Et voilà le chapitre 4! Et, oui, il est plus long, tout de même. Je fais des efforts, remarquez-le!
Disclamer: Tout appartient à J. K. Rowling, bien sûr!
11 septembre 1994, Quatrième année, Salle Commune des Serpentards
- Foutu Auror de merde ! jura Drago, furieux.
Blaise retint un rire, sachant parfaitement que Drago ne lui pardonnerait jamais s'il craquait. Théo dissimulait son rire derrière un énorme livre qu'il lisait, mais Blaise pouvait voir les épaules de son ami se secouer.
- J'suis désolé, mec. Être transformé en fouine devant tout le monde, ça doit être dur.
Drago eu un frisson qui, Blaise en était sûr, n'avait rien à voir avec la température de la Salle Commune.
- Elle était là, fit soudain le blond. Avec ses deux imbéciles d'amis qui n'arrêtaient pas de ricaner.
Blaise remarqua que les épaules de Théo s'étaient figées, signe qu'il avait arrêté de rire. Il le vit jeter rapidement un sortilège d'insonorisation appris par Rogue et lui adresser un signe de la tête. Blaise se tourna vers le blond.
- Qui ? dit Blaise innocemment.
- Granger.
- Elle a rit, elle aussi ?
- Non, répondit Drago en s'asseyant dans un fauteuil. Et heureusement. Elle n'a pas à se moquer de moi.
- Tu sais, tu n'as jamais été très gentil avec elle, donc ça aurait été compréhensible si elle avait rit, fit Théo.
- Mmmh. Je déteste Fol-Œil. De quel droit il m'humilie comme ça ? C'était horrible.
Théo ferma son livre, montrant ainsi qu'il était pleinement dans la conversation.
- Je pense que tu te serais sentit encore moins bien si Granger avait rit, non ?
- Probablement, dit Drago sans réfléchir. Non ! Ça aurait été pareil ! tenta-t-il de se rattraper.
- Trop tard, Drakichou, railla Blaise. Tu l'as dit, tu l'as dit.
- La ferme, Blaise !
Blaise et Théo ricanèrent de concert.
- Non, ça aurait été pareil, répéta Drago. Fol-Œil m'a humilié devant tout le monde, je ne vois pas comment ça pourrait être pire.
- Tu ne voulais pas être transformé devant elle, n'est ce pas ?
- Je ne voulais pas être transformé du tout !
- Je sais, mais c'était pire parce qu'elle était là, non ?
- Tu sous-entend quoi, Théo, là ? demanda Drago en plissant les yeux. Depuis tout à l'heure, tu me poses la même question, viens en au fait !
- Drago, intervint Blaise, on est tes deux meilleurs amis. On sait parfaitement que t'as un faible pour notre Miss-Je-sais-tout nationale.
Drago s'étouffa un instant avant d'éclater d'un rire qui sonnait faux. Blaise et Théo se regardèrent, agacés. Ils avaient longuement discuté ensemble à ce sujet et ils avaient prévu cette réaction.
- Blaise, tu me fais peur, là. Je suis pas amoureux de Granger.
- J'ai pas dit que t'étais amoureux d'elle, juste que tu avais un faible pour elle. Nuance.
- C'est la même chose !
- Absolument pas, le contredit Théo.
- Non, mais c'est quoi cette conversation, les gars ? On dirait des filles !
Blaise éclata de rire puis prit une voix haut perchée :
- Mais chérie, on est des filles ! Bon assez parlé d'histoires de cœur. Tu penses quoi de mon nouveau rouge-à-lèvres ?
Théo éclata de rire et lui donna une tape à l'arrière de la tête.
- T'es con !
- Conne, ma chérie, je suis conne. Tu te souviens, on est des filles !
- Je suis d'accord avec Théo, t'es conne, Blaise, s'esclaffa Drago. Ah non, pardon, c'est Blaisette, t'es une fille.
- Putain, c'est hyper moche ! Je reste un mec, en fait, c'est mieux. En plus je préfère avoir une b…
- La ferme, Blaise ! s'écrièrent les deux autres.
- Bande de puceaux. Bref. Drago, on a compris tous les deux que t'as envie de Granger, alors merde, avoue-le.
- Je n'avouerais rien, puisque c'est faux.
- Avoue.
- Non.
- Avoue.
- Non.
Blaise plissa les yeux et prit une grande inspiration.
- Avoue, avoue, avoue, avoue, avoue, avoue, avoue, avoue, av...
- T'es chiant ! s'écria Drago. Merde, oui, vous avez raison. Maintenant, lâchez-moi avec ça ! Reparlez de la fouine, je préfère.
- J'avais raison, je suis le meilleur.
- Nous avions raison, Blaise, nous avions raison.
- La fouine, j'ai dit !
- Non, Dragounet, on dit « la ferme », pas « la fouine », corrigea Blaise.
Les deux autres explosèrent de rire, suivit rapidement du dernier. Et tous les élèves les regardèrent s'esclaffer sans qu'aucun bruit ne parvienne à leurs oreilles.
24 décembre 1994, Quatrième année, Grande Salle
Blaise se mit à côté de Pansy et Drago, un verre à la main. Pansy lui jeta un regard, visiblement agacée, prit son verre des mains et le but cul-sec.
- C'est même pas de l'alcool ! grimaça-t-elle.
- T'es une alcoolique, Pansy. C'est triste.
- C'est le cracmol qui se fout du moldu, grommela la brune.
- Il a quoi notre blondinet préféré ?
Pansy renifla, hautaine, et jeta un regard avadakedavrisant à son cavalier.
- Il est dans un monde rose avec des licornes et des boursouflets depuis qu'il a vu Granger.
- Oh.
- Oui, oh. Je sais qu'on ne sort pas réellement ensemble, mais je veux danser, moi !
- Tu sais très bien que je ne sais danser que les collés-serrés.
- T'es un porc, Blaise. Un porc.
- A ton service. Au fait, il y a un gars de BeauxBâtons qui te fait les yeux doux depuis tout à l'heure, je suis sûr que lui te ferait danser.
- C'est vrai ? s'écria Pansy, ravie. J'y vais. Reste avec Drago, mais je te préviens, il dévore Granger du regard depuis tout à l'heure en marmonnant dans sa non-barbe.
Pansy partit aussitôt vers le sorcier français, qui lui fit un sourire d'une blancheur trop parfaite pour ne pas être douteuse et qui lui prit aussitôt la main pour la faire danser. Blaise se tourna vers son ami, qui regardait sans un mot Granger danser avec Krum.
- Drago, ça va ?
- Qu'est ce qu'elle lui trouve, à ce crétin ? grommela Drago en désignant Krum.
- Il joue au Quidditch. Et t'as pas répondu à ma question.
- Moi aussi je joue au Quidditch.
- Bah je sais pas, je suis pas dans sa tête, moi. T'as toujours pas répondu, tu sais.
- Je vais bien.
- T'es sûr ? Parce qu'on dirait que tu vas commettre un meurtre ou que tu vas torturer des bébés fléreurs.
- Je vais parfaitement bien ! grogna Drago en buvant cul-sec son verre.
- C'est vachement bien imité alors, ironisa Blaise en le resservant. Par contre, juste, t'as la même tête que Weaslaid.
Drago tourna aussitôt la tête vers le rouquin et grimaça. Blaise avait remarqué depuis longtemps que Weasley regardait Granger et Krum, le regard noir, un verre à la main, et il aperçut sa cavalière entrain de danser avec un français qui, lui aussi, avait un sourire d'une blancheur si forte qu'elle était suspecte. Blaise nota mentalement qu'il devait se méfier des sorciers français, qui devaient trouver amusant d'attirer toutes les anglaises avec leur sourire bizarre. En gros, Weasley ressemblait à un petit copain jaloux. Exactement comme Drago en réalité.
- Putain. Je ressemble vraiment à ça ?!
- Totalement. En fait, la seule différence, c'est que toi ça ne se voit pas vu que tu portes ton masque « parfait Sang-Pur ». Mais vous avez les même yeux de tueurs. Pauvre Krum. Il vient de se faire deux ennemis en une soirée.
- Faut que je me rattrape. Où est Pansy ?
- Tu l'as même pas vu partir ? Elle est entrain de danser avec un français. Au sourire bizarre d'ailleurs, 'faudra qu'on se méfie de lui, on aurait dit Lockhart. Enfin bref. Donc on a tout notre temps pour parler.
- Mmmmh.
- Ose me dire que maintenant que tu l'as vue dans cette tenue tu ne ressens rien pour elle. T'es entrain de la déshabiller du regard depuis tout à l'heure. C'est pas normal pour deux personnes qui se détestent, tu le sais ?
- Mmmmh.
- Après je dis pas que t'es amoureux d'elle, juste que t'as un faible pour elle. Un gros faible. Voire un énorme.
Mmmmh.
- Mais c'est pas en l'insultant que tu arriveras à quelque chose. Bon c'est déjà bien que tu reconnaisses ton faible pour elle mais... Attends, t'as vu qui est la cavalière de Théo ? C'est Loufoca Lovegood !
- Mmmmh.
Blaise fronça les sourcils en voyant le manque d'enthousiasme du blond devant la cavalière particulière de leur ami. Il se tourna vers lui et grogna en le voyant les yeux fixés sur Granger qui riait avec Krum.
- Tu ne m'écoutes absolument pas, en fait ?
- Mmmmh.
- … Au fait, ma mère a prévu d'épouser ton père et de lui faire un enfant. Bien sûr, elle va le tuer au bout d'un an ou deux, mais j'ai besoin de ta bénédiction.
- Mmmmh.
- Je suis en réalité gay et je veux te faire un tas de trucs peu avouables dans un couloir sombre.
- Mmmmh.
- Tes cheveux sont roses et verts, c'est normal ?
- Mmmmh.
Blaise leva les yeux au ciel, agacé, et frappa violemment l'arrière de la tête de son ami.
- Aïe ! pesta le blond. Pourquoi t'as fait ça ?
- Ça y est, tu m'écoutes maintenant ?
- Désolé.
- Ouais, mon cul c'est du poulet, t'es pas du tout désolé. Granger est teeeeeeeeeeellement plus intéressante.
- La ferme, Blaise.
Blaise lui redonna une tape à l'arrière de la tête, froissé.
- Mais aïe ! Blaise, ça fait mal !
- C'est fait exprès, du con. Maintenant tu m'écoutes ou je gueule en plein dans la Grande Salle que t'es amoureux de Granger.
- Au moins elle le saura, soupira Drago en se servant un énième verre.
Blaise écarquilla les yeux et prit son verre des mains.
- Pardon ?! s'écria-t-il, s'attirant tous les regards. Tu peux répéter ?!
- Au moins, elle le saura.
- Ne dis pas ça !
- Faudrait savoir !
- T'es bourré.
- Probablement.
Blaise le regarda, désespéré.
- Ne bouge pas de là.
Il partit aussitôt, après avoir vidé le verre de Drago lui-même, et fonça vers la piste de danse.
- Pansyyyyyyy ! Théooooooooooo ! A l'aide !
Les deux concernés accoururent rapidement vers lui, inquiets.
- Qu'est ce qu'il y a, Blaise ? Tout le monde te regarde !
- M'en fout du monde. Drago dit des trucs bizarres, vous devez m'aider.
- Tu m'as appelé pour ça ? ronchonna Pansy. Je sais très bien qu'il dit des trucs bizarres, je t'avais prévenu d'ailleurs.
- Ouais, mais là il a dit...
Il s'interrompit en voyant les têtes tournées vers eux et reprit en chuchotant :
- Il a en gros dit qu'il était amoureux de Granger.
- Quoi ?! crièrent les deux autres, attirant de nouveaux les oreilles curieuses.
- Et ouais.
- Il est bourré ?
- Oui.
- Oh putain, jura Théo en écarquillant les yeux.
- Pourquoi « oh putain » ? demanda Pansy.
- Parce que quand Drago est bourré, il dit toujours la vérité, expliqua Blaise. D'ailleurs c'est comme ça qu'on a su qu'il craignait les chatouilles et que Dobby, son ancien elfe de maison, lui manquait.
- Ah bah on est pas dans la merde.
Les deux garçons acquiescèrent et regardèrent le blond. Il regardait à nouveau Granger, un autre verre d'alcool à la main. Ils se regardèrent à nouveau et ils virent tous dans leurs regards respectifs la même phrase : « Comment on va faire pour le gérer ? »
Fiction terminée!
...
... Je plaisante, je plaisante! Ne me tapez pas!
J'ai deux choses à dire, déjà:
- A partir de maintenant, il y aura trois passages par chapitre. Donc, ce sera plus long!
- Je vais peut-être faire des chapitres post-poudlard. Peut-être. C'est en fonction de vous que tout se jouera! Si vous souhaitez des chapitres bonus, dites le en review, ou si, au contraire, vous pensez que sept chapitres sont suffisants, dites-le aussi, je ne vous frapperais pas, promis!
