Chapitre 3 :
Legolas, en entendant la nouvelle, réagit immédiatement en faisant fermer l'unique porte sur la rivière, un peu plus bas en amont. Puis il appela une escouade pour allé intercepter les fugitifs. Quel ne fut pas sa joie de devoirs remplacer l'un des patrouilleurs de l'escouade, pas en état de les accompagné après la nuit de fête, par un ou une elfe de son choix. D'un accord communs immédiat avec Tauriel, ils firent chercher Idril qui, malgré les circonstance, fut ravi de pouvoir les accompagner. Le prince fit en sorte de partir avant l'arrivé sur place de son père, pour ne pas à avoir a lui expliquer la présence d'Idril à ses côtés. Lorsqu'ils arrivèrent, qu'elle ne fut pas leur surprise de voir un groupe d'orque attaquer sauvagement les nains, complètement désarmés. Les elfes purent profiter d'un avantageux effet de surprise sur les orques, qui ne s'attendaient pas à les voir si nombreux alors que la porte n'était habituellement pas beaucoup gardé.
C'est ainsi que, surgissant de nul par, Tauriel sauva une deuxième fois la vie de Kili qui, ne s'attendant pas à la voir ici, resta un instant bouche bée, yeux écarquillé, comme s'il voyait en se moment même un ange. Tauriel évita se regard et couru gracieusement jusqu'à un groupe d'orque en tirant des flèches sur ceux se trouvant sur la ronde de la porte. Idril suivit par Legolas et deux autres elfes prirent la rive opposées. Tuant chacun des orques sur leur passages, il en venait néanmoins toujours plus.
Bien que souffrant étrangement beaucoup de la flèche qu'il avait reçu peu avant dans la jambe, Kili réussi néanmoins à actionner le levier ouvrant les grilles sur le fleuve. Les douze nains et le treizième, le hobbit, partirent, suivant le courant qui devenait plus fort. Tauriel comme Idril ne se posèrent pas de question et s'élancèrent à la suite des tonneaux, non pas réellement pour les rattraper, mais plus pour exterminer les orques qui semblaient tout à coup pulluler aux abord de la rivière. Et comme le royaume du seigneur Thranduil ne s'arrêtait que bien plus loin en aval, et que tous se devaient de protéger les terres de leur seigneur, elles furent bientôt suivit par le prince et les autres patrouilleurs. Le courant était rapide mais il était aisé pour les elfes de suivre les tonneaux des deux rives. S'il n'y avait que des blessés parmi des elfe, les mort s'amoncelaient parmi des orques le long du fleuve et les flèches pleuvaient sans arrêt.
Les nains se battaient également bien vaillamment, étant donné que c'était eux les premiers visée de cette attaque d'orques, avec les haches et les armes prisent au orques. Legolas n'eut aucun scrupule à user des têtes des fugitifs pour descendre le fleuves plus vite, et ainsi éliminer plus d'orques encore. Un à un et au fur et a mesure qu'ils s'approchaient de la frontière, les patrouilleurs s'arrêtaient pour achever les attaquant encore en vie. Idril et Tauriel finirent elles aussi par s'arrêter lorsque, après avoir sauvé la vie a leur prince, celui-ci leur demanda expressément de garder l'orque captif pour un interrogatoire. Tauriel entrepris donc de l'attacher et de le ramener. Idril s'approcha d'un orque encore vivant, s'accroupit et l'acheva d'un geste, sans qu'il passa dans ses yeux la moindre étincelle de compassion.
Elle resta accroupie pour observer les tonneaux et les derniers orques disparaître au delà de la frontière. Legolas se tourna pour regarder dans la même direction, et fini par baisser les yeux sur elle. Ses cheveux étaient un peu en batailles et passaient devants ses épaules, laissant ainsi sa nuque dégagée. Il se retourna brièvement pour voir Tauriel partir avec l'orque captif. Rapidement, il s'accroupit derrière Idril et déposa légèrement ses lèvres sur la nuque de la jeune elfe qui eut un frisson en sursautant. Il posa les mains sur ses épaules et lui murmura à l'oreille.
-Viens, rentrons ; ils sont partis. C'est fini.
Réalisant que s'était lui, elle rougit, mais finit par se relever pour le rattraper.
Tauriel quitta, furieuse, la salle du trône. Si elle n'avait pas aimé comment lui avait parlé cette misérable créature, elle avait était bouleversée par sa révélation. Kili, le plus jeune des nains, allait mourir si elle ne faisait rien. Sans réfléchir, comme si s'était pour elle une évidence, elle prit la direction de la porte principal, attrapant en chemin quelques flèches pour regarnir son carquois. Ses pensées fixées sur la douleurs que devait ressentir Kili à cette instant même obnubiler, si bien qu'elle ne s'aperçut de la présence d'Idril à côté d'elle que lorsque celle-ci pris la parole.
-Tu as l'aire préoccupée... Est-il arrivé quelques chose ?
-Oui,... Enfin non, pas vraiment.
Et, baissant la voix, elle lui expliqua ce que lui avait appris l'interrogatoire. Immédiatement, Idril lui proposa son aide. D'abord, Tauriel refusa, mais elle finit par se laisser convaincre par son amie.
-Si tu veux aller l'aide, tu rencontrera forcement d'autres Orques. Tu as vu le nombre qu'ils étaient ? Et je mettrais ma main au feu que plus de la moitié nous ont échappé ! Tu ne pourra pas tous les tuer toute seule. Allons-y toute les deux.
-Si je te prend au sérieux, même à deux, nous n'y arriverons pas.
Idril lui offrit un sourire malicieux.
-Peut-être, mais nous aurons plus de chance à trois,répondit-elle avant un clin d'œil.
-Oh, je vois se que tu veux dire ! Partons tout de suite alors, il ne manquera pas de nous rattraper.
Ce fut ce qu'elles firent. Elles sortirent ne mirent que peu de temps à arriver à l'embouchure de la rivière. Là, elles rencontrèrent cinq orques qui semblaient être à la traîne. Elles tachèrent de les éliminer, et se fut à se moment là qu'arriva Legolas, sauvant la vie à Tauriel en tuant le dernier orque.
-Tu vois, nous avions raison, il n'a pas tardé. Glissa Idril à Tauriel.
Elle répondit d'un hochement de tête. Legolas prit la parole en s'approchant d'elles.
-Pourquoi êtes vous partie toutes les deux ? Pourquoi voulez-vous aider ces nains ? Vous pensiez pouvoir exterminer cette bande d'orques à vous toute seule ?
Il se tut un instant en apercevant l'aire presque malicieux d'Idril avant de continuer.
-Tu, vous saviez que je vous rejoindrez, n'est-ce pas ?
-Bien sûr, lui lança Idril.
Prenant un aire on ne peut plus sérieux, il se tourna vers Tauriel.
-Tu as trahis la confiance de ton Roi, mon père.
Elle déglutit un instant, se forçant tant bien que mal à ne pas penser à se qu'il ferait si elle revenait maintenant. Idril s'était tue et écartée d'un pas, observant la scène en silence. Tauriel se repris rapidement.
-Ton père, moi Roi, se laisserait-il donc attaquer par une bande d'orc qu'il laisserait aussitôt s'enfuir ? Il laisserait donc si facilement ses prisonnier s'échapper ?
A ces remarques, le prince se raidit, et Tauriel continua.
-Nous faisons tous partit de se monde, n'est-ce pas ? Du même monde. Tu as aussi bien vu que moi que ces araignées sont toujours de plus en plus nombreuses, nous arrivons pas toujours à toutes les arrêter, malgré nos rapport à ton père, et maintenant des orcs ? Il n'y en a jamais eu autant sur ces terres, d'aussi loin que je me souvienne !
-Elle a raison, ajouta Idril. Si ce monde est détruit, nous le serons aussi. Pouvons-nous rester là, sans rien faire ? Je sais très bien que tu veux toi-même agir. C'est le moment ! Nous avons cette possibilité là, unique, car si nous rentrons, nous ne pourrons plus ressortir avant bien trop longtemps, et à ce moment là, ce sera trop tard !
Face à tant d'argumentation, Legolas ne pu que se plier.
-Vous avez raison, j'ai, sur ce point, toujours était contre mon père. Mais qui devons-nous poursuivre, répliqua-t-il en fixant Tauriel, les nains, ou les orcs ?
Sauvant quelques peu Tauriel, Idril répliqua immédiatement.
-Puisque les orcs suivaient les nains, alors suivons les nains, c'est beaucoup plus facile, et nous trouverons obligatoirement les orcs !
Il lui sourit, et elles comprirent toutes deux que cette simple explication, venant d'elle, lui suffirait amplement. Constatant que les nains avaient sûrement réussit à traverser le lac par voix fluvial, ils entreprirent immédiatement de contourner le lac.
Effectivement, presque plus d'une heure plus tôt, les douze nains et le hobbit, Bilbo, avaient réussi à trouver un passeur en la personne de Bard. Celui-ci était, de l'avis de ce dernier, plutôt charmant, bien que pas plus bavard que ses compagnons de voyages, mais ce ne fut pas l'avis des nains qui durent lui donner jusqu'à leur derniers sous pour payer le voyage. Kili se trouva assis a même le sol, jambe étendu, à rêvasser de l'elfe à qui il avait parlé pendant leur séjour en prison sylvestre, tandis que son frère, Fili, lui bandait la jambe avec une douceur presque étrange qu'il ne remarqua cependant pas. Mais malgré cela, Fili pouvait nettement voir l'état de son frère empirer, même si celui-ci le cachait de son mieux. Il suspecta la flèche d'avoir était empoisonnée, il n'y avait de toute façon pas d'autre explication, mais Kili avait jeté la flèche, et il ne pu pas déterminer le poison que les orcs avaient utilisés. Le batelier, Bard, naviguait avec agilité parmi la brume épaisse qui rôdait sur le lac. D'immense rochers semblaient tout à coup sortir de nul part, faisant même de petite frayeur aux nains et à Bilbo, mais surtout faisait silencieusement enrager Thorin qui se tenait fièrement à l'avant du bateau. Puis soudainement, la brume s'effaça, laissant apparaître d'abord de simples collines rocheuses, et, tout à coup, semblant sortir de nul par, un mont. Et ce mont n'était pas n'importe lequel, puisque tous les nains se précipitèrent à la gauche du navire de fortune. Grande, calme et majestueuse, comme tendant vers le ciel, s'étendait le mont solitaire. A cette instant précis où elle émergea de la brume, chacun les treize nains retinrent inlassablement leur souffle. Il sembla à Bilbo voir Thorin porter doucement la main à son cœur, les yeux comme mouillés, mais il ne dit rien. Il pouvait aisément deviner à cette réaction que c'était au pied de cette montagne que ce trouvait Erebor, leur demeure perdu, leur but ultime. Cette vision ne dura qu'un bref instant, mais Bard eut tout loisir d'observer la réaction de ces prétendu marchants.
A nouveau la brume disparu, laissant place cette fois à une cité lacustre. Plutôt impressionnante d'un premier regard par sa grandeur, on pouvait très vite s'apercevoir qu'il semblait y régner une pauvreté des plus fortes. Pourtant tout en bois, la cité restait tout de même impressionnante par la hauteur de certaine construction. Bien qu'elles semblent plutôt bancal, elles tenaient néanmoins, et cela tenait presque du prodige pour certaine. Immédiatement, Bard leur intima :
-Vite, les tonneaux ! Montez dans les tonneaux !
-Comment cela ! Protesta Gloin. Vous voulez que l'on monte dans ces tonneau ? Mais c'est hors de question ! Les tonneaux, c'est fini pour aujourd'hui !
-Si vous voulez passer les douaniers, vous y monterez à nouveau si ! Les portes sont gardées, et on ne vous laissera pas entrer comme ça dans la ville, je vous le promet.
Les nains concertèrent du regard Thorin, qui répondit presque immédiatement :
-Faites se qu'il dit. Tout de suite.
Alors tous montèrent à nouveau dans les tonneaux sans discuter. Une fois dedans, il fallut que Thorin élève la voix pour qu'ils se taisent, car tous voulez voir à l'extérieur se qu'il se passait. Bard mena l'embarcation jusqu'à un premier quai où, après l'avoir longuement suspecté d'essayer de les trahir, les nains reçurent assez de poissons pour les cacher aisément. Se fut donc avec de petit râle et des moues boudeuses qu'ils durent se rendre à l'évidence : Bard allait bien belle et bien les mener à l'intérieur de la ville.
Bilbo, qui s'était vu attribuer le seul tonneau possédant un trou, pu tout de même y glisser un œil. Arrivée à l'entré de la ville, une barrière leur barra le passage. Bard descendit tout tranquillement échanger quelques mots avec le douaniers.
-Ah, bonjour Bard, lui lança celui-ci. Comment vas-tu aujourd'hui ?
-Très bien, et toi ?
-Bien, pas pire que d'autres jour disons. Rien de neuf à signaler j'imagine ?
-Non, tout est calme aujourd'hui, une fois de plus.
-Bon, alors passe, je vais t'ouvrir.
Bard s'apprêtait à remonter dans mon bateau, et le douanier à lui ouvrir, lorsqu'un petit bonhomme, habillé de pourpre, arriva, s'interposant. Ses habits étaient manifestement, et contrairement à tout ce qui l'entourait, fait de tissu semblant coûteux. Sa démarche était bancal et il n'arrivait pas à se tenir tout a fait droit, mais on pouvait aisément deviner que ses habits se voulaient, tout comme sa démarche, élégant, bien qu'ils n'aillent absolument pas ensemble. Il tendis la main vers Bard, agitant les doigts d'un air orgueilleux. Poussant un gros soupir, Bard sortit de sa poche son laissé-passé et le tendit à l'homme qui s'en empara pour le lire.
-Chose étrange que je vois là, Bard, lui dit l'homme avec sa petite vois perfide, il est marqué ici « Quatorze barils vide »... Hors ils ne sont pas vide, mais remplis de poisson ! Essaye tu de bafouer les ordres ? De faire de la contre-façon ? Ou bien de faire du marché noir ? Tout cela est punis, tu le sais pourtant... Ah, bard...
-Je ne fais rien de tout cela, s'énerva Bard, mais tout le monde a besoin de manger et, comme vous auriez pu vous en apercevoir si vous sortiez plus souvent, il n'y a rien a mangé ! Les gens meurent de faim, pendant que vous vous roulez dans le luxe et l'abondance !
-Ah, Bard... Toujours à te préoccuper des petites gens, n'est-ce pas ? Bien, passe pour cette fois, le seigneur ne veut pas d'agitation dans sa ville.
Et en disant cette dernière phrase, il accentua le «sa » tout en faisant un signe de la main au douanier. Il voulait se faire passer pour un homme bon, mais tout dans le ton de sa phrase hurlait le contraire. Néanmoins, Bard ne répondit rien, et passa simplement. Une fois rentré dans la ville, il navigua jusqu'à un quai solitaire, ou il frappa dans les tonneaux pour faire signe aux nains de sortir. Il tenta de leur tendra la mains pour les aider à sortir, mais seul Bilbo accepta volontiers. Les nains, trop fières, s'aidèrent les uns les autres, mais ne permirent pas à Bard de les aider. Il leur fit contourner le petit cabanon, avant de les arrêter.
-A partir d'ici, tout le chemin pour allé à chez moi est surveiller par le bourgmestre... Vous allez devoir emprunter un autre chemin...
-Et vous avez une idée, je suppose, déclara Thorin en posant son dur regard sur Bard.
-Ça ne va pas vous plaire... Mais oui, j'ai une idée...
Après un silence, son regard croisa celui de Thorin, et il se décida à leur expliquer son plan.
-Il faudrait que vous passiez sous l'eau, et ne refaire surface qu'un fois chez moi.
-Et, demanda Balin, suspicieux, où referons nous surface, chez vous ? Ne me dites pas que cette endroit sain et sauf où nous devrons refaire surface est... ! Ça, c'est hors de question !
-Balin, quel est cette endroit auquel il pense ? Demanda Bofur.
-Hum... Ce sont les latrines auxquels je pensais, maître nain.
Bard rentra chez lui d'un pas tranquille, feignant que tout allait parfaitement bien lorsqu'il saluait les commerçants qu'il croisait sur le chemin. Une fois chez lui, il laissa ses trois enfants se jeter dans ses bras avant de leur commander.
-Sigrid et Tilda, allez chercher des couvertures, autant que vous pouvez, mais ne sortez pas. Bran, suis moi.
Il descendit quatre à quatre les marches qui menaient à une petite plate-forme où était amarré un petit bateau de pèche. Là, il ouvrit la porte des latrines, et laissa son fils voir émerger de là des nains, qui grimpèrent directement dans pièce principal, et hobbit, qui accepta bien volontiers son aide lorsque Bran lui tendis la main. Ils prirent vivement les couvertures des bras des deux jeunes filles qui finirent par reculer derrière leur père, effrayées par tout ces nains. Après avoir remercié Bard, une vive discutions commença entre eux, et Bard dû leur prier plusieurs fois de baisser d'un ton. Finalement, Balin se tourna vers Bard.
-Nous permettriez-vous de rester ici cette nuit ? Certain d'entre nous sont blessés... Nous avons nos propres provisions et nous pouvons dormir par terre.
-Bien, restez ici, vous êtes nos hôtes.
Bard se retourna, pris ses filles par les épaules et, suivit de son fils, il les emmena à l'écart, dans la deuxième et dernière pièce que comptait la maisonnette.
-Un voilà un qui connaît les bonne manières. Bien, Thorin, profitons-en pour nous reposer, n'est-ce pas ?
-Mouais... Mais ne tardons pas trop tout de même. Nous partirons demain.
Puis, prenant possession d'un coin de la salle, ils s'installèrent en rond. Bombur non loin du sac à provisions, Fili le plus proche possible de Kili, Thorin adossé à un mur dans un coin, non à coté de Balin et non loin de Bilbo. Ce dernier se trouvait un peu à l'écart, silencieux, si bien que Sigrid, la plus grande, finit par venir timidement lui proposer une tranche de pain et de fromage. Il accepta gentiment.
-Vous n'êtes pas un nains vous, n'est ce pas ? Lui demanda-t-elle, parlant tout bas.
-Non, effectivement, je suis un hobbit.
-Je n'ai jamais entendu parlé de vous.
-C'est normal, répondit-il avec un sourire, nous sommes plutôt discret. Nous n'aimons pas les aventures.
-Et pourtant...
Ils continuèrent à discuter jusqu'à ce que Bard appel Sigrid pour qu'elle aille se coucher. Tous les nains et Bilbo firent de même, néanmoins, ils désignèrent l'un d'entre eux pour monter la garde à tour de rôle.
