Bonjour,
Voici le nouveau chapitre de ma fanfic. J'espère ne pas être tombé dans le vice du niais. La suite devrait mettre, un peu plus de temps à arriver, elle n'est pas encore écrite et puis les cours (malheureusement) reprennent...J'en suis désolée.
J'aimerai également remercier du fond du cœur, qui ont pris le temps de poster une review. Merci beaucoup!
Je ne sais pas exactement combien de chapitres, il reste. Et bien sûr, je ne vais pas vous dire comment cette fic, se terminera...
Bonne Lecture!
Villa de Jane- Malibu- POV Lisbon:
Je suis arrivée chez lui. Il conduit toujours comme un pied. Et oui, j'ai dû céder, c'est sa voiture après tout. Heureusement elle a de plutôt bonnes suspensions et des sièges tellement agréables, que je n'ai pas pu m'empêcher de somnoler tout le long du trajet.
La dernière fois que je suis venue ici, tout était vide. Il ne restait qu'un piano, et un matelas. Il a probablement, peu à peu acheter des meubles pour accueillir au mieux sa nouvelle famille. Je salue les enfants. Mathieu me saute naturellement au cou : ce doit être un petit garçon très affectueux. Les deux autres me font la bise, poliment. Jane s'attelle joyeusement aux fourneaux, pendant que Lise me montre ma chambre. Nous échangeons quelques banalités. Elle me dit que sa vie est désormais beaucoup plus remplie, et que l'arrivée de ces trois anges, a permis à Patrick, inconsciemment, de se réveiller. De voir, que le monde, tournait toujours et que beaucoup de temps s'était écoulé, depuis...ce drame. Désormais, il est plus présent, moins torturé, plus souvent joyeux. Il n'a plus ces moments d'absence, où son esprit devait dériver très loin. J'approuve cela. Jane a beaucoup changé dans sa manière de travailler et c'est bien. Cependant, il n'a pas cessé quelques unes de ses pitreries habituelles. Une bonne odeur embaume la sublime villa. Qu'est-ce que le soir j'aimerai, que quelqu'un prenne soin de moi! Nous redescendons. L'étage est vraiment très grand. 4 chambres, dont deux suites parentales, la taille de mon appartement sur Sacramento!
Jane, en bon maître de maison, me sert un verre. Il veut nous photographier tous ensemble. Nous prenons la pose, dans le jardin. Le soleil, tombe, et nous réchauffe de ses derniers rayons. Il a Mathieu dans les bras, qui est tout content d'être plus grand que les autres. Il sourit franchement vers l'objectif. Oui vraiment, il a l'air heureux. La photo prise, il garde encore un peu contre lui son fils, pour lui faire un câlin. Cette facette de Patrick (je ne suis toujours pas habituée à son prénom) n'est pas pour me déplaire. Et cette vision de lui, me réchauffe un peu le cœur.
Nous savourons l'apéritif. Elisabeth et ses frères ont déjà mangé; ils ont cours demain et ne doivent pas se coucher trop tard. Ils nous souhaitent une bonne soirée. Leur père s'excuse et monte quelques instants, raconter une histoire au plus jeune. Ou lui faire un tour de magie. Il excelle pour divertir les enfants, et les rassurer. Il leur réserve, cette voix douce et calme, que j'aime tant...Les plus grands sont autorisés, à lire une demie heure, mais pas plus, hein!
Le silence s'installe en bas, où nous sommes restées, toutes les deux. Voit-elle clairement ce que ressens en ce moment? J'espère bien que non. Je dois garder cela pour moi, c'est mon plus précieux secret. Une petite flamme qui vient éclairer ma vie. Il revient et nous passons à table. En entrée, il nous sert une salade accompagnée de divers légumes. Cela me change, des plats préparés. L'atmosphère se réchauffe un peu.
Nous enfilons les verres de vin. Ils ont sorti de leur cave deux excellentes bouteilles. Cela ne m'étonne pas trop tôt, à chaque fois, il veut sortir le grand jeu. Comme là-fois où il m'a offert un poney pour mon anniversaire, ou encore le tour en voiture, voiture qui équivalait je ne sais combien d'années de salaire. Le plat est une pièce de bœuf, avec toujours de la salade. C'est la saison, je crois. Mais je n'ai plus trop les idées en place. La viande est cuite comme je l'apprécie, elle fond doucement dans ma bouche. C'est...c'est ainsi que ma mère la cuisinait. Les souvenirs, sournois, remontent d'un coup. Je tente de cacher mon trouble. Comment diable a-t-il su? Il me fait un clin d'œil. Je lui renvoie un timide sourire.
Nous rions à l'unisson, suite à une anecdote de Lise à propos de son petit-ami. Nous sommes plus proches désormais, l'alcool y étant pour beaucoup. Le repas s'achève sur un nougat glacé, avec un coulis de framboises. Ce n'est pas la peine d'ajouter, que j'ai adoré ce dîner. Nous partons ensuite, tous nous coucher. La journée de demain, risque, d'être longue, l'enquête est loin d'être bouclée.
Néanmoins, une fois dans mon lit, le sommeil ne vient pas. Il est pourtant confortable mais je réfléchis à propos de notre relation. Tout le temps, il me hante, je ne peux pas m'empêcher, de penser à lui. Je ne peux pas m'empêcher d'avoir le sourire aux lèvres, lorsque nous sommes ensembles, je ne peux pas m'empêcher de rire à ses stupides blagues. Je retourne la question dans tous les sens, une énième fois, pour trouver une solution. C'est mon meilleur ami. Plus? Oui. Je n'hésite plus désormais, je sais que...je l'aime. Tendre sentiment. Enfin, surtout inutile et encombrant. Deux parties luttent inlassablement en moi, la femme qui rêve de romance et la femme, qui garde les pieds sur terre. La réalité est tellement triste. Cependant, il ne doit voir que de l'amitié entre nous. De plus, il est déjà avec quelqu'un. Oublie le Teresa, cette idée stupide d'être tombée amoureuse, n'est bonne qu'à te faire du mal. Mais...mais...c'est dur! C'est dur, car je le vois tous les jours, c'est dur, car au bureau, je n'ai qu'une envie: le prendre dans mes bras. Je me retourne dans mon lit, j'ai trop chaud. J'ai besoin d'air, de sentir le vent dans mes cheveux, glisser sur ma peau. Immédiatement. Je me débarrasse de mes draps. Je vais au rez de chaussée, sort par la baie vitrée. En face de moi, l'océan.
_
POV Jane
Lise dort déjà. J'aime la regarder dormir, d'habitude. Cela m'aide à partir au pays des songes. Mais ce soir, niet, nada. J'ai l'esprit beaucoup trop agité. Je me lève, prends une photo. Une photo de nous deux, prise par Grace. Elle rit dans mes bras. On venait de boucler une affaire particulièrement éprouvante et on était aller prendre un pot à la fin, dans un bar. Bref, les verres de je ne sais quelles boissons, avaient défilé. A la sortie...ben... voilà quoi, je l'avais remercié d'être toujours là et de me soutenir, à ma manière, et ma collègue avait immortalisé cet instant, le trouvant tellement mignon. Les effets de l'alcool, encore, j'imagine. C'était après la mort de John Lerouge et que je rencontre Lise, j'avais l'air détendu et ce n'était pas un rictus, qui venait traverser mon visage, et que les enfant arrivent à la maison. Lise était partie à l'autre bout des Etats-Unis, pour un enterrement. C'était son passé et elle préférait que je reste ici. J'ai respecté ce choix, de toute manière, j'avais pas mal de travail.
Elle là, chez moi. Juste une simple cloison, nous sépare, un couloir tout au plus. Est-ce qu'elle aussi, cogite inlassablement à cette heure de la nuit? J'aimerai bien le savoir, mais mes "dons" de mentalist ont leurs limites. Les médiums, cela n'existent pas.
Pourquoi? Pourquoi, je l'ai chatouillé? Pourquoi je veux la voir sourire? Pourquoi je pense à elle, alors que ma petite amie est juste à côté de moi? Je ne sais pas...Je me sens bizarre en ce moment, c'est vraiment une sensation étonnante, qui m'habite… Mon petit Patrick, tu dois couver une quelconque maladie! Et pourtant...quand je suis avec elle...je me sens bien. Incroyablement bien. Peut-être mieux, qu'avec Lise. Mais je l'aime sincèrement cette femme! C'est injuste! Pourquoi j'ai l'impression que mon cœur se déchire en deux, en ce moment? Surtout quand je quitte mon travail, alors que je m'apprête à retrouver...ma famille? Qu'elle en emmène un petit bout, lorsque nos chemins bifurquent sur le parking du CBI?
Et puis lorsqu'elle est avec moi, j'oublie tout. Mon passé. Le monde qui nous entoure. Il lui suffit qu'elle soit à mes côtés pour que je ne perçoive seulement sa présence. Peut-être que c'est ça l'Amour, tout oublier, lorsqu'on partage un instant en sa compagnie...Peut-être que j'éprouve pour Teresa, quelque chose de fort… si ça se trouve, plus fort par rapport à mes sentiments envers Angela, par rapport à ceux envers Lise… Je ne sais pas. Je suis perdu. Aidez-moi! Bordel, je ne vaux pas mieux qu'un ado, en émoi, face à son premier... Mais… ce n'est pas possible! Pourquoi je me mets à penser...ce genre de choses? Qu'est-ce qui m'arrive?
J'étouffe. Je me lève sans faire de bruit, descend les escaliers et me dirige vers le salon. La baie vitrée est ouverte. Il y a quelqu'un dehors.
POV Lisbon
Je sens comme une présence, derrière moi et me retourne. C'est Jane. Nous échangeons un regard gêné. C'est étonnant de se retrouver là, surtout au vu de l'affection démesurée que je lui porte.
"Vous aussi, vous n'arrivez pas à dormir? je lui murmure.
-Disons que beaucoup trop d'éléments, se bousculent dans ma tête. Et ce n'est pas facile de trouver le sommeil.
-Ah...moi aussi. J'avais trop chaud et besoin d'avoir un peu d'air frais. Vous réfléchissiez à propose de l'enquête?
-Oh non. Mes pensées étaient dirigées vers un sujet tout autre. Mais qui demande tout de même, une intense réflexion, vous pouvez me croire. Vous voulez un chocolat chaud? me demande-t-il. Il semble perturbé par quelque chose.
-Tiens! Le grand Patrick Jane ne me propose pas une tasse de thé bien amère? je lui demande, moqueuse. J'aime quand on se taquine.
-Non, le thé est un excitant, chère Teresa. A chaque fois qu'il m'appelle par mon prénom, je rougis. En fait, c'est Mathieu qui m'a expliqué
comment en préparer un délicieux… et j'aimerai avoir votre avis, de fin gourmet.
-Un enfant de quatre ans vous apprend à réaliser un lait au chocolat?!
-Hum, oui… Charlotte, légère pause de sa part, Charlotte, me dit-il d'une voix plus assurée, n'aimait pas trop cela. Je n'ai donc jamais eu à faire ce genre de boisson. Et Matt, a dû, tout me réexpliquer, car lorsqu'un matin, je lui en ai servi un, il m'a déclamé, on ne peut plus sérieusement: "Patti, il faut vraiment que je te donne le secret du chocolat."
-Sacré bonhomme."
Nous nous levons et rentrons à l'intérieur. Jane commence par faire chauffer le lait dans une casserole. Il rajoute une cuillerée de cacao brut ainsi qu'un peu de sucre dans deux tasses et y verse le lait. Je porte la mienne à mes lèvres étant impatient de goûter. Je le complimente pour ce délicieux breuvage, il me répond faussement modeste que ce n'est vraiment trois fois rien. Encore une fois, je perds une trentaine d'années, reviens en arrière, c'était papa, qui me servait ceci, le matin au petit-déjeuner, avant d'aller à l'école...Ressaisis-toi Teresa, hier est derrière. N'empêche, j'ai l'impression d'être vieille fille, à voir toutes ces années qui ont glissé entre mes doigts. Mes petit-frères, sont mariés, ont des enfants. Et moi, je reste seule, à travailler d'arrache-pied, éprise d'un homme déjà avec quelqu'un...
Nous retournons à l'extérieur. Pour passer la fenêtre, il a délicatement posé sa main dans mon dos, un geste galant, qu'il effectue régulièrement, presque tous les jours. Ce contact anodin, malgré tout, m'a donné un frisson, qu'il a forcément ressenti, lui aussi. Pourquoi me fait-il autant d'effets? Pourquoi ai-je le cœur qui palpite à chaque fois que je le vois? Encore et toujours des questions sans réponses...
En silence, nous regardons la mer, la lune, qui de sa lumière opalescente vient éclairer faiblement nos visages… Pendant un long moment, personne ne parle, mais ce n'est pas pesant… Seul le murmure des vagues résonnent, une douce mélopée apaisante. Peu à peu, nous nous sommes rapprochés. J'ai un peu froid, désormais, en nuisette. Il me prend dans ses bras et me colle contre son torse.
POV Jane:
J'ai préparé les chocolats. Je viens poser ma main, dans son dos, lorsque nous nous apprêtons à retourner nous asseoir sur la terrasse... Un frisson la parcours. Ah tiens…
Nous nous asseyons sur la terrasse. L'océan s'étale devant nous. Personne ne veut briser, cette sorte d'intimité, qui règne. Alors, seule la longue rengaine du ressac vient le perturber. Je la contemple, elle est belle, oui, elle l'est vraiment. J'adore, ce moment... Je vois qu'elle a froid. J'ai tellement envie de la prendre dans mes bras, la réchauffer...mais j'ai aussi peur qu'elle me repousse. Tant, pis. Je la niche tout contre moi. Ce contact est très agréable, cela en est presque perturbant. Elle ne pipe mot.
"Tu es diablement jolie, Teresa, je lui confie au creux de l'oreille." Le vouvoiement est également dépassé.
Ses joues prennent une mignonne coloration rosée, mais je la serre un peu plus. Elle me fait fondre, elle vient terrasser toutes mes barrières, casser tous les murs que j'ai érigé, pendant toutes ces années. Comment pourrai-je lui résister? J'enfouis mon nez dans ses boucles brunes. Elles ont un parfum envoûtant. Là, je suis parfaitement apaisé. Nous restons ainsi, pendant un moment. Je remarque qu'elle est prête à s'endormir. Je la soulève en douceur, pour ne pas interrompre son sommeil. Elle se recroqueville, je replace une mèche qui tombait sur son doux visage. Parfois, elle a l'air si fragile, si fragile, qu'un simple geste brusque pourrait la briser.
Je la porte jusqu'à sa chambre. Je la dépose sur le lit, la recouvre des draps avec précaution. Pas assez, j'imagine, car elle ouvre ses beaux yeux verts et me sourit. Je me rapproche et l'embrasse sur le front, et me redresse. Elle me prend ma main. Je m'assied sur le bord du matelas. Nous nous regardons. Aucuns mots, aucunes paroles ne pourraient décrire cet instant magique… Tout s'embrouille dans ma tête, je perds le contrôle de moi même...J'aimerai tellement… Je me penche en avant, nos soufflent se mélangent. En une seconde, nos lèvres se rassemblent, pour un doux baiser.
"Un baiser, mais à tout prendre, qu'est-ce?
Un serment fait d'un peu plus près, une promesse
Plus précise, un aveu qui veut se confirmer,
Un point rose qu'on met sur l'i du verbe aimer;
C'est un secret qui prend la bouche pour oreille,
Un instant d'infini qui fait un bruit d'abeille,
Une communion ayant un goût de fleur,
Une façon d'un peu se respirer le cœur,
Et d'un peu se goûter, au bord des lèvres, l'âme!"
Acte III, scène VII, Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand.
Elle y répond et je l'accentue. Mon cœur s'emballe. Papillons dans le ventre? Je suis tellement heureux... Soudain, elle rompt cet échange, que je trouvais magnifique… Je la dévisage, empli de désarroi. Qu'est-ce que j'ai fait de mal?
"C'est de ma faute, pas de la vôtre... Nous ne pouvons pas Jane, vous êtes avec Lise et je suis votre patron. C'est formellement proscrit par le règlement. "Sa voix est pleine de regrets et ses yeux embués, par les larmes.
