Titre : Tu me manque

Auteure : Chiwie-chan, Mishi-chan si je change

Disclaimer : La véritable question est : Pourquoooiiii, monde crueeel ? Vous vous en doutez, rien n'est à moi…

Note : Certains éléments de ce chapitres et de ceux à venir pourrons sûrement laisser penser à du Elricest. Mais non, cette fic est et restera un Edvy, et puis je prévoit autre chose pour… Argh ! Je suis en train de vous spoiler !

Réponse aux reviews anonymes :

Chanikoo : Merci pour ta review, ça me fait plaisir que tu aimes ma fic. Et voui Winrie créé un homonculus, que de suspense, hein ? Haha pour Ed je vais pas te spoiler non plus, faut pas rêver ^ ^' . Merci de tes encouragement !

Matsuyama : Lequel ? Argh… bah ils sont sur une autre planète, alors c'est pas pareil… (wawh l'excuse); vi, je sais mes chapitres sont courts (mais tu reconnaitra que je poste viiite !) merci pour ta réponse à ma question, tu m'aides beaucoup ! Et merci !

Bonne lecture.

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Alphonse fut tiré de ses sombres pensée par un bruissement de draps à ses côtés. Il sourit tendrement en voyant son frère émerger lentement du sommeil. Celui-ci s'étira comme un chat et laissa échapper un bâillement sonore, puis il sembla se rendre compte de la présence d'Alphonse. Ses yeux s'illuminèrent et le prit dans ses bras, comme le ferait un enfant enlaçant sa mère. Le petit brun passa doucement une main dans ses cheveux, savourant cet étreinte. Edward avait fermé les yeux, et resserra sa prise sur la chemise de son petit frère, goûtant aussi ces embrassades fraternelles qui suffisait à lui réchauffer le cœur.

Ils se séparèrent au bout d'un long moment, tous deux heureux d'avoir partagé cet instant de complicité avec l'autre.

-Tu devrais te préparer, Nii-san. N'oublis pas que tu dois reprendre les cours cet après-midi.

Edward afficha un air de totale incompréhension, auquel Alphonse répondit par un doux sourire.

-Tu vas bien en cours, tout à l'heure ? Fit-il en détachant bien les mots.

Petit hochement de tête négatif de la part d'Edward.

-Non ? Ton professeur est absent ?

Nouvel hochement de tête, positif cette fois.

-Ah, je vais vérifier. Gare à toi si tu m'as menti !

Il ponctua sa phrase en agitant le doigt d'un air sévère. Le blond pencha la tête vers la droite, puis sourit en comprenant la plaisanterie. Alphonse répondit à ce sourire puis déposa gentiment un baiser sur le front de son frère. Enfin il se résigna à l'abandonner au calme de la petite chambre et passa la porte, après un petit signe de la main lui indiquant de ne pas le suivre.

Lorsqu'il fut dehors, il perdit complètement cette attitude. Il dut se battre pour ne pas laisser échapper une larme et se laissa glisser contre le mur. Chaque rencontre avec son frère lui faisait cet effet-là. Le voir ainsi, dans cet état, le troublait au plus haut point. Il avait parfois vraiment l'impression d'être sa… mère. Edward était comme un enfant, à présent. Incapable de se défendre, de parler et même parfois de marcher seul. Il était complètement vulnérable. C'était assez ironique dans un sens, quand on repensait à ce qu'il était avant. Alchimiste de talent, le plus jeune de toute l'histoire d'Amest…

-Alphonse ? Tu fait quoi ?

Le garçon releva la tête. Devant lui se trouvais Mickael, un élève de sa classe. Il le regardais, bouche-bée, ses cheveux de cuivre, mi-longs, rabattus devant son visage. Il s'agenouilla pour se mettre à la hauteur d'Alphonse et l'attrapa par les épaules, l'obligeant à lui faire face. Enfin il prit la parole, sa voix fraiche et teintante résonnant dans la tête du plus jeune.

-Hé mec ! Pourquoi tu chiales ? Ca va pas ?

-Je…

Le rouquin reteint une larme avec son pouce avec qu'elle ne glisse sur la joue d'Alphonse, et la porta devant ses yeux, doucement. Après quelques secondes qui parurent durer une éternité, il la chassa d'un souffle et essuya son pouce sur sa joue d'Al, toujours lentement, avec des gestes comme mesurés.

-Et bien, tu vas m'expliquer ce qu'il t'arrive ?

Sa voix sortit Alphonse de sa torpeur, et il écarquilla les yeux, incrédule quand à la scène à laquelle il venait d'assister. Un moment plus tard, le temps qu'il assimile toutes les information qui montaient à son cerveau, il prit une jolie teinte pivoine et balbutia un ramassis de mots incompréhensible.

-Quoi ? Tu peux répéter, seuplé ? J'ai pas tout pigé, fit Mickael en se passant la main dans la nuque et en riant d'un air un peu bête.

-Je… Je rien, ça va mieux, merci.

-T'es sûr ?

Non, il n'en était pas sûr du tout, mais il savait bien une chose, c'est que ce garçon l'avait presque complètement réconforté. Avec ses gestes, simples en apparence, il avait réussi à atténuer toute la souffrance enfouie dans son cœur. Alphonse se releva, aidé de Mickael, et ils partirent ensemble vers leur prochain cours.

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-Je… J'ai créé… Un homonculus.

Envy écarquilla les yeux. Un… Non, impossible. Pas à son âge, pas avec cet air si innocent… Comment était-ce possible ? Il demanda gravement, un air sérieux peint dur le visage :

-Tu as tenté une transmutation humaine ?

-Oui, répondit la petite.

Il retira alors vivement sa main de l'épaule de la fillette et se sentit brusquement bouillir de rage. Sans qu'il ne puisse s'arrêter, un flot de mot jaillit de sa bouche, incontrôlable.

-MAIS T'ES MALADE ?! ON T'AS JAMAIS DIT QUE C'ÉTAIT DANGEREUX ? TU CROIS QUE C'EST POUR QUOI QUE C'EST INTERDIT ? J'EN CONNAIS DES GENS QUI ONT ESSAYE ET…

-Ils en ont payé le prix, n'est-ce pas ?

-Je… Oui, fit Envy, décontenancé par cette interruption.

-C'est là qu'à été mon principal problème. Je n'ai rien payé, Envy.

-Q-Quoi ?!

-Oui… Mon seul prix a été de devoir survivre, avec la chose que j'avais créée.

Elle releva brutalement la tête et encra ses pupilles claires dans celles d'Envy. Détermination, colère, haine, douleur et peine, voilà ce qu'il lut dans son regard. Tout cela se mélangeait dans ces yeux, sur son visage trop mûr pour son jeune âge, même ses lèvres pleines, ses lèvres d'enfants, étaient tordus en un rictus de souffrance. Envy fut profondément troublé par cet vision, c'est pourquoi, lentement, il ouvrit la bouche et prononça ces mots :

-Racontes-moi… Ton histoire.

-Bien, Alors écoutes, et imprègnes-toi de mes mots. Retiens cette leçon.

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J'avais sept ans, j'étais alchimiste, et j'aimais la vie. Chaque jour était source de bonheur. J'avais des parents attentionnés, et il m'aimaient. Je faisais mes études d'alchimie avec mon maître, une personne calme et réfléchie, qui faisais tout pour me propulser au sommet. J'étais une petite fille très aimé, et j'avais beaucoup d'amis. Voilà ce qu'était la vie de Winrie Rochelles, un enchainement d'amour et de tendresse.

Mais un jour, et tout a basculé.

Ce 6 juin 1325, mes parents ont été retrouvés morts, comme évanouis, et sans aucune trace de blessure.

J'étais effondrée, tout comme mon petit univers. Toutes mes certitudes ont été anéanties, et un seul échappatoire s'offrait à moi. La Transmutation Humaine.

J'ai continué à étudier, comme la gentille enfant que j'étais autrefois. J'ai continué à jouer avec mes amis, mais mon âme était bien trop froide pour apprécier leur compagnie. Je n'offrais plus de tendresse, ni d'amour, bien que je continuais à en recevoir, échanges pitoyables qui ne réussissaient pas à percer la couche de glace qui s'était formée, autour de mon cœur.

Et puis j'ai trouvé, enfin, les réponses et les équations, ainsi que les ingrédients. Tout était parfait, je n'ai rien eu à payer. Mais quelque chose, au fond de la pièce, me fixait avec des yeux vitreux, aux reflets violets presque éteints. Et moi, petite idiote que je suis, je l'ai aimée, cette chose, cet homonculus.

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Tadaaaaa ! Je sais, je pars dans une guimauve molle et collante pour « Winrie », mais je me suis senti obligée de la faire parler comme ça (et puis aussi je n'arrivais pas à tourner autrement…)

Petite question : J'ai la tête un peu vide en ce moment, et je ne sait pas si vous avez remarqué mais il ne se passe pas grand-chose pour l'instant. Déjà le chapitre quatre fini et il ne s'est presque rien passé… Donc si vous avez des idées, des commentaires ou des questions, que vous aimeriez voir apparaitre dans cette fic, n'hésitez pas à m'en faire part.

Merci d'avoir lu !