Chapter 4 : Hats, Crackers and Presents
Madame Pomfresh entra d'un air affairé derrière Hagrid et le professeur McGonagall et supervisa le déplacement de Harry de son lit à la chaise roulante magique. Harry remarqua que son plus gros problème, ce n'était pas ses jambes, mais son bras blessé. Il pouvait facilement déplacer ses jambes ou alors encore les laisser pendre hors du lit. Mais il ne pouvait pas utiliser son bras pour bouger lui-même, et rien que le tendre entraînait pas mal de douleur. Il se mit sur ses pieds avec l'aide de Ron et réussit à rester debout en équilibre – même si Ron tournait autour de lui, doutant clairement qu'il soit capable de tenir tout seul – pendant que Hagrid apportait la chaise. Elle était bien plus étroite qu'une chaise moldue et montée sur un plus grand nombre de roues. Harry ne demanda pas où ils allaient mais se mit à tousser assez nerveusement quand ils quittèrent l'infirmerie et approchèrent des premiers escaliers. Hermione croisa son regard et haussa les épaules. Personne d'autre ne paraissait inquiet.
Ron conduisait la chaise et Hagrid devait un peu se pencher pour pouvoir la pousser. Ron le mena jusqu'aux escaliers et, ralentissant à peine, continua droit devant, juste en haut. Miraculeusement, la chaise resta droite et roula simplement jusqu'au palier. Harry s'aperçut qu'Hermione se tenait près de la chaise pour pouvoir l'étudier. Mais elle renonça rapidement à essayer de comprendre comment elle marchait et se hâta de rejoindre le groupe. Ils gravirent d'autres escaliers et en descendirent d'autres, presque comme s'ils essayaient de désorienter Harry. Mais il finit par comprendre où ils se rendaient.
« La Salle sur Demande » dit-il doucement comme une porte, décorée par des banderoles et des ballons surgit soudainement à leur vue.
« Surprise ! » crièrent de nombreuses voix quand Ron poussa Harry à travers la porte. Tous commencèrent à applaudir et Harry fut surprit de voir que la fête se composait d'au moins vingt personnes, dont certaines étaient assez inattendues. La plupart des invités étaient déjà assis il y avait une place précise pour chaque invité, selon un plan précis, un chapeau en papier pour chaque invité, des cadeaux, et des pétards à chaque place.
Neville Londubat et Luna Lovegood étaient assis ensemble en bout de table. Harry les salua de la main et ils répondirent, assez embarrassés. Fred Weasley était assis à côté de Neville mais George était placé à l'autre bout de la table.
« Je ne comprends pas pourquoi la Salle ne veut pas nous laisser ensemble. » déclara George. « A chaque fois que nous essayons de bouger nos chaises, elles nous ramènent à notre place. »
« Les personnes qui t'entourent ne te plaise pas, George ? » demanda Tonks. La jeune auror, coiffée d'un chapeau melon vert citron en tout point semblable à celui de Cornelius Fudge, était assise entre George et Remus Lupin. Le chapeau de Lupin était une reproduction exacte du système solaire, qui tournoyait autour de sa tête, alors que celui de George transformait sa tête en un canari jaune géant.
Harry se leva avec l'aide de Ron et se glissa sur sa propre chaise. Hermione avait pris son chapeau et, dès qu'il fut assis, elle le plaça sur sa tête. Il avait la forme de grands bois de cerf, décorés de lumières clignotantes.
Dobby l'elfe de maison, Albus Dumbledore, Hagrid, Madame Pomfresh, Mr et Mrs Weasley, le professeur McGonagall, Mrs Figg, Bill et Charlie Weasley complétaient le groupe.
« Je ne porterais pas ça. » dit Ron, assis à côté de Harry. Il regardait d'un air plein de haine le chapeau que la Salle lui avait choisi.
« C'est adorable. » dit Harry, sans cacher son rire. « C'est tout à fait toi. »
Le chapeau avait la forme d'une araignée géante et les huit pattes, anormalement longues, s'agitaient autour du chapeau, à leur gré, comme les soubresauts de terminaisons nerveuses.
« Au moins, si tu le met, tu ne pourras pas le voir. » dit Hermione. Elle avait déjà placé le sien sur sa tête, il ressemblait à une pile de livre en équilibre précaire. Cela lui convenait parfaitement. Le livre au sommet était, au plus grand plaisir de Harry, L'Histoire de Poudlard.
« Très bien ! » dit Ron en mettant son chapeau.
Ginny, assise à la gauche de Harry et à côté de Mrs Figg, piocha son chapeau et se mit à rire. Il avait la forme d'un clocher autour duquel de minuscules chauves-souris faisaient des ronds pour sortir ou entrer. « Je crois que la Salle se rappelle à quelle point tu es doué avec le sort chauve-furie. » dit Harry.
Ginny mit son chapeau et toutes les têtes se tournèrent vers Fred Weasley qui s'était levé et tapait sur son verre d'eau avec une cuillère.
« Je déteste l'idée de gâcher votre plaisir, » dit-il alors que son chapeau, une réplique parfaite de Ludo Verpey, répétait tout ce qu'il disait … en bulgare.
« Mais c'est le seizième anniversaire de Harry. Enfin c'était hier et on a essayé d'organiser une fête mais comme Harry dormait, on a mangé tout le gâteau. Alors on a reporté. »
Tout le monde rit, le chapeau finit la traduction et Fred continua.
« Quoi qu'il en soit, on est heureux de te voir sur pieds, Harry. Maintenant, mangeons ! »
La table fut soudainement couverte de plats qui accaparèrent l'attention des invités. Harry se servit une cuisse de dinde, deux morceaux de poulet et du hachis parmentier avant de goûter le plat de brocoli, d'igname confit et de pommes de terre aux herbes.
« Essaye un cracker avec moi, Harry. » dit Ron, la bouche pleine de pomme de terre. Il lui tendit un pétard enveloppé de papier doré. Harry le maintint d'un côté pendant que Ron tirait l'autre bout; il en sortit un petit vif d'or aux ailes dorées. Il s'envola et tourna autour de la salle pendant environ cinq minutes avant que Harry, montrant d'étonnants réflexes malgré ses blessures, ne le saisisse au vol avec son bras valide.
« A mon tour, maintenant. » dit Hermione. Elle s'était servi du Yorkshire pudding mais saisit un cracker le tendit au-dessus de l'assiette pour que Harry puisse en prendre un bout.
Harry le tira obligeamment. Avec un bruit sec, un tas brillant de gallions s'éleva grâce à de minuscules ailes enchantées. Ils se mirent à planer puis fondirent sur la table, causant des dommages un peu partout jusqu'à ce qu'ils soient tous attrapés par les invités.
Ron regarda ses gallions avec méfiance. « Ce n'est pas de l'or de gobelins, n'est-ce-pas ? » demanda-t-il.
Il y eut un grand « Oh ! », de l'autre côté de la table, quand Neville et Luna tirèrent un pétard ensemble. Un arc-en-ciel s'étendait d'un bout à l'autre de la table et une pluie de bonbons au citron s'abattit sur la table pendant quelque secondes, puis s'arrêta.
Le professeur Dumbledore parut enchanté. Il prit un bonbon et le mit en bouche, puis en offrit un autre à Mrs Figg.
Quand tout le monde eut assez mangé après le gâteau et la crème glacée et que tous les pétards furent tirés, tous se levèrent et la table disparut dans un pop. Des chaises confortables apparurent et Harry fut conduit à un fauteuil rond avec un pouf pour ses pieds.
« Cadeaux ! » s'exclama Mrs Weasley, en tirant un chariot rempli de paquet cadeaux près de lui.
Harry fixa la pile de cadeaux, puis leva la tête vers ses amis. C'était plus qu'il ne lui en fallait. Tous ces cadeaux, juste pour lui. Juste pour celui qui avait causé toute cette douleur et ces problèmes. Il savait qu'il ne devait pas penser ainsi et que personne dans cette pièce ne croyait vraiment que c'était de sa faute. Mais pourtant … Il refoula toutes ses émotions et accepta le premier cadeau que Mrs Weasley lui avait mis dans les mains.
Ce cadeau révéla en fait le ton de cette fin de journée. C'était un afghan rose couvert de fleurs cousues à la main, presque exactement le même qu'une voisine avait donné à Bill pour couvrir Harry.
« On n'avait jamais réalisé à quel point le rose te va bien. » dit George pendant qu'Harry fixait son cadeau d'un drôle de regard.
Harry secoua la tête et tenta un sourire. Il enroula la couverture autour de ses épaules, fut acclamé et passa au paquet suivant.
Finalement, il eut une paire de rétroviseur pour ses lunettes, de solides protège-tibias pour ses jambes, un essieu d'une vraie voiture moldue (c'est du moins ce que Tonks avait prétendu), des béquilles moldues et une boucle d'oreille en forme de croc de dragon. Mr et Mrs Weasley lui donnèrent un jean, et un tee-shirt Sorcier Facétieux représentant un garçon qui se transformait en canari après avoir mangé une crème canari des jumeaux. Il adora les vêtements, probablement les premiers achetés uniquement pour lui.
Le cadeau de Dobby était, comme d'habitude, une paire de chaussettes.
« Dobby les a faites lui-même. » expliqua Dobby. Il était étrangement joyeux. Harry soupçonna qu'il avait trop bu de bièraubeurre. Il y avait quatre paires de chaussettes, toutes d'une couleur différente et décorées de motifs différents.
« Huit chaussettes ! » expliqua Dobby. « Pour les combiner différemment. Rien d'ennuyeux pour Harry Potter ! » Il hoqueta et se rassit.
Hagrid, qui portait un énorme chapeau ressemblant à un scrout à pétard adulte qui crachait quelque fois de la fumée et des étincelles, sourit quand Harry ouvrit son paquet.
« Merci Hagrid ! » rit Harry, en découvrant une copie écorné des Premiers Secours Sorciers.
Le dernier cadeau qu'Harry ouvrit venait du professeur McGonagall. « Quelque chose de ma part qui n'est pas des devoirs en plus. » dit-elle à la foule. Tout le monde rit et applaudit bruyamment alors que Harry sortait une nouvelle robe de Quidditch avec le mot « Capitaine » brodé au dos à côté du lion de Griffondor.
« Putain, Harry ! » s'exclama Ron.
« Ronald! » protesta Mrs Weasley. « Ton language ! »
"Mais tu ne vois pas qu'il est de retour dans l'équipe ! » dit Ron, clairement aussi excité que Harry de ce retournement de situation. « Ombrage l'avait interdit à vie, tu te rappelles ? »
Harry nota que personne ne le corrigea pour ne pas avoir dit « professeur Ombrage ».
« Nous avons décidé de faire annuler certaine de ses décisions. » déclara le professeur McGonagall avec hauteur. « Harry, tu n'es plus banni de l'équipe. J'ai de grandes espérances pour l'équipe de cette année, et il apparaît que nous allons continuer la tradition d'avoir deux Weasley dans l'équipe. » Elle regarda d'un air entendu Ron et Ginny. Ils étaient entrés dans l'équipe après Fred et George l'année dernière alors que Harry avait été interdit.
Harry n'avait pas été aussi heureux depuis longtemps. Entouré par ses amis, il se sentait non seulement aimé mais aussi en sécurité. Il avait le sentiment qu'ils étaient là parce qu'ils le voulaient, parce qu'il l'aimait vraiment et cela malgré le danger qui était toujours présent.
La fête se termina après un certain temps et les invités commencèrent à partir comme s'ils avaient reçu un signal. Mr et Mrs Weasley leur avaient dit au revoir et avaient ramassé Luna et Neville qu'ils accompagnaient jusqu'à chez eux par le Magicobus. Fred, George, Bill et Charlie partirent après en disant à Harry qu'ils le verraient plus tard. Tonks l'enlaça en déclarant « Reste loin des voitures. Plus de cicatrice comme celle-là. » Hagrid lui fit un clin d'œil et lui dit « à plus tard. »
A la fin, il ne resta que Hermione, Ron, Ginny, le professeur Dumbledore et Harry. Le directeur s'attarda près de la porte où il avait une conversation à voix basse avec Mrs Pomfresh. Quand elle fut partie, assez mécontente, le professeur Dumbledore s'installa dans un fauteuil près des élèves.
« Il sont finalement partis » dit-il avec un sourire. « J'espère que cette fête t'a fait revenir sur ta décision de dormir pendant ton anniversaire. »
« Oui monsieur, c'était une fête géniale. » dit-il sincèrement.
« Et comment te sens tu ? » demanda-t-il. « Assez bien pour avoir une discussion. » Harry lança un regard à ses amis. Il était toujours assis sur son fauteuil, avec les jambes surélevées par le pouf. Hermione s'assit à sa gauche sur le fauteuil jumeau de Dumbledore, Ron s'affala sur le sol avec ses coudes sur un coussin. Ginny se pelotonna sur une chaise à la droite de Harry. Elle paraissait fatiguée mais intéressée.
Merci beaucoup pour tous les commentaires, ça aide beaucoup quand on passe trente minutes sur une simple phrase sans savoir ce qu'elle veut dire !
Merci pour Tian Tian qui chasse la virgule en trop et qui corrige plus vite que son ombre !
