Hey vous allez bien? Moi grâce à vous je suis d'excellente humeur! Je n'en reviens pas du nombre de reviews pour seulement 3 chapitre!
Merci à toutes les mises en alertes et aux anonymes!
Je constate que la majorité d'entre vous souhaitez sortir les battes lol! Vous avez bien raison! Tanya est une garce et malheureusement nous n'en avons pas finis avec elle!
Et un énorme merci à ma bêta qui m'aide à trouver l'inspiration quand celle-ci ne souhaite pas pointer le bout de son nez!
J'espère que ce chapitre vous plaira autant que les autres!
5 ans plus tard
_Bella! Bouge tes fesses de là avant que je vienne le faire pour toi! cria une voix excentrique
_Oui, oui c'est bon j'arrive!
J'émerge doucement de mon cocon douillet. Je sens que la journée va être longue. J'ai eu le malheur de promettre à ma meilleure amie une journée de shopping. Et je peux dire que ça n'est pas tombé dans l'oreille d'une sourde.
Voilà pourquoi je suis debout à 6h un samedi matin.
J'enfile un peignoir par dessus ma nuisette pour me protéger des températures fraiches de ce mois de décembre.
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D'un pas chancelant, je me rends à la cuisine où m'attendent une tasse de chocolat fumant, une assiette remplie de pancakes et un petit bout de femme impatient.
_Ah enfin tu es là! Nous devons nous dépêcher. J'ai tout un programme à respecter!
_Bonjour à toi quand même! Et merci de demander, je vais bien! Ironisai-je
_Oh bonjour ma belle! Allez mange maintenant! Les courses de Noël n'attendent pas!
Je me contente de lever les yeux au ciel et de déguster mon petit-déjeuner en essayant de faire abstraction des babillages d'Alice.
Moins d'une heure plus tard, nous étions en direction du centre commercial. Toute la ville de Boston est décorée aux couleurs de Noël. Les illuminations, les sapins, les chorales rendaient l'atmosphère joyeuse pour tout le monde, sauf pour moi.
Les périodes de fêtes sont difficiles pour moi. Voilà cinq années que j'ai tout quitté, tout laissé derrière moi sans me retourner.
En quittant Seattle précipitamment, j'ai uniquement pris mon argent et ma voiture. J'ai roulé pendant plusieurs jours pour finalement atterrir à Boston.
J'ai quitté la côte pacifique pour l'atlantique. Inconsciemment, j'espérais que cette distance amenuise ma peine. Sans succès.
J'ai logé dans un petit motel le temps de pouvoir acquérir un appartement. Je n'ai pas pris le temps de me poser et de réfléchir à mes actes. J'ai un job' pour pouvoir subvenir à mes besoins. Mes études faisaient également parties de mon passé.
En écumant les petites annonces dans le journal local, je suis tombée sur une annonce intéressante. Une petite bibliothèque de quartier recherchait une personne pour le classement, l'accueil... Le salaire n'était pas mirobolant mais assez conséquent pour que je puisse louer un petit « chez moi » et manger à ma faim.
Je me rappelle m'être rendue directement sur place sans prendre la peine de contacter la personne responsable de l'annonce.
C'est une petite bonne femme au visage souriant qui m'accueillit. Après m'être présentée et expliqué sur la raison de ma venue, la dame prénommée Camille m'a simplement demandé quels étaient mes livres favoris.
Un peu étonnée je dois dire, j'ai répondu que j'aimais énormément les livres de Jane Austen, plus particulièrement Orgueil et Préjugé et que j'avais un penchant pour la littérature classique.
Le lendemain, je commençais mon nouveau travail. Camille m'avait expliqué qu'elle partait à la retraite et qu'elle me confiait une partie de sa vie.
Depuis toutes ces années, je ne suis toujours pas lassée d'exercer la profession de bibliothécaire. Il y a quelques temps en arrière, j'aspirais à un autre avenir pour moi mais maintenant je suis satisfaite de ma vie.
Trouver un logement par contre fut plus difficile. Mes revenus ne me permettaient pas d'avoir un logement digne de ce nom. Soit je tombais sur des endroits complètements délabrés, soit les prix étaient exorbitants.
Mes recherches ont duré trois semaines. Pendant ce temps, je continuais de loger au motel et mes finances commençaient à avoir mal.
Un jour où j'arpentais les rues du centre ville de Boston, ma maladresse légendaire fit des siennes.
Je percutais de plein fouet quelqu'un, si fort qu'elle et moi nous retrouvions les fesses sur le goudron.
En relevant la tête, je rencontrais une jeune femme, d'à peu près mon âge, petite brune, coiffée en pic.
Je me suis empressée de m'excuser mais la personne m'a simplement tendu la main en se présentant.
Quelques minutes plus tard, nous étions attablées à une terrasse de café à nous raconter nos vies respectives. J'ai appris qu'Alice, c'est son prénom, avait 22 ans comme moi, qu'elle travaillait dans une boutique de vêtements, que son petit ami s'appelait Jasper et qu'il était psychologue.
De fil en aiguille, nous en sommes venues au sujet de ma recherche d'appartement. Alice m'a dit qu'elle recherchait justement un colocataire mais que toutes les personnes qui s'étaient présentées ne lui plaisaient pas.
Le soir même, je quittais ma chambre miteuse pour emménager dans un joli petit appartement à deux pas de la bibliothèque et du centre ville.
Notre colocation a tout de suite fonctionné. Bien entendu, j'ai subi les crises d'hystérie d'Alice quand elle a constaté le peu de vêtements que j'avais.
N'ayant pas les moyens de me refaire ma garde robe, j'avais acheté le stricte nécessaire à mes besoins.
Alice s'était empressée de me traîner dans les boutiques pour me rhabiller de la tête aux pieds.
Impossible de résister à ce petit démon. Cinq ans après je n'y arrive toujours pas.
Grâce à elle, j'ai pu calmer ma peine. Je lui ai raconté une fois mon histoire et les causes de mon départ.
Elle m'avait écouté, sans jamais me juger. La seule chose qu'elle m'a dit c'est d'envoyer une lettre à ma famille pour signaler que j'allais bien.
C'est ce que j'ai fais. J'ai écris une simple lettre à mes parents ainsi qu'à Esmé et Carlisle. Je n'ai pas mentionné la raison de mon départ précipité ni ce que je faisais maintenant.
Je me suis contentée de dire que j'allais bien, que je travaillais et que j'avais un logement.
Chaque année, je leur envoie une lettre à cette époque de l'année.
Les fêtes synonymes de joie pour les autres sont pour moi un vrai calvaire. Tous mes souvenirs refont surface.
Alice le sait et elle s'arrange toujours pour m'occuper l'esprit.
Nous allons passer Noël chez nous avec son petit ami Jasper et sa sœur Rosalie.
Ces trois personnes sont ma famille à présent.
Depuis mon arrivée à Boston, je n'ai pas cherché à faire des rencontres qu'elles soient amicales ou amoureuses au grand damne d'Alice.
Elle a bien essayé de me caser avec des connaissances à elle mais je n'en ai que faire.
Mon seul et unique amour est encore très présent dans mon esprit. Même les coups d'un soir ne m'attirent pas. Pathétique.
Non! Folle amoureuse me souffle une petite voix.
Aimer une personne que je n'ai pas vu depuis toutes ces années. Que j'ai lâchement abandonné alors qu'elle était mon tout. Qui doit être mariée avec des enfants maintenant.
Je sens mon cœur se serrer dans ma poitrine, mes yeux me picotent. Le chagrin refait brusquement surface.
Des larmes coulent sur mes joues sans que je ne puisse rien faire pour les stopper.
J'essaie de les soustraire au regard d'Alice. En vain. Elle se retourne vers moi et voyant que je n'écoute pas son babillage.
_Oh ma Bella, pourquoi pleures-tu?
_Mes vieux démons me souhaitent de bonnes fêtes. Soufflai-je
Pas besoin de m'étendre sur le sujet, elle a compris. Alice est une fille vraiment extra. Toujours présente quand il faut. Elle se contente de me serrer dans ses bras.
Au bout de quelques minutes, je parviens à reprendre mes esprits.
_Bon, allons-y! Les cadeaux de Noël nous attendent! Dis-je feignant l'enthousiasme. Ce qui ne passa pas inaperçu à Alice.
_Isabella Swan! Tu vas plaquer un grand sourire sur ton visage et venir avec moi! Ordonna mon petit lutin.
Trois heures plus tard et un monticule de sacs accrochés à nos bras, Alice et moi buvions un café au Starbuck.
Il était prévu que l'on se sépare pour acheter nos cadeaux l'une pour l'autre et de se retrouver à la voiture une heure plus tard.
_Lyly, laisse-moi au moins déposer tous mes achats à la voiture! Plaidai-je
Je suis sûre d'avoir les bras qui touchent le sol avec le poids de nos achats. Car bien sûr, ça aurait été trop beau de se contenter des cadeaux de Noël. Il a fallu que nous regarnissions nos gardes robes.
_Bella! Dépêche-toi! Nous devons encore rentrer à la maison pour faire le sapin!
_Calme-toi un peu. Je n'en ai pas pour longtemps. Je sais déjà ce que je vais te prendre.
_Bein moi non! On se retrouve dans une heure!
Je ne pris pas la peine de répondre. Après avoir déposé tous mes sacs, je pris la direction de la boutique souhaitée.
Cette année, je vais lui offrir des billets de concerts pour aller voir Muse. Alice en est folle.
En sortant du centre commercial pour retourner à la voiture, mon portable m'indique l'arrivée d'un nouveau message. C'est Alice qui me nargue. Elle m'attend déjà. Je relève la tête et vois au loin mon petit lutin qui affiche un sourire fier.
Chose rare qu'Alice n'ait pas pris le temps de flanner dans les boutiques.
Je range mon téléphone dans mon sac et en relevant mon regard vers ma meilleure amie, je vois son visage emprunt de peur.
Je n'ai pas le temps d'y penser plus que j'entends mon prénom hurlé et que quelque chose me percute de plein fouet.
J'aurais fait attention, j'aurais vu le chauffard fou qui me fonçait dessus. J'aurais eu le temps de me décaler.
À la place,
une douleur fulgurante s'empare de tout mon être. Des points noirs apparaissent devant mes yeux.
Un brouhaha se fait entendre autour de moi.
Je ne distingue plus rien, ma vue se brouille, mes oreilles sifflent.
Des vieilles images défilent dans mon esprit. Ma dernière pensée est pour LUI.
Le noir m'emmène avec lui.
Je crois que je vais aller me cacher non?
Vous allez pas me taper hein?
Allez faites moi péter ma boite mail de reviews!
A très bientôt
Marn
