Titre : douleur
Rating : K
D'une humeur badine, Daiki préparait le petit-déjeuner. La bonne odeur du café se mêlait délicieusement à celle des croissants chauds posés sur la table. Il se mit à siffler, quand une petite bouille qu'il ne connaissait que trop bien fit irruption dans la cuisine :
—Bonjour papa.
Le policier se retourna vers Emiko. L'enfant bailla et se gratta l'œil encore un peu endormie, traînant dans chaque main ses doudous.
—Qu'est-ce que tu fais déjà debout princesse ? Il n'est que neuf heures et demi.
—J'ai faim.
—Tu veux des tartines au nutella ?
Ses yeux noirs brillaient d'envie. Daiki lui sourit, lui caressant le haut du crâne et s'installa à table suivi d'Emiko. Il lui coupa des morceaux de pain qu'elle s'empressa d'y étaler la pâte au chocolat et de les faire tremper dans son bol de lait. Il alla ensuite à la cuisine, se fit une tasse de café fumant et et revint au côté d'Emiko qui se régalait de son petit-déjeuner. Elle demanda ensuite un verre de jus d'orange que son père lui offrit volontiers. Puis, quelques minutes plus tard, Taiga les rejoignit en boitant légèrement, ce qui fit sourire son amant. Le pompier s'assit en face du bleu, la gamine entre eux.
—Bonjour daddy. Tu as mal quelque part ? On dirait que tu marches comme un canard, interrogea la petite fille un peu inquiète.
Daiki ricana, recevant un regard noir de son homme et se pencha vers sa fille :
—Je crois que c'est parce que daddy s'est beaucoup cogné les fesses contre quelque chose de très dur cette nuit, se moqua l'agent, appréciant la grimace de douleur qui déforma les traits de Kagami.
—C'est pour ça que j'ai entendu daddy crier cette nuit ? Ça a du te faire très mal alors.
Une teinte rouge coloria les joues de l'américain, gêné et apeuré à l'idée que leur fille l'ait entendu.
—Je ne pense pas que ce soit de douleur qu'il ait crié, fit-il, énigmatique.
—Je te hais Daiki, cracha le tigre, lui lançant des éclaires avec ses yeux.
—Moi aussi je t'aime Taiga, rétorqua-t-il lui adressant un bisou dans le vide.
Ce dernier maugréa dans sa barbe à cause de la douleur, et se promit de le faire payer à son homme. Plus jamais il ne laisserait la panthère être au-dessus cinq fois d'affilées. Il avait l'impression d'avoir un balai dans le cul le lendemain.
