Hey !

Cette histoire semble m'inspiré bien plus que mes cours, faut croire, donc voici le nouveau chapitre !

Pour la quête qui correspond à la petite aventure de Tatch, je n'ai fait que l'une des solutions possibles, il y en a d'autre !

Enfin, bonne lecture ! Et ouais, Rayleigh ne comprend plus rien à ce qu'il se passe, et ça ne va faire qu'empirer !


Tatch n'en menait pas large, non du tout. Tout au contraire.

- Calmez-vous et rangez cette arme, vous avez plus de chance de vous faire mal, que de me couper un doigt, comme vous dîtes, fit Tatch à la Rougegarde.

- Vous êtes avec eux ! N'est-ce pas ! Vous êtes avec les Alik'r ! N'approchez pas... ou... rugit Saadia.

- Ou vous allez me couper un doigt, oui, je l'ai bien comprit... soupira Tatch. Calmez-vous, s'il vous plaît... Je ne suis avec personne pour le moment. Qu'est-ce qu'il se passe ? Que vous veulent ces gens là ?

Saadia rangea sa dague et s'assit sur une chaise pour dire, avec une profonde déprime et inquiétude :

- J'appartenais à une des puissantes maisons nobles de Lenclume. Quand nous sommes tombé aux mains du Domaine Aldmeri, je fus la seule à avoir le courage de parler contre le Thalmor. J'ai été chassé de chez moi, et je suis venue ici, en Bordeciel, me réfugier. Et maintenant, ils m'ont retrouvé et veulent me livrer aux Thalmors ! Je vous en prie, il faut m'aider !

- Aucun soucis, je vais vous aider, assura Tatch. Vous avez une idée de comment faire ?

- Un de leur homme a été emprisonné, ici. Je suis sûre que vous pouvez trouver un moyen de lui faire dire où se cache son chef... je vous en serez éternellement reconnaissante !

- Pas de soucis. Restez sagement ici, je me charge de tout.

Et Tatch quitta la chambre de la femme.

Il retrouva Ace en train d'engloutir son repas sous le rire de la tenante, au comptoir.

- Eh ben, c'était du rapide, t'as perdu en endurance, mec ? se moqua Ace en faisant une pause pour boire une nouvelle gorgée de vin.

- Ce n'est pas ce que tu crois, elle a besoin d'aide. Je t'en parlerais plus tard, soupira Tatch en s'asseyant à ses côtés.

- Nop. Ça m'intéresse pas, commenta Ace. Si tu te fais embobiner par les jolies minois, c'est ton soucis, pas le mien. Ce soir, je fais ce que j'avais prévu de faire, toi, tu fais ce que tu veux.

- Ace ! s'offusqua Tatch.

Ace acheva son repas.

- C'est lui qui paye l'addition. Je vais faire un tour ! sourit le jeune homme en montrant son ami du doigt.

- Quel sale gamin ! rugit Tatch.

Ace eut un petit rire et sortit dehors.


Cela n'avait pas été dure de trouver des vêtements normaux. Enfin, presque normaux, parce qu'Ace avait craqué sur une sorte de tenu de mage, apparemment. Il trouvait ça classe, pas trop contraignant. Bon, maintenant qu'il avait enfilé sa nouvelle tenue, il pouvait plus montré à tout va ses beaux tatouages, mais au moins, il se détacherait moins de la foule. Et puis, l'emblème de Shirohige n'avait pas la moindre signification pour les gens d'ici. Il savait que la marque était là, c'était l'essentiel, pour lui.

Il fourra le reste des vêtements volés dans son sac, et tout aussi discrètement qu'il était entré dans le palais, il continua son exploration. Il pénétra dans les quartier du Jarl, piqua quelques bijoux qui traînaient, de l'or, des lingots d'argents, enfin tout ce qui pouvait avoir de la valeur. En passant par la chambre à coucher du Jarl, Ace remarqua sur la table de chevet une pierre semblable à celle qu'avait trouver Tatch.

« Ces trucs font peut-être partit d'un plus grand ensemble... » songea Ace.

Veillant à ne pas réveiller le Jarl, il fit acquisition de la pierre, puis s'en alla.

Il partit tout aussi discrètement qu'il était enté, et pressa le pas jusqu'à l'auberge. Il entra dans la chambre que lui avait donné la tenante et s'allongea sur le lit, sa dague à porté de main, près à se défendre. Ainsi, il s'endormit, d'un œil, comme toujours.


Faire parler le guerrier Alik'r emprisonné avait été un jeu d'enfant. Lui faire miroité quelque chose de pire que la colère de son chef, un dénommé Kematu, c'était le secret pour économiser quelques pièces d'or, et des mots de têtes.

Et se forgé une sacrée réputation.

Ainsi, en suivant les indications qu'on lui avait donné, Tatch se retrouva devant une cave appeler la 'Tanière de l'Escroc'. Un nom pour le moins charmant, si on lui demandait son avis !

Les premiers bandits qu'il rencontra, dans la pièce, parlaient de la présence des Alik'r au fond de la caverne. Ce fut ce qui permit à Tatch de savoir qu'il ne s'était pas tromper de chemin.

- Je sais pas si j'aime ces guerriers Alik'r qui se cachent, là bas, disait un bandit, sans se douter de la présence de Tatch. Ils ne me disent rien qui vaille.

- Gardez ça pour vous, on nous paie pas pour parler, rétorqua un autre bandit. Ils partiront dès qu'ils auront trouvé la personne qu'ils cherchent. Et nous n'en aurons que plus d'argent.

Et le silence revint, troublé par un bandit qui poussa la chansonnette :

- Il était une femme, belle comme un soleil... printanière comme Stros M'Kai...

« Par Davy Jones, c'est un massacre pour les oreilles » songea Tatch en sortant de sa cachette.

Deux trois mouvements, et ce fut deux bandits à terre, qu'il fouilla minutieusement, récupérant les objets de valeurs. En haut d'une corniche, Tatch trouva un coffre, avec un peu d'or et des parchemins. Il prit l'or, ne sachant pas trop quoi faire des parchemins.

Il continua, se glissant dans un boyau, bousculant un arc et des flèches au passage. Là, il surplombait quelques bandits, et ce fut le carnage.

En voyant le rat qu'ils étaient entrain de faire rôtir, Tatch ne fut que plus heureux de son carnage. Non mais, oh ! C'était une insulte à la cuisine d'avoir fait rôtir ça !

Tatch se glissa dans un autre boyau, pour continuer la route, donnant un coup de pied dans un corps qui était sur sa route.

Il déboucha sur une autre salle de la caverne, où on avait carrément installé une table. Tirant deux dagues de ses manches, Tatch marcha à pas de loup vers les deux bandits qui lui tournaient le dos, mangeant tranquillement, sans se douter de la mort, vêtu de blanc, qui venait vers eux. Leur gorge furent trancher sans la moindre difficulté. Les dagues revinrent dans les manches et Tatch ressortit son épée pour géré avec le reste de la pièce.

Un mage tenta d'avoir Tatch, mais il esquiva rapidement, tua un autre bandit, et réussi à parvenir sur la corniche où était réfugié le magicien, pour en finir avec lui. Bon sang, si Ace parvenait à apprendre des techniques comme ça, ça serait dangereux pour leurs ennemis... et la Marine en serait désarçonné ! Ça n'intéressait pas Tatch plus que ça, la magie... il préférait les bonnes vieilles lames.

En passant dans un nouveau tunnel, Tatch fit face à la scène cocasse d'un squelette, à moitié enfoncé dans une botte de paille, tendant la main vers une bouteille bière, posait sur un cageot en bois.

- Tiens, l'ami, prend donc ta boisson dans l'autre monde, fit Tatch en versant le breuvage dans la bouche du squelette, avant de lui mettre la bouteille vide dans la main.

Il continua sa route, tua deux autres bandits, s'arrêta un instant pour observer des poissons pendu à un poteau, qui d'après leur odeur, n'avait pas été péché le matin même. Tatch s'en écarta très vite, essayant de ne pas vomir Eurk ! Pitié pour son nez !

Il trouva un coffre, avec de l'or, encore une fois, qui passa directement dans son sac. Il retraversa la corniche où gisait encore le corps du magicien, et continua sa route.

Il s'engagea dans un nouveau tunnel qui le conduisit à un lac souterrain. Il traversa un rideau d'eau d'une petite cascade, ce qui, bien entendu, défit sa pompadour.

Il haïssait ne pas avoir sa pompadour !

- Arrêtez ! Votre venu ici n'est un secret pour personne et vous avez prouvé votre valeur au combat. Parlons un peu, voulez-vous, inutile de nous battre, lui dit quelqu'un.

Tatch le regarda sans rien dire. Du coin de l'œil, il dénombra environ six gardes.

- Nous pouvons tout les deux tirés avantages de cette conversation. Mes hommes ne vous attaqueront pas si vous baissez votre arme, annonça le chef.

- Vous avez conscience que je suis ici pour vous tuer ? demanda Tatch avec une froideur qui contrastait avec son caractère si enjoué.

- Bien sûre... et la personne qui vous envoie, cette... comment se fait-elle appeler, en ce moment ? Shazra ? Saadia ? C'est ça ? A t-elle fait appel à votre sens de l'honneur ? Votre avarice, ou peut-être pire encore ? Peu importe. Elle a dû vous convaincre qu'elle était la victime de cette affaire, mais savez-vous au moins pourquoi nous la recherchons ?

Tatch avait fait son chemin hors de l'eau, jusqu'à Kematu, pendant qu'il parlait. Les camarades de l'homme le regardèrent méfiant.

- Non, je ne sais pas pourquoi vous la recherchez, et je m'en fous. Je suis peut-être un peu trop galant sur les bords, quand je m'y mets, mais je reste un pirate. La justice, elle peu embrasser mon cul ! grogna Tatch.

Et il enfonça l'épée dans la poitrine de Kematu.

Les autres Alik'r réagirent immédiatement, criant à mort, mais ils n'étaient pas de poids contre un Taisho des Shirohige Kaizoku. Un contre six, et tout ce qu'ils réussirent à lui faire, ce fut une coupure à la joue. Tatch fouilla les corps, prit la tête de Kematu, et retourna à Blancherive.


Ace marchait dans un long couloir.

Cela faisait des heures, des jours peut-êtres ! Ou alors, était-ce juste quelques minutes ?

Il ne se voyait pas avancé, tout se ressemblaient, tout les murs étaient identiques. Il avait essayé de courir, dans ce couloir toujours en ligne droite, mais il s'était fatigué pour rien.

Il se demandait même pourquoi il continuait à avancer, mais ses pieds allés tout seul, le long de ce couloir étroit et lumineux.

Une silhouette apparut bientôt devant Ace, très loin. La silhouette se précisa peu à peu, devenant reconnaissable.

Ace se figea en la reconnaissant, puis un sourire lui vint aux lèvres.

- LUFFY ! cria t-il en se mettant à courir en direction de la silhouette.

- ACE ! hurla Luffy en réponse en se mettant à courir.

À mi-chemin, Luffy se prit un obstacle invisible. Ace vint le rejoindre et découvrit une sorte d'écran de verre, qui le séparé de son petit-frère de quelques centimètres.

Quoi ?! Non mais ils avaient fumé ! Le séparé de son frère avec ça, c'était la pire torture qui soit !

- Pousses-toi, Lu' ! demanda Ace.

Luffy s'écarta et laissa son frère s'acharner contre la vitre, de tout son poids, de toute ses forces. Les pouvoirs d'Ace ne firent pas non plus bougé celle-ci. Luffy essaya lui aussi, mais rien n'y fit. Il revint vers la vitre, appliqua ses mains dessus, regardant son frère avec de grand yeux larmoyants.

- Je t'interdis de pleurer ! J'aime pas ça ! Et tu le sais ! On trouvera une solution ! lui dit Ace.

- Tu es... vraiment vivant, Ace ? souffla Luffy.

- Je peux pas mourir et te laisser derrière, l'esprit tranquille, Lu' !

- Mais... tu ... Akainu... il... Ace !

Luffy appuya son front contre la vitre, essayant de refouler ses larmes. Ace appliqua ses mains au niveau de celles de son frère, et augmenta sa chaleur, essayant de permettre à son frère de la sentir au travers la vitre. C'était la chose la plus atroce qui soit. Après tout ce qu'ils avaient vécu, subir une séparation physique de ce genre était d'un sadisme pur ! Il en aurait hurlé de rage, si réconforté son petit frère n'était pas son idée du moment.

- Lu'... regarde moi... souffla Ace.

Luffy leva ses yeux embués de larmes vers son frère.

- Tu sens la chaleur ? demanda Ace.

Le petit-frère hocha la tête.

- Alors tu vois. Je suis vivant. Tu n'as pas à t'en faire pour moi, Lu'. Considère juste que je suis partit m'entraîner très loin, et qu'on se reverra, quand, je le sais pas, mais on se reverra, je te le promet. Ai-je déjà rompu une promesse que je t'ai faîte ?

- Tu es mort.

- Non, je suis vivant, Ahou !

Luffy secoua la tête.

- Je dois être encore en train de rêver pendant un entraînement. Rayleigh va me réveiller d'un instant à l'autre avec un coup de bâton sur le crâne.

Ace leva un sourcil, surpris.

- Rayleigh... Comme Silver Rayleigh ? Le second de Roger ? Il t'entraîne ? s'étonna Ace.

Luffy hocha la tête et Ace siffla.

- J'ai tout intérêt à ne pas chaumer, si je veux rester plus fort que toi, afin de te protéger, Lu', ricana Ace. Na, tu veux une preuve que ce n'est pas une rêve, et que je suis bien vivant. Une preuve que je ne suis pas le fruit de ton imagination ?

Luffy hocha vivement la tête.

- Est-ce que Silver t'a dit qu'on s'était rencontré à plusieurs reprises ? demanda Ace.

- Non, il se concentre sur l'entraînement pour le Haki, afin que je ne pense pas à Impel Down et Marine Ford... murmura Luffy.

- Tu lui diras pour moi, quand tu le verras, que quand je rentrerai, je lui mettrais une nouvelle raclée aux échecs (A/N allusion à ma Fanfic Chekmate j'ai pas put m'en empêcher ^^').

- Robin aime bien jouer aux échecs, mais j'ai jamais rien comprit à ce jeu... tu sais y jouer ?

- Yep, et drôlement bien en plus ! Hehe ! Un des nombreux talents caché de ton nii-chan, Lu' !

- Tu me promets qu'on se reverra ?

- Sur la tombe de Sabo, je ferais tout pour. Toi, tu te concentres sur ton entraînement, le Shin Sekkai ne fait aucun cadeau, je le sais par expérience. Nous sommes d'accord ?

- Hai !

- Na, Lu'... tu as des nouvelles de mon équipage ? Marco, Shirohige, Jozu, peut-être... voir Vista...

Le regard de Luffy s'assombrit.

- Ace... Jimbe, il m'a dit que...

- Qui est mort ? demanda Ace, le coupant.

C'était facile à deviné que c'était une mauvaise nouvelle qu'allait annoncer Luffy.

Le regard d'Ace se durcit. Il serra les poings, priant pour que se ne soit pas Marco. Pas lui. Surtout pas lui.

- Shirohige ossan... je suis désolé, Ace. C'est ce Teach qui l'a tué.


Ace se réveilla en sursaut.

Il était en sueur, la respiration saccadé, dans la chambre de l'auberge de Blancherive.

Il se passa une main sur le front, rejetant ses cheveux en arrière.

Est-ce un rêve ? Un cauchemar ?

Il sentait pourtant encore le contact de la vitre contre ses doigts. Merde, que c'était-il passé ?!


Luffy se réveilla en sursaut. Rayleigh était penché sur lui, inquiet.

- Tout va bien ? Tu as perdu connaissance pendant l'entraînement, lui dit le vieux pirate en aidant Luffy à se relever.

Il remarqua alors que le jeune homme avait les mains brûlantes, malgré la neige et le froid.

- Tu te sens mal ? demanda Rayleigh.

Luffy secoua la tête à la négative.

- J'ai... j'ai fait un rêve... je crois... Ace était là... si proche, et si loin... il me parlait, me disait qu'il était vivant. Mais y'avait une vitre entre nous et on a pas réussi à la casser... souffla Luffy.

Rayleigh garda le silence, et Luffy le regarda.

- Il m'a dit que vous vous êtes déjà rencontrer, c'est vrai ? demanda Luffy avec espoir.

Rayleigh fronça les sourcils. Comment Luffy pouvait-il le savoir ? Son frère le lui avait-il dit, de son vivant ?

- C'est vrai, oui. Nous avons eut l'occasion de nous rencontré, à deux trois occasions, pendant des missions nécessitant sa présence sur Shabaody, déclara Rayleigh.

- Il m'a dit, dans mon rêve, de vous dire que quand il rentrerait, il vous mettrait une nouvelle raclée aux échecs... je savais même pas qu'il savait y jouer... souffla Luffy.

Rayleigh lâcha Luffy, et s'éloigna un instant.

- Sérieusement, qui est l'imbécile qui a créé le D... déjà que je comprenais pas toujours les situations et les choix causaient par Roger, et voilà que le fils même de mon meilleur ami, vient de prouver que même un poing de magma dans la poitrine, ne peu pas avoir raison du D... mais qu'est-ce-qu'il se passe, merde ? soupira Rayleigh.

Et il éclata de rire.

Il croyait avoir perdu le peu de raison dont il était doté, en rejoignant Roger dans sa folle idée de devenir pirate... il devait lui en avoir un bout, ou alors en avoir regagné avec l'âge, parce que là, c'était certain, il avait trouvé la situation la plus dingue qui soit, sur la mer la plus déjanté qui soit, si on mettait le Shin Sekai à part.

Il aurait donné cher pour une aspirine ou une bonne rasade d'alcool, là, parce que son cerveau allait finir par démissionner. Ça faisait tout juste deux mois qu'il entraînait Luffy, et des trucs bizarres lui tombaient sur le nez, les uns derrières les autres !


- Tu fais une tête d'enterrement, mec, commenta Tatch en montant sur l'un des chevaux qu'ils avaient volés, Ace et lui, avant le lever du proprio.

Ace talonna sa monture pour qu'elle s'engage sur la route dans un petit trot.

- J'ai fait un drôle de rêve, cette nuit... à la fois si irréel, et pourtant... si... marmonna Ace en se frottant la nuque.

- Qu'est-ce-que ça peu bien être pour t'avoir foutu dans un état pareil ?

Ace lui raconta son rêve, et Tatch écouta en silence.

- Et ça c'est fini brusquement sur Luffy qui m'apprenait que Jimbe lui avait dit que Oyaji était... mort, conclu Ace.

Les poings de Tatch se serrèrent sur la bride de son cheval.

- On ne peu être certain de rien, tant que nous ne sommes pas rentrés. Après, c'est peut-être un rêve pour nous dire qu'il faut s'attendre au pire quand on rentrera au bercail, commenta Tatch avec une voix dure.

- Sinon, ça c'est passé comment avec la Rougegarde ? demanda Ace pour changer de sujet.

- Saadia ? J'ai résolu son problème et ça m'a rapporté cinq cent septims. Que je ne partagerais pas avec toi, puisque tu as refusé de m'aider.

- Eh bien en attendant, j'ai trouvé ça.

Ace sortit de son sac la gemme étrange qu'il avait trouvé dans la chambre du jarl.

- Trouvé sur la table de chevet de Balgruf, expliqua Ace. Qui sait, ça faisait peut-être partit d'un grand ensemble.

- Mouais, possible.

- Oh, et Tatch ?

- Hmm ?

- T'es pas trop moche sans ta pompadour ! Shishishsi !

- Ro la ferme, Ace ! grogna Tatch.

- Oh, et j'ai volé des livres de magies au mage de la cour. Y'en a pour tout les goûts ! Altération, conjuration, illusion, guérison et destruction ! T'en veut un ?

- Non merci, Ace. À moins que tu es un livre de cuisine, je ne suis pas preneur.

- Pfff...

Ace sortit un livre de son sac, avec une étrange couverture oranger, et commença à lire.

- Si on m'avait dit un jour, que tu mettrais le nez dans un livre, je pense que je l'aurais pas cru, commenta Tatch. Enfin, mangas et bandes dessinées mit à part. C'est tout juste s'il faut pas te promettre une récompense pour que tu daignes lire les rapports de ta division !

- C'est bien expliqué, c'est clair, facile à comprendre. Et court. Pas de raison pour que je ne lise pas, répliqua Ace. D'autant plus que c'est utile.

- Donne moi un exemple d'utilité.

Ace montra le livre dans sa main.

- Un sort d'illusion. Le silence. Pendant un certain laps de temps, tout ce que je ferais sera dans le silence complet. Pratique pour les vols risqués, infiltrations et autre, annonça Ace.

- Je vois... eh bien, bonne lecture. Essaye de ne pas...

- Zzzz... fit Ace en s'endormant sur son cheval, le livre miraculeusement sauvé de la chute, en se retrouvant coincé sous Ace.

- De ne pas t'endormir en route, termina Tatch en soupira.


En fin d'après midi, ils rencontrèrent un homme, prêt d'un chariot renversé qui quémanda leur aide.

- Mon camp est tout prêt, je vous récompenserais si vous m'escortez là bas, sans encombre ! assura l'homme aux deux pirates. Des bandits m'ont attaqués et ils ont volés mon chargement.

Les deux pirates se regardèrent.

Ce type les prenaient pour des débutants ?

- Je parts devant, annonça Ace en descendant de cheval. C'est de l'autre côté du pont, non ?

- Oui, mais... commença l'inconnu.

Ace était déjà loin.

- Venez, lui dit Tatch en descendant de cheval.

Ils traversèrent le pont, et après avoir emprunté un court chemin étroit, débouchèrent sur un campement de bandit, prêt d'une ruine. Campement jonché de corps.

- Aaaaaaaaaaah ! fit un dernier bandit quand Ace le balança du haut de la tour en ruine.

Splash !

Ça fit de la purée de kajiit une fois en bas.

- On fait plus vot' tour depuis des siècles, par chez nous... ne nous prenez pas pour des débutants, ricana Tatch.

Et il perça facilement le cœur de l'homme.

- T'as trouvé quelque chose d'intéressant ? demanda Tatch alors qu'Ace ressortait de la tour.

Ace lui envoya une bourse d'or.

- C'est tout ce que j'ai trouvé. On peut reprendre la route, assura le jeune pirate.

- Tch, on a perdu du temps pour rien, grogna Tatch en rangeant l'argent.

Ils retournèrent auprès des chevaux, et reprirent la route.


Le soleil se couchait quand ils arrivèrent à Fort Ivar.

- C'est haut... commenta Tatch en regardant la montage, histoire de voir le monastère. On voit même pas le sommet à cause des nuages.

- Encore à monté les sept milles marches, Klimmek, commenta quelqu'un sur un pont, à côté de la scierie.

- Pas aujourd'hui, répondit un autre.

- Bonne chance pour les sept milles marches, Ace, ricana Tatch. Je t'attends à l'auberge.

- Hein ?! Tu montes pas ? s'étonna Ace.

- Oooh que non ! D'une, c'est l'Enfant de Dragon qu'ils ont appelé, de deux, il va faire froid, et je suis pas immunisé contre le froid, contrairement à toi. De trois, je me fais vieux pour une telle escalade. De quatre, t'as pas voulu m'aider pour le soucis de Saadia, et de cinq, je vais voir si je peux me faire un peu d'argents, par ici. T'auras qu'à redescendre si t'as besoin de moi.

Et Tatch conduisit sa monture jusqu'à l'auberge. Ace soupira et alla jusqu'au pont.

- Vous avez quelque chose à faire au monastère ? demanda Ace au dénommé Klimmek.

- Je livre de la nourriture aux Grises Barbes. Des denrées non périssable, puisqu'ils sortent pas beaucoup, si vous voyez ce que je veux dire, expliqua l'homme.

- J'y monte, je peux faire la course pour vous.

- Vous feriez ça ?!

- Vous avez plus l'air très jeune, je suis jeune, moi. Vous avez l'air épuisé, je déborde d'énergie. Vous êtes à pieds, j'ai un cheval. Je dois continuer la liste ?

- Hahaha ! Merci du service ! Je vous paierez, une fois que vous serez redescendu ! Il y a un coffre pour les vivres, juste avant d'entrer, vous pouvez pas le loupé.

L'homme lui donna un sac de provision qui rentra tout juste dans celui d'Ace.

- Je dois faire attention à quelque chose de particulier, pendant l'ascension ? s'enquit Ace.

- Loups, ours, un ou deux spectres de glaces, et peut-être un troll, vers le sommet. Le plus embêtant, c'est qu'avec la neige, les marches sont parfois glissantes et dure à repérer. Il est donc peu conseiller d'y aller à cheval.

- Je vois. Merci du conseil. Ça me fera de l'exercice.

Ace alla déposé le cheval à l'auberge, à la surprise de Tatch, puis traversa le pont, pour commencer l'ascension des marches.


Sur le chemin, il lut des tablettes gravé dans des petits autels, et discuta avec les chasseurs qu'il croisa.

Les tablettes contaient l'histoire de l'Art de la voix. Comme quoi les Dragons étaient les premiers habitants de ce monde, et la posséder. Et comme la Voix pouvait déchiré le ciel, ils ne l'utilisaient qu'en dernier recours. Puis les hommes naquirent sans la Voix et sans la moindre force. Malgré tout, leur volonté était forte, et tentèrent de lutter contre les dragons, qui n'avaient qu'à utiliser la Voix pour les mettre à genoux. Puis Kyne, appela un dénommé Paarthurnax, qui avait prit en pitié les hommes, et ensembles, ils enseignèrent l'art de la Voix aux hommes. Cela signa le début de la guerre des Dragons, les dragons contre ceux qui avaient la Voix.

À cet instant, Ace qui avait déjà passé quelques loups, se retrouva face à d'étrange créature de glace.

- Je présume que ce sont les spectres de glaces dont parlé Klimmek, fit Ace.

Les deux spectres foncèrent vers lui, et fondirent immédiatement à son contact.

- Non, j'y crois pas... si vite réglé ? s'offusqua Ace.

Il reprit l'ascension, les jambes commençant à devenir lourde.

Sept milles marches à se faire...

Il avait cessé de compter au bout de deux cents trois. Et c'était y'a un petit moment, déjà.

Arpentaient ainsi la montagne enneigée lui rappela les hivers, avec Luffy, où ils jouaient dans la neige, poursuivaient les animaux sauvages. Ces hivers, durant lesquels, le jour de son anniversaire, Luffy faisait de lui le Roi du Monde pour une journée entière, le laissant dormir jusqu'à pas d'heures, lui servant le petit déjeuner au lit, et tout.

Ace croisa une cinquième tablette de pierre.

Les hommes réussirent à vaincre Alduin, en utilisant leur Voix pour l'envoyer hors du monde, prouvant que leur Voix à eux aussi, était forte, mais cela ne se fit pas sans de nombreux sacrifices. Avec le déchaînement de leur Voix, les Enfants du ciel, comme les Nordiques aiment s'appeler, fondirent le premier empire avec l'épée et la Voix, alors que les Dragons se retiraient eux aussi du monde. Un homme, Jurgen Parlevent, commença ses sept ans de méditation, pour comprendre comment des Voix fortes pouvaient échouer, alors que les possesseurs de la Voix s'en aller à la Montagne Rouge, humillier. Puis, il revint, et dix-sept parleurs ne parvinrent pas à le renverser. Ainsi, Jurgen le Calme fit de la Gorge du Monde, qu'Ace était en train de gravir, sa demeure. Après des années de silences, les Grises Barbes dirent un nom, Tiber Spetim, qu'ils convoquèrent au Haut Hrotghar. Ils le bénirent et le nommèrent 'Dovahkiin'.

La nuit était tombé et Ace s'éclairait désormais avec son feu.

La dixième tablette était là, et disait, juste au pied du monastère :

La Voix est adoration

Suivez la Voie intérieur

Ne parlez seulement qu'en cas de besoin absolu.

- Charmant, commenta Ace.

Il se tourna vers le monastère. C'était... imposant.

Tout en pierre sombres, recouvert de neige, ce qui était normal à une telle altitude.

Ace s'approcha du coffre dont lui avait parlé Klimmek et y mit les provisions, avant de se diriger vers l'un des deux escaliers qui lui permettrait d'entrer dans le monastère.

Sous ses pas, la neige fondait, pour pas changer.

Pour ces moments là, il regrettait d'avoir manger son akuma no mi. Il ne pouvait plus jouer, comme avant, avec la neige, profiter du calme et de la tranquillité que celle-ci apportée quand elle tombait. Autour de lui, elle cessait de tomber, et s'effacer, ne laissant comme preuve de son passage que de l'eau.

Il s'arrêta un instant devant les portes de métal gravé, un instant, puis les poussa.

Les portes se refermèrent dans un grand fracas derrière lui.

Face à lui, il y avait un immense hall... vide.

Juste un feu, au bout, quelques vases, mais sinon, austère et vide. Conclusion, la décoration était à revoir, il ne viendrait pas passer ses vacances ici. Même sa cabine sur le Moby Dick était mieux décorée ! Enfin, elle le serait le jour où il se décidera à la ranger...

Ace s'avança un peu dans le hall, et fut surpris de voir quatre vieux bonhommes en robes sombres, avec de belles barbes grises, arrivé d'un peu partout du monastère et se rassemblé autour de lui. Et ils le regardèrent fixement, comme s'ils essayaient de regarder au travers lui, en lui. C'était pas la situation la plus agréable qu'il soit.

- Ainsi, en ce moment même, un Enfant de Dragon apparaît, fit l'un d'eux.

- Euuuh... konbanwa ? fit Ace avec une voix hésitante en se grattant la nuque, un sourire embarrassée aux lèvres.

« Tatch, au secoure ! Je dois faire quoi ! » paniqua le jeune homme.