Note (de l'auteur) : À partir de maintenant (sans inclure les tribunaux de classe) le texte sera à la troisième personne.

Chapitre 1 : Premier sang. [Partie 1]

Vie commune :

Plus tard, la même journée

Ding ding ding ding.

"C'était quoi, ce bruit ?
- J'sais pas, mais on dirait… que ça vient de nous.
- On dirait qu'on a un nouveau jouet… Ça ressemble à un téléphone, un truc… Regardez dans vos poches…"

Si Kirie et Michi se posaient des questions, que Kyoto parle a surpris tout le monde.

"Wow ! Il parle, c'est une première !" Et Hanako criait, comme d'habitude.

Tous les étudiants décident alors de regarder dans leurs poches pour voir si ce qu'a dit Kyoto est vrai.

"C'est plutôt surrprrenant, comme rretourrnement de situation.
- Mais plutôt adéquat, en fait."

Ryuji fixe donc Tomoyo

"Pourquoi ?
- Imaginons qu'un meurtre se fait effectivement, peut-être que ça nous aidera à comprendre comment ils sont morts, ou même à quelle heure, si on a de la chance.
- Même si j'aimais ce truc, il a toutes mes informations personnelles. Mon nom, ma date de naissance, mon ultimate, mon groupe sanguin, tout ça… Comment ils ont pu avoir tout ça ? Non en fait, oubliez cette question. Je préfère ne pas savoir, mais c'est définitivement flippant.
- C'est pas important, shorty* !"

Noire s'accapare directement toute l'attention de Ryuji.

"Ferme-la, salope ! J'suis plus grand que toi…
- Tu m'as appelée comment, avorton ?! J'vais te foutre par terre en une seconde !
- Avec quoi ? Tes bras en spaghetti ? Oooh ! Excuuse-moi si je ne tremble pas dans mes chaussures."

C'est qu'ils criaient fort, en plus. Entraînant Hayato à crier aussi.

"ÇA SUFFIT ! Vos querelles d'amoureux ne vont rien faire de bien. À ce rythme, vous serez tous les deux morts d'ici deux jours maximum !
- Pff, qu'importe.
- B-bien…"

Une fois les deux idiots calmés, Tomoyo reprend la parole sur le sujet de base.

"On dirait que Monokuma nous a donné quelques règles."

Et elles étaient claires, mais la petite décide quand même d'en faire la lecture orale.

"1. Les élèves doivent seulement vivre dans l'école. Quitter le campus est une perte de temps inacceptable.
2. "La nuit" est de vingt-deux heures à sept heures. Certaines zones sont hors-limites pendant la nuit, alors veuillez y faire attention.
3. Dormir ailleurs que dans les dortoirs sera vu comme "dormir en cours" et sera puni de la même façon.
4. Avec des restrictions minimes, vous êtes libres d'explorer Kibōgamine Academy selon votre bon vouloir.
5. Aucune violence à l'encontre du Directeur Monokuma ne sera tolérée, ainsi que la destruction du matériel de surveillance.
6. Quiconque tue un pauvre étudiant a des chances d'obtenir son diplôme à part s'il est découvert.
7. Des règles pourront être ajoutées si nécessaire."

".. Hé bien. Même dans un trou pareil il y a des règles." Masami, la délicatesse, tout ça.

"Enfin bref. Je pense qu'on devrait avoir une autorité stricte par ici. Que pensez-vous d'un chef, pour la coordination et s'assurer qu'aucun d'entre nous ne tue personne ? Je pense que je devrais prendre le relais dans cette situation."

Naoki a été rapide à proposer un meneur pour les seize étudiants présents et il est surtout le seul volontaire…

"Des objections ?

- Très bien. Dans dix minutes, on va faire une fouille de cette école pour voir si effectivement, on n'a aucune chance de s'échapper. Certains d'entre vous doivent le savoir, mais on ne peut accéder qu'au rez-de-chaussée de l'école, alors on ne devrait pas mettre trop de temps à chercher. On se retrouvera dans deux heures et on va chercher en groupes de deux. Les groupes seront : Kuro et Noire, Michi et Kirie, Hayato et Hanako, Moi et Haruka, Tomoyo et Yua, Naoki et Kuu, Masanori et Masami et enfin Kyoto et Akira. Sentez-vous libres d'explorer où vous voudrez.
- Question ! Ça ne serait pas plus dangereux d'être en groupe ? Avec les meurtres, tout ça.
- J'y ai déjà pensé, et c'est pourquoi j'ai mis tout le monde par deux. Si quelqu'un meurt, on saura qui est le coupable.
- Je suppose que c'est logique…"

Noire soupire, bien rembarrée, et les étudiants se dispersent donc.


"Comment c'est arrivé ?"

Ryuji et Haruka Saimon se sont choisis comme binômes, et ont décidé d'aller inspecter les dortoirs. Et Haruka aime bien l'embêter.

"De quoi tu parles ? Tu voulais pas être avec moi ?
- Qu- Non ! Je parlais pas de ça, mais de la situation dans laquelle on est." Le brun se dépêche de résoudre le faux quiproquo.

"Ok alors, on a tous les clés de nos chambres respectives. Où est la tienne ?
- Juste là… Mais c'est bizarre…
- Quoi ?
- Ce dessin de moi en 8-bits avec mon nom, il n'était pas là avant, sur ma porte.
- Vraiment ? Attends une seconde… J'en ai un aussi !"

Pour le bien-être de tous les élèves présents, elle devrait arrêter de crier.

"Vraiment ? Où est ta chambre ?
- Par-là !"

En une seconde, Haruka a couru vers sa chambre, seulement trois portes éloignées de celle de Ryuji. Et comme il le soupçonnait, chaque chambre appartient à un étudiant.

"J'vais voir mes affaires au cas où Monokuma a foutu le bordel.
- Je viens aussi, j'ai vraiment pas envie de retourner dans ma chambre après un an entier dedans…
- H-hm, okay, et si c'est le bordel, ignore juste.
- Bien sûr monsieur ! Je vais juste chercher des indices et du porn ! Héhéhé~ " Elle se penche en avant pour ponctuer sa phrase d'une révérence stupide, tandis que Ryuji se justifie moyennement, mangeant la dernière partie de sa phrase dans sa barbe inexistante.

"N-non, j'ai rien de tout ça malheureusement"

Après quelques minutes, Ryuji romp le silence.

"T'as trouvé quelque chose ?
- Nope.
- Attends une minute, t'as pas entendu ça, si ?"

Haruka voulait chercher quelque chose dans les couloirs et avait laissé Ryuji seul dans sa chambre. Frustré, il avait crié le plus fort possible, totalement exaspéré

Flashback

"PUTAIN DE BORDEL ! POURQUOI Y'A RIEN D'UTILE ICI ?! TU M'ENTENDS, DIEU ? SORS NOUS DE CETTE PUTAIN D'ACADÉMIE MAINTENANT !"

Fin de Flashback

Haruka sourit d'un air entendu, les yeux brillant

"Non, j'ai rien entendu. Pourquoi ? T'as fait quelque chose ?
- Quoi, NON ! C'est bizarre, Haruka !
- Héhéhéhéhé, je déconne, mais pourquoi tu demandais ?
- J'ai… craqué un coup. Je suis juste surpris que t'aies rien entendu.
- Ok ok, alors honnêtement, j'ai rien entendu.
- Ça voudrait dire que ces murs sont insonorisés. Ça expliquerait pourquoi personne n'a réalisé que d'autres gens étaient là…
- Oui, c'est plausible."


Après trente autres minutes de recherches, les deux adolescents décidèrent de retourner à la cafétéria pour voir ce que les autres ont trouvé. Naoki prend très au sérieux son rôle de chef.

"Bon, tout le monde, qu'est ce que vous avez trouvé ?
- Hé bien, Michi et moi on est allé à la cuisine. Y'a vachement de nourriture, je prends pas de risques en disant qu'on ne va pas avoir faim.
- Ouais, c'est sympa, mais quand on aura tout fini, il se passera quoi ?"

Akira croise les bras, et Michi croise les siens derrière sa tête

"Pas b'soin qu'tu t'inquiètes pour ça, mon pote. Apparemment, tout ce qu'on mange sera restocké chaque jour.
- Et comment tu sais ça ?"

Masami se touchait la tête, mais Kirie répond à sa question

"En fait, c'est Monokuma qui nous l'a dit…
- Quoi, vous l'avez vu ?" Noire est perplexe.

"Ou-ouais. Il est juste apparu comme ça, et s'est volatilisé juste après.
- Intéressant. Quoi d'autre ? Kuro Hinori, Noire Yumichika, vous avez quoi ?
- Y'a un incinérateur dans la salle des poubelles près des dortoirs. Et voilà la clé pour y accéder."

Elle pose une clé sur la table.

"Il y a une trrappe sur le sol. Je n'sais pas ce qu'il y a dessous.
- C'est pas mal.. Quoi d'autre ?"

Naoki regarde autour et accroche Tomoyo

"Tomoyo ? Qu'as-tu trouvé ?
- Il y a une salle de stockage près des dortoirs et de ce que je suppose être le premier étage, là où il devrait y avoir des chambres pour les juniors et les seniors.
- Mais on est genre en deuxième année maintenant, non ? T'sais, avec tout le truc d'emprisonnement, on a été enfermé ici pour un an."

Tomoyo sourit à Hanako.

"Oui, mais nous n'avons participé à aucun cours, si ? Dans ce cas, nous n'avons pas fait d'année scolaire supplémentaire. Enfin bref. Dans la salle de stockage, il y a des bonbons et quelques trucs comme du papier toilette, des sauces, des survêtements et des sacs.
- Merci de l'info. Quelqu'un d'autre ? Ryuji ?
- 'bien, moi et Haruka on a regardé dans nos chambre, mais surtout ma chambre. Il y avait des notes disant que les garçons ont un kit de bricolage et les filles du matériel de couture. Et ça disait aussi qu'on peut s'en servir pour tuer les autres…"

Quelques grognements et regards inquiets se font remarquer à cette phrase. Naoki essaye donc de faire bouger la conversation

"E-et vous avez trouvé autre chose ?
- Hmm. On dirait que personne n'a remarqué les autres gens parce que les murs sont insonorisés.
- Insonorisés, héhé. Je peux imaginer ce que les gens vont faire dans leurs temps libres maintenant qu'on sait que personne ne peut entendre les bruits venant des chambres-
- Ouais, genre sûrement étrangler quelqu'un."

Si Haruka est perverse, Kyoto est une brute.

"Non, rabat-joie ! Je parle de S.E.X.E. Hm~ !
- Ouais ouais. On t'a assez entendue, perverse. Quelque chose d'autre ?
- J-je suis pas perverse, je veux juste tester un peu…"

Elle rougit en triturant ses doigts.

"Bref ! Masami, qu'est-ce que t'as trouvé ?
- Avec Masanori, on est allé voir les salles de classe. Il y a des plaques en acier sur les fenêtres et elles sont bien scellées ! Même le super méga lutteur ne pourrait rien leur faire !
- Décevant, hein ?"

Masami crie (comme toute les filles, on dirait) et Masanori croise les bras en soupirant.

"J'ai effectivement trouvé quelque chose de similaire
- Qu'est-ce que tu veux dire ?"

Yua le fixe, inquiète. Tout le monde est tourné vers lui. Naoki quitte donc temporairement son rôle de chef pour faire part de ses trouvailles, Kuu l'appuyant.

"Moi et Kuu sommes allés voir l'entrée de l'académie. On a trouvé une porte géante en métal qui couvre la sortie.
- Ouais. Je pense qu'on pourra l'ouvrir avec une télécommande, quelque chose du genre."

"Géééééniaaaal !
- Alors ces recherches étaient une perte de temps ?"

Entre Noire et Masami, l'ambiance est au beau fixe.

"Non, pas totalement.
- Hein ?!
- Maintenant, on connaît les limites de notre confinement. Et on dirait qu'on va rester ici un moment, malheureusement."

Beaucoup trop criaient, merci à Tomoyo d'être une fille qui ne crie pas et qui reste calme.

"Aah merde ! C'est pas rassurant du tout !
- Comment je vais trouver des souris pour Tara ?!"

… Dégueu.

"Merde ! J'vais dans ma chambre. Il se fait tard de toute façon."

Après le départ de Noire, tous les élèves quittent la pièce un par un pour rejoindre leurs chambres, laissant trois personnes dans la cafétéria : Ryuji, Tomoyo et Naoki.


Naoki finit par briser le silence.

"Bon… C'est décevant.
- Décevant n'est pas le mot que j'utiliserai.. plutôt du genre "au bord de la dépression"
- Est-ce que vous voulez quelque chose à manger, les garçons ? On devrait peut-être s'asseoir ici et apprendre à se connaître. Au moins, on aura moins de chance de se tuer en sachant qu'on s'est un peu rapproché…
- Bonne idée ! Je vais t'aider à cuisiner.
- Ouais, c'est cool. Je sors les boissons."

Ryuji part donc chercher à boire et Naoki rejoint Tomoyo en cuisine.


Naoki est totalement mort de rire, et Tomoyo pouffe doucement.

"Ahahahahahah. Wow, c'est vraiment arrivé ? Comment ?!
- C'était… plutôt drôle, héhé~ "

Après avoir mangé quelques frites et bu du coca, ils avaient décidé de se rapprocher en parlant de leurs moments les plus embarassants.

Ryuji leur avait raconté que lorsqu'il était en primaire, sa classe était partie en France. Le premier jour là-bas, il était très fatigué du voyage, ce qui est normal. Il est donc parti se prendre un chocolat à la machine à café. Une fois retourné à sa table, il l'a bu d'une traite puisque pour lui, le verre n'était pas chaud. Le temps qu'il réalise que c'est brûlant, il cracha toute la boisson sur la table, juste devant ses amis. Tout le monde s'est moqué de lui toute la soirée et Ryuji était embarrassé et sa langue meurtrie. Même maintenant, il a du mal à ne pas en avoir honte, et rougit fortement.

"Ouais ouais, c'est ça, rigolez. C'est ton tour, Naoki.
- Ok ok. Quand j'étais gamin, j'ai… j'ai pissé dans la voiture en essayant de pisser dans une bouteille….
- Pffft ! Oh mon DIEU ! C'est impayable ! Est-ce que ça a genre glissé ?"

Ryuji a du mal à parler tant il rit, et Tomoyo rit aussi.

"C'est… bien… dommage. HAHAHA, t'avais tellement envie d'aller aux toilettes ?
- C-C'est ton tour, Tomoyo !
- Okay alors. Dans un avion me ramenant au Japon, j'ai… pété. Fort. Et ça sentait horrible. Alors un enfant a crié 'Cette dame a pété, ça pue !' "

Tomoyo rougit très fort

"Eh, c'est pas si grave. Mais je vois pourquoi c'est embarrassant. C'était pas très malin de le crier
- Mais ce sont des fonctions corporelles. Tu ne devrais pas être inquiétée pour ça, Tomoyo, d'accord ?
- Hm… OK."

Ding ding ding dong.

"Très bien, les enfants. il est 22 heures et c'est la nuit. Faites de beaux rêves ! Et rappelez-vous que demain nous avons un rassemblement dans le gymnase à dix heures. Si vous n'y êtes pas, vous serez brutalement puni. Faites de beaux rêves mes petits !"

"Je suppose que c'est la nuit, on devrait aller se coucher.
- Ouais. À demain, vous deux.
- Ouais, bonne nuit Tomoyo.
- Attends une seconde Ryuji
- Ouais, quoi ?
- M-merci de ne pas avoir ri à mon histoire…"

Ils se mettent à rougir tous deux

"N-ne t'en fais pas. On est ami, et si quelque chose est si embarrassant, je sais que je ne dois pas rire. Fais de beaux rêves !"

Ryuji sourit en rejoignant sa chambre. Laissée seule, Tomoyo dit tranquillement

"Ami ? hmm.. J'ai un ami.. Merci."

*"petit", en plus méchant. Totalement intraduisible, alors je vais le laisser, je pense.

NdT : Gosh, c'est LONG. Un jour je vais trouver LE truc qui rendra bien toutes ces phases de dialogue.