Pour une lecture plus vivante, je conseille l'écoute de ces musiques youtube lorsque les symboles (1) et (2) apparaîtront : (1)
Florent Peyre - Kenjita wurst - Travelo (Parodie)
(2)
Luc Arbogast - Vox Clamantis
Je dois vous avouer que sera une histoire quelques peu...Tragique. Donc autant prendre du plaisir dans ce chapitre et rigoler de notre Salazar Serpentard, capable de trouver la muse rien qu'en admirant son reflet ! Enjoy !
Chapitre III
« Avec des seins et un zizi ! »
02 Janvier 1998 - Square Grimmauld
« Notre culture magique s'est dégradée à une vitesse folle » Annonce Ursula Corda Vocala, Cantosologue et spécialiste de renom en créatures magiques marines. « Dès le XVIe siècle, les chasses aux sorcières faisaient tomber cette art, pourtant millénaire, aux oubliettes afin que le secret des communautés magiques perdure. Le gouvernement se voulait discret et les professions de Bardes, Chamanes et guérisseurs étaient déjà soupçonnées par les moldues d'être liés à la sorcellerie ».
Par ailleurs, ayant étudiée le comportement des créatures magique en milieu marins, le Docteur Vocala souligne l'importance de conserver une forme de sorcellerie dites « chanté » pour la pérennité d'une espèce magique.
« Les sirènes ont des pouvoirs magiques grâce à leurs chants » Nous informe-t-elle. « Elles sont pourtant aujourd'hui une espèce en voie de disparition du fait qu'elle ne peuvent plus utilisé leur art pour se nourrir ».
Dès l'antiquité, Homère le Barde disait en effet de ces créatures mystérieuses :
« Il vous faudra passer près des Sirènes. Elles charment tous le mortels qui les approchent. Mais bien fou qui relâche pour entendre leurs chants ! Jamais en son logis sa femme et ses enfants ne fêtent son retour : car, de leurs fraîches voix, les Sirènes le charment, et le pré, leur séjour, est bordé d'un rivage tout blanchi d'ossements et de débris humains ».
Le ministère ayant malheureusement contraint nos femmes de la mer à rester hors de vue des moldus pour protéger le secret magique, elles ont finis par dépérir faute de n'avoir pu s'adapter à une autre mode de chasse.
Journal - Le Morigan – extrait de l'article publié en Septembre 1942 - Hockety pockety wockety wock, par la Dame du Warren.
- Pitié quelqu'un ! Sauvez moi de ce bourreau de la connaissance ! S'insurgea Draco en se relevant brusquement de son sofa attitré.
- Il faut que tu termines La Canthosologie parmi les âges dès ce soir pour passer au niveau supérieure Malfoy ! Se défendit Hermione en plaçant une pile de livre à côté du blond.
Toute le journée, le jeune homme avait commencé à apprendre les bases de la danse magique.
Chacun de ses muscles le tiraillaient comme si il était passé sous un troupeau d'hippogriffes. Il n'arrivait même plus à s'asseoir sans grimacer de douleur. C'était pourtant une peine nécessaire pour parvenir un jour à vaincre le Seigneur des ténèbres...
Après un repas copieux, Hermione l'avait accompagné à la bibliothèque pour l'informer de la marche à suivre pour ses prochains jours d'études. Grave erreur. En plus d'avoir le corps endoloris, son cerveau n'était à présent qu'une matière organique en fusion qui gargouillait dans son pauvre crâne.
Harry et Ron, tout deux assis sur le tapis du salon, souriaient avec ironie sans détacher pour autant les yeux de leurs ouvrages. Le rouquin semblait lire un livre sur la magie sans baguette. Quand au survivant, son attention était rivé sur...La Bible ?
- Merlin me sauve ! S'écria Draco en manquant de s'étrangler. Saint-Potter serait-il en train de se convertir ?
- Concentre toi plutôt sur les cours d'Hermione...Marmonna Harry en tournant distraitement une page de son livre.
Offensé que même le brun ne lui témoigne aucune compassion, Draco finit par se rasseoir dans son fauteuil, la mine boudeuse.
- Je suis désolé Malfoy, mais il va falloir prendre ton mal en patience. S'excusa Hermione. Demain je pars pour Poudlard et même Salazar ne pourra plus t'enseigner se qu'est la Cantosologie. Seul les livres pourront alors t'aiguiller.
- NOUS sommes le dernier jour des vacances de Noël et c'est seulement maintenant que vous me dites ça ! Exultât le blond en se prenant la tête dans les mains.
- Pas la peine de faire ta majorée Malfoy, soupira Hermione en levant les yeux au ciel. Nous devions d'abord vérifier si tu étais une personne fiable. A présent que tu nous a prouver ta...Bonne foie...Tu peux dès à présent t'entraîner aux côtés des jumeaux et de Percy.
- Parce que toi bien sur, il faut que tu repartes dans cette école d'attardés ! S'énerva Draco. Si ni toi, ni Salasar ne peuvent m'apprendre les bases de cet art , j'ai peur de n'être bon qu'à faire des claquettes au milieu d'une flaque d'eau !
-Je vais prendre ça comme un compliment, sourit Hermione d'un air compatissant. J'ai cependant pour mission d'aller enseigner la Cantosologie à Poudlard. J'utiliserais la salle sur demande pour mes cours non déclarés et seul une poignée d'élèves sera tenu au secret.
-C'est une noble tâche...Râla le blond, la mine boudeuse. Mais en attendant, je vais dépérir dans une maison décrépis en compagnie des deux guignoles et de monsieur pète'sec !
Ron dû se rattraper à l'épaule de Harry pour ne pas s'écrouler de rire. Il se tenait douloureusement les côtes et les larmes sur ces joues témoignaient de son hilarité.
-Percy...Répéta le rouquin entre deux hoquets de rire...Un pète'sèc...
- Draco à un don pour les surnoms...Sourit Harry sans détourner le regard de sa lecture.
- Dommage qu'on ne soit plus là demain pour voir mon idiot de frère crouler sous tes sarcasme Malfoy !
- Qui ça « On » ? S'enquit Draco avec inquiétude. Vous partez pour Poudlard aussi ?
-Non...Avoua Ron.
Le regard acide d'Hermione fit alors comprendre au roux qu'il en avait trop dit.
- Harry, Luna et moi partons avec Salazar en apprentissage intensif...
- Et puis-je savoir pourquoi c'est encore vous les privilégiers dans cette histoire ? S'insurgea Draco. Je vous rappel que j'ai des mois de retard à rattraper si je veux me hisser à votre niveau ! Pourquoi n'aurais-je donc pas droit de bénéficier des lumières d'un des plus grand mage de l'histoire ? Je suis un Serpentard après tout !
Ron était sur le point de se justifier quand un bruit sec retentit derrière son dos. C'était Harry qui venait de refermer sa bible et qui semblait enfin intéressé par la conversation.
-Tu as raison. Concéda le brun d'un ton neutre. Tu évoluerais bien plus vite sous la tutelle de Salazar. Cependant, si nous avons été désigné pour être ses apprentis, c'est uniquement car on a subis un grand nombre de tests. Salazar est très sélectif et je peux te dire qu'on en a tous bavé pour être à la hauteur.
Draco déglutit péniblement devant l'air sérieux du survivant.
-Néanmoins, soupira Harry, peut-être que si tu demandes poliment à Salazar en faisant usage de ta... Candeur naturelle, il te donnera peut-être une chance...
-Co...Comment dois-je m'y prendre ? Bégaya le blond, les yeux remplient d'espoir.
- Nous partons demain dès l'aube pour l' Irlande, L'informa Harry. En attendant, il dois être dans ses appartements. C'est la chambre au fond du couloir du deuxième étage. Frappe deux fois à sa porte et surtout, n'entre pas avant qu'il t'en ai donné l'autorisation.
Draco se releva sans trop être certain de ce qu'il devait dire ou faire, à moitié tétanisé de se retrouver seul face à son idole. Certes, Salazar était quelques peu...Excentrique... Bien loin de l'idée que Draco s'en était fait, cependant, le maître des serpents n'en restait pas moins intimidant.
-D'acc...D'accord je vais aller lui demander...Bredouilla le blond en marchant tel un condamné vers la potence.
Est-ce qu'il serait accepté ? Serait-il digne de la confiance du fondateur ? Devrait-il subir quelques épreuves pour prouver sa valeur ? Des milliers de questions galopaient dans son esprit épuisé par cette journée de labeur.
Lorsqu'il quitta le salon, il entendit à peine les réprimandes inquiètes que Hermione faisait au survivant.
-Franchement Harry, tu veux vraiment que Malfoy subisse ça ?
-Je préfère qu'il comprenne tout de suite à qui il a à faire...Soupira le brun.
Draco frissonna d'effroi. Pourquoi sa vie tournait-elle toujours autour d'hommes passionnés par les serpent ?
Il ne se souvint pas vraiment comment il s'était retrouvé devant cette étrange porte en bois de chêne. Un grand S majuscule y avait subtilement été calligraphié à l'aide d'un sortilège. Draco dû faire le vide dans sa tête pour trouver la force de frapper deux fois dessus.
Lorsqu'il ne reçu aucune réponse de l'autre côtés de la porte, toute sa bravoure déserta de nouveau ses muscles. Deux choix s'offraient à lui : soit il faisait demi-tour et acceptait son sort, soit il prenait le risque d'encourir la colère du fondateur. Mais après avoir subi plusieurs fois le sortilège du Doloris, que pouvait-il lui arriver de pire à présent ? Il entra.
Dans la pièce, il pouvait sentir d'étranges émanations se dégager d'un chaudron devant lui.
- Mon...Monsieur Serpentard ? Appela-t-il d'une voix étranglé en jetant un regard circulaire dans la pièce.
La chambre du maître des serpents était peu commune. De grands miroirs étaient placés sur les murs et des pétales de roses étaient disposées un peu de partout sur le sol.
Ce qui attira l'attention du blond fut cependant ce rideau de velour rouge séparant la salle en deux.
- Tu t'ais finalement décidé à me rendre une petite visite mon Sevy ? Interrogea une voix feutrée derrière le rideau. J'ai préparé une surprise pour fêter ça !
Draco s'avança d'un pas incertain, sachant pertinemment qu'il allait regretter de s'être aventuré en terrain inconnu.
Et en effet, il lui faudrait toute une vie pour se remettre de ce que ses yeux enregistrèrent à cet instant précis.
(1)
Une femme de dos semblait occupée à se ventiler à l'aide d'un éventail. Ses cheveux étaient longs et d'un jolie brun. Quant à son corps, il était moulé dans une robe d'un rouge vif à paillettes. Quand la femme se retourna alors, Draco faillit avoir une crise cardiaque en découvrant que cette dernière était...Barbue ?
- C'est une façon de voir la vie, avec des seins et un zizi...Masculain par hasard...
D'une voix de ténor, la diva commença un numéro de chant inoubliable pour les oreilles du pauvre garçon. Draco était tétanisé, ses connections neuronales ne parvenant plus à faire le lien entre sa logique et ce qu'il avait sous les yeux.
-Mi-diva, mi-ténor, mi-dada, mi dance-floor : Cette femme est trop booow !
Etait-ce réellement Salazar qui se dandinait ainsi sans prendre en compte le fait qu'il était observé par un de ses élève ?
-Travelooow ! Une femme avec un cadow !
Détourner les yeux...Surtout ne pas regarder...C'était pire que Voldemort et sa face de serpent !
-Traveloow ! Plus asticow qu'abricow !
Lorsque le célèbre Salazar termina son show, il eut enfin l'air d'apercevoir que son invité n'était absolument pas celui qu'il espérait.
- Par Morgane ! S'écria le fondateur en posant ses doigts vernis sur ses joues rosées. Moi qui pensait que Sevy avait enfin reconnu mes charmes !
-Je...Je vais vous laisser...Bredouilla Draco en tentant de s'esquiver.
-Mais non reste mon chou ! Tu ne seras que du second choix ! Voulez-tu me parler de quelques chose ?
Quelque chose craqua alors dans l'esprit du blond qui lâcha ses nerfs en un flot de paroles incompréhensibles.
-Vous...Ne deviez-vous pas vous trouver mille ans dans le passé ? A quoi rime toute cette histoire ? Les Mangemorts sont-ils finalement arrivé à me rattraper et toute ce qui se passe à présent est une sorte de punition des enfers ?
-Là, là calme toi mon chou ! Intervint Salazar en lui tapotant légèrement le dos. Tu devrais t'asseoir avant de faire une crise d'anxiété ! Viens boire quelque chose ! Thé, café, tisane ?
- Un thé s'il vous plait, répondit machinalement le blond en s'asseyant sur le divan.
Dans un petit sifflement mélodieux, Salazar transfigura une tasse en porcelaine remplie d'un liquide fumant.
- Merci...Soupira le blond. Je suis désolé d'être rentré sans votre autorisation...
- Çà ne fait rien mon chou, Ryry a eut la même réaction lorsqu'il a fait ma rencontre. Il s'attendait tout comme toi à un dure à cuire affable et obnubilé pas le pouvoir.
- Et ce n'est pas ce que vous êtes ?
Salazar lui lança un regard offensé.
-Bien entendu mais je suis aussi bien plus que ça ! Il n'y a qu'à regarder à quel point je suis splendide ! Que penses-tu de cette robe d'ailleurs ? Magnifique n'est-ce pas ? Et dire qu'il faudra attendre 2053 pour avoir une chance de porter une aussi belle tenue dans la rue sans subir de remarques acerbes...
L'homme soupira avec tristesse.
- Attendez ! S'étrangla Draco. 2053 ? Vous voulez dire que...Vous pouvez voyager dans le temps ?
- Comment crois-tu que je suis arrivé ici mon chou ? Demanda Salazar avec un sourire en coin.
- Mais...Comment ?
- C'est une longue histoire, avoua le fondateur en se redressant. Mais pour faire court, je dirais que c'est moi l'inventeur de ce petit bijoux de technologie sorcière : le retourneur de temps !
Tandis que Draco ouvrait une bouche béante, le fondateur partit en direction de son chaudron pour en extraire une sorte de pâte gluante.
- Et vous avez finalement décidé de venir nous sauver de la menace « Voldemort » ? Demanda Draco avec incertitude.
- Bien sur que non ! S'écria Salazar. Il n'est absolument pas dans ma nature d'influencer le cours de l'histoire. Il m'aurait fallu une motivation précise pour intervenir contre un de mes descendant directe.
- Vous...Vous voulez dire que Vous Savez Qui est un de vos descendant ? S'insurgea le blond en grimaçant d'horreurs.
- Ai-je dit une telle chose ? S'offusqua désintéressé. Mais tout est relatif...Je ne nierais donc pas que ce nouveau seigneur des ténèbres est lié à ma présence ici...
- Je ne comprend absolument plus rien à ce que vous me dites...Avoua Draco le regard fatigué.
- Tu n'auras qu'à demander des précisions à Ryry. Lui conseilla Salazar en attrapant une fine bandelette de papier. Il est préférable que se soit lui qui t'explique précisément la raison de ma présence dans cette époque.
- En quoi est-il lié à tout cela ?
- C'est lui qui est venu me demander de l'aide. Avoua le fondateur.
- Pourquoi et comment un Griffondor dans son genre irait demander de l'aide à un mégalomane lié à Voldemort ?
- Peut-être que ton ami à beaucoup plus de points communs avec moi que tu n'oses croire...
Draco regarda le fondateur les yeux écarquillés. Il s'imagina un instant le survivant habillé travesti dans une robe rouge flamboyante et en eut la nausée.
- Ce n'est pas ce que tu crois, rit Salazar. Je voulais parler d'un point commun au niveau de notre lignée.
- C'est impossible ! Contrat Draco. J'étudie depuis l'enfance les arbres généalogiques des familles sorcières et les Potter ne sont en rien liés à votre nom !
- Harry et moi n'avons aucun parent en commun Draco. Je ne voulais pas parler d'une lignée ancestrale mais plutôt...Raciale.
Le silence du blond en dit long sur sa surprise.
- Tu as bien vu que Harry semble encore jeune comparé à vous et qu'il n'est pas de la même constitution. Continua Salazar. Et tout comme moi, il gardera cette apparence pendant encore plusieurs années.
- Vous...Vous voulez dire que Potter...Est une créature magique ? S'étrangla le jeune homme.
- Lui et moi sommes les seuls représentants de notre espèce. Expliqua Salazar. Si je suis ici, c'est avant tout pour le préserver des risques liés à notre race. Je n'ai jamais été aiguillé par un parent ou un enseignant pour comprendre ce que j'étais. J'ai dû en subir les conséquences et je refuse que Harry se retrouve dans la même situation que moi...
-Pourquoi...Soupira Draco...Pourquoi faut-il que se soit toujours à lui qu'arrive les choses les plus invraisemblables de l'histoire de la magie...
Salazar arqua un sourcil comme pour lui signifier que sa question était stupide.
Draco inspira profondément pour mettre ses idées en ordre. Bien que le mystère « Potter » ne fut toujours pas résolut, il se souvint soudain qu'il était tout d'abord venu ici dans un but précis.
- Très bien. Annonça le blond. Potter et vous êtes donc des créatures magiques rares œuvrant contre le seigneur des ténèbres, je veux bien le concevoir. Mais à présent, j'ai une requête à formuler.
-Dites-moi tout jeune Malfoy. Sourit le fondateur non sans une lueur de malice dans le regard.
- Je voudrais être formé par vous à la Cantosologie ! Je voudrais apprendre cette art auprès des meilleurs et j'ai entendu dire qu'Harry, Ron et Luna étaient vos apprentis. Je veux en faire parti !
- Peut-être avez-vous aussi entendu parler des tests que je faisait subir à mes disciples ? Susurra Salazar.
Draco du retenir un frisson, grands nombres de scénarios se jouant déjà dans son imagination.
Salazar désigna alors du regard la bande de papier collé à présent sur son mollet.
- Je veux qu'après un décompte de trois, ordonna Salazar, tu tires de toutes tes forces sur cette bandelette de cire !
- Je vous déteste...Marmonna Draco en tentant d'équilibrer la masse sur son dos.
Harry, Luna et Ron ne semblaient pas vouloir s'arrêter de rire.
- Oh aller Malfoy ! Supplia Ron. Avoue que tu n'aurais jamais accepté de nous suivre si on t'avait précisément dit en quoi consistaient les tests de Salazar.
-Je vois mal en quoi lui servir d'esthéticienne prouverait ma valeur ! Pestiféra le blond.
-On va dire que c'est un signe de confiance pour lui...Se justifia Harry non sans une pointe de gène.
-Je ne veux plus entendre qui que se soit évoquer cet événement traumatisant de ma vie !
Les trois jeunes gens étaient devant la porte de la maison. Tous attendaient l'arrivé de Serpentard, chargés comme des mules pour partir en voyage.
-N'oubliez pas de manger trois fois par jours mes chéries ! Insista une énième fois madame Weasley en ajustant le sac à dos de son fils.
- Ne t'en fais pas maman...Soupira Ron en levant les yeux au ciel. Nous ne partons que pour quelques mois. Nous sommes en sécurité avec Salazar et l'Irlande de l'an mille est un vrai eden.
Le cœur de Draco se serra soudain en voyant les attentions de madame Weasley pour son fils. Sa mère lui manquait cruellement et les larmes lui montèrent aux yeux à l'idée que plus personne ne prendrait soin de lui ainsi.
Il croisa le regard de Harry plein de compassion, ayant certainement deviné ses pensées.
Le garçon se dirigea vers lui et l'aida à ajuster à la bonne hauteur son sac de randonnée.
- Ce n'est pas trop lourd ? Demanda le survivant avec un petit sourire. Madame Weasley a fait fort avec tout ces ustensiles de cuisine qu'elle a voulu qu'on emporte...
- J'ai mis un charme pour qu'il ne pèse rien, l'informa le blond avec fierté.
- C'est qu'il est plein de ressources notre nouveau membre, ironisa Harry. Pourrais-tu faire de même sur tout nos sac ? Je ne connais pas le sortilège...
- Tu sais faire tomber le pluie en jouant du violon mais tu es incapable de lançer un charme aussi simple ? S'étonna Draco ahurit.
- Ma magie à changé ces derniers mois...Avoua le brun non sans une note de nostalgie dans la voix. Celle que je pratique à présent est beaucoup plus...Primaire...
Draco observa un moment le brun en cherchant une fois de plus l'espèce magique à laquelle il appartenait.
-Passe moi ton sac. J'aurais trop peur que tu roules tout le long de l'allée de Square Grimmauld, emporté sous son poids !
Le rire du survivant félicita ses oreilles.
-Près pour partir à l'aventure mes agneaux ! Hurla joyeusement Salazar sur le perron de la terrasse. L'homme était à présent habillé d'une tenue médiéval, presque antique et avait abandonné sa perruque pour retrouver un crâne chauve et lisse.
Les aux-revoirs furent douloureux pour chaque membre de l'ordre. Tous partaient en mission pour le salut du monde sorcier et il n'était pas certain qu'ils soient encore tous vivant lors de la prochaine réunion.
Avec un profond dégoût, Draco observa Hermione et Ron s'embrasser langoureusement devant tout le monde.
Il fut toutefois étonné de ne pas voir Harry faire de même avec la plus jeune membre de la famille Weasley.
D'ailleurs, les membres de l'ordre semblaient toujours aussi froids avec le jeune homme, ne le consultant que pour des choses en rapport avec leur mission.
Se pourrait-il que l'héritage magique du survivant ai crée une sorte de fossé entre lui et ses compagnons ? Draco comprenait à présent mieux pourquoi Harry ne lui avait pas révélé sa véritable nature.
- A l'aventure compagnons ! Annonça Salazar en leur faisant signe de le suivre. Ma machine nous attends et nous avons du temps à gagner !
Le voyage fut court. Le petit groupe arriva à l'entrée d'une vieil bâtisse aux grilles rouillées et serties de lierre qui encadrait un étrange nom « Saint-Brutus ».
-Ce Saint n'existe pas...S'étonna Draco à voix haute.
- Il y a de braves hommes qui ne laissent hélas que peu de trace dans l'histoire...Soupira Salazar avec tristesse.
-Que vennons-nous faire devant une école ? Demanda le blond. Je pensais que nous partions pour l'Irlande.
- C'est ici que Salazar à caché sa machine. L'informa Harry. Il nous faudra par la suite prendre un bateau pour rejoindre le pays des Dannan.
-Le pays des quoi ?
-Des sorciers d'Irlande, répondit Luna avec un sourire rêveur. Leurs tribus sont dirigées par la reine Morigane. Nous la connaissons plus aujourd'hui sous le nom de la "fée Morgane".
- Morgan a donc réellement existé ? S'étonna Draco d'un regard émerveillé.
- Elle sera notre hôte pendant toute la durée de notre séjour, continua Harry. Cependant, il nous faudra plus d'un mois pour rejoindre le nord de l'Irlande...
- Attend...Le coupa Draco. Tu veux dire que nous y allons à pied ?
-Il vous faut retrouver votre connexion à la terre. Intervint Salazar. Et pour cela, la marche est une discipline essentielle !
Draco leur fit l'honneur de râler jusqu'à arriver dans des toilettes poisseux.
-Par merlin ! Se plaignit le blond. Les moldus sont définitivement des êtres répugnants...
-Je sens que l'an mille va lui plaire ! Ironisa Ron en actionnant le mécanisme du lavabo.
Les jours qui passèrent furent terriblement pénibles.
Draco devait se contenter de sorts de réchauffement pour ne pas mourir d'hypothermie. Le climat était nettement plus froid que celui des temps modernes.
Pas une seule fois, la petite compagnie ne croisa le chemin d'autre être humain en ce lieu hostile. Pas la moindre trace de civilisation. Seulement de l'herbe et des montagne à perte de vue.
Parfois, les pieds de Draco se retrouvaient enlisés dans la boue et il lui fallait l'aide de Ron et d'Harry pour s'en dégager. Ils marchaient tout le jour ainsi, seulement guidé par une petite boussole que Salazar avait en permanence entre ses doigts.
C'était le fondateur et Harry qui se chargeaient de la chasse et la cuisine. Les plats étaient sommaires et ils mangeaient rarement autre chose que du lièvre et des racines.
(2)
Le seul point positif à ce voyage, c'était l'enseignement de Salazar. A la nuit tombé, le mage transfigurait leurs baguettes en grands battons dont il enflammait les extrémités. Le cours consistait alors à faire danser le feu par un jeu habile des bras et des mains.
A la stupéfaction de tous, y compris de lui même, Draco se découvrit un certain talent à manier cet élément. Tandis que Ron en était encore à se brûler les cheveux et à se mettre de la suie partout, Draco pouvait au contraire danser toute la nuit sans se blesser.
Le fait de marcher pendant des heures la journée avait aussi renforcer son corps. Peu à peu, il sentait naître en lui une sorte de connexion avec la terre.
Leur professeur leur apprenait aussi nombres de cantiques et de chants plus vieux que le monde. Draco était cependant plus doué dans l'art de la danse que celui du chant. Seul le fondateur et Harry semblaient d'ailleurs avoir des compétences innées en la matière. Pendant des heures, Salazar enseignait au survivant l'art des sons. Tandis que le maître des serpents jouait de la clarinette, Harry s'évertuait à faire du violon. C'était alors comme si les étoiles dansaient dans le cosmos et Draco ne se lassait pas de voir une telle magie à l'oeuvre. D'autre fois, le blond était surprit de voir Harry communiquer avec son maître dans une étrange langue des signes. C'était comme une danse qui se jouait par les mains mais aussi par le regard.
Salazar et les autres membres de la compagnie étaient devenus comme une nouvelle famille pour Draco. Ils dépendaient en effet tous les un des autre pour survivre et malgré la fatigue de la marche et de l'entrainement, ils consacraient toujours une longue partie de la nuit à se raconter des histoires. Parfois, Draco enseignait à ses nouveaux amis comment lire dans les constellations.
- Tu vas adorer Lug et Dagda, lui dit un soir Harry alors qu'ils venaient de terminer leur entrainement. Se sont des as dans le maniement du feu et ils pourront certainement t'apprendrent de nouveaux mouvements.
-Des membres de la tribus de Dannan ? Demanda le blond. Sont-ils encore plus doués que Salazar lui même ?
-Se sont des prétendants à la flamme sacré, l'informa Harry en s'installant sur sa couche. La Cantosologie n'a plus aucun secret pour eux.
- La flamme sacré ? Répéta Draco non sans une pointe de curiosité.
- Les communautés magiques d'Irlande luttent entre elles depuis la nuit des temps pour découvrir le porteur de cette flamme. Lug et Dagda sont des prétendants au titre.
-Peut-être devrais-tu lui raconter l'histoire ? Intervint Luna.
- L'histoire ? Demanda le blond avec des yeux si brillants qu'on aurait pu les prendre pour ceux d'un enfant.
Harry rit doucement devant l'impatience du garçon.
-Tu t'étonnais la dernière fois du fait que je lisais la bible, je me trompe ?
Draco hocha vivement le tête.
-Et bien c'est parce que j'étudiais les origines du pêché originel.
-Mais...Ce n'est qu'un mythe non ?
-Et que raconte ce mythe ? Sourit Harry avec malice.
- Que le diable aurait tenté Adam et Eve de manger le fruit de la connaissance et que après cela, ils auraient été chassés du paradis.
- Je vois que tu connais tes classiques. Il a fallut que je raconte aux Weasley toute la genèse...Soupira le brun. C'est incroyable que seul les moldus ai pu entretenir ce mythe alors qu'il est tombé aux oubliettes dans la mémoire des sorciers...Enfin bref, te souviens-tu sous quelle apparence s'est manifesté Satan ?
- Un serpent ?
- D'après la légende, c'est un serpent qui donna aux hommes le savoir et entre autres, celui de la magie. Mais la légende ne s'arrête pas là. Il existe un deuxième pêché, beaucoup plus ancien et datant de l'antiquité : celui de Prométhée, qui donna le feu aux hommes. La canthosologie est basée sur ces deux légendes. D'un côté nous avons le reptile, et de l'autre la flamme sacrée. Ces deux entités ont permis à la vie humaine de se développer. Salazar et moi sommes liés plus que nul autre à cette magie primaire. Nous avons été en quelques sorte désignés par elle pour devenir les gardiens du feu sacré. Cela fait cependant plus d'un millénaire que le feu ne s'est pas manifesté et en attendant de pouvoir protéger sa lumière, nous combattons les ténèbres...
- Des dragons...Murmura Draco, se souvenant des histoires que lui racontait sa mère sur l'origine de la constellation qui portait son nom.
- Pardon ? Demanda le survivant avec une certaine inquiétude dans la voix.
-Toi et Salazar...Répéta Draco. Vous êtes des dragons...
On part en Lothlorien pour le prochain chapitre ! Amour aux doux pourvoyeurs d'avis !
