Chapitre 3, deuxième partie : Quand la raison échappe à notre perception …
Disclamer : Bien que j'aimerais les personnages du monde Naruto ne m'appartiennent pas, mais sont l'entière propriété de Masashi Kishimoto, alors pitié ... ne me le rappelez jamais ! TTT-TTT
Coucou ^^ ça faisait déjà un certain moment encore que je n'avais rien publiée et j'implore humblement votre pardon pour cet acte haut combien abominable. xp
Seulement je me suis découverte un immense défaut : la feignardise ! J'ai beau avoir des idées je laisse aller le temps ... résultat ? Un début de chapitre acceptable, une suite on ne peux plus insatisfaisante et une perte complète des idées que j'avais longuement perfectionnées. Autant dire qu'énervée, j'efface la plus grande partie de mon texte pour ensuite perpétuer ce même cycle d'intense frustration. Enfin tout ça pour dire, qu'un soir comme les autres alors que je me consolais avec vos commentaires, l'illumination met venu et c'est ainsi que j'ai pu poster ce chapitre ! XD en espérant que vous ne m'en voudrais pas trop et que ce chapitre puisse être au moins à la hauteur des précédent ( je m'en voudrais tout de même après cette looongue absence ), trêve d'idioties je vous souhaite une bonne lecteur et vous remercie encore de me lire malgré le retard de mes parutions. ^^
Cela devait faire de longues heures qu'ils patientaient ici sous un soleil ardent, feutrant la moindres de leurs plaintes comme aspirées par une entité supérieure. Des gouttes irisées cascadaient le long de leur corps à demi-découvert, tandis qu'ils ne se gênaient nullement pour inhaler et exhaler de large bouffées d'air chaudes, les silhouettes alanguies et les expressions décomposées. Un jeune adulte, plus courageux que ses comparses, éleva le bras dans les airs pour se cacher du soleil. Allongé ainsi au sol, dépité, il ne semblait plus dégager aucune force et cette observation se confirma lorsque son bras retomba mollement sur l'herbe humide du lycée. D'un regard vague, il observa la tonne d'élève entassait sous l'unique sole pleureur de l'établissement, accablé et envieux.
- Il compte attendre notre décomposition précipitée ou ça l'amuse tout simplement de nous torturer ainsi ? Vibra sa voix habituellement grave, mais en cet instant terriblement cotonneuse, faiblarde comme l'aurait dit sa sœur aîné.
Un bras compatissant s'abattit mollement sur son torse bronzé et brûlant et lorsque son regard se tourna sur une crinière blonde échevelée, il su à qui s'adresser. Naruto était dans un état tellement avancé dans son complet abrutissement, qu'il ne prenait même plus conscience de l'image qu'il pouvait renvoyer à ses amis. Simplement il n'en pouvait plus. Son torse doucement cuivré était laissé à découvert, dévoilant ses formes avantageuses et harmonieuses, ainsi que les gouttes intrépides qui les sillonnaient avec concupiscences. Seul son pantalon marine était encore en place, barrière de tout fantasme inavoués. Pourtant, pendant un cours moment il s'était bien demandé s'il devait l'enlever, ce maudit pantalon ! Mais Naruto s'était bien vite ravisé d'une frappe quelque peu bourrue et énigmatique, à ses yeux faussement candides, de mister Uchiwa. Son bras reposait donc nonchalamment sur le torse de Kiba, tandis que son second épousait grossièrement les courbes masculines de son meilleur ami, celui-ci bien trop éreinté pour y prêter une quelconque attention.
Naruto avait largement ouvert la bouche on ne savait trop quand, le corps tendu et le regard hagard. Sa contenance quémandeuse n'eut même plus raison de l'humour insatiable, mais avant tout chose déplorable, de Kiba qui se contenta d'étouffer un grognement en secouant sa tête bistrée dans l'herbe chaude, pensant fébrilement que cela le soulagerait un peu de sa peine et tous, affalés dans ce petit coin de verdure, étaient dans le même état de complet abrutissement. Suigetsu, Karin, Saï, Shikamaru, Tenten et Temari, Lee, et même l'élégant Neji, Itachi et la bien douce Hinata. À vrai dire seul Gaara restait assit en guetteur, près à donner l'alerte dès qu'il verrait leur professeur de philosophie arriver. Pourtant, la douce réalité les frappèrent mesquinement tels une longue mélopée, vicieuse et douloureuse : Obito-senseï les avait abandonnés.
- Économise ta salive, tu en auras besoin lors des prochaines minutes … Murmura à peine Neji dans un râle un peu plus poussé et éloquent.
Tous étaient anéantit. Son exclamation fit grogner la bande, bien trop fatiguée cependant pour répliquer quoi que soit. L'espoir les avaient tous quittés, désertés lâchement. Ils visualisaient déjà bien leur avenir … misérable. Dans un désert aride et vide de vie, leur corps s'entre-balançant, rythmaient par le son furtif du sable safrané s'envolant entre leur silhouette pauvresse, s'esquivant jusque dans leurs sandales, virevoltant au grès des corps aguerris, leur regard éteint, terne mais clairvoyant pointé sur l'horizon, un horizon en perpétuel changement et pourtant toujours semblable. Une illusion d'une vie comblée par leur propre inconscient, l'illusion d'un lac où s'abreuver, d'une âme à aimer, d'un corps à convoiter, l'illusion de leur vie de misère et de leur professeur arrivant à l'heure en clamant un joyeux et resplendissant :
- Yo les jeunes ! la pêche ?
Personne ne répondit et Le professeur ne haussa qu'un simple sourcil en désespoir de cause. Son regard tomba un instant sur son élève favori, Uzumaki Naruto, et le voir en une telle posture le déstabilisa légèrement. Son regard de nuit sans lune se déposa alors sur sa montre et à mesure qu'il décryptait les indications inscrites, l'aiguille battant au rythme d'un cœur apaisé, pourpre et large, lente et fière, il poussa un long soupir. Il n'avait qu'une heure de retard !
Son regard bleuté s'était posé sur l'extérieur depuis près d'une demi-heure et depuis plus rien n'attestait de son état, ni s'il possédait encore cette capacité à remplir ses poumons d'oxygène. Pas un seul battements de cils, ni même un soupir insolent comme il se plaisait bien à les faire. Naruto ne paraissait plus vivre dans le même univers que son entourage et Itachi dut finalement se faire une raison, le blond n'écoutait plus un traître mot de ce que pouvait débiter le professeur de littérature, Mr Hatake. Le ténébreux mit soudainement fin au calvaire de son stylo bic qu'il brutalisait sadiquement depuis le début de l'heure, et dans un soupir fataliste et visiblement peu inspiré, lança une petite boulette de papier sur le crâne blond de l'Uzumaki. Uzumaki qui de toute évidence ne devait comprendre la nature de son action, vu qu'il ne daigna pas bouger d'un millimètre de sa contemplation passive, alors que la boule retombait sagement sur une page de son cahier de cours … dénouée de toutes encres ou imperfections quelconques, proprement parfaite.
Pourtant, dire qu'il ne pouvait sentir le regard sombre et impatient de l'Uchiwa rivé sur sa nuque n'aurait été que douce litote, néanmoins c'était tout comme et seul le son particulier d'une craie glissant sur la surface plane d'un tableau envahissait la classe, tandis qu'un unique sourcil du brun se haussait, puis tressautait dans une insatisfaction éclatante. Rien ni personne n'ignorait un Uchiwa, et encore moins Itachi Uchiwa. C'était là un pari risqué, d'autant plus lorsqu'un grincement aigu de dents s'entrechoquant furieusement se faisait entendre. Alors que le professeur s'apprêtait à finir sa phrase, qu'un long silence perpétuait ses dires dans la classe, que la concentration était telle qu'aucun élève n'osait parler ni même s'autorisait un mouvement … un bruit sourd et tonitruant retentit, finissant de tous les réveiller et brutalement.
Au fond de la classe, un seul des élèves ne collait pas à l'image que Kakashi se faisait du lycéen modèle … Uzumaki Naruto. Ses sourcils se froncèrent instinctivement en tombant sur son visage ahuris. Le jeune garçon s'était tout bonnement et grossièrement rétamé au sol et par on ne savait exactement quelle opération du Saint esprit. Encore assit sur sa chaise, désormais à l'horizontal, les yeux plissés en se massant le cuir chevelu endoloris et la grimace prononcée, Kakashi ne savait même plus s'il devait être pris de compassion pour la bêtise naturelle du jeune homme ou de profond désespoir entre-caché par une expression furieuse. Il avait tout fait pour que le jeune garçon s'investisse dans ses cours jusqu'à lui donner des leçons particulières, restreindre le nombre d'exercices donnés, mais rien n'y faisait ! Cet enfant restait un éternel cancre, entièrement hermétique à toute forme d'éducation, un véritable animal de foire !
- Je peux savoir ce qu'il se passe encore, Uzumaki ? S'impatienta-t-il en croisant les bras sur son torse scrupuleusement bombé, sans pour une fois songer à ébouriffer sa coiffure déjà épique et doucement grisonnante malgré l'âge.
- C'est ce que j'aimerais bien savoir, justement … grommela effrontément le blond en tentant de se relever sous des gloussements peu flatteurs et d'autres ricanement dédaigneux.
Alors que le regard précieux de lapis-lazuli croisait celui d'onyx, Itachi n'hésita pas à décaler ostensiblement sa jambe gauche pour la presser sur sa consœur dans un petit rictus suffisant, qui se vit pourtant furtivement effacé par sa main d'opale, longue et indocile, qu'il ramenait d'un mouvement souple. Les doutes de Naruto se confirmèrent derechef sous l'air très (mais très) satisfait qu'affichait son voisin de table, expression que seul son regard prenait la peine de prendre en compte.
- Hé Teme, tu étais obligé ? Susurra-t-il finalement en plissant les yeux, quand il s'approcha de lui pour remettre sa chaise en place.
- Qui te dit que c'était moi ?
- Mon petit doigt ! Ironisa Naruto en levant les yeux au ciel. Ton sourire, crétin !
Itachi baissa alors lentement sa main, laissant son sourire s'épanouir narquoisement telle la rose éphémère du matin, les yeux brillant avant de croiser les mains sur sa table et de reprendre une attitude des plus sérieuses et dignes. Le blond ne put hausser qu'un sourcil incertain.
- Alors Uzumaki, une explication quelconque pour s'être donné le droit de semer la ' zizanie ' dans mon cours ? Insista le professeur en le mitraillant de son regard noir et accusateur, à l'image de l'enfant auquel on venait de confisquer son jouet le plus précieux.
Naruto laissa ses yeux parcourir la salle de fond en comble, paraissant cherchait la « zizanie » dont semblait se plaindre leur enseignant avant de soupirer en étouffant un grognement bien incongru et éhonté. Les deux doigts qui malaxaient préalablement l'entre-deux parfait de ses sourcils vint alors retomber jusqu'au bassin, caressant distraitement les reliefs argentés qui singularisaient son uniforme marine, son autre main se faufilant clandestinement dans son épaisse crinière indomptée.
- Je n'en possède aucune qui vous dissuaderez de ne pas me punir senseï, ni même de ne pas me blâmer pour ma conduite. Sachez néanmoins que j'en suis profondément navré et si vous concédez à me garder dans votre cours, je saurais me montrer exemplaire et digne de vos espérances. Déclara finalement Naruto en se courbant dans un semblant de respect et si bien que sa soudaine docilité instaura un silence des plus inconfortables dans la salle.
Itachi dévisagea étrangement son ami d'enfance avant de siffler en secouant nonchalamment ses mèches corbeaux, ce qui lui attira inévitablement le regard menaçant du blond, néanmoins adouci par la lueur malicieuse qui continuait de les bercer dans un océan d'eau douce tout aussi distrayant et translucide que le reflet de la lune mère sur terre. Il fit pourtant taire le sifflement du brun en claquant sa langue sur son palet dans une mimique de contrariété, remplaçant alors le son entêtant par un rictus narquois.
- Très bien, Uzumaki. Reprit Kakashi en semblant le sonder d'un regard félin et farouche. Pour cette fois du moins… Rasseyez-vous.
- Merci, senseï !
Il ne fallut néanmoins attendre plus de quelques minutes pour qu'une voix feutrée ne s'élève jusqu'à son voisin.
- Alors … tu m'expliques ou j'emploie les grands moyens ?
- Tu ne concédais visiblement pas à me répondre, j'ai donc été forcé de te faire réagir d'une manière disons plus … radicale. Avoua-t-il dans un regard moqueur que le blond ne tint heureusement pas en compte.
Naruto ne put pour autant retenir un regard outré mélangé d'une certaine dose d'ironie et Itachi s'abstint de répliquer d'une de ses pichenettes habituelles pour ne pas attirer plus l'attention sur eux. Néanmoins, qu'est-ce que cette envie pouvait le démanger, provoquant des picotements réguliers sous ses longs doigts effilés et d'autant plus lorsqu'une mèche sombre vint lui obstruait la vue, l'agaçant au possible. De son seul œil visible il ne voyait qu'une iris subtilement moqueuse et additive, mais cette seule vision parvint à attiser sa curiosité.
- Parce que tu n'écoutait pas le cours toi, Mr perfection ? Laisse-moi rire !
- Moque-toi selon tes désirs baka, siffla mauvaisement Itachi en détournant son visage du sien, mais si « Mr perfection » comme tu le dis n'écoutait plus le cours, ce n'était certainement pas de sa faute …
- Et c'était de la mienne, peut-être ? S'indigna le blond en inspectant néanmoins minutieusement les moindres réactions de leur professeur commun.
- Parfaitement, un véritable miracle que tu l'ais deviné tout seul, baka ! Répliqua le ténébreux en pressant son coude sur son bureau, de manière à laisser nonchalamment reposer son menton sur le dos de sa main, l'expression proprement princière.
- Je n'y crois pas, cracha Naruto en se retournant hargneusement vers sa fenêtre, tentant de se calmer de par ce fait.
Un silence pesant régnait alors définitivement entre les deux garçons sans que ni l'un ni l'autre ne fasse un geste pour l'ignorer, aussi obstinés que leurs propres parents. Il ne restait plus qu'une brève demi-heure avant la fin du cours et finalement Naruto dû se rendre à l'évidence : la lumière douce qui se profilait à l'horizon, ainsi que le calme ambiant qu'il pouvait s'imaginer régner près des arbustes extérieurs ne le reposait pas plus que le son de la voix de leur enseignant. Du moins cela ne le reposait plus depuis que le brun l'y avait brutalement extirpé, il ponctua sa pensée d'un magnifique regard noir au dit brun, qui, l'interceptant silencieusement, lui répondit d'un haussement de sourcil inquisiteur. Naruto se résigna longuement dans un grondement bien plus rageur, les joues rougies sous la gène que lui occasionnait ce qu'il s'apprêtait à lui demander, en détriment de sa bien aimée fierté :
- Sinon … ce que tu avais à me demander ?
Itachi le fixa intensément avant de reporter son attention sur la fin du cours en lui désignant d'un doigt lasse une petite boulette de papier, qui traînait royalement sur le bord de la table comme menaçant de tomber. Naruto releva son regard sur Itachi, mais en comprenant que celui-ci ne daignerait plus en faire de même, extrêmement concentré semblait-il, il consentit à défroisser le papier. Naruto attendit un temps succinct avant d'y distinguer une écriture fine et régulière. Il déglutit. « Tu te rappelles de quel jour nous sommes exactement, ce vendredi ? »
L'Uzumaki pencha la tête en fronçant des sourcils d'une expression passablement réfléchie, il la tangua à trois reprises de droite à gauche en entrouvrant ses lèvres doucement luisantes, perdit un quart de secondes son regard sur l'extérieur, sur ses mains halées, son professeur, le plafond, plissa un œil, puis se pressa l'arrête du nez en une concentration bien trop excessive pour paraître réaliste, du moins du point de vue d'Itachi.
- On dirait père lors de sa dernière gastro … Commenta le brun en soupirant, l'œil exaspéré.
- C'est cela oui ! Râla le blond avant de réaliser. Que … quoi ?
Leur regard s'attrapèrent bien curieusement et tandis qu'un profond silence régnait, que la sonnerie retentissait bruyamment, un rictus étira finement les lèvres de l'Uchiwa. Un semblant de sourire qui se répercuta sans plus attendre sur celles de l'Uzumaki, ce même individu qui était précédemment en pleine crise d'hypertension. Sans plus attendre les deux jeunes garçons pouffèrent dans une parfaite synchronisation et sous les yeux impuissants des personnes alentours. Kakashi les mira étrangement, mais ne dit mot.
- Tu me raconteras ?
- Évidement !
- Vraiment ? Répondit seulement le blond en haussant un sourcil, tandis qu'il s'affairait responsablement à ranger ses anciens cahiers de cours dans son casier d'un bleu marine concordant magnifiquement avec la couleur délicate de leur uniforme scolaire.
Pour seule réponse, un profond soupir fut poussé, conteneur de toutes la désillusion d'une vie d'infortune. Naruto ne put d'ailleurs s'empêcher un sourire sous le râle particulièrement prononcé et fataliste du brun, un sourire quelque peu sadique tandis qu'une de ses dents blanches s'activait joyeusement à scarifier sa lèvre inférieure.
- Comment fais-tu donc pour toujours tout oublier ? S'exaspéra Itachi en s'irritant nerveusement la surface douce et pâle de son front, les sourcils sensiblement froncés et révélateur d'une contrariété croissante. Tu n'avais pourtant jamais oublié cela auparavant !
- Rahh, détends-toi Ita' ce n'est pas la fin du monde, non plus ! Je vais bien lui dégotter un cadeau à ton asocial, j'ai encore quatre jours, non ?
Les yeux plissés et menaçants du ténébreux eurent raison de l'enthousiasme légendaire de Naruto qui déglutit alors en soupirant, la tête penchée sur la droite telle que n'importe quelle personne un tant soit peu sensée aurait pu supposer qu'il réfléchissait, mais Itachi lui savait. Bien loin de réfléchir décemment, cet idiot blond allait pour ne plus changer lui sortir la pire idiotie du siècle. Minutieusement préparait à cet l'affront, il avait croisé ses bras sur son torse, le regard longuement affûté et vrillé sur les lèvres désormais rougies et douces détentrices de plaisir.
- Mais je ne sais pas moi, qu'est-ce que tu veux que je te dise à la fin ! S'emporta finalement l'Uzumaki, mit sous pression par le regard pesant de son meilleur ami. Il a déjà couché au moins, ton cher frère ?
Les yeux du brun ne durent jamais aussi rapidement s'écarquiller, du moins avant qu'il n'accuse le coup en soufflant bruyamment.
- Qu'est-ce que tu racontes encore, crétin ?
- Quoi ? Oh ne fais pas ta sainte ni-touche, s'il-te plait ! Est-ce qu'il s'est déjà donné, accouplé, offert, prostitué même, je ne sais pas moi ! Il a déjà …
- Encore à mot … Prévint Itachi dans un sourire dangereux et si bien que Naruto se reprit rapidement, le teint bien plus cadavérique même que celle de son ami. Et tu peux dire définitivement adieu à tes bijoux de famille …
- O … K, oublie ! Un vulgaire tatouage fera l'affaire dans ce cas. Conclut-il innocemment en refermant son casier, s'y laissant ensuite reposer gentiment tout en fixant avec un ennuie palpable l'Uchiwa.
Uchiwa qui d'ailleurs soupirait ostensiblement en se frottant l'arrête du nez, se le pinçant ainsi dans un même temps et à plusieurs reprises comme s'il espérait se réveiller d'un long et doucereux rêve, néanmoins il devait vite reprendre contenance car tout ceci était bel et bien réel … bien malheureusement. Lorsque son regard d'anthracite retomba sur celui azur de Naruto, il sentit néanmoins les battements fourbes de son cœur s'apaiser et tant qu'il se permit un ricanement, désarment un instant totalement son camarade.
- À moins que ton but ne soit de provoquer notre père, je te déconseille vivement cette idée, Naruto.
- Qu'est-ce que j'y peux moi, si ton frère n'aime rien ! Riposta Naruto en fronçant les sourcils, le visage sèchement retourné sur la droite, alors que ses joues prenaient une sulfureuse couleur carmine.
Itachi le dévisagea un instant les sourcils largement relevés, visiblement circonspect de retrouver graduellement le petit garçon qu'il avait longuement côtoyé par le passé. Vraiment, comme son ami pouvait s'avérer gamin quand il s'y mettait, pour autant il ne pouvait s'empêcher de lui trouver quelque chose de touchant. Leur désaccord déjà oublié, un sourire incoercible força la barrière musclée de ses lèvres, vraisemblablement attendrit par la moue de son idiot de blondinet.
- Allez viens, tu ne vas pas faire la tête pour si peu, si ? Taquina-t-il en s'emparant du bras du blond pour l'amener contre lui.
Surprit, celui-ci ne parvint guère à réagir alors que son visage rencontrait déjà le torse scrupuleusement musclé de l'Uchiwa et qu'un bras pâle s'enroulait autour de sa taille pour l'empêcher astucieusement de s'échapper. Son second s'élevait déjà dans les airs, permettant à une main mutine de se faufiler dans ses mèches d'ors et de les ébouriffer affectueusement.
- Hé, qu'est-ce que tu fabriques, Teme !
Naruto tenta de se débattre en vain, il râlait quand son regard parvint à saisir le visage de son ami et ce qu'il y vit alors le déstabilisa plus que de raison. Itachi avait l'air heureux. Étrangement cette simple et anodine constatation lui donnait la sensation d'être mille et une fois traversé par la pointe fine et vicieuse d'une lame séculaire. Il déglutit avec célérité. Néanmoins, son trouble passé Naruto se prit rapidement au jeux, chatouillant habilement son ami qui ne prit grand temps avant de se plier d'un rire clair et éhonté. Leur chamaillerie dura même un certain moment et seul ce son particulier parvint à les extraire de leur état d'exaltation, un raclement prononcé. Le premier à se retourner fut Naruto et mettre un nom sur sa profonde déroute aurait était bien trop complexe pour lui sur l'instant. Seul le son entêtant de deux respirations hachées, la douce et bienheureuse chaleur lui gagnant le visage et son regard flouté lui était comme ainsi dire distinguable et si le « fauteur de trouble » n'avait pas daigné prendre immédiatement la parole, nul doute qu'il n'aurait même plus fait cas de sa présence.
- Je dérange peut-être ?
La voix était cassante et prononcée avec tellement de froideur et de haine, que le doute même n'était plus possible.
- Sas'ke … et si je te disais que oui ? Ricana Naruto en haussant un sourcil, mettant autant de franchise dans sa réponse qu'il tentait avec velléité de contrôler sa respiration laborieuse.
Il n'eut plus le temps de recueillir la réponse si attendue de l'intrus qu'un poing puissant s'abattait déjà sur son crâne, le faisant pousser un hoquet de surprise.
- Tch, crétin …
- Répète ça, enfoiré ! S'emporta de nouveau le dit « crétin » en se massant douloureusement le haut du crâne, bien que son regard était bien plus occupé à fusiller son aîné brun.
- A-bru-tit et sourd en plus ? Souligna ce dernier en portant une main lasse à ses hanches. Tu as décidément tout pour plaire !
- Je vais te … Il ne put finir que la main de son meilleur ami s'affairait déjà sournoisement à désarticuler son visage, tandis que d'une autre, il se replaçait l'une de ses nombreuses mèches noires et volages derrière l'oreille.
- Sinon que nous vaut le plaisir de ta visite, cher petit-frère ? Poursuivit-il d'une voix rauque et charmeuse en occultant admirablement son ami blond, ce même individu qui tentait désespérément de lui donner ne serait-ce que l'ombre d'un coup de poing … et ça se clamait champion de taekwondo !
Le cadet Uchiwa mit un temps certain à détacher son visage de celui de l'Uzumaki, visiblement perplexe quant à sa vulnérabilité face à son frère, mais quand il plongea son regard d'onyx dans celui de ce dernier, il lui semblait que tout haine refaisait nouvellement surface.
- Je m'ennuyais. Articula-t-il longuement, comme si prononcer ses simples mots lui faisaient du tort.
Lui et Itachi se fixèrent ainsi durant ce qui leur semblait une éternité, du moins avant que l'aîné Uchiwa ne trouve une manière détournée de couper court à leur bataille assassine d'œillades uchiwesques. D'un mouvement souple et rapide, sa main se détacha du visage endoloris de son plus vieil ami, qui crut bon de profiter de cette faille pour s'approcher au plus près de lui. Cet instant présomptueux lui fut fatidique. Bien avant qu'il ne puise faire le moindre pas, un second poing bien plus puissant cependant, élu domicile sur son crâne dorée, le déséquilibrant sévèrement jusqu'à ce qu'une jambe malfaisante ne s'accroche à la sienne et ne le fasse brusquement s'écraser au sol le menton en première ligne de mire. Un instant de silence perdura pendant lequel les frères Uchiwa miraient étrangement un ange de débauche vulgairement écroué au sol, guère plus compatissant qu'une huître séchant sur la roche fraiche, aux aguets des premières lueurs de l'aube. Quand Naruto se releva, toutes traces d'impassibilité s'envolaient telle la tornade l'emportait sur les plus grandes tempêtes.
- Non, mais tu es complètement malade ! Tu ne vois pas que tu aurais pu me faire super mal, là ? Véhémenta bruyamment Naruto, le regard illuminé par une nouvelle et inusité fureur.
- Tu n'as rien, non ? Soupira le brun en détournant subtilement le regard. Alors cesse de remuer pour un rien …
- Comment ça « pour un rien » ? espèce de sale …
- Naruto ! Intervint enfin Sasuke les sourcils froncés, alors que le blond se retournait furieusement vers lui il se sentit plus lasse que jamais. T'es lourd, ferme là un peu.
Dire que Naruto était outré était un bien mauvais euphémisme, non il n'était pas outré, il était humilié, offensé, mortifié, outragé ! Comment ce petit merdeux et son frère pouvait donc l'envoyer paître après l'avoir ainsi défiguré. Ils le passaient à tabac et ensuite c'était lui, la pauvre victime, qui était lourde et qui se devait de la boucler ? Non, non, non ça n'allait pas se passer ainsi, jamais, fois d'Uzumaki doublé de Namikaze et triplé d'un Naruto en pleine crise d'hystérizuki ! Jamais il ne laisserait un de ses péteux d'Uchiwa lui marchait sur les pieds … même s'il était actuellement question de son meilleur ami et de son petit frère chéri. Son ricanement malsain eu d'ailleurs raison de leur orgueil mal placé.
- Je vois, je vois mon cher Sas'ke ! Tu es bien arrogant tout à coup … aurais-tu donc oublié ce que tu me dois ? Susurra insidieusement le blond en délaissant volontairement le grand brun pour se rapprocher du « corbeau » comme il aimait si bien l'appeler, peu loquasse et constamment sur ses gardes mais produisant les sons les plus tranchants et cruels lorsqu'il ouvrait son bec. L'image parfaite de Sasuke lorsqu'il s'était mit en quête d'une nouvelle victime à peiner.
À cette révélation Itachi fronça un seul de ses sourcils, l'autre suspendu sur son visage telle la patte avariée qui y serait laissée collée depuis des semaines entières, les lèvres doucement pourprées entrouvertes sous un début de stupéfaction. Sasuke devait donc quelque chose au blond … intéressant. Sasuke quant à lui ne bouger plus d'un iota en fixant l'Uzumaki lentement se diriger en sa direction, jusqu'à ce que son souffle ne soit qu'à deux baisers de son oreille.
- Je n'entend pas de réponse, gamin ?
- C'est que je ne te dois rien. Répliqua crûment le cadet.
- En es-tu seulement sûr ? Reprit Naruto en souriant, si bien que le brun ne put s'empêcher de déglutir en le fusillant du regard, néanmoins incertain.
- Je ne vois pas de quoi tu parles, Naruto. Sois clair ou bien ne la ramène pas …
Un second ricanement eu raison des nerfs du garçon qui se recula soudainement pour attraper Naruto par le col de sa veste, avançant si près son visage qu'il touchait une fois encore celui halé, les nez s'embrasant pour la première fois tel l'aurore déteignait sur le crépuscule.
- Ne me fais pas perdre mon temps, dobe … tu sais pertinemment que je ne supporte pas qu'on puisse jouer avec mes nerfs. Je te l'ai dit, si tu n'as rien à dire de plus, sois gentil et boucle là !
Ses propos étaient terriblement glacials et haïssables, il les savait même injustifiés et irresponsable d'une personne de son rang, mais cela venait comme un automatisme et il ne pouvait s'y soustraire, à chaque fois qu'il sentait cette tête de nœud prendre le contrôle sur ses sentiments il ressentait ce besoin insatiable de le rabaisser plus bas que terre, et encore là il y était allé doucement. Il avait toujours ce besoin de dominer et de ne jamais se soumettre à quiconque sinon à ses géniteurs et auprès de Naruto ce besoin vital d'assouvissement allait en s'accroissant. Il y avait déjà réfléchi posément par le passé et ne lui venait que cette réflexion qui lui paraissait bien plus puérile qu'autre chose. Il s'agissait bien là de la différence d'âge qui le séparait tant du blond et de son frère. Il aurait voulu naitre en étant supérieur et unique, peut-être comme Itachi et avoir le privilège de rabaisser cet idiot d'Uzumaki selon son bon vouloir et envies, lui montrer qu'il était le meilleur non seulement par rapport à lui, mais à tout autre. Il voulait le dépasser tant au sens propre qu'au figuré … il le voulait égoïstement il le concevait, pour autant son besoin de possession en devenait d'autant plus insoutenable lorsqu'il le voyait ainsi à l'aise et dominé avec son frère. Il voulait être le seul à occuper cette position, mais une grande crevasse persistait entre ses malheureuses chimères et la réalité … une crevasse de taille.
- Frustré de ne pas se rappeler, peut-être ? Rajouta Naruto en plissant les yeux. Hein, Sa...Su...ke...
- Ne me cherche pas Uzumaki, tu ne pourrais pas apprécier ce que tu y trouverais .
- Et … qu'est-ce que je risquerais de trouver, dis -moi ?
Un sourire de dément s'accapara alors les lèvres de l'Uchiwa qui percevait déjà les battements de son cœur battre comme s'il lui avait ordonné une fin prochaine. Sa raison même ne lui commander plus, il ne voyait plus ni n'entendais plus rien à part ce crétin et d'une certaine manière il s'en délectait.
- Et bien …
- Moi ! Intervint une voix grave dans un cri de victoire, alors qu'une tête bien connue apparaissait et collait nerveusement à leurs joues en mettant définitivement fin à leur petit instant d'intimité. Alors si vous pouvez vous décaler, on est encore dans une école ici, j'aimerais bien voyez-vous ne pas prendre le risque de choquer immodérément mes fréquentations, hm ?
- Itachi … Gronda Sasuke, les sourcils froncés, tout en grinçant frénétiquement des dents dans un début de rage.
- Donc, poursuivit le brun d'une voix plus froide et menaçante, je te serais grès de lâcher le crétin congénitale sur-le-champ.
Un véritable combat de regard s'engagea entre les deux parties, alors que Naruto, le visage basculait en arrière comme s'il tentait de se soustraire à la scène, paraissait passer le pire instant de son existence. L'ombre d'un rictus était resté présent sur son visage tandis que son regard roulait dans son orbite au fur à mesure que Sasuke raffermissait son emprise sur sa chair tendre et innocente et que son teint prenait des tons … disons plus translucides. Cependant, d'aucun n'était près de s'occuper de son cas au détriment de songer à s'occuper sérieusement du leur. En effet, l'aura autour des deux garçons était devenue tellement toxique que plus aucun élève ne pensait même à l'idée de s'approcher d'eux pour secourir une inoffensive nouille en perdition dans les doigts fins et acérés d'un vautour affamé, préférant adopter l'attitude « rasons les murs sous peines d'êtres repéré par les deux rapace enragé. ».
- Ne t'ai-je pas déjà demandé de le lâcher, cher petit-frère ? Réitéra Itachi en penchant la tête d'une expression à en effrayer bien des femmes enceintes, le sourire toujours ne place.
- Force-moi donc à le faire, grand-frère bien aimé ! Répliqua Sasuke avec un sourire rempli d'une innocence … glaçante.
Il n'y avait même plus de mot pour les qualifier à l'heure actuelle, sous leur faux air angélique ils étaient tout simplement effrayants. Alors que Naruto avait l'affreuse sensation de manquer d'air, un regard l'attisa, sombre et rieur, inconscient et narquois … celui d'un traître ! Le bonhomme s'en allant en sifflotant, sans demander son reste bien que l'un de ses amis souffrait atrocement à l'heure actuelle.
- Kiba … parvint à siffler Naruto entre deux souffle … si je t'attrape …
- Tu as dit quelque chose, Naru ? Le coupa Itachi en posant sur son corps recourbé un regard indescriptible, entrelacé par celui semblable de son cadet.
- Oui …
Sans un mot de plus, le blond adressa un magnifique coup de pied dans l'abdomen du dernier de la race maudite des Uchiwa, qui brusquement coupé d'oxygène lâcha prise et partit s'écrouler un peu plus loin. C'est avec un certain soulagement que Naruto caressa la peau rougie de son cou, plusieurs gémissements de bien-être traversant alors ses lèvres doucettement charnues et marquées par la morsure sauvage de ses crocs. Bien loin de s'inquiétait du sort de son frère, Itachi rejoignit joyeusement son ami blond, presque en aurait-il trottiner de bonheur avant de se retrouver les fesses et le dos plaqués au sol, une semelle boueuse et mal odorante pressée sur le thorax.
- Bon ! fit Naruto en souriant, secouant vivement la tête tel le ferait un mannequin comme sa mère pour ensuite placer une main fébrile dans sa chevelure farouche. Je crois que j'ai deux trois détails à voir avec vous les compères Uchiwa …
Sasuke se relevait difficilement sur les coudes, quand il aperçut furtivement le visage de son frère, bien avant qu'une semelle ne vienne difficilement l'écraser. Il sursauta en écarquillant les yeux de surprise.
- D'un : je peux encore parfaitement me défendre tout seul, merci Ita', sous toutes vraisemblances je ne me suis pas encore fait implanter des seins artificiels, je ne suis donc pas à répertorier du côté féminin ! J'ai l'air d'une fille ou quoi ? S'écria impatiemment le blond en écrasant de plus belle le visage de l'éphèbe de sa chaussure.
Un frisson gagna le cadet Uchiwa alors qu'il se redressait péniblement, et qu'une main vengeresse venait soudainement accaparer la chaussure maudite de Naruto. Itachi ne mit d'ailleurs grand temps à inverser les rôles en plaquant ce dernier sous son corps puissant, les mains de chaque côté de son visage.
- De deux : question. Cendrillon a-t-elle terminé son haut combien ridicule discourt pour que je puisse dès maintenant me soustraire à toute dignité que ce soit, pour la simple et inusité raison que voici : la vengeance, hm ?
- Hum … Fit Naruto simulant un état de profonde concentration. Ça dépend, il me reste un joker ?
- Non.
- Hé toi, ne le touche pas ! Hurla une voix dans le dos du brun, étonnante par ses montés en aiguë sous une colère encore bien mystérieuse.
En ce moment, Naruto aurait pu supplier toutes entités existantes de lui accorder le droit d'une journée en toute tranquillité. Ce matin même en se levant, il s'était douté que sa journée ne serait pas comme les autres, mais là cela dépassait toutes ses espérances. Pourquoi donc ce genre de situations n'arrivait toujours qu'à lui ? S'il l'avait su, il aurait retardé le plus possible le jour de sa venu au monde et encore, si seulement il savait … les ennuis ne faisait que débuter.
- Hum maman, je crois que je te préférais à eux finalement !
Chapitre 3 partie 2 fin :
Quand la raison échappe à notre perception …
Pfiou ... encore un long chapitre complexe à écrire -_-. Juste, je remercie ceux qui prenne la peine de laisser des messages, ça fait vraiment chaud au coeur de se dire que l'on n'écris pas pour rien ! ^ç^
ps : Vous ne trouvez pas que mon style d'écriture à changé ? ça m'en a tout l'air ... de tout manière si quelque chose cloche ou dérange sur ce chapitre n'hésitez pas à le signaler, de même si vous préférez que je revienne à mon ancien style d'écriture ! Bye ^^
