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Les semaines étaient passées à une vitesse affolante, Oliver voyait à peine son épouse les journées comme si elle l'évitait, la nuit c'était une autre chose. Comme le voulait la coutume le couple royal avait des appartements séparés dans la même aile du château, il allait la rejoindre toutes les nuits dans sa chambre. Ils faisaient l'amour des fois tendrement des fois avec hâte et brusquerie, ça dépendait des humeurs et des envies, la Princesse était devenue beaucoup plus audacieuse avec le temps, n'hésitant pas à le toucher à sa guise pour son plus son grand plaisir.
La nuit elle babillait sur quelques activités de la journée mais sans plus, Oliver avait l'étrange impression qu'elle l'utilisait pour son corps. Cette pensée l'avait grandement amusée au début, au dîner elle disait à peine un mot se comportant comme la parfaite épouse et Princesse, souriante et silencieuse, son insolence revenait cependant au galop la nuit.
Oliver ne comprenait pas, avait-il fait quelque chose de mal ? L'avait-il vexée sans s'en rendre compte ? Il avait honnêtement pensé qu'ils deviendraient amis et alliés si ce n'est amoureux, il avait essayé en vain plusieurs approches, elle lui souriait et l'appelait Prince.
- Felicity je vous ai dit de m'appeler Oliver.
- Vous m'avez dis de vous appeler ainsi lorsque nous sommes au lit... Nous ne sommes pas au lit mon Prince...
Et elle était partie, souriant avec bonté aux servantes qui l'adoraient et l'admiraient, embrassant littéralement le sol sur lequel elle marchait dignement, lui était resté coi, planté dans le couloir comme un idiot, mais qu'est-ce qu'il avait fait de mal, nom de dieu ?
Plus tard alors qu'il racontait ses problèmes à son vieil ami Thomas qui le regardait étrangement et ne disait rien, il s'énerva, pourquoi ne disait-il rien lui aussi ?
- Bon sang Thomas !
- Que se passe-t-il ?
Sursauta ce dernier en renversant sa coupe de vin.
- Pourquoi ne m'aidez-vous pas ?
- Mais que voulez-vous que je fasse mon Prince ? Je suis aussi dépourvu que vous, peut-être même plus.
- Vous ne servez définitivement à rien !
Et Oliver s'en alla en claquant la porte dramatiquement, abattu il marcha dans les couloir du château, la vie de couple était incroyablement compliquée. Il avait envie de plus que quelques moments volés la nuit, était-ce fou d'avoir envie d'embrasser son épouse en tout temps ? De juste avoir sa présence a ses cotés ? Qu'elle lui sourisse la journée comme elle lui souriait la nuit, doucement presque tendrement ? Que lui arrivait-il nom de dieu ?
- Bonjour Prince Oliver.
Susurra une Dame avec qui il avait l'habitude de côtoyer avant son mariage.
- Ma Dame.
La salua-t-il maladroitement, ce n'était pas la première fois qu'elle l'approchait cependant c'était la première qu'ils étaient seuls.
- Comment allez-vous mon Prince ?
- Très bien je vous remercie Dame Marie.
La Dame passa sa main sur son bras et son regard suivit ses doigts pointu avec effroi, après avoir connu les charmes et la chaleur de son épouse les autres femmes lui paraissaient terriblement fades et ternes par rapport à elle, tellement qu'il en venait à se demander à quoi il avait pensé au juste.
- Cela fait si longtemps que vous et moi nous...
- Oliver mon chéri vous êtes là, je vous cherchais.
Chantonna la princesse sortant de nulle part. Chéri ? Elle le cherchait ? Avait-il raté un chapitre ?Les yeux ronds il regarda son épouse passer son bras sous le sien pour se coller à lui en échangeant quelques mots de courtoisie guindés avec la Dame Marie. La femme partie vexée et furibonde après une insulte à peine voilée, la Princesse le poussa vers son appartement, une fois entrés elle le lâcha brusquement et ferma la porte à clef.
- Comment osait-elle ? Pesta-t-elle furieusement en bougeant ses bras dans tout les sens. Comment a-t-elle osée ?
- De faire quoi ?
Son épouse se tourna vers lui sa colère flamboyant dans sa direction.
- Comment osez-vous ? Vous... Vous frottiez contre cette catin en face de moi sans pudeur aucune !
- Excusez-moi ? Je ne me suis pas...
- Si je vous ai vu Prince Oliver !
- Votre vue vous fait défaut ma chère je ne me suis certainement pas frotté sur elle et... Attendez un instant... Êtes-vous jalouse ?
- Que dites-vous enfin ? Bien sûr que non !
- Cela n'est pas mon impression très chère.
La taquina-t-il en souriant narquoisement. Elle était jalouse que Dame Marie ait flirté avec lui ce qui voulait dire qu'elle ressentait ce qu'il ressentait, peut-être elle aussi avait envie de plus, qu'elle enviait sa présence, qu'elle avait envie de l'embrasser, peut-être...
- Pas du tout Prince.
Le prince s'avança vers son épouse à pas de loup la faisant se reculer à mesure de son avance jusqu'à ce qu'elle se cogne et qu'il la coince entre le mur et son torse. ses beaux yeux bleus étaient écarquillés et sa respira erratique, Oliver baissa son regard vers son corset qui retenait à peine ses seins qu'il connaissait par cœur désormais, le désir l'envahi soudainement, il la voulait tellement.
- Pourquoi m'évitez-vous Felicity ? Je pensais que nous allions devenir amis pourtant vous avez passé le plus clair de votre temps à me fuir et à me snober comme si j'étais un malotru, je ne comprends pas.
- Je... Croyais que c'était ce que vous vouliez Oliver.
Répondit-elle adorablement confuse.
- Non pas du tout...
- Si, vous m'avez dit que la nuit lorsque nous sommes au lit je peux parler et poser des questions, bouger et je le fais mais vous n'avez jamais dit que cela valait pour la journée. J'ai cru à juste titre que durant la journée vous préféreriez une épouse convenable ce que j'essaie au mieux de faire parce que vous avez été gentil avec moi et respectueux.
Dit comme ça, ça paraissait logique, les femmes pensaient beaucoup trop c'est pour ça que les hommes étaient si confus au jour le jour. Oliver secoua la tête en soupirant, dire qu'il s'était imaginé un monde entier.
- Je suppose que j'aurais dû être plus explicite je l'avoue mais je vous ai suivi sans arrêt ces derniers jours en demandant votre compagnie vous m'avez ignoré, ça a blessé mes sentiments ma Princesse.
Il sourit sans qu'elle ne s'en aperçoive trop surprise par ce qu'il lui disait, se sentant beaucoup plus léger tout d'un coup.
- Oh… Oh je suis désolée je ne voulais pas vous faire de peine je... Je... Bafouilla-t-elle vainement en se tortillant.
- Ne vous inquiétez pas Felicity ce n'est pas grave, je vais vite passer outre mais ce qui m'inquiète cependant c'est votre jalousie maladive.
Expliqua-t-il, l'air sérieux masquant son hilarité.
- Je ne suis pas jalouse de cette gourgandine !
Oh si qu'elle l'était et elle était magnifique en étant jalouse, son cœur battant la chamade il approcha son visage du sien, les poils rêches de sa barbe frottant sa joue douce devenue rouge d'indignation.
- Vraiment ? Êtes-vous sûre ? Peut-être avez-vous eu vent que Dame Marie et moi avions eu une aventure il y a fort longtemps.
Murmura-t-il chaudement contre son oreille.
- Pourquoi ai-je l'impression que sa main sur mon bras vous a terriblement dérangé ? Vous ne pouviez pas supporter qu'elle mette ses doigts sur mon torse...
- Bien sûr que oui car elle n'en a pas le droit ! Vous êtes mon époux pas le sien, si quelqu'un doit vous toucher c'est moi pas elle !
Et pour prouver son point elle mit ses mains sur sa poitrine en tirant les lacets de sa chemise calmement jouant avec presque timidement gonflant son désir pour elle, son regard était baissé au sol, ses long cils dansant sur ses pommettes délicates bordées de rouge, doucement il remonta son menton de son index pour plonger son regard dans le sien.
- Vous avez raison car je suis à vous tout comme vous, vous êtes à moi, jour et nuit, lui dit-il lentement, s'émerveillant de la couleur de ses yeux. Votre beauté éclaire mes nuits mais je veux qu'elle éclaire mes jours. Vous êtes mon épouse et je vous veux Felicity.
Ses beau yeux s'agrandirent de surprise avant que la luxure ne s'y installe, ses doigts touchèrent la peau de sa gorge le faisant frissonner, elle monta sa main jusqu'à sa joue et ses lèvres qu'elle caressa de son pouce dont il déposa un long baiser, il attrapa son poignet et le remonta à sa bouche pour embrasser la peau douce offerte. Oliver la fit se retourner ensuite et entreprit de défaire le laçage de son corset, une tache plutôt compliquée étant donné qu'il en profitait pour embrasser sa nuque, une fois la robe tombée au sol il fut surprit de la trouver complètement nue en dessus.
- Pas de sous-vêtements ?
- Non je n'aime pas ça.
Sa princesse le surprendra toujours.
Un peu brusquement il la plaqua contre le mur, elle étouffa un léger souffle de surprise mais pas de peur, Oliver se colla contre elle et embrassa sa bouche pécheresse qui lui donnait des idées folles, il passa le barrage de ses dents et entra sa langue pour retrouver la sienne, depuis la première fois qu'ils s'étaient embrassés elle s'était grandement améliorée arrivant à le surprendre certaines fois par sa dextérité, sa bouche descendit sur sa gorge qu'il s'empressa d'honorer de ses baisers, sa main alla prendre un sein pour le masser savourant la sensation de la chair molle. Il pinça le mamelon durcit en son pouce et son index la faisant soupirer de béatitude, elle adorait lorsqu'il touchait ses seins, elle lui avait avoué il y a quelques jours durant l'amour et depuis il ne se faisait pas prier.
Le feu brûlant dans ses veines, il la retourna de nouveau plaquant son ventre contre le mur, Oliver n'avait pas encore eu l'occasion de vraiment regarder ses fesses et là en pleine journée les rideaux grands ouverts il regardait avec admiration le dos nu de son épouse offert comme la plus belle des offrandes, il déposa un dernier baiser sur sa nuque et ses omoplates et se mit à genoux mettant ses mains sur ses hanches la retenant fermement contre le mur sans qu'elle ne puisse bouger.
- Oliver ?
Mais il ne lui répondit pas trop prit par la beauté en face de ses yeux, il dégagea une main de sa hanche et mit son bras contre le bas de son dos pour la bloquer, sa main alla agripper une joue parfaitement ronde et la massa, il fit de même avec l'autre, si parfait, si magnifique, il avait toujours eu une obsession pour les fesses des femmes, peut-être à cause du mystère qu'elles représentaient étant donné qu'elles étaient cachées par d'épaisses robes... Certaines fois il était déçu une fois la robe tombée d'autre fois pas.
Son épouse ne le décevait jamais, sa Felicity, elle était parfaite.
Avec vénération il déposa un premier baiser sur ses reins puis sur une joue prenant son temps, restant impressionné par la douceur impeccable qu'il y trouva mais pas surpris. Ne voulant pas faire de jaloux, sa femme l'étant, il fit de même avec l'autre déposant plusieurs baisers mouillés de haut en bas insistant sur la rondeur qu'il mordilla lui faisant échapper un halètement, son corps sursautant contre sa bouche, il descendit jusqu'à l'arrière de ses cuisses qu'il profita pour embrasser aussi.
Il enleva ses mains de ses hanches appuyant dessus d'abord pour lui faire comprendre qu'il voulait qu'elle reste contre le mur, Oliver attrapa ses cuisses et les écarta lui faisant un peu perdre l'équilibre mais elle se rattrapa, ses doigts plongèrent directement dans son intimité déjà humide, il caressa le bouton qui lui donnait tant de plaisir et fut satisfait de l'entendre gémir longuement, il caressa toute son intimité de ses doigts et entra son index en elle pour continuer sa caresse.
Ne pouvant plus se retenir il se releva et détacha son pantalon et sa ceinture avec empressement le baissant à ses chevilles et arracha sa chemise la jetant par dessus sa tête, Oliver se colla contre son corps doux et chaud plongeant son nez dans ses cheveux illuminé par un rayon de soleil passant par la fenêtre respirant l'odeur de fleur, il passa sa main sur son ventre la décollant un peu du mur et écarta plus ses jambes, ses doigts s'évasèrent sur son ventre.
- J'ai si hâte ma douce.
Chuchota-t-il à son oreille, les yeux fermés de bonheur.
- De ?
- De vous voir porter notre enfant, de voir votre ventre s'arrondir chaque jour que notre enfant grandira en vous, j'attends ce moment avec impatience, notre propre petit prince.
Il ne remarqua pas qu'elle s'était raidie trop prit par son songe, il frotta sa joue contre la sienne avec affection, mettant leurs mains enlacées sur le mur et sans qu'elle n'eut de le temps de s'en rendre compte il entra en elle d'un coup la remplissant jusqu'à la garde, sa tête retomba sur son torse sa bouche grande ouverte en un cri silencieux, il en profita pour parsemer de baisers sa gorge ne bougeant pas.
- Dieu... J'ai besoin... Que...
- Que ma douce ?
- Bougez !
- A vos ordres !
Et il sorti d'elle pour rentrer de nouveau entièrement répétant plusieurs fois ce mouvement pour la faire se languir et la rendre folle, ses hanches se mirent à bouger en essayent en vain de le rencontrer à mi chemin, prenant pitié d'elle et de lui, il se mit aller et venir avec force la faisant se cogner contre le mur. Le bruit de chairs se giflant ainsi que de leurs gémissements commun inondèrent la pièce. Ses coups de rein étaient courts mais puissants, elle hurla quand il changea d'angle et il entreprit de cogner cette tache en elle qui lui faisait voir les étoiles. Oliver voulait la faire jouir avec son sexe en elle sans la toucher autre part. Quelques minutes plus tard ses murs se resserrèrent autour de lui et elle vint en criant son prénom, il la suivit quelques secondes après la soulevant tout de suite pour la porter au lit, il la coucha et se mit à genoux en levant les jambes de la Princesse en l'air.
- Que... Faites-vous ?
- Je fais en sorte que ma semence reste bien en vous, nous venons peut-être de créé notre fils ma douce.
- Oh... Je pensais que c'était une autre de vos positions.
- Ah bon ?
Rit-il en appuyant son front contre l'arrière de ses genoux.
- Et bien soyez sans crainte Felicity ça va être le cas dans quelques instant !
Plus tard des rumeurs que des jardiniers occupés à tailler les arbres les avaient vues faire l'amour inondèrent le palais, certaine rumeurs étaient exagérées mais gonflèrent son ego au grand dam de son épouse. Lorsque la saignée de sa femme vint il fut déçu mais lui promit que la prochaine fois sera la bonne, ne se rendant pas compte du soulagement de son épouse.
Aujourd'hui un riche seigneur arrivait au château, il n'était ni anglais ni français, habitant une île entre les deux pays rendant les choses compliquées pour le moins dire, de plus c'était un homme... Spécial.
Son père et le Roi François convoitaient le trésor du Seigneur se disait inestimable sans parler de son armée surentraînée qui lui était d'une fidélité sans faille. Des amazones mesurant deux mètres de haut aux cheveux orange vif, habillées en peau de bête seulement, l'homme allait fêter son centième anniversaires et devrait mourir à tout moment, son père voulait devenir l'héritier du seigneur et pour cela, il devait le séduire par tout les moyens inimaginables et possibles.
Oliver ne savait pas pourquoi le Seigneur Adalrin avait accepté l'invitation de son père sachant de source sur qu'il le détestait et avait souvent préféré leurs cousins Français.
- Prince Oliver vous vous souvenez du Seigneur Adalrin ? Cela fait bien longtemps depuis qu'il nous a honoré de sa présence au pays.
Minauda son père en souriant avec beaucoup trop d'entrain. Il regarda le petit homme rabougrit à peine soutenu par sa canne, ses vêtements d'une très belle facture clochaient clairement sur son cadre lui donnant une allure humoristique.
- C'est un honneur de vous avoir ici mon Seigneur, vos histoires bercent encore mes rêves d'enfants.
Son père l'avait forcé à dire ça, Oliver n'avait pas la moindre idée si l'homme avait été un guerrier ou pas.
- Le seigneur Adalrin vous remercie jeune homme.
Il lui fallut beaucoup de retenue pour ne pas rire, le vieillard parlait de lui à la troisième personne avec le plus grand des sérieux, les gens ne savaient jamais comment lui parler, ils étaient gênés et mal à l'aise.
Le Roi tenta une fois de plus de faire parler l'homme sans succès, le Seigneur regardait son père l'air renfrogné prêt à faire ses bagages et s'en aller à tout moments, les grandes portes s'ouvrirent laissant apparaître son épouse dans toute sa gloire, une robe rose découvrant ses belle épaules serties de gemmes et diamants, ses cheveux blonds portés en un chignon sur le dessus de sa tête, sa couronne brillante l'entourant.
- Bonjour Seigneur Adalrin, dit-elle avec joie en prenant les mains du vieillard dans les siennes. Elle est très heureuse de le revoir, c'est une véritable joie, elle est sure qu'il a beaucoup d'histoire à lui raconter.
Comment ? Qui était heureuse de le revoir et qui était-ce ? Qui racontait des histoires à qui ? Que diable se passait-il ? Le visage du vieil homme de détendit et il sourit avec tendresse en prenant sa femme dans ses bras en riant, ils se mirent discuter de manière incompréhensible, Oliver ne savait pas que sa femme savait parler à la troisième personne et elle le parlait plus que bien.
Son épouse et le Seigneur se mirent parler en français, beaucoup trop vite pour que lui et son père puissent comprendre, la Princesse ordonna ensuite au garde de faire préparer aux servantes dix chambres dans l'aile la plus basse du château au plus vite et à un autre de mener le Seigneur à ses chambres pour qu'il puisse se reposer tranquillement et qu'il garde la porte pour empêcher quiconque sauf elle et son serviteur d'y entrer.
Profondément amusé, Oliver regarda Felicity manipuler le vieillard avec de beaux mots et des gestes, une fois qu'il fut parti elle se tourna vers lui et vint se mettre à ses cotés, sa main brossant la sienne lui causant un frison. Cela fessait trois jours depuis le début de la saignée et il devenait déjà fou de passion pour elle au moindre touché, il avait bien essayé d'avoir son chemin sous ses jupes mais elle avait refusé disant qu'il était hors de question qu'il la touche durant cette période douloureuse pour elle.
- Roi Robert ce que vous faite ne marchera pas, Adalrin méprise les gens qui lui parle autrement qu'avec respect, à la troisième personne, et vous avez laissé dehors ses fidèles qu'il considère comme ses fils.
Dit-elle en coupant son père qui s'outrageait de son intervention.
- La seule raison de sa venue c'est moi parce qu'il a su que j'avais épousé le Prince Oliver, il ne fera pas de vous son héritier parce qu'il en a déjà un.
- Qui ?
Pressa le Roi en se levant de son trône pour venir se mettre devant elle de manière menaçante.
- Je ne peux vous le dire, Adalrin veut que ça soit tenu secret jusqu'à sa mort.
- Je vous ordonne de me le dire Princesse, est-ce votre grand-père le Roi François ?
- Non ce n'est pas lui mais je ne peux vous révéler son identité.
- Je suis votre Roi et vous allez...
- Non ! Claqua Felicity avec véhémence, le menton relevé en signe de défi. Vous n'êtes pas mon Roi !
Son père s'avança en levant la main et Oliver sentit la rage monter en lui, il se mit en face de son épouse les yeux plissés et la mâchoire contractée, Robert avait toujours eu la main facile sur les femmes mais il ne permettrait jamais qu'on lève la main sur son épouse... Sur sa Felicity. Jamais.
- Reculez tout de suite père ! Ordonna-t-il furieusement. Ne vous permettez jamais, me suis-je bien fait comprendre ?
- Sortez tout les deux ! Cette petite rébellion ne restera pas impunie ! Dehors !
Il passa son bras autour de la taille de son épouse et la poussa vers les portes marchant lentement, dans le couloir. La tension retomba un peu du moins pour lui mais la Princesse était incroyablement tendue, il se recula pour la regarder, ses sourcils blonds étaient froncés et elle mordillait sa lèvre inférieure nerveusement.
- Hey ? Vous allez bien ma douce ?
Elle releva brusquement la tête vers lui, surprise.
- Vous n'êtes pas furieux ?
- Pas envers vous Felicity juste inquiet, vous vous êtes mise du mauvais coté de mon père parce que même si il n'est pas votre roi, il est quand même celui de ce pays et c'est lui qui ordonne. Je n'ai pas les pleins pouvoirs de vous protéger si il devait...
Sa voix se brisa, il n'osait pas imaginer ce que son père pourrait faire à son épouse... C'était impensable.
- Promettez-moi que vous n'allez plus lui parler de cette façon je vous en pris, je ne supporterais pas qu'il vous punisse...
- Je vous le promets Oliver néanmoins il ne sera jamais mon roi, je n'ai pas de roi... Je l'attends en fait.
- Vous l'attendez ?
- Vous, je vous attends, vous êtes mon roi et vous le serez officiellement lorsque vous monterez sur le trône, vous seul détenez ma fidélité parce que vous êtes mon époux et mon roi...
Il la coupa d'un baiser passionné, l'embrassant comme il ne l'avait jamais embrasser auparavant, elle avait foi en lui, elle croyait en lui, il était son roi, son mari.
- Et vous êtes ma reine ma douce.
Haleta-t-il avant de recommencer à ravir ses lèvres, plongeant sa langue dans sa bouche.
- J'ai besoin de vous...
- Je... Ce n'est pas encore fini...
- Je peux définitivement faire outre, s'il vous plaît Felicity !
Elle eu l'air hésitante puis la détermination gagna sur son visage angélique et elle l'entraîna vers une alcôve cachée, elle le poussa contre le mur et se mit à genoux, difficilement à cause de sa robe bouffante, une main tremblante se dirigea vers sa ceinture et il l'attrapa confus, caressant ses doigts.
- Felicity ? Que faites-vous ma douce ?
- Je... Vous fais plaisir Oliver, murmura-t-elle en levant ses grands yeux bleus vers lui, elle semblait tellement innocente que la situation devenait indécente.
- Oh dieu... Croassa-t-il une fois qu'il eu comprit ce qu'elle voulait faire, il dû fermer ses yeux et prendre une profonde inspiration pour calmer son cœur erratique.
- Vous l'avez fais pour moi, je veux le faire pour vous.
Sa main se dégagea de sa poigne et attrapa sa ceinture. Que dieu l'aide il n'en sortira pas vivant.
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