Encore un petit secret.
L'ouverture de l'examen Chunnin.
Konoha était devenu une véritable fourmilière. Le village grouillait d'étrangers venus chercher un peu de prestige et un nouveau rang. La veille, Gondaime-sama avait accueilli en grande pompe les damiyô des grands pays, et ce matin-là avait été marqué par l'arrivée en fanfare du Mizukage, du Raikage, du Tsuchikage et, bien évidemment de Gaara-kun, le Kazekage (1).
Loin de cette agitation, en proie à mes propres préoccupations, je méditais dans ma chambre. Il me fallait retrouver un peu de calme. Une heure tout juste me séparait du combat qui déciderait de mon avenir. Au-delà de cette histoire interne, un grand poids pesait sur les épaules de ma sœuret moi. Une grande partie des damiyô et des Kage avaient finalement accepté l'invitation de Hokage-sama en entendant parler de ce combat. Les Hyûga étaient connus dans tout le monde ninja comme étant l'une des plus grandes familles de lignée héréditaire, possédant un pouvoir exceptionnel. Il appartenait à présent à nous deux, dignes héritières de cette extraction, de ne pas les décevoir. Tant de pression sur nos frêles épaules de jeunes filles... et ma seule préoccupation restait Neji-nii.
Je ne l'avais que très peu vu depuis son retour de l'hôpital. Otosama s'était arrangé pour l'éloigner le plus souvent possible de la maison principale. Il n'avait donc pas pu m'aider à m'entraîner, mais je ne lui en tenais pas rigueur. Kiba-kun avait été parfait dans ce rôle. Sans pitié, il m'avait menée jusqu'au bout de mes limites, me poussant toujours plus loin pour finalement me faire redécouvrir mon pouvoir... D'un autre côté, il s'était montré rassurant. Mes motivations étaient les bonnes, je ne pouvais que gagner. J'avais déjà tant changé au contact de l'amour. Neji-nii faisait sur moi des miracles, je gagnerais, c'était certain...
Je souris en repensant à ses paroles... elles me réchauffaient le cœur. Je n'étais pas aussi sûre que lui de ma victoire, mais me savoir soutenue me donnait des ailes. Je me relevai et m'avançai vers ma coiffeuse. Là, soigneusement pliée, la tenue de combat traditionnelle des femmes de notre famille m'attendait. Ce serait la première fois que je l'enfilerais. J'avais demandé à rester seule et ma servante, compatissante, avait obtempéré... un peu à contrecœur. Ce serait donc seule que je m'habillerais.
Une fois mes vêtements enfilés, je me mirai dans la glace. Cette tenue était tout simplement magnifique. J'étais chaussée de cuissardes noires bordées de rouge. Je portais un court short noir, un Yukata(2) plutôt court lui aussi rouge sang et frappé de l'emblème de la Sôke... Simple, féminine et pratique. Je terminai en brossant une fois encore mes cheveux... J'étais fin prête. « Je suis Hinata Hyûga, j'ai dix-huit ans et demi et je m'apprête à combattre contre ma sœur pour gagner le droit d'épouser l'homme que j'aime. »Je souris tristement à mon reflet. Cette présentation frisait le ridicule. Notre famille et ses règles intransigeantes nous avaient mené bien bas. Je fermai les yeux, respirai profondément et sortis de la chambre. Ma servante m'attendait. Sans un mot, elle me mena à la chaise portable posée à l'entrée de la propriété. Hanabi-chan était sûrement déjà partie. C'était à mon tour d'être exhibée comme un animal de foire dans les rues de la ville. Dès que je fus installée, quatre membres de la Bûnke soulevèrent la chaise et nous partîmes vers l'arène.
Nombre de gens s'étaient amassés dans les rues pour voir passer l'aînée de la noble lignée Hyûga. J'étais un spectacle pour ces badauds, rien de plus. Immobile et stoïque, je tentais de maîtriser la révolte et la peur qui peu à peu m'envahissaient. Les villageois hurlaient leur allégresse. Il allait leur être offert un si beau spectacle, et l'on promenait devant eux l'une des combattantes... Enfin, j'aperçus les hauts murs du stade.
Depuis les coulisses, je sentais l'atmosphère fébrile qui régnait dans les gradins. La clameur de la foule parvenait assourdie jusqu'à mes oreilles et pourtant, elle m'étouffait d'ores et déjà. Hanabi-chan se trouvait à l'opposé du stade m'avait-on expliqué. Je devrais entrer après le discours d'Hokage-sama. On espérait que nous offririons un bon match à nos spectateurs. Certains étaient venus de loin rien que pour nous. Peu importe qui serait le vainqueur... Tous savaient que ce serait Hanabi-chan. L'important était de résister assez longtemps pour ne pas décevoir le public... Si j'avais compris? Oh oui bien sûr! Personne n'avait confiance en moi. J'étais le faire valoir de la brillante fille d'Hisashi-san. Un point c'est tout!
Mais les paroles de Neji-nii me revinrent en mémoire: « Si j'ai proposé un tel dilemme à Otosama, c'est parce que je te crois capable de vaincre Hanabi. » Il croyait en moi, et il n'était pas le seul. Kiba-kun me l'avait fait comprendre. Tous mes amis de l'académie de Ninja seraient présents à ce combat pour me soutenir, car eux aussi avait foi en moi.
Un homme me fit signe. Le discours de Tsunade-sama était fini. Je pris une longue inspiration et les mains moites, le cœur palpitant, j'avançai d'un pas assuré vers ma destinée.
En entrant dans l'arène, je fus éblouie par le soleil. Un rugissement m'accueillit, je sursautai. Le public était survolté. Au milieu du terrain m'attendait déjà Hanabi, en compagnie de l'arbitre. Quelle ne fut pas ma surprise quand je reconnus Kakashi-sensei ! D'un pas digne, le tête haute, je m'avançai vers eux puis m'inclinai face au célèbre ninja copieur.
- J'ai été choisi pour mes capacités spéciales, expliqua-t-il à voix basse. Je vous préviens mesdemoiselles, mon sharingan n'est peut-être pas aussi performant que vos Byakugan, mais je sais m'en servir, alors attention à vous!
Puis il s'éloigna et reprit à voix forte:
- Ce combat opposera Hinata Hyûga à Hanabi Hyûga. Il devra se dérouler selon l'éthique de notre village. Si les règles ne sont pas tenues et en cas de danger pour les combattantes, je me réserve le droit d'intervenir et d'arrêter ce combat. Les opposantes sont-elle en accord avec ces conditions?
D'un même geste, Hanabi-chan et moi acquiesçâmes:
- Bien, saluez-vous!
Je m'approchai de ma sœur mais au lieu de m'incliner comme le voulait la coutume, je pris Hanabi-chan dans mes bras et la serrai de toutes mes forces.
- Imoto-chan, ce combat a-t-il un sens? demandai-je à voix basse.
- Oui! Je veux Neji-nii pour époux, je le veux tu m'entends! Je ne te laisserai pas gagner, murmura-t-elle avec une colère mal contenue.
Je ne fus même pas surprise de sa déclaration. Je souris tristement et la lâchai. Je pris son visage dans mes mains et posai un baiser léger sur ses lèvres. Hanabi-chan parut aussi surprise que le public qui se répandait en exclamations. Malgré les différents qui nous avaient toujours opposé, Hanabi-chan était ma petite sœur, je l'aimais et ce combat me désolait. Mais puisqu'il était nécessaire...
Nous nous éloignâmes et prîmes la position traditionnelle de notre famille. Parfait reflet l'une de l'autre, nos poses étaient le fruit admirable d'années d'entraînement... ou plutôt d'endoctrinements au Jûken des Hyûga.
Kakashi-sensei leva la main, puis l'abaissa en criant:
- Que le combat commence !
Nous restâmes quelques secondes à nous dévisager, puis Hanabi-chan se mit à parler assez fort pour que toute l'arène l'entendît:
- Laissez tomber, Onee-sama...
Je fus étonnée par sa soudaine courtoisie envers moi. Elle qui me traitait toujours avec dédain, me donnait à présent du « vous » et de l' « onee-sama ». Tant d'honneurs juste pour moi(3)... Je souris. L'image irréprochable devait donc à ce point être entretenue face au gens!
- Je sais que vous ne désirez pas ce combat, continua-t-elle, vous le faîtes parce que Neji-nii vous l'a si gentiment demandé. Vous n'êtes pas faite pour le combat. Vous haïssez la violence. Vous détestez faire du mal tout autant qu'avoir mal! C'est pour cette raison que vous avez fui cette place de chef de famille que vous proposait père, et c'est pour cette même raison que vous ne serez jamais que Chunnin! Abandonnez, Hinata-nee-sama, comme vous l'avez toujours fait jusqu'ici!
Un long silence suivit sa déclaration. Le public attendait, anxieux, la moindre réaction de ma part. Je souris à Hanabi-chan et répondis d'une voix assurée:
- Tu as bien appris ta leçon, Imoto-chan, on dirait presque les paroles de Neji-nii. Tu tentes de reproduire le même schéma de combat qu'il y a sept ans, quand Onii-sama et moi avions combattu pour l'examen chunnin. Mais j'ai changé, Hanabi... et si tu l'as bien compris, je t'en prie, commençons, ou nos spectateurs s'ennuieront!
Je vis la colère se peindre sur ses traits, alors que le public hurlait de joie. Il allait enfin assister à un spectacle animé. Sans plus de cérémonies, Hanabi-chan se jeta sur moi. En un instant, j'activai le Byakugan. Très vite, je dus éviter ses coups, je détournai chaque attaque, tentant au passage de placer les miennes. Telles deux danseuses, nous évoluions avec grâce sur le terrain. Nos yukata rouges nous faisaient ressembler à des papillons virevoltants. Pendant un long moment nous échangeâmes des coups, visant avec précision les tenketsu de l'autre.
Soudain, Hanabi-chan perça ma défense et me frappa en plein cœur. Je restai pétrifiée par la surprise. D'une seule voix, le public exprima son étonnement. Kakashi-sensei perdit toute contenance, pris de cours par ce coup mortel. Je regardai ma sœur, mes yeux brillant de larmes, le souffle coupé, la bouche entrouverte.
- Ainsi tu étais même prête à me tuer? Demandai-je, la voix brisée.
Je lui souris tristement et attrapai le bras qu'elle gardait tendu devant moi... Je remontai les manches de son yukata. Ses petits bras blancs étaient couverts de contusions bleuâtres. Elle ouvrit grand la bouche sous la surprise. Je mordis mes lèvres et dis:
- Diffuser le chakra pour toucher mon cœur, es-tu tombée si bas Hanabi-chan? Mais je t'ai devancée! Tu voulais reproduire le combat qui m'avait opposé à Neji-nii? Et bien, voila qui est fait! J'ai touché chaque tenketsu de ton bras droit Hanabi, plus une goutte de chakra ne circule dans ce membre. Ton coup a échoué, tu ne m'as pas porté la moindre blessure!
Je serrai un peu plus son poignet et d'une seule main, la soulevai du sol avant de la projeter à l'autre bout de l'arène. Elle alla percuter le mur d'en face. Le public souffla son admiration d'une seule voix, ébahi. Je venais de faire preuve d'une force digne de celle de Tsunade-sama. Concentrant mon chakra, je m'élançai à toute vitesse vers Hanabi-chan, qui eut tout juste le temps de se relever avant que je la frappe en plein visage d'un coup de poing et lui assène un coup de pied qui l'envoya voler vers ma gauche. Elle atterrit lourdement au sol. Elle se redressa difficilement et posa ses yeux ébahis sur moi:
- Onee-sama...
- Je t'interdis de m'appeler comme çà Hanabi!hurlai-je, hors de moi, M'assassiner? Pour une cause si idiote? Pour plaire à Otosama? Quelle idiotie ! Mes coups te choquent? Pourquoi es-tu si étonnée, Hanabi? Tu croyais que comme toi je ne savais qu'utiliser le style Hyûga? Mais voyons, crois-tu que mon passage à l'académie ne m'ait servi à rien? J'ai acquis une expérience que tu n'auras jamais! Les missions que j'accomplis avec mes amis m'enrichissent, mes entraînements avec Kiba-kun m'endurcissent! Les amis! Connais-tu seulement ce que c'est Hanabi? En observant Sakura-kun, j'ai pu développer moi aussi cette force surhumaine! Le contrôle de Chakra? C'est de la rigolade pour un membre de la famille Hyûga! En suivant l'exemple de Naruto-kun, je suis devenue plus forte! Abandon? Je suis désolée Hanabi, je ne connais plus ce mot! Regarde-moi! J'ai créé mon propre style de combat! Je suis au-dessus des sempiternelles règles de notre famille! Elles nous conduisent à notre perte! Les Hyûga sont un clan sur le déclin! Ouvrez les yeux avant notre totale destruction! Je hais cette attitude... Je veux m'en défaire! C'est pour ça que je te vaincrai Hanabi!
Je me jetai sur elle et, grâce au Jûken, bouchai la circulation de son bras gauche. Elle tenta de riposter, mais la fatigue due au coup commençait à se faire sentir. J'attrapai ses deux poignets et l'envoyai dans les airs. En D'un bond, je la rejoins et frappai un coup de Jûken en plein ventre. Consciemment, je modérai mon chakra. Je voulais que mon coup soit assez fort pour la faire souffrir, mais qu'il ne lui imposât pas de dégâts internes trop importants. Alors qu'elle se retournait, je l'attrapai par le col de son yukata et atterris gracieusement au sol. Je la regardai droit dans les yeux.
- C'est fini Hanabi, tu ne pourras pas combattre, tu ne connais que le Jûken et tes bras sont inefficaces!
- Je n'abandonnerai pas Onee-sama!cria-t-elle, les règles de la famille sont strictes! Je combattrai jusqu'à la fin! Pour gagner tu devras me tuer!
- Si c'est ce que tu veux...
Je levai l'une de mes mains, prête à lui asséner un coup fatal... Étrangement, Kakashi-sensei n'intervint pas... Hanabi-chan ne sembla pas s'émouvoir de ma décision et ferma les yeux, attendant le coup décisif. Il en était donc ainsi. Ma main se mit à trembler. Pourquoi fallait-il que nous vivions un tel dénouement? N'avions-nous pas assez souffert? Notre amour allait-il survivre à un tel affront? Ma main levée au ciel trahissait mon émotion...
- J'ABANDONNE!
J'avais crié ces mots assez fort pour que tout le stade m'entendît. Hanabi-chan réouvrit des yeux surpris sur mon visage décomposé. Brusquement je la serrai contre moi et pleurai. Kakashi-sensei... Aviez-vous prévu ma réaction? Saviez-vous à quel point, mon cœur pouvait me jouer des tours? Je l'ignore encore aujourd'hui, mais je vous remercie de ne pas avoir pris la peine d'intervenir. Ce geste m'avait permis de m'assurer d'une chose, je m'étais libérée de l'emprise des Hyûga. Je m'accrochai convulsivement à ma sœur et balbutiai:
- Je... je ne... non... non, je ne pouvais pas! Ma propre sœur... Il m'est impossible de le faire! Qui serais-je si je t'ôtais la vie? Toi ma chair, mon sang... Je t'aime Hanabi!
Je sentis les mains d'Hanabi-chan se crisper sur le tissus de mon yukata et compris à ce moment que pendant toutes ses années, ma petite sœur s'était trompée sur la nature de mes sentiments envers elle.
Kakashi-sensei leva la main au ciel et s'exclama:
- Abandon d'Hinata Hyûga. Ce match se termine sur une victoire par forfait. Hanabi Hyûga est vainqueur!
Jamais des escaliers ne me parurent aussi haut. Hanabi-chan et moi montions tranquillement les marches qui nous mèneraient à la loge principale, là où les kage et damiyô nous attendaient... Là où Neji-nii et Otosama avaient été invités par Tsunade-sama. J'avais le cœur lourd, Neji-nii et moi allions devoir nous séparer... c'était si cruel... après tous ces efforts! Mais tel était notre marché avec Otosama, et en fière ninja que nous étions, il nous fallait respecter notre parole. Il ne nous restait plus qu'à accepter notre triste sort.
Nous saluâmes d'abord les damiyo qui nous félicitèrent et nous remercièrent pour ce spectacle de premier ordre. Puis ce fut le tour des Kage qui, moins élogieux, nous remercièrent néanmoins. Au moment où j'arrivais face à Gaara-kun, je fus surprise par son visage souriant... Lui qui avait toujours été si inexpressif. Je me sentais proche de lui. Nous avions tous deux changé grâce à Naruto-kun. Je serrai avec émotion la grande main qu'il me tendait. Juste à ce moment, un grand hurlement parvint à mes oreilles. Je n'eus pas le temps de me retourner, Gaara-kun et moi fûmes assaillis de tous côtés par une bande de jeunes survoltée. Mes amis étaient venus me réconforter en grande pompe:
- T'as été super Hina-chan! hurla Kiba.
- Je ne te savais pas si forte, Hinata, s'exclama Chôji.
- Excellent le coup du contrôle de chakra! lança Sakura-chan en me serrant contre elle.
- Merveilleuse Hinata! Tu as été tout simplement merveilleuse! Tu peux être fière d'être une Kunoichi(4)! s'écria Ino-chan en m'attrapant de l'autre côté.
- Tu as vu ça, Kazekage-chan(5)! hurla Naruto-kun, il y a des gens forts à Konoha!
- Oui, répondit simplement Gaara-kun, mais je le savais déjà...
Je souris à Gaara-kun en comprenant le sens de ses paroles. Naruto-kun se rendait-il compte de l'estime que le Kazekage avait pour lui? Je soupirai et tournai légèrement la tête. J'aperçus Otosama et Neji-nii-sama qu'Hanabi-chan avait déjà salué, juste à côté de Tsunade-sama qui regardait cette scène chaotique d'un air satisfait. Je m'excusai auprès de mes amis et me dirigeai vers l'Hokage. Je m'inclinai profondément devant elle.
- C'est toi la grande gagnante de ce combat Hinata, déclara-t-elle de but en blanc, C'est vrai, oui, officiellement tu as perdu... mais tu as gagné l'estime de tes pairs et la reconnaissance de tous... Personne ne dira plus que tu es faible.
- Je vous remercie Gondaime-sama, murmurai-je la voix coupée par l'émotion.
- Hinata, j'aimerais que demain à la première heure tu sois dans mon bureau, j'ai des choses à te dire.
- Bien, Gondaime-sama.
- Allez, va saluer ta famille la tête haute.
Je relevai la tête, souriante, et me dirigeai vers Otosama. Je le regardai, anxieuse, avant de m'incliner respectueusement face à lui. Mais très vite, je sentis sa main sur mon épaule qui me poussait à me redresser pour le regarder droit dans les yeux. Il me sourit, pour la première fois depuis bien des années. Il inclina brièvement la tête et dit:
- Tu as trouvé un chemin. Certes, il est différent de celui des Hyûga mais je suis tout de même fier de toi, musume-chan...
- Non, Otosama, ma voie n'est pas si différente. Le sang des Hyûga coulera toujours dans mes veines. Je vous dois respect et obéissance... J'agirai donc ainsi tant que vos choix de chef ne iront pas à l'encontre de mon nindô.
- Ainsi donc, tu acceptes sans regrets ta sentence pour avoir perdu ce combat?
- Oui, Otosama...
- ... Nous avons passé un accord, nous le respecterons!
Je sursautai et fixai Neji-nii. Nous avions prononcé ces mots en parfaite symbiose. Je lui souris tristement. Notre amour était fier et ne souffrait aucun compromis... Aussi douloureuse que cette épreuve soit, nous respecterions notre parole. Quand Otosama reprit la parole, je sentis à travers sa voix une tristesse difficilement contenue. Peut-être fut-ce à ce moment que je sus? Être chef de famille n'était pas qu'un cadeau, il y avait parfois des contraintes que l'on ne pouvait outrepasser.
- Je suis heureux de vous l'entendre dire mes enfants, déclara-t-il, j'aurais été peiné d'avoir dû me disputer encore avec deux brebis que je venais de retrouver!
- Ne vous tracassez point, Otosama, nous sommes des brebis devenues sages.
Puis, à sa grande surprise, je l'attrapai par les épaules, le forçai à se baisser et posai un baiser sur son front. Il n'eût aucune réaction. Depuis combien d'années n'avait-il pas touché ses enfants? Dans aucun de mes souvenirs, Otosama n'avait eu à mon égard la moindre marque d'affection. Toutefois j'étais décidée à changer et j'entraînerais dans ma métamorphose cette grande famille glaciale. Ce que je venais de vivre était un premier pas. Modeste, certes, mais tout de même le début d'une nouvelle histoire qu'il nous restait à écrire. Enfin, je relâchai Otosama, me dirigeai vers Neji-nii et m'inclinai.
- Pardon...
Soudain, toute mon émotion explosa. Toutes ces larmes que j'avais scellées depuis des jours trouvèrent une brèche où s'infiltrer. J'éclatai en sanglots.
- Pardon... pardonnez-moi... J'aurais pu...j'aurais pu gagner! Mais... non, je refuse de la tuer... Je refuse de tuer qui que ce soit au nom de notre amour... que deviendrait-il, s'il était entaché de sang? Non, je ne le veux pas! Parce que je vous aime!
Il posa une main sur ma joue pour me forcer à le regarder et me rassura de sa voix la plus douce.
- Je suis fier de vous Hinata-hime... vous avez été merveilleuse. Je suis soulagé que vous n'ayez pas sali ce que nous avions construit d'un meurtre. Sachez-le, j'épouserai Hanabi-chan, comme le désire Otosama, mais c'est vous, et vous seule, que j'aime!
À la nuit tombée, tout Konoha était en fête. Les rues illuminées étaient animées par de nombreux petits stands. L'examen Chunnin se terminait en fanfare sous le ciel paré de ses plus belles étoiles estivales. Tous les villageois étaient en liesse. Seuls trois ninja avaient obtenu le grade supérieur, mais deux d'entre eux étaient de chez nous. Un peu partout en ville, on fêtait l'évènement. Au centre de l'arène, l'Hokage avait organisé un dîner. Outre les Kage et les damiyô, tous les notables du village et les participants à l'examen y étaient conviés. La bonne humeur était au rendez-vous. Bien que nombre d'invités aient gardé rancœur des résultats d'examen, les pitreries d'alcoolique de Tsunade-sama, tout comme ses inénarrables querelles avec Jiraya-sama, avaient réussi à dérider l'atmosphère.
Onii-sama et moi observions ce spectacle de haut. Nous nous étions éclipsés au cours du repas pour enfin nous retrouver en tête à tête. Assis dans les gradins, nous restions côte à côte, plongés dans un épais mutisme. C'était la première fois de la journée où nous pouvions réellement parler. Cependant une sorte de gêne s'était installée entre nous... En fait, bien plus qu'une gêne, il s'agissait d'une crainte. En parler, avoir cette conversation qui mettrait un point final à notre relation. Il y avait tant de choses à dire... et si peu de temps pour le dire faire. Nous regardions tantôt le ciel, si haut au-dessus de nos têtes, tantôt les convives installés en bas, bien au-dessous de nous. Nous étions pris entre deux univers, enfermés dans notre bulle qui menaçait d'éclater et nous abandonner dans la géhenne de la réalité. Il me fallut beaucoup de courage pour me saisir de l'aiguille qui percerait le cocon que nous nous étions construit.
- Alors nous sommes entrain d'écrire la fin de l'histoire?
- Il semblerait, répondit-il rêveur.
- N'est-ce pas dommage? Elle a été si courte...
- Et si longue à la fois... Je n'avais que quatre ans quand mon cœur a battu pour vous pour la première fois.
- C'est étrange... tant d'années avant que nous soyons réellement réunis
- ... pour, finalement, si peu de temps.
- C'est rageant!
Des larmes perlèrent sur ma joue quand je prononçai ces mots. Neji-nii le devina au son de ma voix. Il m'entoura de ses bras et m'embrassa. D'un geste compulsif je m'accrochai à lui. Je ne voulais pas qu'il parte, je le voulais juste pour moi. Le parfum de sa peau mettait en alerte tous mes sens. Je ressentais plus fortement que jamais la caresse de ses cheveux sur mon front. Le jeu de ses doigts sur ma chair assoiffée excitait mon amour. Le goût de ses lèvres me parut plus prononcé qu'à l'ordinaire. La mélodie de sa respiration plus harmonieuse que jamais... Peut-être mon corps, résigné à cette séparation, cherchait-il à graver en lui les souvenirs de ce baiser. Doucement, presque à regret, Neji-nii quitta mes lèvres. Son front contre le mien, son nez frôlant le mien, il me regarda droit dans les yeux et susurra d'une voix apaisante.
- Quand bien même ses moments furent brefs, ils comptent parmi les plus heureux de ma vie. Je vous le jure.
Comme dans un rêve je vis deux perles d'eau cascader le long de ses joues avant de s'écraser sur mes paumes ouvertes. Si j'avais un jour douté de son amour, je me voyais, à cette instant, comblée. Le froid et si peu expansif Neji versait des larmes pour moi et pour notre amour. Déjà des remords m'envahissaient. Devions-nous réellement accepter les ordres d'Otosama? Ne devions-nous pas nous rebeller? Pourquoi devrais-je obéir à un homme qui était insensible aux efforts que j'avais fournis par amour? Il aurait pu céder, nous laisser ensemble. Il était chef de famille, c'était en son pouvoir! Quand, balbutiante, j'exprimai le fond de ma pensée à Neji-nii, celui-ci secoua la tête et répondit:
- Êtes-vous donc si persuadée qu'Otosama vous hait à ce point? Il y a quelques jours à peine, il a envisagé de tout annuler pour me laisser libre choix de mon épouse. Il a vu vos efforts pour ce combat. Il a vu aussi votre évolution. À ses yeux, vous êtes digne d'être à la tête de la Sôke. Mais ce n'est pas l'avis du conseil de famille. Il a tenté de les convaincre... en vain. Ils ont déjà difficilement accepté que je devienne héritier... ils ne pouvaient pas, en plus, tolérer mon union avec le mouton noir qu'ils avaient rejeté quelques années plutôt, sauf votre respect Hianta-hime... ce sont de vieux imbéciles bornés, qu'y pouvons-nous...
- Nous changerons ces règles idiotes, car nous sommes l'avenir du clan. Nos enfants ne vivront pas ces millet interdictions sans intérêt, pour un honneur qui n'a plus court que dans la mémoire des anciens...
Un long silence suivit cette déclaration. Peut-être avais-je raison, mais en attendant cet instant, nous serions séparés. Et cette perspective m'insupportait.
- Enfuyons-nous! m'exclamai-je brusquement en bondissant comme un ressort.
- S'enfuir? répéta Neji-nii, les sourcils froncés.
- Oui, insistai-je, les larmes aux yeux malgré le rire qui s'échappait de mon gosier, nous nous libérerions des Hyûga et pourrions vivre ensemble! Plus de convenances entre nous! Vous me tutoierez et m'appellerez Hina-chan. Et je vous appellerai Neji-sempai! Nous vivrions notre amour en plein jour, sans crainte. Ce serait merveilleux.
- Hinata-hime, vous le savez, n'est ce pas? Vous le savez que c'est impossible! répondit-il, en colère contre le monde entier. J'ai des responsabilités et un rêve à accomplir!
- Et si je vous enlevais? Ce serait parfait un enlèvement...
- Hina-chan, tu es une incurable romantique, soupira-t-il, attendri.
Je mordis mes lèvres en voyant son sourire triste. À quoi bon se faire du mal? Rêver, à d'impossibles plans. Garder l'espoir d'une hypothétique union ne faisait qu'agrandir la plaie de nos cœurs. Je baissai la tête, souriant à mes genoux. Les palpitations que j'avais ressenties au creux de ma poitrine an l'entendant me parler si familièrement (6) le prouvaient bien: son amour m'intimidait encore, mes sentiments étaient plus vivaces que jamais. Il était cruel que ce fut à ce moment qu'il fallait se séparer. De grosses gouttes s'écrasèrent sur le revers de ma main, alors que d'une voix tremblante je repris la conversation.
- Nous le savions depuis le début de toutes façons. Nous savions que cette fin était inéluctable! Pourquoi sinon aurions-nous pris tant de soin à nous cacher?
- Oui, c'était couru d'avance...
- Mais qu'importe... quelle qu'en soit l'issue, je suis heureuse d'avoir pu me blottir dans vos bras. Je vous aime Neji-nii.
Juste à ce moment, comme si une plume omnisciente écrivait le scénario de cette séparation, des feux d'artifices furent lancés de la place du village. Je fus surprise par le premier, mais me repris vite en main. Quand le second fût lancé et explosa en gerbe de scintillants pétales roses, je me levai en hurlant : « Tamaya! ».(7) Malgré mes larmes, malgré mon cœur lourd, il me fallait crier pour exorciser ma peine. Soudain la voix de Neji-nii s'éleva derrière moi, étrangement forte et déterminée.
- Moi aussi je vous aime Hinata-hime! Est-ce réellement la seule issue à notre histoire? Un mariage arrangé peut-il venir à bout d'un véritable amour? Hinata-hime et si nous avions une autre solution?
Je courus jusqu'à ce que, épuisée, je tombai dans l'herbe verte de cette prairie. Kiba-kun derrière moi se laissa choir les bras en croix à mes côtés et, essoufflé, demanda:
- Es-tu sûre de toi Hina-chan? En plus tu vas abîmer ton kimono!
- C'est parfait comme çà Kiba-kun!
Ce jour-là, Neji-nii fêtait son vingtième anniversaire. Une grande réception était donnée au moment même au domaine Hyûga. À l'instant où, en compagnie de Kiba-kun, j'avais pris la fuite, Otosama s'apprêtait à annoncer à tous son intention de faire de Neji-nii son successeur et de le marier à sa seconde fille, Hanabi-chan. Sans vergogne, j'avais remonté mon beau kimono jusqu'en haut de mes cuisses et, geta en main, j'avais pris mes jambes à mon coup. À quoi bon rester écouter ce que je savais déjà? Cette déclaration restait douloureuse malgré tout ce qui avait pu se passer.
Le soir suivant le combat qui m'avait opposé à ma sœur, Otosama avait organisé un grand dîner de famille où il avait salué ma bravoure et ma force et, pour la première fois, il me fit asseoir à ses côtés, à la place d'Imoto-chan. Plus tôt dans cette même journée, Tsunade-sama m'avait demandé d'entreprendre des études de ninja médical. Puisque je savais si bien maîtriser mon chakra, il me serait facile et rapide d'acquérir tout ce que j'avais besoin de savoir. Lorsque, quelques heures plus tard, je l'avais annoncé à mes amis, Kiba-kun s'était rapidement emporté: quitter l'équipe! Comment avais-je pu? Mais je ne quittais pas l'équipe, je m'améliorais pour mieux les soutenir en mission. Son affolement m'avait réconforté... j'étais un élément important pour notre équipe et j'étais soulagée de le savoir...
Mes amis m'avaient longuement parlé de mon combat, de ma bonté envers Hanabi et de leur étonnement en apprenant la vérité sur la relation qui m'unissait à Neji-nii. Nous formions un si joli couple! J'eus vite fait de calmer leur enthousiasme. J'avais perdu le combat. Neji-nii épouserait Hanabi-chan, pas moi...
Je soupirai et me roulai dans l'herbe pour regarder le ciel. Me rapprochant de Kiba-kun, je posai la tête sur l'un de ses bras et murmurai:
- Ici, c'est parfait...
- Peut-être, mais évite de te rouler comme çà dans l'herbe, tu vas tâcher ton kimono!
J'éclatai de rire et frottai plus encore mes fesses contre l'herbe grasse. Un long silence s'en suivit. Les nuages cotonneux défilaient, portés par la brise légère de cet été. Le soleil brûlait notre peau et les cigales nous chantaient une drôle de mélodie... Tout était si calme loin de cette fête. Soudain, Kiba-kun me demanda doucement:
- Est-ce que çà ira Hinata? Je veux dire pour Neji... t'es pas trop triste?
- Non, répondis-je dans un souffle, je n'ai pas réellement perdu ce combat, j'ai pu dire à ma famille ce que j'avais sur le cœur et puis,... j'...
J'hésitai un petit instant. Je fixai le ciel comme si j'y attendais une réponse, puis tournai les yeux vers Kiba-kun. Il me regardait attentif. Je souris, je savais que je pouvais lui faire confiance. Je poursuivis sur le ton de la confidence:
- Je n'ai pas perdu Neji-nii
- Comment çà? s'exclama Kiba-kun du tac-o-tac.
- Bien sûr, il épouse Hanabi-chan, mais moi je ne suis pas tenue de me marier. De plus, je vais continuer à vivre chez les Hyûga. Neji-nii m'aime toujours, je préfère être une femme de l'ombre vraiment aimé, qu'une épouse officielle délaissée comme le sera Hanabi... Nous en avons parlé lui et moi, qu'importent les convenances, nous continuerons à vivre notre amour... Et tant qu'il voudra de moi comme maîtresse, il en sera ainsi... Mais chut Kiba-kun, c'est un secret!
Fin
Notes:
1 – Petit rappel rapide: Hokage (ombre du feu) chef du village caché de la feuille (pays du feu)
Kaezkage (ombre du vent) chef du village caché du sable (pays du vent)
Mizukage(ombre de l'eau) chef du village caché de la brume (pays de l'eau)
Raikage(ombre de la foudre) chef du village caché des nuages (pays de la foudre)
Tsuchikage (ombre de la terre) chef du village caché de la roche (pays de la terre)
2- Yukata: kimono léger porté surtout en été, je l'ai ici détourné pour en faire une tenue de combat.
3- Politesse: voire la note 6
4- Kunoichi: femme ninja
5-Kazekage-chan: Ici, Naruto charrie Gaara. Il utilise le titre honorifique Kazekage avec le suffixe -chan qui marque l'affection (mais s'utilise surtout pour les petits garçons et pour les filles) En clair Naruto, taquine Gaara (sûrement par jalousie! )
6- Politesse: Bon à travers cette note je réponds à la question que me posait Sanae-sama et au commentaire de Sorayaa: Pourquoi Neji et Hinata se vouvoient... Il s'agit tout simplement de convenances et de traditions japonaises... Tout d'abord, je situe ma fanfic dans un milieu aisé, une famille ancrée dans la tradition et très à cheval sur les principes. Il est donc normal que Neji et Hinata se vouvoient pour deux raisons. Neji est de la bûnke, qui plus est lié à Hinata par le sceau de l'oiseau en cage,... donc il lui doit le respect. Hinata, quand à elle vouvoie Neji, car il est son aîné (elle l'appelle grand-frère, ne l'oublions pas). Ce qui m'amène à vous parler de la politesse au Japon. Peut être l'avez-vous remarqué dans le manga (je ne parle pas de l'anime il n'est pas toujours très bien traduit et je le connais moins bien) Hinata parle de manière posée et courtoise, c'est tout simplement parce qu'en japonais, Hinata est extrêmement polie (à cause de son éducation) Je pourrais vous en parler pendant des pages encore mais comme tout le monde s'en fout je vais faire bref! Au japon, on vouvoie tous ses supérieurs (même ses parents), ses camarades de classe (sauf les plus proches mais vraiment très proche!) et même les kohai (plus jeunes) que l'on connaît mal. En bref, Hinata vouvoie à peu près tout le monde, à cause de son extrême timidité et son éducation très sévère!
7-Tamaya: Je ne peux pas vous donner la traduction de ce mot, mais les japonais le cri au moment où explose les feux d'artifices (l'Hanabi ) C'est un peu comme pour exprimer leur contentement devant un si beau spectacle...
Petit mot de l'auteur:
Et bien voilà, j'espère que vous n'êtes pas trop déçus...
Cette fic n'était pas partie pour être longue, je ne m'attendais pas d'ailleurs à ce qu'elle attire un tel public, il me semblait qu'HinaNeji n'était pas un couple très apprécié! Quand j'ai écrit le scénario, il y a quelques mois, je l'ai fait cours pour ne pas empiéter sur le temps que je consacre à mon énorme fic Fushigi Yugi... (celle-là, j'en ai encore à ramer:'( ... snif!)
Bref, je suis heureuse que ma fic ait plu et j'espère que vous viendrez lire mes autres fic Naruto... Miou qui fait sa pub
Il y a déjà un One Shot Parodique, Hinata et la petite pantoufle de vair, qui est soumis à la bétalecture en même temps que ce chapitre-ci. Ensuite, une looooooooooooooooongue fic d'aventure qui (selon mes testeuses personnelles) serait plutôt palpitante. Le scénario est fini je vous annonce déjà, une bonne grosse trentaine de chapitres... de quoi s'amuser... ben maintenant reste plus qu'à taper... (la torture... ) et une troisième fic Naruto (celle-ci en projet toujours) qui serait une romance sur le ton de l'humour... juste pour mon râleur
Voilà donc, pour conclure, je voudrais une fois encore et toujours remercier Etincelle pour sa gentillesse, sa patience et son soutien!!
Un poutou aussi à Valiré, ma meilleure amie, ma lectrice des premières heures et la grande accompagnatrice de mes délires!
Merci à toutes celles et ceux qui ont eux la gentillesse de me laisser des reviews, elles m'ont fait énormément plaisir et m'ont donné le courage de bosser sur cette fic!
Pis une gros câlin à mes topines du fofo qui sont passées lire ma fic, avec qui je m'amuse bien et qui parviennent à me supporter!!!!
Et n'hésitez pas à me laisser des com', ne serait-ce pour me donner vos impressions sur ce chapitre (non, parce que pour une fic HP, personne ne m'a laissé de com' pour me donner d'avis sur la fin... çà m'a rendue toute triste!!!!)
Bise et à bientôt avec une nouvelle fic!
