Chapitre 4 : Sors impardonnables
Il éclata de rire et moi aussi. C'était mon secret, je devais le préserver.
« Aller viens, on va être en retard sinon »
« Asseyez vous à la table libre devant Riddle » déclara le professeur Aneth lorsque nous arrivâmes « Nous allons commencer par parler des sortilèges impardonnables. »
J'obéis et me plaça devant le Serpentard.
« Tu es bien insolente dis moi »
J'allais répondre lorsque le professeur m'interrompis.
« Miss Ashiya ! Pas de bavardage je vous pris ! Tenez expliquez nous les sortilèges impardonnables. »
« Il y a d'abord l'impero, qui sert à obliger les gens à vous obéir. Seuls une poignée de gens sont capables de résister à ce sorts, les autres seront obligés d'obéir. Si la personne qui leur a lancé le sort leur dit de tuer, ils tueront, s'il leur dit de voler il voleront, s'il leur dit de mourir, ils mourront.
Ensuite le doloris qui inflige une douleur principalement centrée dans le ventre, plus le sort dure, plus la douleur se répand, c'est comme si tous nos nerfs brûlaient de l'intérieur. Il n'existe aucune parade à ce sort.
Pour finir, il y a l'avada Kedavra. La personne touché par ce sort meure très rapidement, ce sort provoque un arrêt cardiaque. »
Le cours continua et lorsque la sonnerie retentit, le professeur me demanda de rester pour parler des sortilèges impardonnables.
« Excellente description. Sais-tu s'il existe une parade à ces sorts ? »
« Eh bien, comme je l'ai dit un peu plus tôt, seul peu de personnes ont la puissance nécessaire afin de résister à l'impero, le doloris est imparable et l'avada Kedavra, il existe une technique cependant, il faut une tierce personne avec énormément de réflexe. Si quasiment en même temps que l'avada kedavra est lancé, un sort produisant une décharge peut sauver la personne, où l'animal »
« C'est impossible ! » déclara Riddle en arrivant derrière. « Prouve le ! »
« Très bien, très bien. Avez vous ces réflexes Miss Ashiya ? »
« Oui.. » répondis-je
« Une démonstration nous serait-elle accordée ? »
J'acquiesçais et m'approcha de l'estrade. Sur un perchoir un perroquet piaillait.
« Vous êtes prête ? »
J'acquiesçais.
« avada kedavra ! »
« Electrocut ! »
Le perroquet fut touché par les deux sorts en même temps. Tomba au sol. Riddle afficha un sourire qu'il perdit lorsque l'oiseau piailla et remonta sur le perchoir.
« Miraculeux ! » s'extasia-t-il. « ah oui, je voulais vous demandez, le doloris la description que vous en avez faîte montre que… »
« J'ai effectivement reçu plus d'une dizaine de fois ce sort. Cependant je souhaiterais que tout ce qu'il s'est passé reste secret »
« Aucun problème »
Riddle plissa les yeux et haussa les épaules.
« Par contre faut que je te parle, alors viens s'il te plais ! » appela le brun en sortant
J'acquiesçais et me tournait vers le prof. Il était hors de question que je me retrouve seule avec Riddle. J'entendais encore ses pas dans le couloir, il devait chercher un coin où il pourrait être tranquille et où je ne pourrais m'enfuir. Le prof était à la fenêtre et me tournait le dos, Riddle était dans le couloir. C'était ma seule chance. Je transplannais alors pas loin de notre salle commune.
Heureusement, on étais mercredi et nous n'avions pas cours l'après-midi.
« Ashiya ! Il fait encore assez chaud pour profiter du lac, tu te met en maillot et tu viens ? »
Je répondis par l'affirmative et alla me changer. Sauf que Riddle m'attendait dans la salle commune. Il avait du me voir disparaître et s'était dépêché de venir ici.
« Je n'aime pas du tout ta façon de m'ignorer Ashiya »
« Fiches moi la paix. Je dois me changer »
« Que ça soit clair. Quand je parle tu m'écoutes, quand je te dis de faire quelque chose tu le fais et quand je te poses une question tu réponds ! »
« Ecoute Riddle, j'ignore quel est ton problème, mais je ne suis pas ta chienne ! Maintenant pousses toi de mon chemin »
« Ah oui ? » Doucement il approcha son visage vers le miens, l'obligeant à se baisser, en effet j'avais une tête et demi de moins que lui. « Je me suis renseigné tu sais. Chez les sang-purs, il n'existe pas d'Ashiya. Qu'est ce qu'une sang de bourbe fait à Serpentard ? Les moldus sont tellement sans défenses face à moi. Certains je les aies rendus fous tu sais »
Je le giflais de toute mes forces et m'enferma dans ma chambre.
« Tu cherches au mauvais endroit Riddle ! » répondis-je.
J'enfilais mon maillot de bain, prit mon balai et sauta par la fenêtre.
« Ashiya ! Je savais pas que t'étais douée sur un balai ! » s'exclama Hadrien « Tu veux rentrer dans l'équipe de quidditch ? »
« Euh non désolée. Je n'utilise mon balai que dans les situations extrêmes, j'ai le vertige » m'excusais-je
« Et là qu'est ce qui fais de cette situation une extrêmes… » me demanda Karen en m'entraînant à l'écart.
« Eh bien, admettons qu'il y ait quelqu'un qui fais tout pour que tu aies peur de lui, n'ayant aucune limite, quelqu'un qui maîtrise certaines formes de magies dont tu ne soupçonnes même pas l'existence, quelqu'un contre qui tu ne veux pas de battre. »
« Je connais ce portrait, mais continue »
« Et admettons que sous le coup de la colère tu gifles cette personne, c'est pas une situation extrême ? »
« QUOI ? Tu as giflé Riddle ? ! » s'écria Karen juste au moment où il y avait du silence.
« Quoi ? » s'écrièrent les autres en stéréo.
« Euh je… Il n'avait pas le droit de dire ce qu'il a dit ! » expliquais-je j'ai abandonné le monde, mes croyances et mes amis pour lui…
Finalement, ils oublièrent et nous passâmes l'après-midi à nous amuser comme des gamins. Je réutilisa mon balai pour retourner dans ma chambre. Le lendemain matin, je soupirais de soulagement en constatant que Riddle avait déjà quitté les appartements. Je pris ma douche et m'enroula d'une serviette lorsque je sentis une présence derrière moi.
« Je n'ai pas du tout apprécié la gifle d'hier. Encore moins en entendre parler au petit déjeuner »
« Je.. il fallait que j'explique un truc… que tout le monde ait entendu est un accident »
Tandis qu'il s'avançait, je me reculais. Merde pensais-je lorsque mon dos heurta le mur.
« Ecoute moi bien Ashiya, si tu ne veux pas avoir quelques soucis, je te conseille de rester bien sage. » Il avança encore un peu, passa son genoux entre mes jambes et ses deux mains contre le mur afin de m'empêcher de me libérer.
« Qui es tu Anna Ashiya ? » demanda-t-il doucement en posant sa tête dans mon cou.
« Je… laisse moi tranquille ! » criais-je en tentant de le repousser, mais il était beaucoup plus fort que moi et il ne bougea pas d'un millimètre
« Pourquoi tu ne cèdes pas ? N'importe qui serait mort de trouille mais toi non, tu ne pleures même pas »
« J'ai vécu des situations bien pire » crachais-je. Je levais ma main pour le gifler mais il me l'attrapa au vol.
« Tu n'aurais jamais du faire ça »
Il s'éloigna et leva sa baguette. Avant de comprendre ce qu'il se passait, le doloris m'atteignit. Puis un deuxième et encore un troisième, il commençait à s'énerver ; ses yeux devenaient rouge sang et ses sorts plus puissants. Des flash me vinrent à l'esprit, je me revoyais avec Harry et Ron, luttant contre ce que nous croyons mal, avec Ginny parlant garçon, avec Draco nous disputant, avec tous mes amis rigolant, puis lorsque je leur ai annoncé mon départ, lorsque je les ai détruits… et une voix chassa tous ces souvenirs.
« Bon sang Anna reprends toi ! tu es capable de parer les doloris ! alors fais le ! »
« Qui es tu ? »
« Tu le sauras bien assez tôt »
Ce fut comme si je me réveillais, le sort quitta sa baguette s'approcha … et heurta un mur.
« Tiens ? que se passe-t-il ? »
« Arrête… »
Je fondis en larme et tomba par terre. Il me regardait pleurer sans rien faire.
« ce n'est pas fini » prévint-il
« Anna ! »
Je vis Karen arriver en courant mais Riddle l'empêcha de passer.
« Lève toi ! » m'ordonna-t-il « Je sais que tu en es capable. Si j'ignore ce qui te fais pleurer, je sais que ce ne sont pas de simple doloris »
Je séchais mes larmes et me relevais. D'un geste de la main, j'éjectais les deux serpentards de la pièce et m'habille.
« Anna… je… que ce passe-t-il ? pourquoi tu pleurais ? » me demanda Karen alors que nous étions dans ma chambre.
« Disons que j'ai un passé assez lourd à porté » répondis-je en fermant les yeux
« Comment ça ? »
« Tu ne comprendrais pas… »
« Explique toujours ! »
« Il y a un homme que j'aime de tout mon cœur, de toute mon âme et cette personne habitait loin de chez moi. Un jour j'ai annoncé à mes amis que je quittais tout ce que j'avais construit, tout ce que nous avions construit pour le retrouver. Sauf que cette personne était haïe de tous mes amis et je m'étais battue contre elle plusieurs fois. Ils ont pas apprécié et m'ont bannie. Alors… comme je savais qu'ils avaient trouver le moyen de le tuer, je les ai tous détruits, toute mon école et ceux qui se prétendaient être mes amis »
« Bien que sombre, c'est une jolie histoire. Si tu me disais la vérité ? »
J'eus un petit rire. C'était évident qu'elle n'allait pas me croire. Mais c'était mieux comme ça.
« Je dois aller voir Dumbledore » déclarais-je en me levant.
Karen acquiesça et quitta ma chambre.
