Salut à tous ! Tout d'abord merci pour vos avis, vos commentaires et vos compliments ça me fait vraiment très plaisir et même si on dirait pas au vu du temps que je met à poster mais c'est très motivant ! De temps à autres je me les relis tranquillement et ça me regonfle d'inspiration :) Ah oui ! Certes de manière générale je met quand même un certain moment pour poster la suite mais pour le coup, c'est parce que je n'ai pas beaucoup de chapitres d'avance alors j'essais d'équilibrer le temps d'attente entre les chapitres ;)

Ah et une dernière chose que j'ai oublié de faire dans les chapitres précédents (honte à moi) et pas des moindres, je remercie ma super beta red blood apple pour sa correction et pour la jolie personne qu'elle est.

Voilà, je vous laisse à la lecture du chapitre 3 (qui est un peu plus long que les précédents) !

Chapitre 3

"Alors, comment tu comptes t'y prendre ? Me demanda la lilliputienne qui me servait de meilleure amie.

- Pour l'instant je la joue soft, j'attends de voir comment se débrouille ton frère et au moment venue j'aviserai, expliquais-je en chargeant mon camion de cartons.

- Et sinon, c'est quoi tout ça ? Pointa-t-elle du doigt le chargement.

- C'est pour ma première récolte, il y a des boissons et des gâteaux. Je vais aller m'installer près du parking où il y a le marché, ça attirera sûrement du monde. Tu saurais pas ce qu'a prévu de faire ton frère par hasard ? Enquêtais-je.

- Hum .. je crois que lorsqu'il est rentré de l'assoc' il a juste pris une douche puis il est reparti directement faire du porte-à-porte, réfléchit-elle.

- Tu veux dire que pendant que je faisais mes petits gâteaux, Monsieur a déjà commencé sa tournée depuis deux heures ?! M'affolais-je.

- A ta place je ne m'inquièterais pas trop. Tu connais les vieux du coin, ils lâcheraient même pas un penny pour leurs propres petits-enfants alors ..., déplora-t-elle.

- T'exagère ils sont pas si rad- , réfutais-je avant de m'interrompre. Ah si. T'as raison ils sont vraiment comme ça ! " Me réjouis-je, face aux peu de chances de Cullen de ramener quoi que ce soit.

Soudainement enthousiaste, je grimpais avec Alice dans ma camionnette et me dirigeais vers le marché de la bourgade de Forks.

Une fois sur place, on mit en place le stand avec les boissons et les petits gâteaux, ce qui marcha du tonnerre auprès des anciens de la ville qui n'étaient intéressés à cet âge-là que par la nourriture, la télévision et le marché du samedi.

Après avoir fait plus de deux cents dollars de vente en une heure et demie, on s'apprêtait à remballer Alice et moi lorsque j'aperçus Edward qui ne faisait pas du tout sa quête auprès des radines petites vieilles de Forks, non. Au lieu de ça, Crétin-fini charmait les pimbêches écervelées qui traînaient dans le coin, dans l'unique but de récolter de l'argent sans se fouler. Et ça avait l'air de marcher non de Dieu ! Deux autres filles venaient de déposer un billet de vingt dollars chacune tandis que moi je vendais une boisson et un petit gâteau que je m'étais fait chier à faire, seulement dix dollars !

" Alice, garde-moi le stand deux minutes, je reviens. Lui intimais-je.

- Eh tu vas où ? " L'entendis-je crier derrière moi.

Je lui fis signe de ne pas s'en préoccuper et me dirigeais vers Edward.

" Hé Cullen ! " L'interpellais-je.

Au son de ma voix il releva instantanément la tête, comme dépité par ma présence.

Ouais ben on est deux dans ce cas-là mon pote !

" Tiens Swan, qu'est-ce que tu fais là ? S'étonna-t-il faussement.

- Je te retourne la question, répliquais-je sèchement.

- Je pensais que c'était évident, je fais ma récolte, répondit-il nonchalant.

- Comme tu peux le voir la place est déjà prise, alors je te prierai de bien vouloir dégager ta grosse tête du secteur merci bien, m'impatientais-je.

- Voyons Izzy, il y a assez de place pour deux, fit-il remarquer.

- Pour deux oui, mais certainement pas pour nous deux, nuançais-je. Il est hors de question que tu marches sur mes plates-bandes Cullen, c'est clair ?! Et encore une fois, ne m'appelle pas Izzy bon sang !

- Qu'est-ce qui se passes Swanny, t'as peur que je sois meilleur que toi ? Me défia-t-il en ricanant, ignorant mon commentaire.

- Dans tes rêves peut-être, ripostais-je. Si j'étais toi, je ferais moins le malin tu risques de tomber de haut, le prévins-je.

- Laisse-moi rire, ricana-t-il. Enfin bref, tu m'excuseras mais j'ai des demoiselles à charmer et du fric à ramasser, sur ce ... " sourit-il avant de s'éclipser.

Arrgh je hais ce type !

Toi et moi savons très bien que ce n'est pas vrai ...

Toi la ferme, je ne t'ai rien demandé !

Je me retournai et marchai vivement en direction de mon stand abandonné au soin d'Alice qui me fixait les yeux froncés, signe qu'elle essayait de deviner ce que nous nous étions dit Edward et moi.

"Alors ? Demanda-t-elle.

- Alors ton frère est un crétin ! Claquais-je.

- Ça je le sais depuis le jour où cet imbécile a offert la robe que je convoitais à cette garce de Brenda Wright pour son anniversaire ..., grommela-t-elle.

- Alice il va falloir que tu t'en remettes, on avait douze ans à l'époque, pouffais-je, me détendant instantanément.

- Non mais tu te rends compte Bella ?! Brenda Wright, genre ma pire ennemie de tous les temps ! S'indigna-t-elle.

- Je croyais que c'était Maria Perez ta pire ennemie de tous les temps, relevais-je, me moquant légèrement.

- Brenda et Maria ne forment qu'une seule et même personne, ces deux pestes ont essayé de me voler mon Jazzy, t'y crois, toi ?! Et mon abruti de frère qui lui achète cette robe c'était la cerise sur le gâteau ! Cracha-t-elle.

- Techniquement, c'est ta mère qui l'a payé ..., tentais-je de l'apaiser.

- Ça revient au même, c'est lui qui l'a choisi alors que je lui parlais de cette robe depuis des semaines ! S'outra-t-elle. Tu vas donc me faire le plaisir de gagner cette compétition et de l'humilier autant que je l'étais quand Brenda s'est pavané avec MA robe ! On va même s'y mettre tout de suite. " Se réjouit-elle.

Nous terminâmes donc la vente de tous nos gâteaux et remballions le stand, avant d'aller à la rencontre des habitants présents sur le marché pour leur présenter la cause défendue et les appeler au don. Une fois la fin de journée arrivée, nous rentrâmes chacune chez nous en nous promettant de réfléchir à d'autres activités pour récolter les fonds nécessaires qui nous permettraient non seulement d'aider l'association mais aussi d'écraser royalement Pastèque-Man alias Edward Cullen.

X-X-X-X-X

Le lendemain, nous étions parties Alice et moi en direction de Seattle à la recherche de nouvelles idées pour la récolte. Alice, étant Alice, en a bien évidemment profité pour faire son shopping hebdomadaire tandis que de mon côté je m'efforçais de repérer les boutiques qui pourraient m'inspirer et potentiellement faire un geste pour l'association. C'est ainsi que l'idée m'était venue. Puisque les anciens de Forks n'étaient pas enclins à déverser quoi que ce soit, j'allais jouer sur le même tableau que Cullen: les lycéens. Soyons honnêtes, quelle était la seule chose qui réunissait les mecs et les filles de ce lycée ? Oui, le sport exactement ! Les gars pour la passion du ballon et les pimbêches, la passion des muscles des sportifs, jouer les groupies c'est bien leur truc. Après cette révélation de génie -car oui, je suis un génie- j'attrapai la main d'Alice et nous dirigeai vers toutes les boutiques d'objets personnalisables afin de trouver un commerçant acceptant de nous faire l'immense faveur de bien vouloir nous imprimer des maillots de basket au nom des joueurs du lycée. Suite à de nombreux refus - ce à quoi je m'attendais très sincèrement- nous eûmes le bonheur de tomber sur plusieurs petits commerces qui acceptèrent de nous en faire à petites quantités chacun. De retour sur Port Angeles on eut même la chance de rentrer dans le plus modeste des magasins qui fut cependant le plus généreux puisqu'il nous fit également don d'objets divers supplémentaires; comme quoi ce n'est pas toujours les plus grandes enseignes qui donnent le plus.

Je me retrouvai donc en ce lundi midi à prendre mon repas debout devant le stand que j'avais organisé. Je devais avouer que j'étais plutôt fière de moi; j'avais commencé ma vente dès le matin sur le parking du lycée puis à chaque intercours quelqu'un m'abordait pour m'acheter un maillot ou un quelconque objet au nom d'un des joueurs. Je m'étais donc réinstallée à mon stand à l'heure du déjeuner pour poursuivre mes ventes qui s'écoulaient plutôt bien. Evidemment toutes les greluches s'étaient jetées sur les maillots au nom d'Edward puisqu'il était le meneur de l'équipe et que par conséquent il était le plus convoité des joueurs; même les mecs du lycée s'intéressant un tant soit peu au basket achetaient les accessoires. Cependant ma bonne humeur se dissipa très vite quand la grosse tête de Cullen et de ses sous-fifres qu'il appelait amis entra dans mon champ de vision, de l'autre côté du parking près de la pelouse où se reposaient les lycéens qui profitaient du soleil persistant ces derniers jours. Il me fallut bien cinq minutes pour comprendre ce qu'il proposait sur son stand avant que je ne lise ce qui était écrit en gros sur une pancarte à ses pieds. Doux Jésus ... sa connerie et sa vanité n'avaient aucune limite. Monsieur faisait payer cinq dollars le ticket pour participer à une loterie qui durerait deux jours où le numéro gagnant remporterait le privilège de partager un diner avec sa Seigneurie Edward Cullen ... pfff. Vous pensez bien que la file d'attente devant le stand se composait de toutes les filles du lycée, que ce soit celles qui avaient l'habitude de lui courir après ou celles qui pensaient n'avoir aucune chance de passer un moment en tête à tête avec Edward en temps normal. Même si le fait que ce petit merdeux cherchait à me faire de l'ombre si ardemment me faisait royalement chier, je devais reconnaître que c'était assez rusé de sa part et qu'au final ça ne me desservait pas comme il l'aurait probablement souhaité puisqu'après avoir retiré leur ticket les filles étaient sur leur petit nuage et étaient gonflées d'espoir, les poussant ainsi à s'extasier sur mes objets et maillots au nom d'Edward, tout bénef' pour moi ! Je sortis de mes pensées quand, sentant son regard sur moi, Edward me fit un petit signe de la main avec son putain de sourire arrogant. Je ne savais ni comment ni pourquoi mais ce type avait le don de m'énerver juste en posant ses yeux sur moi ! Lorsqu'un groupe de filles s'arrêta à mon stand après avoir acheté leur ticket je ne pus m'empêcher d'essayer de décrédibiliser mon adversaire auprès de la gente féminine de ce lycée.

"Salut, qu'est-ce que je peux faire pour vous ?

- Il te resterait des maillots de Cullen ? Demanda celle qui semblait être la bergère du troupeau de moutons.

- Pas assez pour vous toutes mais oui, dis-je sortant lesdits maillots. J'ai vu que vous aviez pris un ticket pour la loterie, désignais-je Edward de la tête.

- Ouii ! C'est tellement une bonne idée qu'il a eu, n'importe quelle fille voudrait d'un diner avec ce Dieu vivant, soupira-t-elle.

Bla bla bla ... Pathétique.

- Si j'étais vous je me méfierais, j'ai entendu dire qu'une fois il avait invité une fille à diner après un ciné et qu'il l'avait planté en plein milieu du resto, la laissant rentrer à pied jusqu'ici ", racontais-je.

Oui bon ... il était possible que je sois la fille en question, et alors ? Elles n'avaient pas besoin de le savoir. Edward et moi étions allés au ciné un soir voir un film qui durait deux heures et demie, à la séance de dix-neuf heures trente. Après ça il m'avait invité au restaurant puis vers vingt-deux heures trente, son téléphone avait sonné et il était sorti précipitamment de table en plein milieu du repas à peine une demi-heure après être arrivés, prétextant qu'il avait quelque chose d'important à faire. Je veux dire, qui avait soudainement quelque chose d'important à faire aussi tard alors qu'il était en train de manger tranquillement ?! Il s'était à peine excusé et m'avait planté à notre table, finissant mon repas toute seule et devant théoriquement rentrer à pied jusqu'à Forks car dans une petite ville comme Port Angeles les stations de taxis étaient fermées à partir de vingt-deux heures. J'aurais pu appeler mon père mais il était de service ce soir-là et je n'avais aucune envie d'avoir à faire à Rosalie ou Alice qui n'auraient fait que me poser des questions, ou encore à Emmett qui aurait proposé d'avoir "une discussion" avec Edward. Alors j'étais rentrée tranquillement à pied sur le bord de la route - c'était relativement peu risqué dans un patelin comme Forks- ce qui m'avais permit de réfléchir à cette situation et de calmer mes nerfs contre l'abruti avec qui j'avais passé ma soirée. Au bout d'une bonne demi-heure, j'avais dû finalement me résigner à appeler Jasper - certainement le plus calme d'entre nous- puisqu'il était tout bonnement impossible de rejoindre Forks à pied étant donné que nous mettions déjà une heure en voiture.

Je repris mes esprits lorsque la fille me posa une question que je n'avais pas comprise.

"Pardon ?

- Je te demandais si tu savais qui était cette fille, reprit-elle.

- Non, c'est une amie qui m'a raconté ça, mentis-je haussant les épaules.

- Cette fille devait sûrement être un gros thon et chiante à mourir, rit-elle avec ses dindes de copines.

- Oui certainement", murmurais-je entre mes dents, essayant de contrôler ma colère.

La journée passa à toute vitesse, Edward et moi passions notre temps à surveiller les activités et les ventes de l'autre, et je devais dire qu'il s'en sortait bien le con ! Mais j'allais tout de même écraser cette vermine. Nous prolongeâmes chacun notre stand jusqu'au lendemain, le temps d'écouler nos stocks.

Aujourd'hui plus que jamais le soleil brillait sur Forks et réchauffait considérablement l'air le rendant étouffant, ce qui ne pouvait signifier qu'une seule chose pour tous les habitants: c'était l'occasion idéale pour se rendre à la plage de la Push. J'avais pensé dans un premier temps à profiter moi aussi de ce jour rare mais je ne pouvais me résigner à perdre une journée pour poursuivre ma récolte de fonds, je voulais battre Edward coûte que coûte. Puis je me suis dit qu'il était possible de joindre l'utile à l'agréable puisque de toute façon tout le monde serait à la plage ce qui en ferait donc l'endroit le plus favorable pour trouver des gens à aborder. Grâce aux bonnes relations de mes parents avec le voisinage et les commerçants du coin je trouvai rapidement une pharmacienne adorable qui accepta de me donner deux cartons de crèmes solaires après m'avoir retenue une bonne demi-heure pour m'expliquer à quel point j'étais sage et réservée quand j'étais enfant. Oui, j'y avais droit à chaque fois qu'elle me croisait, mais elle n'en restait pas moins gentille et généreuse. J'avais choisi la crème solaire comme produit car personne n'en avait ici étant donné le climat habituel de la ville, j'en profiterai donc pour en vendre sur le sable à tous les gens qui ressentiront très vite le besoin de s'en appliquer d'autant plus que les habitants avaient tous la peau très claire et un manque évident de mélanine.

Je garai mon camion à l'entrée du parking de la Push, le parking lui-même étant complet comme je m'y attendais. Je sortis mes deux cartons de la plateforme et glissai quelques tubes de crème dans mon sac même si je ne pouvais évidemment pas tout rentrer dedans. Etant mercredi, la plupart des gens avaient profité de la journée pour prendre le soleil et la plage était bondée de monde pour mon plus grand bonheur. Je commençais par un premier côté de la plage où se concentraient principalement les mères de famille avec leurs enfants puisque le côté opposé comptait beaucoup plus de rochers dangereux, où se trouvait la quasi-totalité de mon lycée. Les mères inquiètes pour leurs gosses étaient mes meilleures clientes puisqu'elles n'hésitaient pas une seconde à m'acheter mes tubes pour badigeonner leurs enfants de crème par cette chaleur. Alors que j'avais fini la première partie de la plage, je me dirigeai vers l'autre côté où j'aperçus évidemment tous mes amis. Heureusement Rose et Alice me proposèrent de nous répartir tous les tubes pour aller plus vite afin que je puisse moi aussi me détendre au soleil, tandis qu'Emmett et Jasper jouaient comme des gamins dans l'eau. Alors que je passais entre les serviettes de plage, je ne fus pas surprise de croiser Edward avec sa bande qui se servait de ma vente de crème solaire pour faire son propre business en proposant aux jolies filles de leur passer de la crème dans le dos avec une petite prestation de massage pour pas cher. Evidemment je bouillais car depuis le début, le Duc-de-mon-cul Cullen n'avait fait que profiter de ses atouts physiques et n'avait pas levé le petit doigt pour ramasser du fric.

Puis je me dis soudain qu'il n'y avait pas de raison que je ne puisse pas jouer cette carte-là moi aussi. Alors c'est ce que je fis, j'appelais Rose et Alice pour leur faire part de mes intentions, les entraînant sur le parking où j'avais décidé d'organiser un car-wash. Evidemment je n'avais pas prévu de le faire à la façon de toutes ces filles que l'on pouvait voir dans les clips vidéo avec leurs gestes suggestifs et en collant plus leurs nichons sur le pare-brise que ce qu'elles lavaient réellement la voiture mais nous essayions tout de même d'être quelque peu sexy pour attirer la gente masculine principalement, cela dit avec Alice et Rose à mes côtés je ne me faisais pas de soucis. Après s'être procuré le nécessaire, avoir enfilé un short et un haut de maillot nous commençâmes à nous promouvoir auprès des hommes sur la plage à qui nous proposions un nettoyage de voiture pour un prix relativement bas. Une fois notre recrutement de clients effectué nous vîmes les premiers mecs du lycée faire leur apparition.

"Alors mes demoiselles, vous faites des car-wash maintenant ? Nous aborda Dean, charmeur.

- C'est pour une association, précisais-je.

- Peu importe, répliqua-t-il me reluquant de la tête aux pieds. Vous pouvez vous occuper de ma caisse ?

- Bien sûr ! Se réjouit Alice. Ce sera avec plaisir ", flirta-t-elle.

Bien qu'elle était en couple et qu'elle aimait Jasper comme une dingue, elle ne pouvait s'empêcher de vouloir plaire à d'autres hommes que son copain, ce qui énervait particulièrement Jasper qui était actuellement en train de la fusiller du regard.

"Oui on s'occupe de tout ça, vous pouvez retourner sur la plage vous détendre, proposais-je même si je savais très bien qu'ils ne s'en iraient pas.

- Je suis parfaitement détendu, sourit-il, je pense que je vais rester et attendre ici", finit-il sur un clin d'oeil.

On se mit alors au boulot et je me sentis vraiment chanceuse d'avoir des amies comme les miennes. Nous faisions notre maximum pour être charmeuses sans être vulgaires, mais nous ne devions pas oublier que l'objectif premier était de laver les voitures ce qui pouvait être assez fatigant quand nous atteignâmes notre huitième client. Notre petit business fonctionnait plutôt bien puisque plusieurs immatriculations étaient sur la liste d'attente, cependant les hommes assistaient à chaque nettoyage en attendant leur tour. Au bout de la onzième nous étions épuisées par la chaleur.

"Les filles j'en peux plus j'ai mal aux bras, couina Alice.

- Oui bah on est toutes dans le même cas alors tais-toi et frotte, grogna Rosalie.

- Tout ça c'est de ta faute Bella, toi et tes idées saugrenues, se plaint Alice une nouvelle fois.

- Eh je te rappelle que t'étais partante et plutôt assez déterminée à ce que je batte ton frère alors si t'es plus de la partie t'es libre de partir ", répliquais-je sèchement fatiguée de l'entendre geindre.

En relevant la tête je vis que mon ton l'avait vexé et je m'en voulu un peu.

" Ecoute, je suis désolée Ali, mais là on est toutes claquées et la chaleur à tendance à nous monter facilement à la tête, alors t'entendre te lamenter toutes les cinques secondes ça nous aide pas tellement à tenir le coup, m'excusais-je.

- Non ça va, je comprends, t'inquiètes, répondit-elle retrouvant instantanément son sourire.

- Hé les filles j'ai une idée ! " S'excita Rose.

Oh non ...

Après ça, Rose avait ramené sa voiture près de l'endroit où nous lavions celle des clients- qui étaient parfois des clientes- pour mettre un peu de musique afin de nous remotiver, ce qui marcha du tonnerre. Nous chantions et nous tortillions au rythme de la musique quand soudain la chanson retentit. Still Of The Night de Whitesnake [NA: Je recommande de mettre le début de la chanson, histoire de mieux percevoir l'état d'esprit de la scène qui va suivre x) ] Et à ce moment-là, on perdit Rose. Elle lâcha son éponge jaune qui s'écrasa au sol, prit le premier seau et jeta l'eau savonneuse sur la voiture avant de prendre le second et de le renverser au-dessus de sa tête. Ensuite elle fit une chose à laquelle on ne s'attendit pas; elle prit de l'élan et se jeta littéralement la tête la première sur le capot. Cependant la voiture étant savonnée tout comme Rose l'était, elle glissa plus que prévu et finit sa course le cul par terre. Elle se releva comme si de rien n'était et commença soudainement à se déhancher. Elle se servit de son haut de bikini et de ses fesses pour frotter la voiture, exactement comme les filles des clips vidéo dont je parlais tout à l'heure. Elle se trémoussait sur la voiture avant de ramasser son éponge et de frotter sensuellement la voiture. Je pense que vous avez certainement besoin d'une explication à ce qui était en train de se dérouler sous les yeux ébahis de tout le monde. Rosalie Hale était la plus grande fan du monde de Cameron Diaz et prétendait être sa fille spirituelle, elle connaissait toutes les répliques de chaque scène de tous ses films et ne souhaitait rien de plus que de pouvoir être, je cite " aussi bien gaulé et sexy que cette femme là " quand elle atteindra le même âge qu'elle. Vous vous demandez sûrement quel est le lien avec la situation. Cette chanson était tout simplement dans la scène de car-wash de Cameron Diaz [NA: Que vous pouvez regarder sur Youtube pour mieux visualiser ce qui est en train de se produire ^-^] dans le film Bad Teacher et Rose était actuellement en train de faire une reconstitution de la scène en question; sauf son vol plané sur le capot qui restait inexplicable ... à moins qu'elle n'ait essayé de reproduire celui de Cameron mais dans ce cas-là l'effet n'était pas le même. Elle en était presque à la fin de son show lorsqu'Emmett sortit de nulle part et la fit descendre de la voiture visiblement très en colère, personne n'osa protester même si ce n'était pas l'envie qui manquait à certains. Suite à cette petite apartée, Jasper et Alice décidèrent de s'en aller aussi me laissant finir ma liste de clients toute seule. J'en étais à ma dernière et dix-huitième voiture quand Edward vînt me voir.

" Alors, tes copines t'ont lâché ? Sourit-il.

- Elles sont déjà sympa de m'avoir aidé jusque-là, et je pourrais en dire de même pour les toutous qui te servent d'amis, ils ne sont plus là non plus, répondis-je continuant de frotter cette putain de voiture.

- Je n'ai pas besoin d'eux pour gagner cette compétition contrairement à toi, me nargua-t-il.

- Tu te fous de ma gueule ?! Cinglais-je. Je te signale que tes pseudos amis t'ont autant aidé que ce que l'ont fait Rosalie et Alice.

- Mouais si tu le dis, en attendant si elles n'avaient pas été là, tu n'aurais pas attiré grand monde pour ton car-wash, répliqua-t-il.

- Je ne sais pas si je dois me sentir offensée de ce que tu viens d'insinuer ou me sentir honorer de ne pas attirer les connards dans ton genre, ironisais-je

- Il n'y a que la vérité qui blesse, ricana-t-il.

- Non il y a mon poing dans ta gueule aussi, alors la ramène pas, objectais-je.

- Bon je vois que Madame a soit, prit un coup de chaleur soit, est en période de règles alors, je vais vous laisser toi et ton mauvais caractère, renchérit-il avant de s'éloigner.

- Ouais c'est ça casses-toi ... ", marmonnais-je

Lorsque la dernière voiture fut rendue à son conducteur, je repris mon camion et me dirigeais chez moi, exténuée. En arrivant je n'avais qu'une idée en tête: m'échouer sur mon lit et ne pas en ressortir avant au moins une dizaine d'années. Cependant lorsqu'elle entendit la porte d'entrée claquer ma mère sortit de la cuisine, particulièrement souriante.

" Coucou ma chérie, comment a été ta journée ? M'accueillit-elle en m'embrassant.

- Chaude et éreintante, répondis-je mollement. Que me vaut cet incroyable sourire ? Demandais-je, curieuse.

- Oh rien de particulier, mais ton père n'est pas de service ce soir alors ça fait du bien de l'avoir pour diner de temps en temps ", se réjouit-elle.

Mes parents n'étaient pas les plus démonstratifs au monde l'un avec l'autre mais on pouvait sentir et lire dans leurs yeux à quel point ils s'aimaient. Je renonçai donc à mes plans d'hibernation et aidai ma mère avec le repas qu'elle s'était donnée du mal à faire, puisque j'avais décidé de profiter de la soirée avec mon père qui n'était pas souvent disponible à cause de son travail. Une fois mon père rentré, nous passâmes à table et discutâmes tranquillement de choses et d'autres appréciant simplement d'être ensemble. Je ne tardais cependant pas à aller me coucher, menaçant de m'endormir dans mon assiette à tout moment.

X-X-X-X-X

Le lendemain au lycée se déroulait la journée de la déclaration organisée par mes soins. En effet, le lundi j'avais demandé à Angela- qui était la présidente du journal du lycée- si elle voulait bien publier un article pour moi dans lequel j'annonçais l'événement et expliquais le concept de cette journée. Cela consistait simplement à déclarer anonymement ou non à la personne de notre choix qu'elle nous plaisait en lui offrant une des roses que je vendais au profit de l'association encore une fois. Bah oui qu'est-ce que vous voulez, je ne perds jamais de vue mes objectifs ! C'était également ce jour-là qu'Edward devait procéder au tirage au sort de sa loterie. Je ne l'avais d'ailleurs étonnamment pas vu faire quoi que ce soit pour récolter de l'argent depuis la veille alors qu'il s'agissait d'un combat permanent entre nous deux ! Oui bon j'extrapole un peu. Tout de même je trouvais ça étrange de sa part puisqu'Edward était certes un compétiteur hors pair, mais avant tout un incroyable mauvais perdant. Ce qui me fit, je devais le reconnaître, douter de ma position dans cette bataille. Avait-il ramassé tant d'argent qu'il n'avait même plus à en récolter davantage ? Je réfutai cette idée en redoublant d'ardeur pour ma vente de roses.

Malgré les intérêts qu'il y avait derrière l'organisation de cette journée je devais dire que ce n'était pas trop mal comme idée. Certains mecs la jouaient cool en prétendant être sûrs d'eux, d'autres filles prenaient leur courage à deux mains et se déclaraient à leur béguin du moment tandis que les moins confiants se contentaient de déposer une rose anonymement dans le casier de la personne convoitée. Ah et tout ça sans oublier les meilleures amies éternellement célibataires qui s'offraient mutuellement une rose pour se réconforter et montrer à tout le monde qu'elles n'avaient pas besoin d'un mec. Contre toute attente, je reçus deux roses anonymement dans mon casier. Enfin trois si on comptait celle de Dean qui était devenu soudainement intéressé depuis hier, enfin passons. J'eus à peine le temps de cligner des yeux que la journée était déjà terminée.

Aujourd'hui était le jour J. Nous allions enfin connaître le grand gagnant de cette rude compétition après les cours. La matinée passa relativement vite jusqu'à l'heure du déjeuner. Nous étions donc tous réunis à notre table attitrée à discuter comme nous le faisions habituellement.

" Hé les gars, les vacances c'est la semaine prochaine, faudra qu'on se fasse une méga fiesta avec des tonnes de nourriture à volonté ! S'extasia Emmett.

- Et du shopping ! Rajouta Alice, tapant dans ses mains.

- Ou un spa aussi ? Suggéra Rose.

- Pourquoi on irait pas simplement au cinéma ? Se lamenta Jasper.

- On pourrait aller marcher c'est bon pour la santé ", avança Angela

Tout le monde à la table se tut et fixa Angela comme si elle avait dit une énormité absurde, ce qui en était une pour nous. Puis la conversation reprit d'un coup, ignorant sa proposition. On se mit finalement d'accord sur le fait que nous avions le temps en deux semaines de faire plaisir à chacun de nous. A la sonnerie, nous nous rendions Jasper, Rose et moi à nos deux heures de littérature tandis qu'Emmett et Alice avaient une heure de Français suivie d'une autre de biologie. Ce fut les deux heures les plus longues de ma vie, la semaine m'avait totalement lessivé. Allez courage Bella, encore une heure de psycho et t'as fini ! Je me dirigeai vers mon dernier cours de la semaine et m'installai près d'Angela. Voyant que le professeur n'arrivait pas, tout le monde commença à s'agiter à la perspective qu'il puisse être absent mais il déboula à toute vitesse dans la salle, brisant le brouhaha qui s'était installé.

" Bonjour bonjour ! Excusez-moi pour ce léger contretemps mais il était nécessaire que je finalise ce projet auquel je pense depuis quelques semaines. Aujourd'hui, je vais vous proposer de vous glisser dans la peau de siamois ! Je ne parle bien évidemment pas du chat ici, mais bel et bien des personnes ", introduit-il riant de sa propre blague.

"Vous allez travailler sur ce projet par binôme sur une durée de trois semaines, ce qui impliquera votre période de vacances et vous m'en voyait désolé", continua-t-il semblant en réalité ne pas s'en soucier.

" Le projet consiste à vivre dans les conditions de vie de vrais siamois avec votre partenaire. Vous devrez constamment être l'un à côté de l'autre et ne vous éloignez sous aucun prétexte. Pour ce faire, voici des menottes que vous aurez l'obligation de porter afin de réellement comprendre la situation. Les clés seront confiées à une tierce personne du cercle familial dans lequel vous allez vivre puisqu'il sera par conséquent nécessaire que l'un des deux aille loger chez son partenaire. Je veux que vous soyez confronté à la vie telle qu'elle est pour ces personnes dans des situations quotidiennes aussi banales qu'une douche, une balade en voiture ou pour dormir, ce qui vous permettra de maitriser votre sujet pour le devoir qui aura lieu à la rentrée. Des questions ? " Finit-il.

Une chose était sûre, nous étions tous abasourdis. Lorsque chacun se fit à l'idée de vivre un truc aussi fou ( oui parce que ce prof n'avait concrètement pas toute sa tête), tout le monde s'agita pour trouver son binôme. En ce qui nous concernait Angela et moi, nous n'avions pas besoin de nous concerter pour savoir que nous nous mettions ensemble. Du moins, c'est ce que nous avions prévu ...

" Ne commencez pas à vous agiter et à piapiater inutilement j'ai déjà formé les groupes. Vous pouvez venir les consulter par petits groupes de personnes ... " Il n'eut pas le temps de finir que nous nous étions déjà tous levé pour examiner cette foutue liste !

Scott ...

Smith ...

Stanley ...

Ah Swan !

Je suivis du doigt le long de la ligne au bout de laquelle se trouvait le nom de mon partenaire.

... Cullen.

C'est pas possible ! C'est sûr et certain j'avais dû être une pourriture dans une vie antérieure et le karma me le faisait payer maintenant ...

Trois semaines de vie siamoise avec Edward alors qu'on ne pouvait pas se fréquenter trois minutes sans se taper dessus ?

Et ben ça promet !

Des pronostics ? À votre avis qui va gagner cette compétition ? Les paris sont ouverts ! :D Et cette expérience de taré ... vous pensez qu'ils vont en ressortir vivant ? x) Comme d'hab, laissez en review vos avis, commentaires ou remarques et votre moment ou réplique préférée ! Bisous à tous ;)