Le quatrième chapitre...
Qui est en retard, très en retard. Toutefois, merci pour les reviews du précédents chapitre qui ont été très apréciées.
Link9, merci pour la lecture et la review!
Diox veriteae, merci beaucoup pour la review, ravie que l'histoire te plaise, en espérant qu'il en soit de même pour ce chapitre.
Phénarète, merci pour la review et les interessentes observations, c'est vrai que les comportements sont un peu exagéré mais cela devrait se moduler avec le temps. En espérant que la suite te plaise!
La jeune fille mettait précairement un pied devant l'autre. Inspirer, expirer.
Les formes indéfinies, les contours brouillés. Inspirer, expirer.
Le couloir désert, la porte de bois qui menaient à la salle de métamorphoses, les pierres irrégulières et froides, apaisantes.
Inspirer, expirer. Ne pas pleurer.
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Hermione se laissa glisser contre le mur, ramenant ses fines jambes contre elle.
Elle ouvrit la sacoche de cuir d'une main tremblante, saisissant nerveusement le Théorie de la Métamorphose.
La fillette tourna rapidement les pages, rencontrant les schémas, les incantations et se plongea dans une longue citation.
Quelque part dans l'immense château, à l'angle d'un couloir désert, la fillette inspire, expire, doucement, régulièrement.
Des milers de mots dans la tête et ceux qui défilent devant ses yeux. Sans qu'elle en ait conscience, sa main a saisit sa baguette et elle enchaîne les mouvements.
Un geste lent et gracieux, inconscient, apaisant.
Dans son habituel tourbillon de cape, Severus Rogue parcourt les couloirs.
La table des pouffsouffles est la plus proche de celle du personnel comme vient de le remarquer le maître des cachots et dans quelques minutes il aura les quatrièmes années pouffsouffle et serpentard. Joie.
Il y'a des pas sur le parquet. Des pas qui s'approchent.
Hermione ne lève pas les yeux, elle a appris à tout ignorer.
Le professeur des potions hausse un sourcil à la silhouette dans le couloir. Et il s'approche quand il reconnaît la jeune griffondor. Le petit mystère lit, enfin une élève sensée dans cette maison de cas psychiatriques.
Elle n'a pas tournée les yeux, inconsciente de sa présence. Il déchiffre péniblement le titre du volumineux ouvrage, Métamorphoses, dommage.
« Mlle Granger » salua t-il froidement.
A la voix de l'enseignant, Hermione leva les yeux, les petites mains toujours serrées sur le grimoire.
« Professeur » toujours cette voix faible, ce réflexe poli.
« Puis je savoir ce que vous faites ainsi avachie, manquant à toutes les honorables valeurs de votre maison ? Ignorant le respect dû à vos camarades? Sympathiques camarades usant d'une verve et d'un esprit remarquables, pour des gryffondors…»
Et il poursuivit son chemin dans un nouveau mouvement de cape.
Quelques jours seulement après l'avoir rencontré, Hermione renonça définitivement à comprendre le maître des potions.
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Les couloirs finirent par se remplir, les hautes voûtes où résonnait le murmure des conversations, l'écho d'un rire.
La fillette s'était replongée dans son livre, de nouveaux mots, une nouvelle fuite.
Des robes émeraude avaient finies par se dessiner au bout du couloir, et la cadence rapide de la démarche avait éteint tout murmure, laissant place au silence.
Minerva Mcgonagall observa les première année se ranger avec empressement à son approche, les chapeaux qui se redressaient, les conversations qui tarissaient.
Elle ouvrit rapidement la porte de sa salle et fit entrer les élèves.
La sorcière rejoint son bureau d'un pas vif tandis que les étudiants s'installaient.
Rangeant doucement son livre, Hermione souleva sa lourde sacoche et se mêla au flot d'élève.
Le fillette se dirigea rapidement au fond de la salle, déposant sa sacoche sur la chaise près d'elle sachant que ses camarades, et leur remarquable verve comme avait ajouté doucereusement le maître des potions, ne s'y précipiteraient pas.
Elle avait placé un parchemin devant elle et saisit sa longue plume, les yeux fixés sur la silhouette près du tableau.
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La jeune fille leva les yeux de sa feuille rapidement, le cœur battant. Ses yeux voyageant d'instinct vers le tableau sombre, cherchant les robes émeraude.
En quête de la fine écriture sur le tableau, de la cadence douce d'une démarche, à la recherche d'une intonation riche.
Hermione croisa le regard de son professeur de français.
La jeune fille baissa la tête et repris son stylo.
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Minerva Mcgonagall pointa sa baguette vers le tableau, un mouvement sec, précis. Alors que son écriture couvrait le tableau, elle observa les visages se décomposer lentement, les soupirs naîtrent, les mines qui devenaient affolées avec les instructions.
« Vous avez une heure jeunes gens »
Minerva se rassit lentement, avec le froissement des parchemins, les plumes qui grattent doucement le papier.
Il n'y a pas de jeune fille au premier rang, pas de mine concentrée, il n'y a pas ce ballet frénétique de la plume devant elle.
La place est vide.
Son regard balaye la classe, les dos courbés, les regards rêveurs, l'intense réflexion, les visages perdus, ceux endormis.
Ses yeux voyagent de nouveau vers le premier rang, un besoin irrépressible.
La place est toujours vide.
Le regard de nouveau sur les copies devant elle, Minerva se rappelle. La première fois.
La première fois où la fillette n'était pas assise devant elle, la première fois que les yeux attentifs ne la fixaient pas.
Cette première fois où la place était vide
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Minerva avait écrit rapidement les indications. Rapidement, la main qui tenait la craie légèrement tremblante, encore énervée des propos du directeur, énervée de cette situation qui lui échappait.
Sans qu'elle en eût conscience son regard se porta vers la table du premier rang et la place vide.
Ses yeux balayèrent rapidement la salle à la recherche de la fillette alors que ses pensées tourbillonnaient, affolées, insensées avec chaque seconde qui passait.
Les cheveux en bataille du jeune Potter au deuxième rang, la silhouette rousse, riante près de lui. Londubat à gauche, les murmures enthousiasmes de Miss Patil et Brown deux rangs plus loin.
La minuscule silhouette au dernier rang, le dos courbé, le rideau de cheveux bouclés.
Minerva poussa un léger soupir de soulagement.
Bientôt suivi d'un autre à l'isolement de la fillette.
Alors que l'enseignante passait dans les rangs, son regard se porta vers Hermione, le visage concentré, le chuchotement bref, le mouvement sec du poignet. Et la métamorphose immédiate. Minerva sourit et avec un dernier regard encourageant pour le jeune Londubat, se dirigea vers son étudiante.
Elle franchit les quelques mètres qui la séparaient du dernier rang, prenant conscience des têtes qui se retournaient, des regards qui la suivaient.
Elle sourit à la vue de la tasse de porcelaine devant la fillette. Légèrement penchée vers sa tasse, Hermione observait d'un air suspicieux son travail.
Ignorant les chuchotements derrière elle, l'enseignante se rapprocha de la fillette. Alors qu'elle s'apprêtait à accorder des points à son étudiante, Minerva se tu.
D'un mouvement sec, la fillette avait rendu la tasse à sa forme originelle et, sous le regard étonné de l'enseignante de métamorphoses, la porcelaine blanche avait repris la forme d'un encrier.
La fillette avait repris sa plume, baissé la tête une fois de plus.
Sans un mot, Minerva retourna sur ses pas.
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La sonnerie retentit et avec elle, les chuchotements deviennent rires et paroles précipitées, les chaises s'éloignent, les élèves se lèvent.
La jeune fille quitte rapidement la classe. Elle s'enfonce dans le couloir d'un pas vif, se faufilant dans le flot d'élèves. Elle descend rapidement l'immense escalier et se dirige vers la cour.
Inconsciente des élèves et du bruit.
Elle s'engouffre rapidement dans l'annexe, ouvre la riche poignée, pousse la porte de bois et respire.
La jeune fille s'installe devant l'échiquier.
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« Miss Granger »
La fillette sursaute et lève ses yeux vers le regard émeraude. Ses camarades se sont levés, les chaises raclent le sol. L'écho d'une conversation dans le couloir parvient par la porte ouverte.
Hermione se redresse légèrement. Ferme doucement sa trousse et se saisit sa sacoche, y enferme avec soins cours et manuels. Elle recule sa chaise légèrement.
« Un instant s'il vous plait »
Son professeur de Métamorphose n'a pas bougé, les yeux verts la fixent toujours.
La classe s'est vidée, Neville Londubat le pas pressé trébuche sur son lacet et se relève rapidement, le visage rougissant.
Minerva tourne la tête vers son étudiante qui la fixe. Il y'a une lueur incertaine dans le regard ambré, les petites mains qui se serrent nerveusement.
« Je voudrais vous parlez »
La voix de l'enseignante est douce, pourtant quand le professeur Mcgonagall se saisit d'une chaise et s'assoit en face de la fillette, les petites mains se sont crispées sur le bord de la table.
En espérant que ce chapitre vous ait plu.
A bientôt pour la suite,
Entalea.
