu beaucoup d'histoires ou un OC se met en tête de sauver ses personnages préférés et ça m'a toujours mit mal à l'aise parce que le OC en question n'a souvent aucun lien avec les personnages en question et cette façon de décider qui vit et qui meurt...ouais, non merci. Vous pouvez oublier le canon, parce que je ne compte par le suivre jusqu'au bout et je compte changer pas mal de choses.

Sur ce, Ja ne !

LS.

PS : Hime veut dire princesse en japonais.