Bien le bonsoir !

Merci à tous ceux qui suivent cette fic, je ne pensais pas qu'elle aurait "autant" de succès...


- Emma ? Je vous dérange ?

La voix me fit sursauter et je manquai de choir de mon lit lamentablement, ce qui sembla faire sourire la femme se tenant dans l'encadrement de la porte.

- En est-on vraiment encore à se vouvoyer, sérieusement ? Et ravie de voir que ma maladresse te fait rire, lui lançai-je.

- Je ne sais plus trop où j'en suis, désolée. Est-ce que je peux entrer, s'il te plaît ? me demanda-t-elle.

Je hochai la tête affirmativement et vit Regina s'approcher de mon lit et s'y asseoir. Elle sembla réellement gênée d'avoir eu à demander la permission d'entrer. Je la regardai intensément pendant qu'elle tripota le plaid du lit.

- Tu es venue me demander quelque chose ? m'enquis-je, la voyant visiblement troublée et gênée au possible.

- Je n'arrive pas à rester seule avec Henry dans la chambre, m'avoua-t-elle. J'ai envie de pleurer à chaque fois que je le regarde et je n'en peux plus de pleurer, je suis épuisée.

Je lui suggérai alors de rentrer chez elle, elle y serait à même de pouvoir se reposer si ce n'est dormir et elle pourrait revenir le lendemain à la première heure. Elle secoua la tête en dénégation et me regarda. Mon instinct s'éveilla alors, lui qui s'était mis en berne depuis plusieurs jours choisit ce moment pour me faire sentir que Regina devait être angoissée à l'idée de rester seule tout court. Je me dis que je devais introduire la notion en douceur sous peine de déclencher un raz-de-marée de colère noire.

- Oui je te comprends, je suis pareille. J'allais justement venir voir si tu souhaitais euh… qu'on discute un peu. De toute façon, je ne parviendrai jamais à dormir cette nuit et je n'ai pas envie de prendre un somnifère.

Je vis les yeux de la belle brune briller ce qui me chavira le cœur qui commençait à retrouver sa chaleur perdue depuis quelques semaines, voire quelques mois. Je tentai de poser ma main sur celle de ma compagne de chambrée et le geste ne fut ni interrompu ni repoussé, nos mains s'unir comme elles s'étaient unies précédemment dans la voiture. Ainsi, nous ne semblions plus avoir besoin d'échanger du tout. Je m'écartai afin de laisser de lui laisser de la place. Elle vint s'allonger contre moi et posa la tête sur ma poitrine, nos mains toujours enlacées. Je bougeai ma deuxième main et vint lui caresser lentement les cheveux. Nous nous réconfortions mutuellement ainsi ce qui sembla nous procurer le repos que nous n'espérions plus obtenir après l'annonce des médecins de ce matin. Avant de m'assoupir et de sombrer dans les ténèbres, je sentis Regina relever la tête et venir poser un baiser sur mes lèvres pour me souhaiter la bonne nuit. J'avais bien amené la chose, apparemment, nous pouvions enfin goûter au repos quelques heures.

A mon réveil, ma reine n'était plus à mes côtés, envolée durant la nuit qui fut courte. Je jetai un œil au réveil : 8h30. J'entendis les pas lourds de mon infirmière retentir derrière ma porte et la vit pénétrer dans la chambre quelques secondes plus tard, munie d'une seringue.

- Ms Swan, c'est la dernière piqûre. Après ça, vous pourrez rentrer chez vous après bien sûr les formalités d'usage avec l'administration, m'informa-t-elle.

- Et après avoir débranché mon fils, évidemment, répondis-je.

Elle eut la présence d'esprit de ne pas répondre à ma provocation et se contenta de me faire ma piqûre d'antibiotiques et sortit de ma chambre. J'empoignai alors les habits que Ruby avait eu la bonté de m'amener et m'habillai aussi rapidement que possible. Je constatai également que mon bras avait retrouvé une certaine mobilité bien qu'il me fasse encore un peu souffrir si je l'étendais trop. Une fois vêtue normalement, je jetai un dernier œil à la chambre et en sorti, me dirigeant vers celle de mon fils. En chemin, je croisai mon père et ma mère à qui j'avais demandé d'être présent ce jour, avec moi et Henry… et Regina. Ils se contentèrent de m'étreindre mais ne me dirent pas un mot, me suivant jusqu'à mon fils.
Sur le pas de la porte, je pus constater que Regina était déjà présente et dans les mêmes vêtements que la veille, elle n'était donc pas rentrée chez elle. Le médecin responsable de Henry était également présent. Nous pénétrâmes dans la pièce et je constatai immédiatement que Regina s'était raidie en présence de mes parents. J'essayai d'accrocher son regard mais ce fut en vain, elle ne me décocha même pas un signe de tête ou un seul mot. Je me sentis instantanément me glacer à nouveau. Le médecin nous réexpliqua brièvement pourquoi il ne restait plus aucun espoir. A ces mots, mes parents me serrèrent plus fort contre eux. J'aurais aimé pouvoir faire de même avec Regina qui restait raide de l'autre côté du lit, ne regardant personne d'autre que son fils. Elle ne pleurait plus, cependant.
Le médecin demanda si nous étions d'accord qu'il était temps de laisser partir Henry et avant que nous ne puissions formuler une réponse, la porte de la chambre s'ouvrit et quelqu'un rentra en s'excusant de son retard. Il prit place du côté de Regina qui ne le regarda pas plus que les autres.

- Merci de votre présence, Rumple, lui dis-je, sincèrement heureuse que tous les grands-parents de mon fils soit présent aujourd'hui.

Il me sourit tendrement, ce qui n'était pas franchement une habitude chez lui mais ça n'en avait que plus de valeur. Je le remerciai mentalement d'avoir pris place aux côtés de Regina même si elle ne semblait pas en avoir grand-chose à faire.
Le médecin réitéra donc sa question, sa mère et moi acquiesçâmes silencieusement. Il se dirigea donc vers la machine de contrôle de la respiration artificielle et l'arrêta. Il sortit alors de la pièce, nous laissant seuls avec notre enfant qui était en train de s'éteindre à jamais. Je m'assis sur le bord du lit, pris la main de Henry dans la mienne et lui caressai les cheveux. Nous vîmes tous en même-temps le moniteur cardiaque – mis en mode silencieux – ralentir puis cesser totalement les vagues. Je déposai un dernier baiser sur le front de mon fils et me reculai, enfouissant ma tête dans les bras de ma mère, laissant couler des larmes silencieuses. J'entendis Regina se lever et sortir de la chambre en courant presque. Je regardai Rumple qui haussa les épaules en signe d'incompréhension. Je me lançai alors à la poursuite de la mère de mon défunt fils à travers l'hôpital et parvins à la rattraper avant qu'elle ne monte dans un taxi.

- Regina ! A quoi tu joues ? lui lançai-je en lui saisissant le bras, l'arrêtant net.

Lorsque la mère de mon fils se retourna pour me faire face, je sentis instantanément la colère noire, profonde et irraisonnée renaître de ses cendres comme au premier jour. Ses pupilles d'ordinaire sombres étaient à présent incandescentes, prêtes à calciner tout ce qui se mettrait à leur portée. Je la lâchai et reculai vivement mais je ne fus apparemment pas assez rapide. La brune incendiaire avait comblé l'espace qui nous séparait bien trop rapidement pour que je puisse réagir et je me retrouvai à quelques centimètres de son visage et de ses yeux qui semblaient vouloir m'assassiner sur place. Elle porta la main à ma gorge et serra fort, trop fort. Je suffoquai mais tenta de la raisonner :

- R… Regina… Arrête s'il te plaît… Tu m… Tu m'étouffes.

Elle ne sembla pas m'écouter une seconde, leva son autre main et s'apprêtait à l'abattre contre ma poitrine. J'eus alors un réflexe salutaire : je lui envoyai mon pied dans l'estomac ce qui lui fit rompre la prise. Haletante, je me pliai en deux tentant de reprendre mon souffle pendant qu'elle restait interdite devant moi, me dévisageant, apparemment même pas consciente du violent coup qu'elle venait d'encaisser. Je la vis ouvrir et refermer la bouche à plusieurs reprises mais je pris les devants.

- Regina, bordel, tu m'expliques pourquoi tu as essayé de m'arracher le cœur ?

- Je ne voulais pas… tenta-t-elle.

- Ah ben pourtant ça y ressemblait furieusement ! la coupai-je. Je peux savoir ce qu'il t'est passé par la tête pour que tu veuilles me tuer là, devant l'hôpital de la ville ? Ce n'est pas moi qui ai tué Henry je te rappelle.

Elle me dévisagea, se raidit et me répondit, cassante :

- Toi peut-être pas mais tes parents, cette garce de Blanche et son prince Charmant…

La phrase resta en suspens mais j'en avais saisi l'essentiel. Il ne m'en aurait de toute façon pas fallu plus pour partir instantanément au quart de tour. C'en était trop, je craquai :

- Tu es en train d'insinuer que mes parents sont responsables de la mort de leur petit-fils ? Mais qu'est-ce qui ne va pas chez toi, bon sang ? Tu penses vraiment qu'ils auraient sciemment provoqué l'accident qui aurait pu nous coûter la vie à tous les trois ? explosai-je.

- S'ils ne sont pas responsables directement de sa mort, ils sont responsables de presque toutes les épreuves que j'ai eues à traverser. A chaque fois, Blanche a pris un malin plaisir à piétiner ce qui m'était cher, me cracha-t-elle.

Je me rapprochai à mon tour et pris un ton menaçant :

- Je t'interdis d'essayer de faire passer ma mère pour ce qu'elle n'est pas : une garce sans cœur. Dans toutes les histoires qui vous lient, les torts ont toujours, toujours été partagés.

Je la défiai du regard quelques secondes et fini par ajouter qu'elle devrait penser à se regarder en face avant de songer ne serait-ce qu'à émettre une critique à l'encontre de mes parents et indirectement à mon encontre. Nous étions si proches que nous pouvions sentir le souffle de l'autre, celui de Regina semblait pourtant moins chaud que le mien. Elle sembla réellement ébranlée parce que je venais de lui asséner mais ça ne me calma absolument pas la colère grondant en moi et suppliant de trouver une échappatoire. Ce fut le moment où le chauffeur de taxi décida de se manifester :

- Bon, Mesdames, j'ai pas toute la journée en fait. On peut finir sa petite querelle amoureuse plus tard histoire que je puisse au moins en amener une quelque part ?

Et elle me planta là, monta dans le taxi et s'en alla vers je ne sais où. Je restai pantoise et fini par m'asseoir par terre, me prenant la tête dans les mains et respirant violemment pour essayer de me calmer. Est-ce que je pensais ce que je venais de lui balancer au visage ? Oui, aucun doute mais jamais je n'avais voulu le lui dire comme ça, dans ces circonstances. D'un autre côté, elle avait failli m'ôter le cœur après avoir manqué de m'étrangler… Ce tempérament de feu et relativement instable était d'ordinaire quelque chose que j'aimais en elle mais là, aujourd'hui, il me sembla être la chose que je détestais le plus au monde, après ma propre personne. Nous avons toutes les deux perdu notre fils ce matin, nous ne devrions pas nous déchirer ainsi, pas maintenant, pas comme ça.
Mes larmes recommencèrent à couler et vinrent s'écraser sur le bitume, lamentablement. J'avais tout merdé, du commencement à la fin. D'abord en rejoignant Henry dans cette ville, ensuite en voulant m'immiscer dans sa vie et dans celle de sa mère au nom du lien biologique. Je m'étais ensuite arrangée pour briser le sort qui figeait la ville dans le marbre pour, enfin, perdre la chair de ma chair dans un accident qui n'en était peut-être pas un. Je ne voulais pas me l'avouer mais ce qui me faisait le plus mal actuellement, c'était d'avoir perdu Regina en même-temps que Henry.

Les jours qui suivirent furent les plus durs que je me rappelais avoir jamais vécus. Il me fallait préparer l'enterrement de Henry, recevoir les condoléances et la pitié de tous les habitants de la ville tout en me faisant un sang d'encre pour Regina qui n'était toujours pas revenue à la surface après son départ furieux. Je ne m'étais jamais sentie aussi seule, aussi ironique que ça puisse paraître maintenant que j'avais enfin retrouvé la cellule familiale après laquelle je courais depuis ma plus tendre enfance. Ma mère et mon père étaient à présent à mes côtés pour me soutenir et pourtant, mon cœur n'avait jamais été aussi glacé que pendant ces derniers jours. J'avais en permanence la sensation de tomber, comme lorsque nous nous endormons et que le corps envoie une décharge pour être sûr qu'il est toujours vivant. Je n'étais même plus sûre d'être encore réellement en vie, je fonctionnais machinalement, le regard dans le vague et les pensées auprès de mon fils. Il arrivait toujours un moment dans la journée où l'ambiance oppressante de mon appartement me faisait fuir vers l'extérieur. A ces moments-là, je finissais toujours par regretter d'avoir mis le pied dehors, en proie à tous mes « amis » de Storybrooke qui pensaient que me parler de Henry en continue allait m'aider à exorciser son sort… J'en étais même rendue à éviter certains coins de la ville, de peur de tomber sur Jiminy et ses yeux de cocker larmoyants ou sur la mère/fée supérieure qui me gavait de poncifs sur la gestion de la douleur. Je les aurais bien tous envoyés se faire brûler en enfer ou rôtir par Maléfique si elle était toujours en vie. J'étais bien consciente qu'ils croyaient bien faire mais honnêtement, faut-il être à ce point devin pour se rendre compte que rappeler les bons moments passés avec son enfant défunt tenait plus du sadisme que du réconfort ?
De fil en aiguille, mes pas me menèrent devant la porte du manoir Mills. C'est fou à quel point mon inconscient dictait ma vie. Je m'immobilisai un instant, face à l'immense maison et désespérai de voir soudain Regina sortir sur le porche et me lancer un sourire. Ce sourire pour lequel j'aurais déplacé l'Everest ou tout autre montagne magique et ou maléfique, c'est à choix. Je savais pertinemment qu'elle ne s'y trouvait pas mais ne pus m'empêcher de m'approcher, de mettre la main sur la poignée et de pousser. A ma plus grande surprise, la porte s'ouvrit sur le couloir principal, sombre. Je ne réfléchis pas et pénétrai à l'intérieur, marchant en silence sans qu'il n'y ait de raison. Peut-être avais-je peur de déranger la poussière ou les vieux livres. Bien que la maison me soit totalement inconnue en dehors du bureau de Madame le Maire, c'est vers ce dernier que je me dirigeai instinctivement et remarquai qu'il n'avait pas bougé d'un centimètre. Tout y était parfaitement en ordre comme à son habitude, les papiers classés par ordre chronologique sur le côté droit du bureau en bois, les stylos à plume et autres babioles sur la gauche. Je passai le seuil de la porte et m'engouffrai dans cette atmosphère autrefois menaçante quand je redoutais de devoir faire face à une autre dispute à propos de Henry. Cela me semblait être à des années lumières, tellement loin que je ne me souvenais même plus de la dernière fois que j'y étais entrée. Tous mes souvenirs se brouillaient et je n'arrivais pas à les remettre dans l'ordre ce qui amplifiait la sensation de vide. La chaise me faisant face était également vide alors qu'elle aurait dû être occupée par Regina en train de trier des papiers ou préparer un quelconque sortilège. Le mobilier semblait me crier son manque, à l'instar de mon cerveau et mon cœur. Dans une vaine tentative de réconfort, je pris la place du Maire et m'avachis littéralement. J'humai l'air en espérant y déceler la moindre trace résiduelle de son parfum mais en vain, tout ce que je parvins à faire c'est à me provoquer un éternuement sonore à cause de la poussière. Un bruit sourd s'éleva soudain du premier étage, comme si un objet était tombé au sol et avait roulé sur le parquet. Je songeai quelques secondes que j'avais pu me faire des idées mais mon instinct me certifia du contraire, il fallait que j'aille vérifier.
Je sortis à pas de loup du bureau, remontai le couloir jusqu'à l'escalier et le gravit en quelques secondes, la main posée sur le holster accroché à ma hanche. Je montai les dernières marches avec prudence, guettant le moindre mouvement au-dessus de moi mais je ne perçu rien d'autre que le silence compact qui m'entourait depuis mon entrée dans la demeure. D'après ce que j'avais entendu, le bruit provenait d'une pièce située plus loin à l'étage. Je me déplaçai donc avec prudence, scrutant le moindre bruit et prête à dégainer en cas de mauvaise rencontre. Pas totalement idiote, je pris le temps d'ouvrir et d'inspecter toutes les pièces sur mon chemin : salle de bain, chambre, bureau, bibliothèque… Je ne trouvai rien qui ne trahisse la présence de quelqu'un ou quelque chose et m'apprêtai à visiter la dernière pièce tout au fond du couloir. Si j'avais vu juste, ce devait être celle de Henry et cette pensée me noua l'estomac. J'eus un quart de seconde d'hésitation au moment de pousser la porte, ayant peur de ce que la vision de cette chambre d'enfant pourrait avoir sur moi en ce moment. J'inspirai puis actionnai la poignée.
La pièce était plongée dans la pénombre, les volets tirés. Je ne distinguai pas grand-chose et saisi ma lampe de poche. Une fois éclairée, je pus voir ce qui avait provoqué le fracas quelques minutes plus tôt en manquant de marcher dessus et de m'étaler de tout mon long : une bille de grande taille avait roulé presque jusque vers la porte. Je me penchai pour la ramasser et l'éclairer. Suivant de quelle manière on l'inclinait, la bille laissait transparaître deux portraits. L'objet m'intrigua énormément, je ne pensais pas que Henry avait ceci en sa possession et je me permis de la glisser dans ma poche. Je me rappelai soudain que la bille n'était certainement pas tombée toute seule et m'étonnai de n'avoir encore rien trouvé qui explique sa chute. Je balayai la pièce avec le faisceau lumineux mais ne vis rien de spécial ni d'alarmant. Je me dis que la pièce avait grand besoin de lumière et décidai d'aller ouvrir les volets.
Quelle ne fut pas ma surprise de constater une fois les volets ouverts et retournée vers le lit, que la bille n'avait pas subi l'effet de la gravité toute seule et que la responsable se trouvait allongée dans le lit de Henry, lovée autour d'un de ses coussins et le serrant si fort que je peux voir les jointures de ses doigts blanchir. Malgré tout mon cinéma elle n'a pas bougé d'un pouce, ce qui me fit me demander si elle était vraiment endormie ou tentait juste de m'éviter. Je l'appelai par son prénom doucement sans obtenir de réponse. Je m'avançai d'un pas et répéta l'opération, toujours rien hormis un vague grognement. Bon, elle devait vraiment s'être assoupie ainsi et je suppose, tenant la bille que j'avais ramassée. Je m'approchai encore et m'assis à côté d'elle, posant ma main sur son épaule. Je la secouai gentiment en l'appelant encore et obtins enfin un retour. J'entendis qu'elle marmonnait quelque chose en rapport avec un panier à pique-nique et une veste. Plus distinctement, je l'entendis dire à Henry de s'habiller. Elle devait être bien dans ses songes, auprès de Henry en allant faire une balade dans le parc. Je n'eus pas le cœur de la réveiller et décidai au moins de la transporter dans sa chambre, elle y serait plus à l'aise. Je glissai mes mains sous elle et la soulevai ce qui me demanda moins d'efforts que je ne l'aurais imaginé. Depuis quand n'avait-elle pas mangé ? Je fis mon possible pour ne pas la réveiller ou la brusquer dans l'opération, ce qui se révéla relativement ardu lorsque je dus ouvrir la porte de sa propre chambre. J'eu un mouvement brusque et failli la lâcher mais elle ne sembla pas vouloir se réveiller pour autant et mieux, elle passa sa main autour de mon cou et colla sa tête contre ma poitrine, ce que j'aurais trouvé adorable si je n'étais pas en passe de me casser la figure. Je finis par réussir à retrouver mon équilibre tant bien que mal, plutôt mal d'ailleurs comme pourra en témoigner le bleu sur ma cuisse demain. Quelle idée de mettre une coiffeuse juste à côté de l'entrée, aussi. Bref, je finis par la poser délicatement sur son matelas et tentai de la mettre dans une position confortable, le coussin toujours serré entre ses bras et ma personne qu'elle refusait de lâcher. Je dus me contorsionner et faire preuve d'ingéniosité pour lui faire desserrer l'étreinte de ses doigts sur ma veste. Ceci fait, je la couvris et sorti silencieusement de la pièce.


Je précise à tout hasard que le meurtre dans le but d'obtenir la suite de cette fic est totalement interdit par la loi et n'est même pas un chantage suffisant pour me faire céder, n'est-ce pas Mademoiselle ? (Fin du message personnel, mes excuses :3)

Comme d'habitude, j'attends avec impatience vos reviews !