Chapitre 4

C'était l'hiver. Il avait neigé toute la journée et Iruka avait joué avec les autres enfants de l'Académie toute l'avant-midi, leur sensei étant malade. Kakashi était en mission depuis deux semaines et il devait revenir ce soir. Il avait hâte. La nuit tombée, Il entendit un bruit de fracas dans l'appartement du jounin qui l'éveilla. Il ouvrit la porte de sa chambre qui donnait directement sur la bibliothèque. Il découvrit le trou dans le mur et passa dans l'embrasure. Il vit un vase brisé sur le sol avec une collection complète de roches blanches réparties partout dans la pièce. Il entendait des bruits dans la salle de bain. Il y entra. Le garçon aux cheveux argentés était assit, inerte, dans la douche, la porte ouverte.

« Kashi…? »

Iruka le regardait. Il tremblait. L'eau était sale, brune et pourpre. Iruka avala. Quelle mission a-t-il fait…? Habituellement il n'a pas peur d'être engagé à tuer quelqu'un… qu'est-ce qui a bien pu ce passé…? Ne sachant que faire il quitta la salle de bain et ramena de la chambre à Kakashi des boxers et un t-shirt. Il mit sa main sous l'eau. Elle était glacée. Il tourna le jet pour que l'eau soit chaude et laissa son ami en silence. Il fit tomber le couvercle de la toilette et s'assit dessus attendant quelques minutes que son ami se réchauffe et voulant lui donner une certaine intimité. Après deux ou trois minutes, il prit une serviette et ferma l'eau. Il essuya les cheveux de Kakashi et il l'aida à se relever. Le jounin était recouvert de coupures superficielles. Il le fit mettre ses boxers et le fit assoir. Toujours en silence, il sortit un onguent de l'armoire et en appliqua sur toutes les coupures, puis il mit le chandail à Kakashi. Celui se laissait faire. Il était mou, vide. Il ne semblait pas être là. Il doit être en état de choc… Iruka le saisit par le bras et l'amena dans sa propre chambre. Il avait un lit double, tandis que Kakashi en avait un trois quart. Il le coucha et se colla à son dos en passant son bras autour de lui. Le plus vieux était parfois secoué de spasmes et de tremblements. Au bout d'une heure, il avait complètement cessé, les deux s'endormirent. Ils ne reparlèrent pas de l'événement. Le brunet savait que son ami ne voulait pas en parler et il respectait cette décision.