Bonjour !

J'espère que ce n'est pas à cause de l'avertissement que je me suis pris, mais j'ai l'impression que les notifications de nouveaux chapitres ne fonctionnent pas. Et j'ai updaté pourtant.

Ensuite, il y a soirée d'écriture ce vendredi à la Ficothèque... Au vu du sujet (et qu'on me surveille), je pense que les drabbles apparaîtront plutôt sur AO3. Seulement, ne sait-on jamais, je peux être soft.

Merci pour la review !

DjoDjoCute : Je suis contente d'avoir fait fondre ton coeur pour ce joli couple... Seulement, ce n'est pas terminé !

Trahir

Couplet suivant

« Comment on se retrouve ?, s'exclama joyeusement France. Alors, vous allez vendre vos petits copains encore une fois ? »

Feliciano se recroquevilla sur lui-même. Ludwig ne le lui pardonnerait jamais. Pourtant, cet accord se révélait absolument nécessaire.

« Son enfoiré de petit copain. Je ne fraie pas avec ces sales bâtards, répliqua Romano. Quoi ? J'ai rien à voir avec ces connards ! Je me rends à la raison. Vous pouvez vous servir de mes territoires pour envahir l'Italie du Nord.

- Je ne comprends pas, s'alarma Francis. Je pensais que vous capituliez tous les deux.

- Une scission politique a partagé nos territoires d'origine. Je ne peux pas signer une reddition à la place de mon dirigeant. Je suis obligé de rester dans la partie Nord, marmonna Feliciano.

- Et de leur pomper…

- Romano !

- Il n'y avait pas de sous-entendus scabreux. Feliciano récoltera toute information utile, de la manière qu'il lui plaira, histoire de la leur mettre bien profond.

- Il me semble que tu sous-entendais quelque chose cette fois-ci, soupira Feliciano.

- Je ne cautionne pas ces salopards depuis le début. Et toi, non plus ! Gouvernement de merde ! Ce n'était pas malin de revoir en cachette Ludwig dans l'entre deux-guerres, idiota.

- Tu vas arrêter de me le reprocher, s'il te plaît. Il s'agit de ma vie privée. Mais bon, c'est gentil que tu t'inquiètes autant pour moi. »

Son jumeau se taisait enfin. Romano n'était pas une personne foncièrement méchante. Son franc parler cachait généralement son sentimentalisme. D'ailleurs, il éprouvait généralement de la honte quand on mettait le doigt sur ses angoisses.

« Mon petit Feli ! Tu ferais mieux de rester ici en tant que prisonnier politique, proposa Francis. La campagne d'Italie risque de grandement t'affaiblir. Ce serait dommage que l'Allemagne en profite pour te rayer de la carte.

- Ludwig ne ferait jamais ça. Il va contre-attaquer le Sud.

- Il n'est pas vraiment lui-même… Et nous ne savons pas où il se trouve. Feli, tu es en train de trahir la confiance de ton grand amour. Crois-en mon expérience… Arthur, ne me donne pas des coups de pieds en douce sous la table, pouffa Francis. Je ne sais pas si tu me fais du pied ou si tu veux m'écraser les orteils. Aïe ! Sadique…

- Tu as ta réponse, stupid frog, ricana Angleterre.

- Donc, crois-en mon expérience. Ta douce moitié peut réagir de manière extrême ou bizarre. Eloigne tes jambes des miennes, Arthur.

- Ce sont tes jambes qui sont sur les miennes, stupid frog. J'ai rien fait… Ah ! Arrête ! Vire tes sales pattes de mon fauteuil.

- Tu ferais mieux de dire que Romano t'a capturé et t'a livré à nos bons soins, plutôt que de retourner dans la gueule du loup, continua Francis en ignorant son compagnon de toujours.

- Ludwig ne tombera pas dans le piège de la campagne d'Italie, si je reste ici. »

Un froid glaça l'assistance. Toutes les nations comprenaient à quel point Feliciano se mettait en danger pour détruire l'Allemagne nazi. Coupé de son frère, Feliciano représenterait des terres indécises et prises en étau par les deux camps ennemis.

Feliciano prenait le risque de disparaître pour retrouver l'homme qu'il aimait. Ludwig n'était plus le même et se révélait particulièrement absent. Leurs draps prenaient le froid à force de n'être plus partagés depuis plus de deux ans. L'idéologie nazi avait gangréné son cœur, s'était infiltré dans ses veines et l'avait éloigné de lui.

Il fallait le délivrer des crimes commis dans son pays, de ses dirigeants et des pensées populaires qui avaient chassé la personne qu'il était. Et surtout, il fallait que Ludwig reste en vie.

Feliciano ne souhaitait pas qu'on se souvienne de lui ainsi.

Il espérait que Ludwig comprendrait sa démarche. Il trahissait sa confiance, en assistant aux négociations. Pire, il allait donner l'opportunité à une Allemagne aliénée de le détruire. Ludwig ne le lui pardonnerait jamais, s'il disparaissait par sa faute.

Refrain

« Où est Feliciano ? »

Romano grimaça en entendant la question légitime de Ludwig.

Ils s'étaient réunis tous les six pour former une entité européenne. En ce jour important, l'absence du représentant officiel de l'Italie troublait l'assistance.

« On n'a pas besoin de se déplacer tous les deux, tenta Romano. Feliciano a été retenu par un problème interne. »

Ludwig n'y croyait pas une seule seconde.

Feliciano n'était pas réapparu depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Pour rien au monde, il aurait envoyé Romano signer à sa place la construction d'une organisation pour la paix en Europe. Ils seraient venus tous les deux.

« Je ne te crois pas. Je ne signerai pas l'accord, tant que Feliciano ne sera pas là pour le ratifier.

- Putain de bâtard allemand ! C'est suffisant que je sois là ! Tu fais chier !

- Ce que Ludwig tente de dire…

- France, ne parle pas à ma place.

- Je pense qu'un peu de diplomatie est nécessaire, tenta Francis. On est tous inquiet de ne pas revoir notre cher Feliciano. De plus, la dernière fois que je l'ai croisé, il s'apprêtait à prendre des risques considérables pour son intégrité physique.

- Quoi ?, s'égosilla Ludwig.

- Avant toute réclamation, on ne savait pas que tu étais prisonnier de ton gouvernement, Ludwig. Il pensait que tu ne lui ferais jamais de mal. Romano, rassure-nous, s'il te plaît, l'implora Francis.

- Il est toujours vivant… quelque part… Mais bon, c'est pas vos affaires, les gros bâtards. Je gère….

- il s'est pris les attaques alliées d'une part et une contre-attaque allemande de l'autre. Sans compter, tous les villages résistants incendiés, résuma Francis. Tu es sûr que tu n'as pas besoin d'un peu d'aide pour le retrouver ?

- Je gère. Je suis le boss », tenta Romano.

Ses mains tremblantes et son regard indécis ne trompaient personne.

Mort d'inquiétude, Ludwig décida de signer le traité en l'absence de Feliciano à condition qu'il puisse le ratifier plus tard. Il gagnait ainsi l'opportunité de se rendre plus fréquemment en Italie, sans attirer les soupçons, et de rechercher Feliciano par ses propres moyens.

Romano ne fut pas longtemps dupe sur ses nombreuses demandes de réunion de travail. Il finit par lui donner l'autorisation de se rendre à sa guise en Italie du Nord, du moment qu'il en était averti. Il avait autre chose à foutre que de s'engueuler pour rien avec lui. Comme rechercher Feli, par exemple.