Le 109ème surplis

Titre:

Le 109ème surplis

Chapitre:

Les pleurs du scorpion et du verseau

Couple:

Hadès et ?

Saga: Quelque chose me dit que ça va pas être un secret très longtemps...

Karha: Niark !

Note de l'auteur:

Aucun personnage n'est à moi à mon grand désespoir. Je suis complètement folle. Et j'espère de tout mon cœur que les deux personnages principaux me pardonneront mon audace.

Hadès: Pour une fois que je suis dans une de tes fic je ne vais pas t'en vouloir pour si peu...

Karha: Ouf...

Camus: (regard noir) Ce n'est pas mon cas par contre...

Karha: Gloups...

Résumé:

Hadès accepte de ramener à la vie les chevaliers d'Athéna...à une condition. Athéna aussi décide d'imposer ses règles. Yaoi/ Lemon

Commentaires: Akarisnape: Merci pour le review, oui tu avais raison pour Rhada ^^, et pour Camus, je sais ça surprend, et bien...on verra plus tard pourquoi il a été choisi.

Arala87: Pourquoi Camus ? Parce que je l'aime bien et je voulais le mettre au centre d'une histoire plus ou moins originale, il est vrai qu'il ne s'est pas plus démarqué que les autres quand il était aux Enfers mais on verra plus tard pourquoi lui. J'ai pas envie de gâcher les surprises ^^.

Chapitre 3. Les pleurs du scorpion et du verseau

Milo était toujours blotti contre Shura, en pleur, le capricorne avait beau essayé de le calmer rien à faire. Le scorpion n'avait pas arrêter de sangloter tout le long du chemin les ramenant au dixième temple, au contraire, les sanglots avaient même doublé quand ils étaient passés dans la onzième maison maintenant vide. Le dixième gardien ne savait pas quoi faire pour réconforter son compagnon, tout ce qui lui venait en tête lui semblait stupide ou trop peu adapté à la situation.

-Milo...ça va ?

Question bête et basique ! Mais c'était tout ce qui lui venait à l'esprit. Milo leva son regard larmoyant vers Shura et articula:

-Moi oui mais...je...j'ai peur...pour Camus.

-Ne t'inquiète pas, je suis sur qu'il va bien.

-Mais...mais il est seul...la bas...

-Chut, tout ira bien. Et puis, il sait se défendre.

Milo eut un petit rire au milieu de ses larmes, cela fit sourire Shura.

-Mais...tu sais Shura ?

-Quoi mon cœur ?

-Même s'il ne le montre pas...il est très sensible. Il n'y a qu'à moi qu'il montrait son vrai visage...alors je sais de quoi je parle...

-Vous étiez donc si proches que ça ?

-Et même plus...

-Quoi ? Vous avez été amants ? Plaisanta le capricorne qui redoutait néanmoins le réponse.

-Idiot ! Bien sur que non ! Jamais je n'aurai accepté de faire de lui une de mes conquêtes !

-Et moi ? Je suis une conquête ?

-Imbécile...si ça avait été juste pour un coup d'un soir il y a des années que je t'aurais viré de mon lit.

-C'est vrai excuse moi.

-Pour en revenir à Camus...nous deux, on est arrivé presque ensemble au Sanctuaire, il a été le premier à qui j'ai parlé et c'était la même chose de son côté. On est vite devenu amis, même meilleurs amis. Au fil des années, une grande complicité s'est créée entre nous, nous sommes bien plus que des amis, nous sommes presque des frères lui et moi.

-Tu l'aimes vraiment, pas vrai ?

-Bien sur, je l'aime comme un petit frère, il m'aime comme un grand frère. Je suis son Milo comme il est mon Camus. Je sais, ça peut paraître stupide, mais c'est comme ça.

-Ce n'est pas stupide Milo.

Celui ci croisa le regard bleuté de son amant.

-Tu aimes Camus comme moi j'aime Angelo et Aphrodite. Donc, je comprends très bien ce que tu ressens, et je ne trouve pas ça idiot et je n'ai pas de raison d'être jaloux non plus donc pas besoin de rougir en disant cela.

Milo regarda son amant les yeux encore remplis de larmes, ainsi il le comprenait vraiment ? C'était merveilleux. Le scorpion attira un peu le capricorne à lui, celui ci l'embrassa. D'abord tendrement, puis plus passionnément. Il le souleva dans ses bras et le conduit à la chambre, afin de lui faire oublier, ne serait-ce que quelques heures sa tristesse.

Il le coucha sur le lit et l'embrassa encore, lui ôta ses vêtements et entreprit de le couvrir de caresse. Milo eut une dernière pensée pour son ami, se disant qu'il devrait être fort pour lui, puis il repoussa tout cela dans un coin de sa tête et se concentra sur les caresses de Shura et à l'intense plaisir qu'il lui faisait ressentir.

Camus était toujours allongé sur le grand lit double à baldaquin de la chambre de Rhadamanthe. Il pleurait toujours. Ses doigts crochetant dans les draps manquant presque de les déchirer à chaque fois. Il ne parvenait plus à contrôler les réactions de son corps, il se laissait complètement aller, voulant évacuer toute la pression qui l'envahissait. Il n'entendit même pas quelqu'un approcher. Aussi quand il sentit une main se poser sur son épaule il sursauta violemment, prenant appuie sur le matelas il se redressa vivement. Ses deux yeux de saphir croisèrent un regard violet sombre. Camus essuya précipitamment ses yeux et regarda de nouveau la personne qui lui faisait face. Un visage presque aussi fermé que le sien ne l'ait habituellement, une longue chevelure blanche comme la neige. Il portait un pantalon noir et une chemise blanche avec des manches assez larges. Le nouvel arrivant déclara, d'une vous calme:

-Dame Pandore m'a chargé de venir vous cherchez pour le diner.

-A qui ai-je l'honneur ?

-Désolé, je manque à tous mes devoirs. Rune du Balrog, de l'étoile céleste du talent. Et vous ?

-Camus, chevalier d'or du verseau.

-Enchanté.

-Moi de même...

Un silence s'installa entre les deux jeunes hommes, aucun des deux n'étant très bavard. Rune regarda sa montre, il restait encore une bonne demie heure avant que le repas ne soit prêt. Il reporta son attention sur le verseau qui gardait la tête baissée.

-...Vous avez pleuré. Déclara-t-il.

-Quelle perspicacité...

-Suivez moi. Poursuivit le Balrog sans prendre en compte la remarque du chevalier.

Voyant qu'il ne bougeait pas, Rune empoigna Camus par le poignet et le conduisit à la salle de bain. Il le fit s'assoir sur le rebord de la baignoire puis se tourna vers le lavabo afin d'humidifier un gant. Une fois cela fait, il l'essora un peu et le tendit au verseau qui le regardait faire un sourcil haussé.

-Mettez ça sur vos yeux quelques minutes, cela aura pour effet de les dégonfler. Il est hors de question que vous vous montriez devant les autres dans cet état.

Sans rien dire, Camus prit le gant et le posa sur ses yeux. Il se dit qu'il devrait peut être se montrer poli vu qu'il allait devoir rester ici un sacré bout de temps. Aussi il murmura un presque inaudible:

-Merci...

-Je vous en pris...

-Mais...je ne vous ai pas entendu entrer tout à l'heure...

-J'ai frappé, mais comme personne ne répondait je suis entré. J'ai été un peu...surpris de vous trouvez dans cet état...

-J'avoue que je n'étais pas sous mon meilleur jour...

-Avec ce qu'il vous ait arrivé je pense que c'est normal, comment rester insensible dans une telle situation ?

-...

-Mais ne vous inquiétez pas, il y aura des jours meilleurs, et vous verrez, on s'habitue assez vite à la vie ici.

Camus ne répondit pas et ne fit aucun geste. Il espérait néanmoins que le Balrog disait vrai, et que les jours ici seraient à peu près supportables. Au bout de plusieurs minutes, il finit par retirer le gant, ses yeux étant redevenus normal. Rune se pencha pour le recoiffer un peu et rajuster ses vêtements. Une fois rendu présentable, Camus demanda:

-Je ne suis pas vraiment sur d'avoir ma place parmi la bas...un chevalier parmi les spectres, c'est un peu mal vu...

-Ne vous inquiétez pas, le Seigneur Hadès nous a déjà tous prévenu et il a fait en sorte que vous soyez traité comme l'un des notre. Et pour ce qui est de votre tenue, personne ne fera de commentaires car bon nombre d'entre nous porte le même genre.

-Mais vous pourtant...

-Ce n'est pas moi mais mon supérieur, il veut que je sois couvert de partout pour une raison que j'ignore. Répondit le Balrog avec un sourire en coin.

-Mais je...n'ai que ça ?

-On viendra faire votre garde robe demain.

Le verseau hocha la tête et se décida à suivre Rune dans les couloirs. Le français gardait la tête baissée, il articula au bout d'un moment:

-Mais...je n'ai pas très faim vous savez. Et puis, ce n'est pas la peine de faire tant d'effort pour moi.

-Le Seigneur Hadès y tient particulièrement, et puis même si vous ne mangez pas vous devez venir.

Camus ne prononça plus un mot, se contentant de regarder le sol de marbre comme si c'était la chose la plus intéressante au monde. Il arrivèrent finalement dans la grande salle, une très grande table, suffisamment pour accueillir les cent huit spectres du moins, se trouvait au centre. Certains spectres se trouvaient déjà assis. Rune indiqua un siège à Camus, celui qui se trouvait sur le côté droit du trône d'Hadès, le verseau alla donc s'assoir. Le Balrog alla s'assoir sur un siège voisin de celui qu'occupait habituellement Minos. Celui ci arriva peu après suivit par son frère Eaque. Il s'assit entre le Balrog et le Garuda.

-Rune, ou étais-tu ? Demanda le Griffon à son procureur.

-J'étais parti chercher notre nouvel arrivant Seigneur Minos. Répondit Rune d'une voix calme en désignant Camus d'un signe de tête.

Les deux juges crurent d'abord qu'ils hallucinaient, mais en fait non. Ce que leur avait dit Hadès était bien vrai. Rhadamanthe avait bien été échangé avec le chevalier du verseau. Celui ci était bien conscient des regard qu'on lui lançait et des murmure qui avait commencé à se faire entendre. Aussi, releva-t-il légèrement la tête afin de lancer un regard qui eut pour effet de refroidir l'assemblée, au propre comme au figuré. Juste à cet instant, Hadès entra avec Pandore qui prit place au gauche du trône de son frère. Le dieu s'assit entre sa sœur et son «invité».

On leur apporta les entrées, les plats et les desserts en même temps. Leur laissant le loisir de se servir comme ils l'entendaient. Tous les spectres mangeaient tout en parlant de tout et de rien. Pandore était en grande conversation avec Violate, la seule fille du groupe, Hadès lui mangeait sans rien dire. Camus quand à lui était tellement discret que tout le monde oublia sa présence...enfin presque.

-Tu ne manges rien ? Lui demanda Hadès sans le regarder.

-Je...n'ai pas très faim.

-Il faut que tu avales quelque chose. Sinon tu vas être mal tout le reste de la soirée...

-Vraiment, je ne peux rien avaler...

C'est vrai, il ne pouvait rien avaler tant sa gorge était serrée et son estomac noué. Hadès soupira un peu. Il décida néanmoins d'entamer un peu la conversation, même si cela rester du bête et basique dans tous les sens du terme et vu à quel point Camus était peu bavard cela donna un truc du genre:

-Ta chambre te plait ?

-Oui, merci...

Silence.

-J'espère que tu te ferras vite aux Enfers et que le Sanctuaire ne te manquera pas trop.

-J'espère aussi...

Silence.

-Tu es vraiment sur que tu ne veux rien manger ? Il ne faudrait pas que tu fasses un malaise.

-Absolument, merci de vous inquiétez...

Silence. Hadès soupira mentalement. Il décida de laisser Camus seul avec ses pensées. Justement celui ci se posait une question...une seule, mais qui le tourmentait depuis qu'il était arrivé. Pourquoi Hadès l'avait-il choisi lui ? Il y avait tellement de chevalier bien meilleurs que lui, pas sur le domaine de l'intelligence bien sur ça il le savait, mais sur le plan physique...il y avait bien plus beau que lui...(PS: le pauvre, il n'a même pas conscience du charme fou qu'il a...ça fait presque pitié). Il se décida finalement à poser la question:

-Seigneur Hadès...?

-Oui ? Demanda celui ci en tournant la tête vers lui.

-Loin de moi l'idée d'être indiscret mais...je me demandais...pourquoi m'avoir choisi moi ?

Hadès faillit lâcher sa coupe de vin, il savait bien qu'à un moment donné le verseau poserait la question mais...il avait pensé un peu plus tard, en d'autre lieu. Il finit par répondre en regardant Camus droit dans les yeux:

-Désolé mais...ce n'est ni le lieu, ni le moment d'en parler. Un jour viendra ou peut être, je te dirai tout mais pour le moment, il faut que tu patiente encore un peu.

Camus haussa un sourcil, il lui cachait quelque chose...mais quoi ? Il poussa un petit soupire et replongea son regard dans son assiette vide.

A suivre