Voici le chapitre 3, corrigé encore un grand merci à ma poulette pour sa correction

Et merci à tous les lecteurs qui lises et me mettent des commentaires sa m'encourage drôlement, j'espère que vous prenez du plaisir à lire cette fiction

Bonne lecture a tous

Je m'éveillais des courbatures nouant chaque muscle de mon corps. La fièvre collait mes cheveux à mes tempes alors que ma gorge me brûlait sauvagement. J'avais l'impression d'avoir avalé de l'acide.

Soif, soif, soif, soif, soif, soif, soif !

Malgré cette soif dévorante qui m'obsédait je pus distinguer en fond sonore des bruits au rez-de-chaussée. Chose étrange et très dérangeant, mon ouïe pouvait intercepter le moindre bruit, allant même jusqu'à percevoir le battement des ailes de mouches qui volaient. Je pouvais entendre cinq voix semblant se chamailler à voix relevant sur mon séant, je remarquais que je me trouvais seule dans ma chambre.

« Tu penses qu'il faut lui donner du sang ? », murmura l'une d'elle. Ma tante.

« Oui Rebekah, j'en suis persuadé ! », répondit avec conviction une autre.

« Et sa fièvre disparaîtra ? », demanda une troisième, aussi cristalline qu'aérienne. Caroline.

« Je ne sais pas ! », répondit la seconde voix.

« Essayons ! », trancha une nouvelle voix, plus grave. Stefan.

Aussitôt qu'il avait fini sa conversation mon oncle apparut dans ma chambre un verre de sang à la main.

Je tentais d'ouvrir les yeux sans plus de résultat que d'horribles picotements sur le pourtour de mes yeux, cependant j'avais l'impression que mon oncle restait planté là, devant moi sans bouger, comme s'il était sous le choc. Que se passait-il ? Mon visage était déformé donc déformé à ce point ?

Dans le silence le plus totale, le reste des personnes montèrent à l'étage, le bruit de leur pas se répercutant au creux de mon oreille.
Soudain, plusieurs images se présentèrent à mon esprit. Une femme blonde aux cheveux bouclées venait nous rendre visite une fois par an le jour de mon anniversaire. Un homme blond comme les blés l'accompagnait aussi. C'était elle, qui avait scellée mes souvenirs. Dans cette réminiscence, elle prononçait une sorte de formule dans une langue gutturale afin de dissimuler quelque chose. Ah oui, cela me revenait ! Elle me dissimulait la jeunesse de ma famille...

Ce souvenir sembla débloquer ma vue. Papillonnant des yeux, je posais le regard sur ma tante. Sa surprise en me regardant m'a fait revenir à la réalité. Stefan s'approcha alors de moi doucement. Il semblait inquiet malgré le sourire affectueux qui se distinguait sur son visage.

« Qu'est-ce...hum...que se passe-t-il ? Euh...et pourquoi vous me regarder comme ça ? », m'enquis-je faiblement.

« Ne t'inquiète pas ma puce ! Tiens boit ça ! Ça ira mieux, après. » Il me tendit une sorte de décoction que j'ingurgitais aussitôt. L'odeur n'était pas déplaisante bien au contraire. Ce nectar avait l'odeur et la douceur de la vanille. J'eus un haut-le-cœur en me rendant compte que ce qui coulait dans ma gorge n'était rien d'autre que du sang. La brûlure qui me tuait à petit feu sembla soudain s'éteindre, m'apportant un bien-être des plus bienvenu.

Cette même migraine qui m'avait marteler le crâne et que j'avais attribué au casse-tête chinois qu'était ma vie, s'était transformé en raz-de-marrée de douleur pur dont je ressentais les résonances jusqu'à la plante des pieds.

« Liv' sa température ne baisse pas ! Qu'est qu'on fait d'autre ? », demanda-t-elle en avisant le chiffre qui s'afficha sur le thermomètre qu'elle m'avait fait gobé à l'instant. Je trouvais ses mains encore plus glaciales qu'à l'ordinaire sur mon front. À moins que ce ne soit moi, qui ais pris de la température...

« On lui donne du sang toutes les heures ! Et essayons de lui faire prendre un bain ! Je vais essayer d'utiliser une formule pour faire baisser sa température ! » Conclut celle que je considérais comme la cible à abattre. J'étais trop épuisé pour pouvoir être en colère ou dire que je savais tout, néanmoins cette fouineuse d'esprit ne perdait rien pour attendre. À des kilomètres de ma rage contenue, la sorcière s'accroupit dans ma chambre et prononça une autre formule dans une langue qui m'était inconnue, et sûrement très ancienne ! Après plusieurs minutes d'incantations, elle s'arrêta. Ma tante remit le thermomètre dans ma bouche, juste après. La température devait être toujours aussi haute car elle le balança contre le mur avec rage.
« Ça ne marche pas ton truc ! », ragea-t-elle.

« Sa température monte toujours! Elle a quarante-six degrés, si ça continue elle pourrait en mourir ! » Ses larmes commençaient à descendre le long de ses joues.

« Et ses yeux ! Tu les as vu, ses yeux ! »

Cette exclamation me fit craindre le pire. Qu'est-ce qu'ils avaient, encore, mes bon Dieu de yeux !?

« Nous devons en plus partir loin d'ici avant que ces salopes de sorcières viennent la kidnapper ! On ne peut pas la transporter dans cet état ! » criait-elle en me montrant du doigt

« Hein, Live on fait quoi, maintenant ?»
« Calme-toi ! La manière dont tu paniques n'aide pas Hope ! Ta nièce est spéciale, alors c'est normal que cela prenne plus de temps ! Tu le sais bien ! », ajouta la sorcière alors que Stefan tentait de la retenir dans son étreinte.
« Je vais lui faire couler un bain », intervint Caroline, se dirigeant déjà dans ma salle de bain privée.
« Moi, je vais voir ce que je peux trouver dans mes grimoires, on sait jamais ! » Et c'est sur ces mots que la sorcière sortit de ma chambre. Pas trop tôt.
« Génial comme ça, je n'aurais pas à supporter cette traîtresse ! », rajouta la petite voix satisfaite sortie de mes pensées. Mon oncle se détacha de ma tante et descendit lui aussi rejoindre la sorcière qui avait supprimé mes pensées. Il ne restait désormais que ma tante, qui me fixait par ailleurs avec tristesse. Comme si elle s'était retenue tout le temps de mon amnésie. J'essayais tant bien que mal de lui faire un beau sourire, pour la rassurer. Elle sourit à son tour. Et alors que ma tante me déshabillait afin que je passe sous une douche froide, Caroline se leva de son tabouret, l'air décidé.

« Il faut que tu restes un moment dans le bain ! Je vais voir en bas si Enzo est arrivé ! »

Je me demandais vaguement qui était cet homme avant d'attraper une bribe de souvenir, où il était question de cet « Enzo ». Un des amis de Caroline, donc. Ce qui n'expliquait pas la raison de sa présence, ici...

Je me dis que lui aussi devait être un vampire lorsque d'un coup de gant de toilette glacial, ma tante faisait redescendre ma température.
« Tu peux me raconter comment tu as connue oncle Stefan ? » , chuchotais-je faiblement, mes muscles se relaxant un par un alors qu'une odeur de vanille commençait à s'échapper de l'eau. Ah !J'avais bien besoin de ce moment de détente. Ma tante avait une manière de conter ses histoires ou plutôt ses souvenirs qui m'apaisais et me rendais le sourire immédiatement. En plus je ne savais pas vraiment comment ils étaient rencontré tous les deux, alors c'était de tout bénéf' !
« D'accord, je te raconte ! », accepta-t-elle « Je l'ai rencontrée dans un bar à Chicago, dans les années 20 », raconta-t-elle d'une voix nostalgique.

« Non ! » J'étais abasourdie ! Mon oncle était Steven ! Le garçon des histoires de ma tante. L'homme qui avait éteint son humanité. Le dernier homme dont elle était tombée amoureuse avant que Klaus, enfin mon père !, ne la dague durant une centaine d'année.

« Steven c'est oncle Stefan ? Comment ça se fait que tu sois avec lui ! Je croyais qu'il était amoureux d'une autre ! », l'agressais-je pratiquement tant son choix me paraissait...étrange.

« Oui, ton oncle était amoureux d'une autre ! Mais il s'est séparé d'elle ! Il a comprit que son amour pour elle n'était qu'un subterfuge dû à un rééquilibrage de la Nature. De mon côté, je m'étais faite à l'idée qu'il n'était pas fait pour moi ! Et puis je suis partie loin de lui, mon frère t'as confié à moi et...voilà ! » Je sentais ma tante émue de se souvenir de ses moments passées, bien avant ma naissance.
« Ensuite, je suis partie avec toi en Angleterre, alors que tu n'étais encore qu'un nourrisson. Là-bas, j'ai croisé Stefan. Il souhaitait s'y changer les idées ! Ah...Nous avons parlés pendant des heures ! Il été étonné de voir comme je m'occupais bien de toi, cet idiot ! Finalement les sentiments que j'avais enfouie depuis si longtemps ont grandit et son devenue de plus en plus fort ! Nous nous sommes redécouvert et nous avons construit un foyer. Grâce à toi, nous avons vécus une vie dépourvue de tout les tracas qu'elle constituait auparavant ! C'est grâce à toi que nous nous sommes retrouvés et sommes tombés amoureux.», m'avouait-elle avec de l'émotion en me caressant la joue avec douceur.

« Tonton était étonné de voir que tu t'occupais bien de moi parce que tu étais une ado de mille ans complètement fleur bleu, c'est ça ?», la taquinais-je. Le sourire m'était revenue aux lèvres même si le mal de crâne était toujours là. En sourdine.
Elle ria à mon insertion.

« Ah, bah tu vois ! Tu te sens mieux ! », s'exclama-t-elle ravie.

« Le bain me soulage un peu » répondis-je.

À vrai dire, il me soulageait à peine. Je sentais encore mon corps qui souffrait de par cette fièvre, qui me rendait si faible et impuissante. Tout ce que je détestais !

« Je me souviens de Liv », lui avouais-je sourdement dans le silence de la pièce. Elle leva les yeux sur moi, étonnée.

« Elle a dissimulée notre histoire et elle a fait en sorte que tu ne te souviennes pas d'elle et de son frère, dans l'unique but de nous aider à te protéger ! Tu comprends ?»

Je pinçais les lèvres, de mauvaise foi.
« Mais...qui me veut du mal ? Pourquoi mes parents m'ont éloignés d'eux ? Je veux tout savoir ! » Non, je ne démordais pas. J'avais envie de savoir qui me voulait du mal, j'avais le droit, de savoir qui voulait ma mort et surtout pourquoi !

« Une sorcière puissante veut ta mort ! Ton père a de nombreux ennemies ! Ils se sont séparés de toi pour te protéger ! »

« Je sais tout ça !, m'exclamais-je la voix portant loin et pourtant si chevrotante..., je veux juste savoir ce qui se passe exactement ? », insistais-je.

J'allais continuer lorsque ma gorge se serra si violemment que je ne pus rien faire si ce n'est toussé, enrouée au possible.
« Je ne peux pas te le dire, ça risque de t'affecter, plus que tu ne peux le croire, si je te le dis ! », me répondit-elle avec détermination. Les intonations suppliantes dans sa voix me stoppèrent néanmoins. Elle n'était pas prête à me dire qui était cette sorcière qui voulait ma mort. OK, on allait le faire comme ça.

Après une heure dans ce bain gelé ma tante me déposa délicatement sur mon lit. La fièvre était encore bien présente. La douleur n'avait pas non plus disparu. Mon oncle revint prêt de moi avec un verre de sang, que je bus comme du petit lait. Je finissais finalement par m'endormir, épuiser par tout ce qui s'était passé.

J'étais en plein rêve.

Une femme bonde dont la longue crinière fauve la faisait étrangement ressembler à Rebekah se tenait de mon lit, un poignard à la main. Elle me regardait intensément, et je me dis que son regard ressemblait beaucoup à celui de Lina avant qu'elle ne tente de m'embrocher. Tout ce dégoût et ce mépris... ça me rendais malade de voir une personne me haïr à ce point !

« Désolé, ma très chère petite-fille, mais tu es contre-nature ! Tu n'aurais jamais dû naître ! Nous nous devons de rétablir l'Équilibre, alors je dois te sacrifier et...annihiler ce que j'ai créer ! »

Sur ses mots déchirants, elle transperça mon cœur. Je sentis la lame du poignard se forcer un passage entre mes côtes, forcer, forcer et forcer jusqu'à atteindre mon cœur et s'y plantait brutalement.
« Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhh ! », hurlais-je alors à pleins poumons.

Avant même de m'être réveiller, je sautais de mon lit, toujours hurlante. Je tremblais de peur, je vérifiais de ma main si la dague était toujours planté dans mon cœur, les jambes en coton.

Tâtonnante à travers l'obscurité de poix, j'allumais le plafonnier avec soulagement. Un cauchemar. Encore. Cette femme me hantait. Caroline fit soudain irruption dans ma chambre de sa vélocité surnaturelle.

« Hope ça va ? Je t'ai entendue hurler ! », s'affola-t-elle.

« Oui...hum, oui ça.. ça va ! Juste ...J'ai juste fait un cauchemar ! C...ce n'est rien ! », tentais-je de la rassurée. La blonde s'avança avec précaution dans ma direction. Elle toucha mon front pour la cinquantième fois de la journée. Elle fronçait ses sourcils l'air résigné.

« Tu as encore de la fièvre ! »

Je la regardais, elle semblait vraiment inquiète. Je ne me rendis compte de l'inquiétude qui touchait ma famille pour mon état qu'à ce moment-là. À vrai dire j'avais l'impression d'être lessivé et complètement ailleurs. La douleur ne voulait pas me quitter. Je me demandais comment je faisais pour tenir, pour ne pas succomber à cette fièvre interminable. Pourquoi mon corps réagissait comme ça ? Personne ne semblait savoir ce qu'il m'arrivait ! J'étais une espèce inconnue ! Comment me guérir ? Tel était la question !
« Je vais te chercher un verre de sang ! », m'interrompit-elle dans mes réflexions.

En trois secondes, elle avait disparue. Je ne m'habituerais jamais à cette vitesse ! Il fallait que je me fasse à l'idée qu'on était une famille hors du commun. Je m'étais à moitié assoupie quand j'entendis de mon ouïe surdéveloppée des cris qui provenait du grand salon.
« Enzo qu'est-ce que tu fais ? », s'écriait Caroline s'était la première fois que je l'entendais élever la voix ainsi.
« J'en ai marre de t'entendre chialer toutes les cinq minutes ! », rétorqua un homme son accent anglais enrobé d'une voix naturellement rauque.
« Tu ne l'as connais pas ! Je t'ai fait venir pour la protégée pas pour trouver des solutions complètement frappadingue ! », répondit-elle avec agacement.
« Ma théorie est bonne ! Tu verras ! », disait-il. Je pouvais l'entendre monter les escaliers. Je le sentais vraiment mal...
« Elle va souffrir ! Et Rebekah et Stefan ne sont pas là pour donner leur accord ! Hey !» surenchérissait une Caroline catastrophée.

« Tant pis ! Je vais essayer ! »
« Non ! », ordonna-t-elle
L'homme à l'accent pénétra dans ma chambre d'un pas martial.

Je le sentais vraiment pas !

Un beau brun au regard sauvage, au sourire de canaille et aux cheveux couleur corbeau s'approcha de moi tel un fauve aux abois.

« Hello petite ! »

Non mais je n'en croyais pas mes yeux ! Comment un homme qui ne me connaissait ni d'Eve et encore moins d'Adam s'autorisa à faire irruption dans ma chambre en pleine nuit pour me décocher ce genre de réplique, à l'aise ! À peine rencontré que je le trouvais déjà d'une arrogance à peine respirable.
« Je ne suis pas petite ! » m'énervais-je, ma voix virant dans l'hypersonique.
« Je suis désolé Hope. Enzo est très agaçant ! », s'excusa-t-elle en réponse, faisant barrage de son corps entre Enzo et mon lit, là où je m'étais recouchée, d'ailleurs.

« Caroline, il faut tenté ! »

Il tenta de l'écarter, mais elle ne bougea pas. Pas rassuré par deux sous par ce grand dadais, je me pelotonnais dans le coin le plus reculée de mon lit.
« J'ai dis non !»

Soudain Enzo s'élança sur Caroline et lui brisa la nuque avant même qu'elle n'ait compris ce qu'il se passait.
« Désolé, ma belle ! Mais tu es top têtue » ajoutait-il en regardant le corps de ma Caroline à terre

« Nan, mais t'es complètement taré ! », m'égosillais-je sans m'empêcher de trembler au contact de l'air froid lorsque je me précipitais vers le corps inanimé de la blonde.

« Ne t'inquiètes pas, elle se réveillera bientôt », crût-il me rassurer. Alors que pas du tout. Ma dernière réplique ne sembla pas le toucher. Encore moins celle-là :

« Ce n'est pas une raison! »

Il m'ignora totalement. Ce qui ne l'empêcha pas de m'empoigner brusquement en m'annonçant, tout à fait décontracte :
« Il faut que je t'emmène dans la forêt pour que tu te transformes en loup »

Caroline avait raison. Sa théorie était complètement farfelue, oui. Il ne me laissait même pas le choix, en plus. Je me débattais, même si je savais que cela ne servait à rien. Dans l'entreprise, je remarquais qu'il possédait une odeur particulière et très agréable. Ce qui ne m'empêchait pas de me récrier face au traitement. Je n'avais nulle envie d'aller dans la forêt, surtout en pleine nuit avec un inconnu pour me transformer en loup ! Il me tira à vitesse vampirique, loin du manoir. Il me déposa dans la sombre forêt de Brocéliande. Je remarquais que la lune n'était pas tout à fait pleine. Je tenais à peine debout, ma fièvre étant trop profonde et mes jambes trop lourdes. Je me suis mis à vaciller. Ce crétin de vampire réussit tout de même à me rattraper avant la collision. Il se mit à me fixer intensément, ce qui me fit frissonner sans que je ne sache pourquoi.
« Mmh...tes yeux sont...étranges ! »

« Mmh, ta manière d'instaurer un contact humain est...étrange ! », le singeais-je acide au possible.

Il ricana un instant me rattrapant lorsque je butais sur une souche.

« Ton œil droit est dorée et l'autre est vert émeraude »

C'eut le don de me clouer le bec. Il eût un autre ricanement agaçant. Je comprenais soudainement mieux la raison de tant d'attention.
« Ce n'est pas drôle ! », bougonnais-je en réponse à son rire qui s'éternisait.
« C'est sûrement ton côté loup et sorcier qui se confrontent !»

Mon côté sorcière ! Il est vrai que j'avais tué mes ravisseurs il y a quelque jours avec une force surhumaine. De ce que j'avais compris, lorsqu'un potentiel loup tue sa première victime, elle se transforme durant la lune suivante. De plus, j'étais aussi sorcière. J'avais le bon âge pour l'évolution de mes pouvoirs. Sans côté le côté vampire qui se présenterait d'ici sous peu...

Décidément, j'étais vraiment un être unique.

« Et en quoi, ça explique mon kidnapping en pleine nuit ? », grelottais-je mauvaise.
« Il faut que tu te transformes pour aller mieux ! Ton corps réclame ton côté loup. Il fait partie toi alors tu as intérêt à te transformer par toi-même avant que ton côté ne te domine !, m'exhorta-t-il. Je le regardais fixement, intrigué par sa supposition.
« Et comment je m'y prends ? », demandais-je plus caustique que je ne l'aurais dû.
« Écoute ton corps simplement et...transforme-toi .». Je sentais au fond de moi qu'il avait raison, je l'avais toujours sue, je devais libérée l'animal qui ne demandait que cela.
Je m'éloignais de lui, les jambes tremblantes. La fièvre, sûrement. Je pris une profonde respiration, fermais mes yeux et me concentrais sur mon côté animal. Je respire doucement afin de libérer la bête.

Cela se passa étrangement sans douleur. En un seul craquement d'os, je sentis mon corps se transformer en loup, dans une fluidité sans pareil. J'avais réussie à réveiller l'animal endormie. Tout était démultiplier. Les odeurs, la vue, le toucher. Je pouvais apercevoir le regard arrogant de cet Enzo, sans faire attention à lui. Je me suis mise à courir dans la forêt de Brocéliande, exaltée au possible par tout les éléments que je ressentais à présent. Heureuse. Épanouie. Après plusieurs heures dans mon aspect de loup, Enzo m'avait retrouvé et s'était posté devant moi, me faisant signe de me dépêcher. De quoi ? De plus, il me regardait avec un grand sourire victorieux qui, en plus de m'agacer ne me fit présager rien de bon.
« Maintenant, reviens parmi les vampires ! Avant que Caroline ne me tue ! », dit-il justement sans peur. Je savais que les loups-garous ne pouvaient se contrôler et que leurs morsures étaient dangereuses pour les vampires, mais lui ne semblait pas avoir peur, même, il avait l'air trop confiant alors qu'il ne me connaissait à peine. Je restais immobile dans mon corps de loup, pensant avec force à mon corps d'humaine, lorsque, comme par magie, je me retrouvais nue devant ce beau brun tellement agaçant qui me tendait un peignoir.
« Retourne-toi ! Ne me regarde pas ! », m'énervais-je, vexée au possible. Argh, il m'énerve.

J'avais envie de me retransformer, juste pour le plaisir de l'étriper.
« Ne t'inquiète pas, il n'y a rien à regarder, petite! », jugea-t-il hautain après un rapide regard. Je grognais alors que mes yeux picotaient. Sûrement changeaient-ils de couleur. Et c'est avec des gestes saccadés par la colère que j'enfilais ce maudit peignoir

Sale vampire !

Sans rien répondre, je me dirigeais au manoir, tentant de me calmer. Ma famille devait se faire un sang d'encre. Plus je marchais et plus je me rendais compte que les frissons et la fièvre avaient disparus. Arrivée au manoir, je les retrouvais dans le grand salon, l'air inquiet et impatient. Caroline s'y trouvait également avec Liv. Enzo était juste derrière moi, le même sourire railleur aux lèvres. Rebekah se précipita vers moi, me serrant jusqu'à en mourir, lorsqu'elle avisa ma présence. Heureusement que j'étais un être surnaturel, me suis-je dit en tentant de masquer mon étouffement le plus possible afin de ne pas la contrarier, sinon je serais morte étouffée !

« Enzo t'es un homme mort ! », explosa soudain mon oncle. Il l'agrippa au cou sans même que je ne l'ai vu passé, un courant d'air balayant mon visage tout au plus.
« Je te l'avais dit que tu aurais des ennuis ! », ajouta satisfaite la belle blonde revancharde.
« Stop ! Hope n'a plus de fièvres! Ce n'est pas ça le plus important ? (Devant le silence:) Alors, Stefan !», intervint sévèrement ma tante, appuyant son regard sur la main de Stefan. Il le lâcha de mauvaise grâce.
« Oui ! Enzo avait raison ! Je me suis transformé ! Et depuis je vais mieux ! », acquiesçais-je afin de le calmer.
« Tu as souffert ? », s'inquiéta derechef Caroline.
« Même pas ! », m'empressais-je de répondre.
« Inutile de dire me remercier et de louanger ma clairvoyance, voyons, je vais rougir ! », se pavana dans le silence qui s'était instaurée un Enzo fier de lui.
« Toi, ne m'adresses plus la parole ! Tu m'as brisé le coup, je te rappelle ! » hurla Caroline, le visage tordu par la colère.
« Je devais le faire ma belle ! », se défendit faussement vexé le beau brun. Elle secoua la tête blasée avant de se détourner de lui.
« Hope va faire ta valise, nous partons ! », ordonna la blonde qui me tenait lieu de tante.

« Déjà ? Je ne veux pas partir ! J'adore notre manoir ! », répondis-je déçue. J'avais toujours vécue dans cette immense bâtisse. C'était ma maison, c'était le lieu où j'avais grandi, le lieu où j'avais fait mes premiers pas, le lieu où je me bagarrait avec Stefan, c'était l'endroit où tante Becky me racontait ses folles histoires de vampires au creux de ses bras alors que la chaleur diffusait par la grande cheminée du salon nous enveloppait. Et cet forêt qui entourait notre demeure était le lieu où je me réfugiais quand j'étais triste. Je ne voulais pas le quitter, mais ça me semblait inévitable, surtout lorsque j'avisais le regard déterminé de ma tante.
« Nous devons nous en aller ! Ne t'en fais pas, on trouvera un autre chez nous ! », répondit-elle en essayant de me rassurer.
Je m'exécutais rapidement malgré ma tristesse à partir. J'étais en train de monter les escaliers quand j'entendis quelqu'un frapper à la porte d'entrée. Ma tante se précipita pour aller ouvrir. Je la rejoignis, curieuse de voir qui se trouvait en bas. Ma tante s'immobilisa sur le palier. Elle était sous le choc. C'était bien la première fois que je la voyais dans un état pareil.
« Marcel ! », s'exclama-t-elle suspicieuse, une fois le choc passé. Marcel ? C'était qui ça, encore ? J'eus beau tendre le cou, je n'arrivais toujours pas à voir à quoi ressemblait cet invité surprise.
« Rebekah ! Ça fait longtemps ! », susurra l'homme.

Je voyais les mains de ma tante tremblés. Était-il un ennemi ? Je ne voyais que ça qui pouvait la rendre aussi..nerveuse ! Mon oncle, qui avait lui aussi entendu les bruits, se plaça près de ma tante. Mauvais, ça.
« Que viens-tu faire ici ? », demanda mon oncle plus menaçant tu meurs.
« C'est qui celui-là ? » Je voyais mon oncle serrer ses mains de colère à moins que ce ne soit de jalousie ? Enfin, il les serra et c'est tout ce qui comptait ! « Je suis son mari ! » Divulgua-t-il sèchement. Stefan, en colère ? Tous aux abris !
« Je ne suis pas là pour récupérer Rebekah, mais pour vous annoncer quelque chose ! » Ma tante se déplaça pour laisser passer l'inconnu. Encore une conquête de Veronica, apparemment, aux vues de la tension dans l'air. Je me cachais de ma main pour ne pas rire de cette situation gênante.
« Entre ! » Un homme à la peau chocolat s'introduit dans notre demeure. Il m'aperçut, perchée que j'étais en haut de l'escalier et me lança un sourire ravageur qui eut comme conséquence de me faire rougir immédiatement. Stefan et Becky l'emmenèrent au salon, raison pour laquelle je les suivis. Caroline, Liv et Enzo y étaient toujours.
« Alors dis-nous : Pourquoi es-tu venue ? », demanda mon oncle pressé apparemment qu'il parte.
« Pour te dire que tes frères sont retenus dans une boîte par tes parents ! », avoua-t-il en fixant ma tante.