Fourchelangue

Pensées-Télépathie

La chute fut longue. Et quand Harry arriva à son tour au fond, ce fut sur un tas pêle-mêle de bras et de jambes. Le choc coupa le souffle aux trois autres. Un grognement de Darius et Harry se prit une aile écailleuse en plein visage, le poussant du tas. Le brun se releva et aida le châtain clair à faire de même. La seule fille du groupe râla en se frottant le front tandis que Draco se tenait l'arrière du crâne.  A ce qu'on dirait, les deux ont eux un échange d'idée d'un genre inédit. Hermione posa la question fatidique : « On est où ?

                Harry – Bonne question. Mais on a un problème plus urgent, faire de la lumière.

                Draco – Suffit de trouver des bouts de bois auquel on attachera de manière serré du tissu.

                Harry – Darius… Tu peux tenir encore combien de temps ?

                Darius – Ce coin est saturé de magie. Tellement que cela accélère de plus en plus le processus. Je dirais une bonne demi-heure sans forcer. Par contre, si je m'active, je ne pourrais tenir que dix minutes à peine.

                Harry – Bon, la seule lumière qu'on dispose en ce moment est la loupiote frontale de notre cher Darius. Alors on se dépêche de faire ces torches au plus vite.

                Hermione – C'est quoi la drôle de langue que tu as utilisé pour ouvrir le toboggan ?

                Draco – C'est du Fourchelangue… la langue des serpents. Seuls les descendants de Salazar Serpentard ont cette capacité et le dernier héritier connu fut Voldemort.

                Hermione – Si tu as ouvert grâce à ce don, pourquoi tu ne demanderais pas de la lumière ?

                Harry – Je n'y avais pas pensé. Lumière. » Les murs se mirent à briller d'une douce lueur phosphorescente. Darius souffla et la flamme à son front s'estompa en grande partie, le laissant tout de même avec une aile de cuir écailleuse et surdimensionnée sortant de son omoplate gauche. Hermione se tourna vers le protégé de Sirius et demanda : « Qu'est-ce qui t'arrive ?

                Darius – Rien… rien.

                Hermione – Je ne sais pas grand-chose de la magie, mais une aile semblable à celle d'un dragon te sort de ton dos et je ne pense pas que ce soit normal.

                Harry – Ne le force pas à parler… il te dira tout en temps et en heure… quand il aura une totale confiance en toi.

                Draco – Bon on trouve une autre sortie, parce que pour celle-ci, on a un troll des montagnes adulte qui nous y attend.

                Hermione – Vous dîtes que le Fourchelangue est un héritage de Salazar, alors peut-être que ce lieu a été créé par le fondateur, vous ne croyez pas ?

                Harry – De toute façon, tout ce qu'on a à faire est d'avancer, alors, c'est parti. » Le groupe avança péniblement sur des squelettes de rongeurs et autres. Ils franchirent un éboulement et arrivèrent finalement dans une grande salle où plein de tuyaux de toutes tailles débouchèrent et où une statue géante du fondateur se tenait. Darius avança, la masse en bois sur l'épaule droite afin de garder un équilibre à cause de son aile géante. Il arriva à un petit tuyau où un liquide coulait et en recueilli un peu dans la main avant de le mettre en bouche. Il secoua la tête et recracha tout le contenue de sa bouche avant de déclarer : « Elle est potable.

                Draco – Super !

                Harry – Et toi… Ca va ?

                Darius – Cette putain d'aile me démange comme pas possible, j'ai un mal de crâne qui ne cesse d'empirer à cause d'un rire que je suis le seul à entendre et le comble, c'est que je n'ai pas le moindre bout de chocolat ou de dessert sur moi.

                Harry – Si tu penses à ton ventre, tout va bien.

                Hermione – Je me demande si les professeurs savent que nous sommes là.

                Harry – On a une torche magique ambulante avec nous. S'ils font un scan magique du château, ils nous trouverons.

                Hermione – Mais on est dans une pièce apparemment secrète créée par un des fondateurs et qui ne peut être ouverte que par un fourchelangue.

                Harry – Laisse-moi méditer un petit moment et je te répondrais d'accord ?

                Hermione – Hein ? Comment ça méditer ? On n'a pas que ça à faire !

                Draco – Harry a reçut un prototype du sortilège de transfert de donnés par inadvertance quand il était petit.

                Darius – Je tiens à préciser qu'il est toujours petit.

                Draco – Enfin bref… quand il avait huit ans, il a reçut ce sortilège et toute la bibliothèque des Potter et des Blacks s'est retrouvé gravé dans sa mémoire. Il est resté deux semaines dans un coma proche de la mort. Lily était hystérique pendant cette période.

                Hermione – Donc …

                Draco – Donc il médite afin de rechercher dans ses données tout ce qui concerne cette partie du château.

                Hermione – Quelle drôle d'équipe que vous. On a une bibliothèque ambulante et un gars partiellement dragon. Et toi, c'est quoi ton originalité ?

                Draco – Je suis le plus beau des trois ?

                Hermione – Sincèrement…

                Draco – Je suis le stratège du groupe et le plus méticuleux. Je n'ai pas la puissance brute de Darius ou le talent magique d'Harry, alors je compense avec mon cerveau.

                Hermione – Je vous envie… Vous est tout les trois si soudés et si doués…

                Darius – Toi aussi tu es douée… plus que Gabriel.

                Draco – Ce n'est pas une référence !

                Darius – Plus que tout les premières années qui se prétendent sang-purs ou qui viennent du monde sorcier. Tu me surpasses en métamorphose et en histoire de la magie. Tu bats Harry en enchantement et aussi en métamorphose. En fait, tu es la première de nous quatre en cette matière. Draco, tu l'égalise en potions et tu le bats en DFCM. Alors de quoi tu te plains. C'est vrai, on est spéciaux, mais sincèrement, on aurait préféré être normaux.

                Draco – Sans compter que si tu acceptes de réviser et t'entraîner avec nous, tu pourras humilier Gabriel et Ron.

                Hermione – Je ne veux pas faire de blagues.

                Draco – On n'en propose pas d'en faire. On a été élevé par les Maraudeurs, alors les profs nous ont à l'œil.

                Harry – Oh merde…

                Darius – Tiens… il a trouvé, mais pas que du bon.

                Harry – Tu peux le dire. On est dans la Chambre des Secrets de Salazar Serpentard et il y a caché un Basilique. Elle a été ouverte pour la dernière fois il y a cinquante ans et une élève en est morte.

                Hermione – Qui ça ?

                Harry – Son fantôme est à Poudlard et hante le lieu de sa mort.

                Hermione – Mimi Geignarde ?

                Harry – Ouaip.

                Darius – C'est quand que tu arrêtes ton aimant à emmerdes ?

                Harry – Quand j'aurais trouvé le bouton off.

                Draco – Je parie deviner où le basilique est caché.

                Harry – Pari tenu. Une chocogrenouille.

                Draco – Dans la bouche de Salazar.

                Harry – Quoi ?

                Draco – La statue ! La statue du fondateur, Harry !

                Harry – Oh…

                Darius – Euh… quelqu'un sait comment lutter contre un basilique ?

                Harry – Il ne faut croiser sous aucune condition. Il nous tuerait directement. Par reflet, on est paralysé à haut niveau. Ses crochets à venin contiennent le poison le plus mortel connu à ce jour et il a des propriétés magiques encore inconnu à ce jour. Ses écailles peuvent repousser la majorité des sortilèges et affaiblir le sort de mort, l'Avada Kedavra.

                Draco – Que des bonnes nouvelles.

                Harry – Son seul point faible qui peut le tuer directement, c'est le chant du coq.

                Darius – Quoi ? Il faut faire chanter un français ?

                Draco – Crétin, il parle de la volaille.

                Darius – Ah bon…

                Hermione – Euh… est-ce que quelqu'un voit un coq dans le coin ou sait en conjurer ou métamorphoser un ?

                Harry – Ah…

                Draco – Bah… tant qu'on ne trouve et ne réveille pas le basilique.

                Darius - … Avec notre chance habituelle, la statue va ouvrir la bouche très bientôt et le serpent va en sortir.

                Harry – Ah oui ? Et comment ? Quand je dirais en fourchelangue, au nom du grand Salazar, rejoins-moi ? » A peine qu'Harry eut finit sa phrase qu'un grincement de pierre retentit et les quatre jeunes se tournèrent vers la statue qui venait d'ouvrir la bouche. Trois regards furibonds se dirigèrent vers le garçon aux cheveux corbeaux qui se fit tout petit. Un sifflement se fit entendre et les quatres enfants se regroupèrent en fermant les yeux. Ils entendirent un long corps glisser sur de la pierre. Hermione prit la main du jeune Potter dans la sienne et la serra de toutes ses forces. Draco se forçait à respirer le plus lentement possible. Darius serra fortement la massue qu'il a prit au troll dans sa main droite, son escarboucle brillant de mille feux à son front. Harry grimaçait en entendant les paroles du roi des serpents. « Qui m'a appelé ? Qui m'a réveillé au nom de mon maître ?

                Harry – C'est moi, Ô roi des serpents.

                Basilique – Que me veux-tu, jeune enfant ? Pourquoi m'as-tu appelé, jeune parleur ? Parle, je t'écoute, jeune Poufsouffle.

                Harry – Nous sommes entrés par erreur dans la chambre secrète de ton maître, ô Basilique. Nous échappions à un troll qui nous avait bloqués dans les toilettes et en cherchant à nous échappé, j'ai ouvert par inadvertance la porte menant à ton antre, ô seigneurs des reptiles.

                Basilique – Rassure-toi. Je ne reproche rien à toi ou tes amis. Vous avez d'ailleurs eut raison en agissant de la sorte. Vous semblez être des sorciers commençant tout juste leurs formations dans cette école. Pas étonnant que vous devez fuir un troll. Mais que fait une de ces stupides créatures en liberté dans  un tel lieu ?

                Harry – Ô compagnon du grand Salazar, cette créature était enfermé dans les cachots lorsqu'en cette soirée, elle s'est libéré on sait comment.

                Basilique – Je vois… Mais que vois-je… Je n'ai pas fait attention au premier abord. C'est  sûrement dû à mon réveil immédiat. Mais nous avons ici de beaux exemples de sorciers. Ce que je ressens ne me trompe guère. On a un Potter, je reconnaîtrais partout et à n'importe quel époque ces cheveux se moquant de la logique de la gravité. De plus, il a le don de Fourchelangue et un énorme potentiel. Très intéressant. Puis on a un Malfoy, reconnaissable à son air androgyne. Il est sûrement le plus puissant de sa longue lignée. Ensuite on a une demoiselle dont l'odeur de sa magie ne me rappelle rien. Serait-elle une née de sans-magie ? Malgré cela, je lui ressens un pouvoir grand, très grand. Comme quoi, les plus belles fleurs peuvent naître en dehors du jardin. Et en dernier… un dragon…non… un humain…non plus… qu'est-ce que tu es donc, jeune enfant ? Tu dégages l'aura des grands sauriens, rois du ciel et maîtres des flammes, mais pourtant ton odeur magique est celle d'un enfant sorcier mort. Dis-moi.

                Harry – Je n'en sais pas plus que vous, ô roi.

                Basilique – Il y a un moyen. Oui… ainsi je pourrais revoir le monde extérieur sans représenter un danger. Mais qui je vais choisir. L'Orateur ? L'Angelot ? Le Dragon ? Ou la Puissante ? Oui… Ce sera la Puissante.

                Harry – De quoi parlez-vous, ô Basilique ? » Le serpent géant ne répondit pas. Les jeunes sorciers ressentirent le corps rampant se rapprocher inexorablement d'eux. Puis le calme plat. Sentant quelque chose de visqueux frotter contre son bras, Hermione commit l'erreur d'ouvrir les yeux instinctivement et croisa le regard du basilique qui lui mordit le bras aussitôt. Hermione ne put crier sous la douleur et l'intrusion que son esprit ressentait. Harry agit aussitôt suivant son instinct et sauta en se couchant sur la tête du serpent. Il projeta son regard au plus profond des yeux noisette d'Hermione. Il fut très vite imité par Draco et Darius. Ensemble, ils essayèrent de lui projeter l'envie de survire et la force qui va avec.

                Les quatre jeunes rouvrirent les yeux et se virent sur une plateforme en marbre blanc au beau milieu d'un ciel bleu avec des nuages. Darius porta la main à son front pour vérifier s'il ne délirait pas à cause d'une fièvre et ne sentit pas le contact habituel de l'escarboucle. Il paniqua et se mit à la chercher frénétiquement mais fut vite calmé par les trois autres. Soudain Hermione sentit quelque chose remonter le long de sa jambe. Elle tenta de le stopper, mais rien à faire. Finalement, un serpent sortit la tête de son col de chemise pour faire le tour de sa nuque et poser la tête sur la clavicule de la jeune fille. Et devant l'ébahissement de tous, il prit la parole : « Ce n'est pas mal comme coin…

                Harry – Cette voix, c'est…pas possible.

                Draco – C'est moi ou le serpent a parlé ?

                Darius – On est trois à l'entendre, donc il a vraiment parlé.

                Hermione – Ne me dîtes pas que c'est le basilique…

                Basilique – Je crois bien que si, c'est moi.

                Harry – Et on peut nous expliquer ?

                Basilique – J'ai fait de la Puissante ma nouvelle maîtresse.

                Draco – De quoi ?

                Basilique – En clair, elle pourra me parler et je la protégerais.

                Harry – C'est normal que ton langage soit… plus crû ?

                Basilique – Quand je l'ai mordu et regardé, je lui ais transmit mes connaissances et copiés les siennes. Rien de plus. Ainsi, elle décidera si mon regard peut être normal, paralysant ou mortel et elle ne craindra pas mon venin.

Darius – Et on est où là ?

Basilique – Tu ne reconnais pas ?

Darius – Justement, c'est parce que je reconnais que je m'inquiète.

Harry – On peut m'expliquer ?

Basilique – On est dans l'univers Astral enfermé dans la pierre situé dans le front de votre ami. En ce lieu repose l'être dont est issu l'escarboucle.

Draco – Attend… tu veux dire qu'à tout moment, un dragon va débarquer ici ?

Basilique – Oui. Du moins la représentation de son âme, tout comme vous. Car l'escarboucle est en fait une cristallisation de l'âme et de la force du dragon porteur.

Darius – Oh bordel… je ne l'ai vue que deux fois et à chaque rencontre, j'en ai été traumatisé.

?? – Je ne vois pas pourquoi… » Les quatre sorciers se tournèrent vers la voix et virent un immense dragon. Son corps fin respirait la puissance. Son long coup se mouvait  avec grâce. Sous sa peau d'écailles verdoyantes, ses muscles bougeaient dans une harmonie dansante. Sur son crâne, reposait en filigrane tel de l'or un symbole du trident où une pierre bleutée se situait au milieu. Le dragon ouvrit sa gueule bardé de crocs tranchants et dit d'une voix mentale : « Cela fait mille ans que je ne t'ai point vu, Omeda.

Basilique Omeda – Cela fait si longtemps, Ragnoss… je ne te dis pas ma surprise en reconnaissant ta pierre sur le front d'un gamin et que celui-ci soit vivant malgré l'odeur de mort qui règne sur sa magie.

Harry – Je suis perdu.

Omeda – Je vous présente Ragnoss qui fut le dernier représentant de son espèce. C'est un Brocélian à crête doré.

Ragnoss – Tu peux parler le Basilique.

Omeda – Cela fait combien de temps que tu as été vaincu ? Et par quoi ? Un Duel ? Une Chasse ou par vieillesse.

Ragnoss – Cela ne fait que quatre cents ans que je me suis fait couché par un puissant sorcier au cours d'un duel. Il ne m'a pas achevé, mais mon honneur ne l'a pas accepté.

Omeda – Alors tu as fait une combustion et tu lui as offert ta pierre.

Ragnoss – Et depuis je veille sur cette famille dont mon porteur en est originaire. Par contre, je te mets au défi de trouver la raison de son odeur de mort.

Omeda – Défi relevé.

Draco – C'est bon… Je sais d'où Darius tire son goût des défis.

Harry – De son dragon.

Hermione – Comment vous pouvez paraître serein face à ça ?

Harry – Hum… parce qu'avec notre chance, il va nous arriver encore plus de merde.

Draco – Il n'a pas tord.

                Ragnoss – Et vous avez bien raison. Car, jeune Potter, une prophétie a été prononcé il y une onze ans et elle te concerne. Ecoute bien. « Celui qui a le pouvoir de vaincre le seigneur des ténèbres naîtra lorsque mourra le septième mois. Il naîtra de ceux qui l'ont trois fois défié. Il possédera un pouvoir que le seigneur n'a pas. Aucun d'eux ne peut vivre tant que l'autre survit. Celui qui vaincra le seigneur des ténèbres naîtra lorsque mourra le septième mois. »

                Harry – Oh… merde… c'est moi le Survivant.

                Draco – Je me demandais bien d'où venait ta cicatrice au front et pourquoi elle ne voulait pas disparaître.

                Darius – Super… Maintenant, en plus de ton attire emmerde habituel, on va aussi se farcir des mangemorts et un possible mort-vivant.

                Omeda – L'odeur… c'est son après-rasage !

                Ragnoss – Il est trop jeune pour ça, et je parle de son odeur magique.

                Omeda – Dans ce cas, il doit y avoir quelque chose en plus dans ce garçon pour le permettre de vivre avec une escarboucle dans le crâne.

                Ragnoss – C'est exact.

                Omeda – Une pierre des Dragons Rouges ? Et expérimentale en prime ?

                Ragnoss – En plein dans le mille.

                Darius – De quoi ?

                Harry – Je vais avoir un de ces maux de tête…

                Draco – Alors ça… c'est une nouvelle.

                Hermione – Je suis perdue.

                Omeda – Je vais vous expliquer. De nombreux sorciers ont tentés de réunir escarboucle et humains, mais tous ont échoués à ce jour. Pourquoi ?

                Harry – C'était des nuls ?

                Draco – Ils s'y prenaient comme des pieds ?

                Hermione – Ils n'ont pas respecté le lien entre l'escarboucle et l'humain en question.

                Omeda – Un peu de ça… mais surtout, aucun sorcier ne pouvait survivre à la déferlante de pouvoir de la pierre dans leur corps. D'où l'insertion d'une pierre des Dragons Rouges. Ces cailloux étant purement artificiels, ils ne pouvaient régénérer leurs puissances d'eux-mêmes. Donc dans le cas de votre ami, ils ont utilisé cet artifice comme une simple batterie pouvant augmenter sa capacité d'elle-même. Mais par contre, plus il tire de puissance hors de cette limite, plus il se transformera en un avatar de dragon et c'est généralement pas très beau à voir.

                Darius – D'aaacccooord… Draco, en clair il a dit quoi ?

                Draco – En gros, tu a une copie artificielle de ton caillou favori quelque part dans ton corps et qui sert de transformateur à ta magie. Bien sûr, plus tu t'entraîneras, plus tu pourras utiliser de magie.

                Darius – Merci. Qu'est-ce que je ferais sans toi ?

                Harry – Beaucoup de chose.

                Hermione – Au fait, Harry…. Comment tu as sût pour l'ouverture de la Chambre ?

                Harry – Lorsque j'ai juré en sifflant, quelque chose m'a répondu. Comme il n'y avait pas de réponse franche, j'en ai déduit que ce n'était pas un vrai serpent mais un objet ou autre chose inanimée qui réagissait au fourchelangue. Et comme l'indice de la position devait être évident, donc un serpent, car la protection reposait principalement sur l'utilisation de cette fameuse langue, ce qui est largement suffisant. Après, je n'en sais rien ce qui pourrais arriver, bien que j'ai plus ou moins des souvenirs ne m'appartenant pas. Et pour le fait d'utiliser le fourchelangue, cela c'est déclencher la première fois que j'ai vu le familier de Draco. La pauvre bête s'était enfuie de peur dans cette immense baraque inconnu et s'est réfugier dans les caleçons propres de mon frangin.

                Draco – Je me souviendrai toujours du cri pas très masculin qu'il a poussé à ce moment là.       Darius – Moi aussi. Il a continué à crier en courant dans toute la maison à neuf heures du matin et a réussi à me réveiller en passant par ma chambre.

                Harry – Le second cri qu'il a poussé était plus masculin par contre.

                Draco – Parce qu'il a volé à travers la fenêtre pour atterrir dans l'étang du jardin toujours en pyjama.

                Hermione – Je croyais que Darius était du matin ?

                Harry – Nan… c'est le seigneur des deux de tension, la terreur des réveils-matins.

                Draco – J'ai arrêté le compte à 209.

                Hermione – 209 ?

                Harry – Le nombre de réveils incassables. Totalement incassable qui ont fini…

                Darius – Cassés.

                Harry – Et si il se lève tôt, c'est parce qu'il met huit plombes à émergé, donc il se réveille très tôt pour pouvoir déjeuner plus longtemps.

                Hermione – Ventre à patte.

                Darius – Merci.

                Draco – Et si on revenait à pourquoi un roi des serpents nous a emmené dans un monde astral contenue dans une pierre de dix centimètres de diamètre ?

                Omeda – J'attendais qu'on me le demande.

                Harry – Alors ?

                Omeda – Gamin… Sais-tu ce que tu as en toi ?

                Harry – Un petit garçon tout mignon adorable ?

                Omeda – Non.

                Harry – Un pur génie.

                Omeda – Surtout non.

                Harry – Un cerveau, du sang, des organes, des os, des fluides…

                Omeda – C'est sûr, mais je parle d'autre chose.

                Darius – On peut toujours barrer cerveau dans ce qu'il vient de dire ?

                Omeda – Gamin… En plus de la bibliothèque de ta famille et de ton parrain, tu as les connaissances du mage noir en toi. D'ailleurs ça me rappelle qu'il m'a bien roulé, il y a cinquante ans.

                Ragnoss – Ce n'est pas bien dur non plus.

                Omeda – Bref… Tes connaissances, comment dire, 'noires' ont été verrouillé et elles se libèreront lorsque tu les auras vu ou entendus une seule fois. La pratique qu'il y a avec aussi.

                Harry – Et ?

                Omeda – Occlumentie et Legimentie.

                Harry – Art de protéger et art d'envahir l'esprit.

                Omeda – Je vous propose de réunir toutes vos connaissances dans ce monde que vous seuls pourraient avoir accès. Le dragon en sera le gardien vu qu'il ne sert plus à rien en dehors de veiller sur son porteur.

                Hermione – Moi aussi ?

                Omeda – Oui.

                Harry – Et tu peux tout déverrouiller ?

                Omeda – Oui.

                Draco – Et si on nous lance une attaque de l'esprit ?

                Omeda – Et c'est là le plus beau. Si une personne lance un Legimens sur un seul d'entre vous, il ne verra rien ou juste vos pensées actuelles que vous voulez montrer. S'il veut aller plus en profondeur, il ne trouvera rien vu que cela sera ailleurs.

                Harry – Et si c'est sur Darius que c'est lancé ?

                Omeda – Idem. Par contre, il y a une faille, c'est qu'une seule personne le lance sur vous quatre en même temps et là, il aura accès. Mais Ragnoss sera là…

                Ragnoss- Mais une personne ne peut lancer un Legimens sur quatre autres, car il faudra partager sa concentration et donc son efficacité en quatre. Et si c'est quatre personnes différentes, cela se passera comme en un contre un.

                Hermione – Vicieux.

                Draco – On commence quand ?

                Omeda – Pourquoi pas maintenant ? »

                Lorsque les quatre enfants réussirent à remonter le long toboggan, ils trouvèrent Gabriel et Ron tentés de se mesurer au troll. Car en effet, le troll tenait le Potter par une jambe dans une main, Weasley par un de ses bras dans l'autre et aucun des trois n'avaient remarqué les nouvaux arrivants. Harry soupira et demanda à Darius d'agir vu qu'il trimballe toujours la masse du monstre. Son condisciple allait protester mais le regard d'émeraude le fit rester silencieux et d'un geste négligent, il lança avec force l'arme du troll tout droit derrière la tête de celui-ci, l'assommant pour le compte. Harry rouvrit le passage secret et demanda aux trois autres de se cacher dedans avec lui. Une fois l'ouverture refermée, MacGonagald, Rogue et Dumbledor déboulèrent dans les toilettes pour filles et virent un troll des montagnes adulte assommé et deux élèves de Gryffondor se relevant péniblement.