Bonjour tout le monde.
Désolée j'ai mis un peu plus de temps que d'habitude pour poster la suite mais j'ai eu du mal à l'écrire celui-là mais le voilà enfin =) A savoir que c'est le dernier chapitre. Il me reste donc l'épilogue pour clôturer cette histoire. J'espère qu'il vous plaira. Enjoy =)
Chapitre 3
Tous les clans crièrent au scandale. Tous les ambassadeurs se demandaient comment leur commandant pouvait leur faire ça. Réintégrer les Skaikru à la Coalition ? Il n'en était pas question. Lexa, quant à elle, savait que cela serait difficile mais elle ne lâcha pas l'affaire.
- Em pleni ! Cria-t-elle de nouveau. Toute personne refusant cette nouvelle entrée se verra exclure à jamais de la Coalition et en subira les conséquences.
- Mais Heda, … commença un ambassadeur.
Elle leva la main pour le faire taire. Tête haute, regard noir, elle le fixait sans trembler.
- Depuis toujours, nous ne connaissons que la guerre et la destruction. Depuis toujours, nous nous battons pour que nos peuples puissent survivre sur cette planète. Et si nous tentions d'inverser les choses. Et si nous essayions de vivre en paix. Plus aucune guerre, plus aucun mort. Et si nous essayions de vivre tout simplement.
Le silence s'installa dans la pièce, laissant à chaque ambassadeur intégrer les paroles de leur commandant. Lexa, qui était descendue de son trône, s'avança vers chacun d'entre eux et continua.
- Combien de guerriers avez-vous perdu au fil des années ? Combien de femmes et d'enfants massacrés ?
Sa main gauche sur son fourreau, elle fit le tour de la pièce, sans sourciller. Elle devait les faire accepter que leur mode de vie était obsolète.
- Heda, avec ce qu'il s'est passé avec le peuple du ciel, comment pouvez-vous être sûre qu'ils ne recommenceront plus ?
- Parce que je le sais.
Elle regrettait déjà d'avoir parlé. Elle savait qu'elle était en mauvaise posture et qu'elle devait laisser Lexa gérer le problème.
- Vous le savez ?
- Oui, fit-elle, sèchement. J'ai confiance en mon peuple.
- Ce n'est pas parce que vous avez confiance qu'ils ne récidiveront pas.
Alors qu'elle venait à peine de commencer, la discussion devenait déjà houleuse entre Clarke et l'ambassadeur du Floukru.
- Votre Chancelier a ordonné ses meurtres. Il pourrait recommencer à n'importe quel moment.
- Le Chancelier Pike est mort.
- Mort ?
- De mes propres mains.
Elle ne savait toujours pourquoi elle continuait de discuter avec lui, ni pourquoi Lexa les laissait poursuivre leur échange. C'était étrange.
- Vous méritez bien votre nom, Wanheda, dit-il en insistant bien sur le dernier mot.
- Vous ne me connaissez pas. Aucun d'entre vous d'ailleurs. Ce que …
Elle jeta un œil à Lexa, qui s'était assise sur son trône. Cette dernière regarda la scène d'un air impassible et froid. Elle ne semblait pas vouloir prendre part à ce qu'ils disaient.
- J'ai pu faire depuis que nous sommes sur Terre était pour le bien de mon peuple. Chacun d'entre vous l'aurait fait si tant est que vous vous seriez retrouvé à ma place. Ne dites pas le contraire.
Les voix commencèrent à chuchoter. Certains semblaient enclins à les laisser entrer de nouveau dans la Coalition. D'autres, non.
- Je ne sais pas si nous sommes à notre place ici, au sein de cette communauté. Cependant, Heda, votre commandante, le pense et je crois que nous devons lui faire confiance. Elle ne s'est pas battue toutes ses années pour faire instaurer la paix pour que nous nous tapions sur la tête au moindre changement que vous n'acceptez pas.
Elle avait laissé la colère parler à sa place. Elle ne se reconnaissait plus. Elle, qui, sur l'Arche, était toujours fourré la tête la première dans ses carnets à dessins, devait maintenant se battre pour ne pas mourir. Elle préférait presque revenir quelques mois avant leur envoi sur Terre. Sur l'Arche, tout n'était pas si mal, tout compte fait. Cependant, elle n'aurait jamais fait la connaissance de Lexa. Et ça, elle ne l'aurait pas supporter. Parce qu'elle lui apportait tellement qu'il lui était maintenant inimaginable de finir sa vie loin d'elle.
- Alors, soit on reprend depuis le début et on acte un traité de paix entre nos peuples, soit on se tape sur la tronche jusqu'à ce que mort s'ensuive. Vous choisissez !
- Clarke !
Elle se retourna vers le trône. Lexa s'était de nouveau levée. Cette dernière semblait importunée par son épaule. Mais ne montra aucun signe de faiblesse aux autres clans.
- Pas besoin d'en arriver jusque là.
Elle regarda chaque ambassadeur, pour finir sur Clarke.
- Les Skaikru ont juré fidélité à notre Coalition. Ce qu'il s'est passé récemment près de leur camp est certes très fâcheux et il faudra beaucoup de temps à certains d'entre nous pour oublier. Cependant, il est important pour la survie de nos clans que tout ceci prenne fin maintenant.
Un chuchotement massif se leva. Les ambassadeurs ne cessaient de discuter pour savoir quoi faire. Clarke regarda alors Lexa, qui lui fit signe de la tête de lu faire confiance. Ce qu'elles venaient de faire toutes les deux allait fonctionner. Et après quelques minutes, tous les clans étaient unanimes. Les Skaikru entraient de nouveau dans la Coalition.
Elles étaient enfin dans sa chambre. Le chemin jusque là avait été très calme, l'une et l'autre se remémorant la réunion. Lexa esquissa un sourire. Elle savait que Clarke et son peuple était enfin protégés. Et elle en était heureuse. Pike, le traître étant mort, la route vers la paix était toute tracée. Il y a quelques mois de ça, avant de rencontrer Clarke, elle n'aurait jamais pensé en être là aujourd'hui. Elle s'était emmurée derrière un masque, ne s'autorisant aucun débordement affectif. Titus l'en avait empêché et elle trouvait que cela était une bonne idée. « L'amour est une faiblesse ». Et puis, la blonde était arrivée. A y regarder de plus près, elles se ressemblaient assez sur certains points.
- Lexa ?
Elle fut tirée de ses pensées par l'objet de ses rêves.
- Hum ?
- Ca va ?
- Oui. Désolée, j'étais en train de réfléchir, lança-t-elle, en esquissant un léger sourire.
- J'ai vu ça.
Clarke lui sourit en retour. Elle se rapprocha de la Commandante et l'embrassa tendrement. Elle déposa sa main gauche dans le cou de Lexa et l'autre dans son dos. Elle avait ce besoin urgent de la sentir près d'elle. De lui montrer à quel point elle était reconnaissante de tout ce qu'elle avait fait jusqu'à maintenant. Et particulièrement aujourd'hui. Elle aurait compris qu'Heda lève une armée pour aller combattre Arkadia. Ces derniers l'avaient bien cherché.
- Tentatrice, sourit la brune.
Goûter à ses lèvres lui avaient manqué. Son corps aussi. Elle avait eu peur de la perdre. Elle s'était donc approchée d'elle pour lui montrer sa joie de la voir encore debout.
- C'est de ta faute.
- La mienne ? fit-elle presque en riant, étonnée.
- Tout à fait, reprit Clarke, tout en continuant de l'embrasser. Tes lèvres sont devenues une drogue pour moi. Une fois que j'y ai goûté, je ne peux plus m'en passer.
- Et il n'y a que ça ?
- Oh que non. Tout chez toi est comme une substance donc je suis vite devenue accro.
- Et après, c'est moi la tentatrice.
- Tout à fait. Tu es tellement magnifique que cela me rend folle de toi un peu plus chaque jour. Je me perds dans un amour indescriptible et infini. Et tout est de ta faute.
Le cœur de la brune rata un battement. Était-ce ça une déclaration d'amour du peuple du ciel ? Jamais, dans sa jeune vie, on lui avait dit de telles choses. Costia avait sa manière bien à elle de lui montrer et de lui susurrer des mots doux dans le creux de l'oreille pendant leurs ébats. Mais là, c'était différent. Clarke lui avait ouvert son cœur. A voix haute.
- Épouse-moi.
Là, c'était le cœur de Clarke qui avait raté un battement. Elle n'aurait jamais pensé qu'on lui poserait la question alors qu'elle avait toute la vie devant elle. Elle se sentait si jeune pour répondre à la positive à cette question mais après tous ses événements et être passée plusieurs fois à travers la mort, elle ne put que répondre par un « oui » franc et massif. Elle avait besoin d'elle à ses côtés. Quant à Lexa, elle ne put qu'avoir un sourire s'étirant de toutes sa longueur. Elle se sentit flattée et honorée d'avoir une telle personne à ses côtés.
- Je vais demander à ce que l'on commence les préparatifs.
- Laisse-moi le temps de prévenir ma mère quand même, sourit la blonde. Elle va faire une crise cardiaque si ce n'est pas moi qui lui dit la nouvelle.
- J'aimerai tellement que notre peuple sache l'amour que je te porte.
- Moi aussi, j'aimerai leur montrer mais ma mère a le droit de le savoir avant tout le monde. Et puis, il nous reste une chose à faire avant de faire la fête : juger Titus.
- Tu ne lâchera jamais, hein ?
- Jamais. Et je te signale que j'aimerai avoir ma femme rétablie pour notre nuit de noce. Je compte bien profiter d'elle une bonne partie de la nuit.
- Seulement une partie ? Demanda-t-elle, sensuellement.
- Et après tu n'es pas une tentatrice.
