Je suis infiniment désolée de ce long silence. Mais j'ai changé de fournisseur internet et j'ai dû attendre un mois et demi pour que leur paresse ne les quittent et qu'ils me raccordent. Voilà donc le chapitre 4.
Chapitre 4.
Lorsque Hermione reprit conscience, elle se trouvait allongé sur le canapé. Mortifiée de s'être ainsi laissé aller, elle récupéra son jean puis entreprit de quitter le manoir le plus discrètement possible. Après avoir jeté un coup d'œil dans le luxueux couloirs tendu de tapisseries toutes plus onéreuse les une que les autres, elle entreprit de gagner les portes.
Hélas, c'était compter sans Severus qui, assis tranquillement dans un des sièges de cuir du hall, guettait le réveil de la demoiselle. Petite Hermione, si prévisible !
— Melle Granger.
Hermione se figea sur place. Cette voix lui procura un violent frisson de désir. Si tôt ! Songea-t-elle en lui faisant face.
— Où allez-vous ?
— Je fais encore ce qu'il me plaît, rétorqua-t-elle avec hargne. Mais contre toute attente, Snape sourit.
— Oh…moi qui croyait que vous resteriez ici cette nuit…avec moi !
— Je…
— Harry devrait revenir au alentours de huit heures.
Snape se leva pour se coller contre elle. Hermione soupira, tremblante : s'il l'enlevait dans ses bras pour la conduire dans sa chambre, elle oublierait jusqu'aux deux idiots. Severus saisit ses fesses à pleine mains, qu'il malaxa les yeux plongés dans ses pupilles.
— Restez.
— Arrêtez !
— Quoi donc ?
— Ça !
— Oh, vous voulez dire, ça ?
Il lui vola un profond baiser puis la laissa partir. Tandis qu'elle s'éloignait, Hermione songea à la phrase qu'il lui avait susurré à son oreille. Serait-il possible que son rêve…? Après tout ce temps ?
Après tout, elle et Ron s'était quittés pour cette raison. Outre que le sexe entre eux n'était pas fabuleux, chacun prononçait le nom d'un autre au moment critique. Alors, autant coucher avec le bon qu'avec un substitut, plus frustrant qu'autre chose. Ron était avec Blaise. Grâce à Draco qui, dans l'histoire avait perdu bien plus que la belette. Et elle rêvait de Snape.
Sans espoir jusqu'à aujourd'hui. Et cette fois, elle n'eut pas l'intention de laisser les problèmes des autres au détriment de sa vie sentimentale. Rentrée au terrier, elle rangea toutes ses affaires puis partit, une missive explicite posé sur la table. A partir de maintenant, ils devraient se débrouiller.
Hermione partait vivre sa vie. Avec l'espoir d'être heureuse auprès de l'homme aimé.
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— Elle est partie.
La lettre glissa des mains de Ron qui, le dos courbé sombrait dans le désespoir. Et voilà que leur dernier soutien partait en fumée. Et pour qui ? Snape !
Dire que cette garce les avaient trahit pour l'affreux maître des potions.
Blaise ramassa la missive pour la lire d'une traite.
— Bien !
— Quoi ? Ron releva la tête, furieux. Tu trouves ça bien ?
Blaise acquiesça.
— Elle pourra voir Harry et lui parler. Maintenant qu'elle est dans la place, vos chances de pouvoir vous expliquer avec cette tête de mule ont doublés. Le reste n'est qu'un détail.
— Oui mais quand même, Snape…
— Elle n'allait pas rester seule toute sa vie.
Blaise se colla contre son torse.
— Tout un chacun a droit au bonheur.
Ron grogna mais ne dit rien. Blaise avait raison : il avait négligé Hermione du temps de leurs histoire, sans compter qu'il était déjà très attiré par Blaise. Avec tout ce qui s'ensuivit : Détachement progressif, mensonges et tromperies.
— Mouais ! Finit-il enfin par admettre. N'empêche qu'elle aurait pu trouver autre chose que Snape.
— Tout les goûts sont dans la nature, non ?
Draco venait de faire son apparition dans le salon, à demi déshabillé comme d'habitude.
— Alors ? Dit-il en se laissant tomber sur le canapé. Le castor savant s'est tiré ?
— Ne l'appelle pas comme ça ! Lui hurla Ron.
— Oh, comme c'est répugnant. T'es jaloux ?
— N'importe quoi !
Ron rougit sous le regard vif de son petit ami.
— Elle est ma meilleure amie et j'aime Blaise !
— Ne t'énerve pas !
Draco leva les mains en signe de retrait. Il avait toujours aimé provoquer Ron qui démarrait au quart de tour. Ah, le temps de Poudlard lui manquait ! Malgré qu'il soit à la tête d'une fortune incommensurable et inégalé, il s'ennuyait de pied ferme. Ses entreprises étaient toutes florissantes, il était riche et beau…mais seul et malheureux.
— Et toi ? Demanda Blaise à son ami. Où étais-tu ?
Draco resta silencieux. Pas difficile de deviner où il avait passé la nuit.
— Même si tu va jusque là-bas, il refusera de te voir.
— Je sais.
— Alors pourquoi perd-tu ton temps ?
— C'est pas tes affaires !
Draco se releva, bailla puis monta, sans répondre aux appels des deux autres. Ron soupira : il ne perdait pas espoir.
— C'est ce qui lui permet de continuer à avancer.
Blaise se servit un verre de whisky pur feu puis vint le donner à Ron qui le bu cul sec.
— C'est ridicule ! Le Harry que nous connaissions à disparu.
Ron marcha jusqu'à la fenêtre où il appuya son front. La vitre était fraîche, une sensation bienvenu pour son esprit éternellement en ébullition. Ne plus penser à Harry, c'était inutile et fatiguant. Blaise vint l'enlacer par derrière.
— Tu viens ? Allons dans notre chambre.
Il l'entraîna par la main, poussa la porte du pied et propulsa son copain sur le lit avant de jeter un sort d'intimité.
— Tu es à moi, dit Blaise en ôtant sa chemise.
Ron gémit sous sa langue habile. Blaise connaissait toutes ses zones érogènes, aucune ne fut oublié par ce virtuose de l'amour qui s'employa à l'envoyer vers les étoiles avec un talent sans cesse renouvelé.
— Blaise ! Gémissait Ron sous ses coup de boutoirs. Je t'aime, mon amour ! Oh oui, encore !
— Je t'aime Ron.
— Han…va plus vite…plus fort !
Le montant du lit tapait contre le mur, les ressort grinçaient plus fort. Tout deux aimaient parfois ce déferlement de violence, ce besoin d'épancher toutes ses frustrations. Blaise roula sur le dos pour permettre au rouquin de s'empaler seul, ce qu'il fit avec enthousiasme. Jusqu'à ce qu'ils jouissent, à l'unisson.
Ron retomba sur le torse de son amant, en sueur. Il avait eu ce dont il avait besoin. Le sommeil le gagnait lorsqu'un bruit leur apprit que Draco était à nouveau sortit.
— Il n'abandonnera pas, remarqua Blaise.
— Il est idiot. Harry ne le croira jamais, même si nous n'avons rien fait.
— Pourquoi ne pas lui avoir dit la vérité plus tôt ?
— Parce qu'il nous a laissé le temps de nous expliquer, peut-être ? Je te rappelle qu'il nous a torturé.
— Ne t'énerves pas, le calma Blaise. D'un côté, c'était cruel d'agir comme cela mais d'un autre, je le comprend. Il a cru que…
— Me faisait-il si peu confiance ?
— Il était amoureux et blessé. Écoute bébé, tu as souffert autant que lui mais je crois qu'il est temps pour tous de passer à autre chose. Harry ne veut plus entendre parler de vous et nous avons une vie à vivre. La nôtre. Alors je pensais que…
Ron se redressa sur les coudes, anxieux. Blaise avait-il songé à la même chose que lui ?
— Nous pourrions partir à l'étranger ?
— Q…quoi ? Balbutia le roux.
Loin d'ici, de ces souvenirs blessant et d'illusion perdu de leur amitié éternelle. Ce serait si bien…
— Et Draco ?
— S'il veut venir. Mais je crois qu'il vaudrait mieux qu'il reste ici. D'une parce que Harry le saurait et fatalement, en tirerait les mauvaises conclusions. Et je sais que Malfoy refusera, de peur que Harry ne l'oublie.
— C'est vrai. Mais…
Blaise l'interrompit d'un baiser puis le fit rouler sous lui.
— Il est temps de vivre pour nous, Amour.
Et il s'employa à le lui faire comprendre le reste de la nuit. Draco lui, venait d'arriver devant les grilles de Godric Hollow. L'immense domaine baignait dans une douce clarté diffusé par les lampes magiques réparties un peu partout. Il s'appuya contre le fer de la clôture, espérant ne pas attendre trop longtemps pour le voir. Ce soir était la nuit de sa promenade. Il ne pouvait pas le manquer.
Finalement, sa patience fut récompensé car au bout de deux heures, les portes s'ouvrirent, laissant passer le maître des lieux. Drapé dans un cape de velours pourpre, il marchait entre les allées, indifférent à la beauté l'entourant, son second collé aux talons. Soudain, Snape le saisi par le bras puis glissa quelques mots à son oreilles avant de s'éloigner, non sans lui avoir jeté un long regard.
Draco frissonna : Harry l'avait vu. Et ce qu'il lisait sur son visage n'était plus la haine et le dégoût. Se pouvait-il que…
— Pardon ! Articula-t-il.
Harry fronça les sourcils et amorça le geste de rentrer puis sembla se résigner pour venir vers lui.
— Malfoy.
— Tu me hais tant que mon prénom est pour toujours banni de ta bouche ?
Potter ne répondit pas. Ok, se dit Draco, jouons autrement.
— Tu as l'air de bien aller.
— Mieux depuis que j'ai décidé de vous oublier.
— Moi je ne vis plus sans toi.
— Et ?
Draco soupira. L'écouterait-il un jour ?
— Je ne t'ai jamais trompé.
Le regard de Harry se durcit aussitôt. Il ne voulait pas entendre cela. Malgré la boîte et son secret, cette phrase avait le don de le mettre hors de lui. Décidément, la formule était incomplète. Draco tenta alors autre chose.
— Pourquoi t'en être prit au Lupin ?
— Tu défend tes plus ardent supporters, c'est bien ! Railla Potter.
Il voulut s'éloigner mais Draco, aussi vif qu'un serpent passa le bras à travers les grilles pour l'attraper par le bras. Ce contact les brûla l'un comme l'autre.
— Le petit Ted n'y était pour rien, pas plus que ses parents. Alors s'il te plaît, lève le sort de sommeil sur Tonks et rend leur fils. Si tu dois…
— Lâche-moi !
— …Détester quelqu'un, je suis là !
Harry se retourna pour le fixer. Il semblait sincère. Trop peut-être !
— Oh ! As-tu pensé ça lorsque tu couchais avec Ron ?
— Quoi ?
— Tiens, ta mémoire semble toujours te faire défaut lorsqu'il s'agit de tes propres méfaits, n'est-ce pas ?
— Je ne…
— Tu n'est qu'un déchet, cracha Potter, hors de lui. Et tu sais ce que j'en fais, des déchet ?
Il le saisit brutalement par la gorge et serra. Avec l'envie de briser ce cou fin et délicat…qu'il avait offert à un autre qu'à lui ! C'était si tentant, d'avoir le pouvoir d'annihiler l'existence de l'être qui vous avait causé le plus de mal de toute votre vie. Lui prendre son souffle, emporter sa vie et le regarder s'éteindre…jouissif.
S'il savait qu'il ne regretterait pas son geste sitôt après l'avoir commis. Et qu'après avoir résisté quelques temps, le suivre pour le rejoindre dans la mort. Draco ne se débattit même pas, inerte. Il se contentait de le fixer. Pour avoir ne serait-ce que son image ancré dans sa rétine.
Harry, si beau et fort. Il n'avait plus rien à voir du gringalet maigre et décharné dont il était tombé fou amoureux. C'était désormais un homme plus grand, bien bâtit et dont les muscles, visible mais pas saillant montrait un corps en pleine forme. Plus sexy aussi.
Combien d'hommes et de femmes était passés dans son lit depuis Poulard ? D'après les journaux, il ne se privait pas. Après tout, mettre le Président du Magenmagot et premier ministre d'Angleterre entre ses cuisses était un prix dont on ressortait auréolé de gloire pour le reste de sa vie durant.
Et Draco en était jaloux. Parce que malgré sa rancune envers Harry, il n'était pas parvenu à en faire de même et gardait l'espoir qu'un jour, ce brun détenteur de son cœur l'initierait lui-même aux plaisirs charnel.
— Serre plus fort !
— Si tu savais comme je te…
Nul besoin de mots. Malgré le temps et la distance, tout deux s'aimaient toujours autant. Mais parfois, le pardon ne pouvait guère effacer la trahison ou la douleur. Harry le savait ; Draco aussi.
— Si je te pardonne, abandonnera-tu ?
Draco secoua la tête. Hors de question ! Il posa sa main sur celle de Potter.
— Alors tue-moi ! Ses doigts en accentuèrent la pression. Parce que ce serait admettre que je ne t'aime pas assez, ce qui n'est pas le cas. Je préfère mourir sous ta main que de te laisser partir et vivre sans toi.
— Je…
— Fais-le !
— Arrête !
D'un geste sec, Harry l'attira contre la grille pour coller son front au sien.
— Cesse de me hanter…
— Alors lâche mon cœur, dit doucement Draco.
Enfin ! Même si ce n'était qu'un minuscule bout de peau, sentir sa chaleur était si jouissif !
— Lâche le mien.
— Jamais !
Draco se pencha pour poser ses lèvres sur les siennes. Répondra-t-il au baiser ?
Quand…
