Chapitre 04 - Sains et saufs… Pas tant que ça.

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(PDV Mélanie)

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Alors que nous sortîmes de la convention, suivant les hommes des pompes funèbres emmenant le corps sans vie et froid d'Alice, nous pûmes voir le cortège d'ambulances, de voitures du SAMU, les pompiers, la la police et même quelques soldats protégeant et aidant ceux qui en avaient grandement besoin.

Nous avançâmes lentement en direction des autres personnes présentes et indemnes tandis qu'une partie de ses amis de YouTube vinrent vers nous.

Mathieu les regarda et leur fît signe de ne pas venir et de nous laisser seuls.

Je trouvais cela à la fois charmant et stupide de sa part vu qu'il ne me connaissait sans plus. Ceci dit, je préférai ne pas protester et le laisser faire.

Il me tenait par le bras, marchant à mon rythme et balayant son regard entre ce qu'il y avait devant nous et moi. Le ressentant de plus en plus gênant, je jetai un rapide coup rapide coup d'oeil vers lui et me rendis compte que quelque chose n'allait pas.

Son teint devenait de plus en plus blafard, ses pas ralentissaient au fur et à mesure en plus de vaciller et de s'affaler sur mon épaule. Je m'arrêtai, l'observai et lui demandai…

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Mélanie - "Ca va ? Vous allez bien ?"

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Je commençais à devenir réellement inquiète à son sujet car, il avait beau mentir et prétendre le contraire, ça se voyait clairement et simplement que ça n'allait pas.

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Mélanie - "Me prenez pas pour une imbécile ! Je vois très bien que ça ne va pas ! Qu'est-ce que vous avez ?!"

Mathieu - "R… Rien… Je te dis"

Mélanie - "N'essayez pas de me mentir !, je le vois très bien"

Mathieu - "Quoi donc ?"

Mélanie - "Cessez de jouer avec mes pieds"

Mathieu - "De un, je ne joue pas avec tes pieds et de deux,... je te dis que ça va"

Mélanie - "Mouais… Bien sûr… C'est pour ça que vous êtes pâle comme un mort et que vous titubez ?"

Mathieu - "Hein ?"

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Au moment où j'allais lui redire ce dont je venais de dire, ses paupières se clorent et il tomba au sol, face contre terre.

Heureusement pour lui, je parvins à le rattraper à temps et à l'étendre sur son dos.

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Mélanie - Un médecin, vite !

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En le déposant au sol, j'aperçus ma main droite ensanglantée alors que je n'avais pas de blessure. Je dégageai doucement sa veste en cuir et remarquai une blessure par balle au niveau de son estomac.

En attendant les secouristes qui étaient débordés, je le secouai délicatement tout en exerçant une pression sur la plaie pour l'aider et le garder en vie le plus longtemps possible.

Ce n'est qu'une dizaine de minutes plus tard que deux sapeurs-pompiers nous rejoignirent et se chargèrent de lui alors que son souffle semblait être plus faible à chaque respiration et les battements de son cœur de moins en moins fréquents. Ils lui donnèrent les premiers soins avant de monter dans le camion dans lequel je pus l'accompagner.

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(PDV Mathieu)

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Tandis que Mélanie et moi progression vers les autres rescapés, je me voyais m'affaiblir mais n'y prêtais guère attention car j'étais plus préoccupé par l'état psychologique de la jeune femme.

Je lui tenais le bras droit et je la sentais trembler de tout son long et ce, malgré qu'elle n'osait pas l'avouer.

Quelques secondes après, elle constata que je ne portais pas très bien. Je lui dis que ce n'était rien et de continuer mais elle n'en fit rien et se stoppa net. Elle me scrutait, mon état empirant de plus en plus, et insistait pour savoir ce que j'avais alors que moi-même, je n'en savais rien.

Soudainement, un voile noir se posa devant mes yeux bleus azur, je perdis mon équilibre et chutai vers l'avant.

Cependant, je ressentis que quelqu'un me retenait, Mélanie sans doute, et m'allongeait à terre, ma tête sur ses genoux. Inquiète, elle cria…

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Mélanie - "Un médecin, vite !"

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S'en suivirent des bruits de pas ainsi que les voix des secouristes et de mes camarades présents au salon lors de l'attaque.

Après cela, mes sens s'ammenuirent et disparurent pour finalement, m'isoler et ainsi me couper du reste des vivants.