Voici le 4eme chapitre ! Normalement, le rythme de 2 chapitres par semaine devrait se maintenir, j'espère que cela vous convient !
Encore et toujours un très grand merci pour vos reviews, Merci à tous, y compris les guests à qui je ne peux pas répondre ! On avance dans l'histoire et vous en saurez encore plus dans le prochain chapitre !
Bonne lecture !
Chapitre 4
- De quoi parles-tu Keller ?
- Oh, tu m'as reconnu, je vois que tu ne m'as pas oublié ! Car moi non plus ! Enfin, je suppose que tu as reçu mon petit cadeau hier soir ! A voir ton état, je n'ai même pas besoin que tu me répondes ! - Neal regarda autour de lui - Inutile de me chercher, tu ne me trouveras pas. D'ailleurs laisse-moi te dire qu'on rentre chez toi comme dans un moulin ! Il suffit de vous faire passer pour un représentant d'une association pour la lutte contre le cancer chez les enfants et on vous ouvre toutes les portes ! Même ton majordome s'est fait avoir !
- Pourquoi ?
- Pourquoi je t'ai empoisonné ? C'est simple : je me suis échappé de prison ce matin et je dois sortir de ce pays, vite ! J'ai donc besoin d'argent.
- Je n'en ai pas...
- Mais je le sais mon ami ! Par contre, tu es un voleur de renom, exactement ce dont j'ai besoin pour renflouer mes caisses !
- Et tu avais besoin de m'empoisonner pour ça ?
- J'ai déjà essayé le kidnapping auparavant et ça n'avait pas marché ! J'ai besoin de toute ton attention ! Je crois que je l'ai à présent !
- Que m'as-tu fait ?
- Je t'ai inoculé du venin de scorpion. Je ne te dis pas lequel sinon ce ne serait plus marrant ! Bien sûr, impossible à détecter avec une prise de sang ! Ca ressemble à s'y méprendre à une méchante grippe et d'ailleurs, c'est ce que tu vas dire !
- Quoi ?
- Notre ami du FBI ne doit pas être au courant pour le venin.
- Il est déjà sur cette piste. Ton ami George n'a pas été très discret sur ce coup !
- Le problème vient tout juste de se régler, c'est d'ailleurs ce que vient te dire Peter ! Alors utilise tous tes dons d'acteur pour l'orienter sur la grippe, c'est clair ?
- Mais qu'attends-tu de moi ?
- Tu le sauras très bientôt car d'ici 48 heures, sans antidote, tu seras un homme mort. Je vois que Peter est presque là. Rappelle-toi, pas un mot !
Keller raccrocha. Neal était bouleversé de cette conversation et en effet, Peter n'était plus qu'à quelques mètres de lui. En attendant de savoir ce que Keller voulait de lui, il allait devoir mentir à son ami.
Quand Peter retourna dans le parc, il vit que Neal était au téléphone. Il ne savait pas qui était à l'autre bout du fil mais cela n'avait pas l'air très plaisant ! Il remarqua aussi le teint de plus en plus blafard du jeune homme. Avec ce qu'il venait de se passer et l'évasion de Keller, Peter était de plus en plus persuadé que ce qui arrivait à Neal était tout sauf une grippe. Il s'approcha enfin de son consultant et il vit qu'il venait de mettre fin à sa conversation téléphonique.
- Neal, j'ai une mauvaise nouvelle.
- Que se passe-t-il ?
- George est mort, renversé par un bus. Et j'ai aussi appris que Keller s'est évadé de prison.
- Oh...
- Comment te sens-tu ?
- Fiévreux. A vrai dire, j'aimerai que tu me ramènes chez moi.
Peter était étonné de ce revirement de comportement. Il n'y avait pas une heure, Neal aurait tout fait pour suivre cette affaire et là, il voulait simplement revenir chez lui. L'agent du FBI soupçonnait quelque chose.
- Qui avais-tu au téléphone avant que j'arrive ?
- Sara. Elle voulait savoir comment j'allais.
Neal mentit donc à Peter. Tant qu'il n'en saurait pas plus, il ne voulait pas l'impliquer dans cette histoire. La dernière fois, cela avait bien failli coûter la vie à Elizabeth et Neal ne s'en était jamais remis, il s'en sentait coupable à vie. Et puis il ne pouvait pas faire confiance à Keller. Si ça se trouvait, il lui avait juste inoculé la grippe ! En tout cas, c'était ce que Neal voulait se convaincre.
De son côté, Peter n'insista pas, voyant le teint pâle de son ami. Il décida donc de l'aider jusqu'à la voiture puis le ramena avec peine chez lui. Il l'allongea dans son lit et lui retira son manteau puis son veston ainsi que ses chaussures. Il sentait la chaleur émaner de lui et lui rapporta un gant de toilette humide. Quand il le posa sur le front de Neal, ce dernier sursauta, la différence de température le surprenant.
- Fichue grippe ! Je crois que je n'en ai jamais eu et bien maintenant c'est chose faite.
- Donc tu crois vraiment que c'est une grippe.
- Oui, qu'est-ce que ça pourrait être ?
- Et le mot dans ton appartement ?
- Je ne sais pas, je suis si fatigué.
- Je vais appeler Sara...
- Non !
Peter fut étonné de la réaction vive de Neal. Ce n'était pas vraiment son genre de refuser une telle compagnie. Neal se rendit d'ailleurs compte qu'il y était allé un peu fort. Il allait devoir ralentir s'il ne voulait pas éveiller les soupçons de l'agent mais cette fièvre lui embrouillait l'esprit.
- Non, je ne veux pas qu'elle s'occupe de moi comme d'un enfant.
- Je vois, alors Elizabeth se fera une joie de te tenir compagnie.
Neal ne pouvait pas la laisser venir. Là encore, Keller étant impliqué, il ne voulait pas donner au malfrat une raison de plus d'éliminer la femme de Peter.
- Je te remercie mais je peux très bien rester seul. Je n'ai vraiment pas l'habitude qu'on prenne soin de moi.
- Laisse-moi au moins contacter Mozzie.
- Bon ok. En plus, je crois que c'est le seul qui m'ait connu malade !
- Ok. Je retourne au bureau et je l'appellerai sur la route. N'hésite pas à m'appeler surtout si tu as besoin de quoi que ce soit !
- Merci mais Mozzie est un super infirmier !
- Je vois qu'il y a du vécu ! Repose-toi bien.
Peter laissa son ami allongé sur son lit. Cette histoire ne plaisait pas du tout à l'agent et le comportement de Neal l'alarmait encore plus. Il sortit donc de chez Neal et comme convenu, il prévint Mozzie de l'état de son ami. Ce dernier lui répondit qu'il se rendait immédiatement chez lui. Puis Peter contacta Diana :
- Comment va Neal ? demanda la jeune femme.
- Pas très bien. Vous pouvez faire quelque chose pour moi ?
- Je vous écoute patron.
- Retracez le dernier appel de Neal, je veux savoir avec qui il parlait.
- Je m'en occupe.
Neal, avec le temps, était devenu un ami aux yeux de Peter. Mais il gardait tout de même la tête sur les épaules : Neal était un voleur et un escroc à la base et par nature, il avait appris à se méfier. Peut-être était-ce une sale habitude et il se promit d'ailleurs de penser différemment si jamais c'était bien Sara que Neal avait eu au téléphone au parc. Mais en attendant, il préférait faire confiance à son instinct et décida de creuser dans le passé de George Martins.
