Titre: La chasse à l'écureuil
Disclamer : Le monde de Harry Potter sort tout droit de l'imagination de notre prophétesse J.K. Rowling, Amen.
Rating: M
Pairing : Harry Potter/ ?
Note de l'auteur : Bonjour à tous ! Mes partiels commencent donc je ne vais pas prendre beaucoup de temps pour du blabla ^^", déjà j'ai failli ne pas poster ce chapitre... Je tenais juste à dire à melofrench si elle passe par là que je n'ai pas encore eu le temps de lire la suite de sa fic Un amour de Scarabée (hop petit coup de pub xD) mais que j'y volerais dès la fin des exams :p et ensuite j'attaque ta fic sur ombrage héhéhé...
Menfin trêve de messages perso, bonne lecture !
Résumé: C'était toujours le même scénario : bougies éteintes, noir complet, mains ligotées, baisers… caresses… Et cette question qui tournait dans la tête d'Harry devenait chaque jour plus obsédante: Qui ?
Partie 4:
Je n'en peux plus. Mon subconscient semble avoir définitivement associé Malfoy à Squirrel et il s'en donne à cœur joie. Chaque nuit n'est que passion débridée avec mon ennemi d'enfance et je commence à avoir mal au poignet sans compter le risque de devenir sourd qui augmente dangereusement… (1)Squirrel n'a même pas la bonne idée de se pointer pour démentir l'affirmation de mon subconscient.
Et le jour, je ne peux plus croiser Malfoy sans avoir envie de l'insulter, c'est de sa faute tout ça après tout. J'ai envie de le frapper, les duels magiques ne me suffisent plus. Je veux réellement sentir mon poing s'enfoncer dans son ventre et éclater sa mâchoire.
« Alors Malfoy, comment vas ton père ? Azkaban est à son goût ? Il t'a réservé une chambre ? Avec vue sur la mer sûrement ? »
Eh oui, c'est ce genre de piques bateau et pitoyables que j'envoie régulièrement à Malfoy en ce moment et étonnement il répond présent. Après tout ce temps passé à m'ignorer on aurait pu croire que mes provocations le laisserait un peu plus indifférent que ça mais non, il prend au mot ce que je lui dis.
« Tu ne sais pas ce que c'est Potter, tu n'as pas de père. Il est mort stupidement pour ne pas avoir su où était sa place. »
Ses répliques aussi ont perdu de leur vigueur mais cela ne m'empêche pas de réagir au quart de tour. Je rugi et, ne prenant même pas la peine de sortir ma baguette, lui colle directement mon poing dans la figure. Il sait qu'insulter mes parents me met dans une rage noire et mon manque d'un sommeil réparateur n'arrange pas les choses. Je n'ai pas envie que quelqu'un m'arrête aujourd'hui, même si je dois m'en mordre les dents (2) plus tard. Je jette un coup d'œil autour de nous, nous sommes seuls dans le couloir et les élèves sont sûrement tous en train de diner, parfait.
Il se relève et me lance un regard bizarre, presque choqué. Puis ses yeux se transforment en deux fentes haineuses et il se jette sur moi pour m'envoyer violemment son poing dans l'estomac.
Je me plie sous la douleur puis riposte en lui balançant un second coup de poing dans le visage. Ce visage dont il est si fier.
Il tombe de nouveau par terre en se tenant la mâchoire, après quelques secondes il se relève titubant.
« Tu frappes vraiment comme une fillette Potter ! » me crache-t-il.
Il me provoque encore ? Parfait, je sens que je vais vraiment pouvoir me défouler cette fois. Mon taux d'adrénaline augmente et je me jette sur lui en poussant un rugissement de rage parfaitement inutile mais qui me défoule encore plus. Je le plaque brutalement au mur et entends presque ses os craquer sous le choc. Il semble un peu sonné.
« Retire ! »
Ses yeux se stabilisent sur moi et il tente de se dégager. Pas de chance, je bloque ses jambes des miennes et maintient ses poignets au dessus de sa tête. Je suis collé à lui et il n'a aucune échappatoire .
« Retirer quoi, Potter ? »
Je sens son souffle sur mon visage et suis troublé un instant.
« Retire…ce que tu as dit, sur mon père. »
Il hausse un sourcil insolemment et un sourire narquois se forme sur ses lèvres. Il ne semble pas être spécialement disposé à faire ce que je lui demande. Je prends une grande inspiration pour me retenir de lui arracher proprement, ou pas d'ailleurs, sa jolie petite tête blonde, quand je sens une fragrance que j'aurais reconnue entre mille.
C'est cette odeur, l'odeur qui m'obsède depuis les soirées à la bibliothèque, l'odeur de Squirrel, celle qui me hante, celle qui me fait…
Je me rends compte que rien que de la sentir je commence à être excité, j'ai envie de Squirrel, là maintenant, des souvenirs de caresses me reviennent, un souffle caressant ma peau…
« Ouhou Potter ! Je suis toujours là, tu m'as oublié ? »
Je rouvre les yeux. Effectivement, comme il me l'a fait intelligemment remarqué, Malfoy est toujours là, collé à moi (ou plutôt moi collé à lui), et portant sur lui ce parfum merveilleux.
Je le relâche et me recule brusquement, c'est lui qui porte cette odeur ? Mais alors c'est vraiment lui … Squirrel ?
« Potter, tu as l'air encore plus bizarre que d'habitude, et, fait invraisemblable, on dirait que tu « réfléchis », pourrais-je savoir ce qui a réussit à faire « penser » un Gryffondor tel que toi ? »
Je lève la tête vers lui, si c'était Malfoy, il a du faire ça dans un but précis, comme m'asservir, me faire chanter, me tuer par frustration ou quelque chose du genre. Je ne l'aurais jamais cru capable de faire de telles choses simplement pour me nuire mais bon, on dirait que je l'avais sous estimé après tout, son manque de respect me déçoit bizarrement.
« Dis donc Malfoy, j'ai une question pour toi. »
Etonné par mon changement de comportement et peut être un peu inquiet à cause de mon sourire qui se veut carnassier, le blond me jette un regard interrogateur. Eh tu croyais quoi Malfoy ? Que t'allais réussir à jouer tout seul ?
« A quoi sert la bibliothèque à ton avis ? »
Un éclair de peur apparait rapidement dans ses yeux pour disparaitre immédiatement. Il me répond avec un air moqueur.
« Oh, c'est donc ça ! Le grand Harry Potter se demande à quoi peuvent bien servir toutes ces étagères remplies de livres ! Demande à Granger, elle y passe sa vie, et puis si tu as un peu de chance elle t'apprendra même à lire comme ça tu pourras toi-même utiliser la bibliothèque ! »
Mon sourire s'agrandit et son inquiétude commence à devenir légèrement visible.
« Tu sais Malfoy, il y a une certaine personne qui n'a pas compris à quoi servait la bibliothèque, cette personne a cru qu'il s'agissait d'un lieu de rencontre, où l'on pouvait prendre du bon temps, en dégustant une confiserie par exemple. »
Malfoy pâlit autant que son teint déjà clair le lui permet. J'avoue que mon sous entendu n'est pas très subtil mais lui non plus ne l'est pas dans mes rêves, alors autant lui rendre la monnaie de sa pièce. (3)
« Ah Potter épargne moi l'appétit de weasmoche tu veux bien ? »
« Je ne parle pas de Ron, Draco. » dis je en insistant bien sur le prénom.
« Alors de quoi parles-tu, Potter ? » me défie-t-il en appuyant lourdement sur mon nom de famille.
Je me rapproche alors de lui à pas calculés et le pousse de nouveau contre le mur mais de manière plus douce cette fois ci. Je le regarde dans les yeux avec un sourire qui se veut charmeur. En plus d'avoir l'air inquiet, il est maintenant totalement abasourdi.
Je me colle à lui, et en prenant bien garde de l'effleurer le plus possible je lui susurre à l'oreille.
« Je parle … d'une certaine personne… qui s'amuse à éteindre des bougies et à lier des poignets pour pouvoir profiter d'un pauvre élève en train de travailler. »
Je sens qu'il tremble tout contre moi, il est totalement soumis dans cette emprise, beaucoup plus que tout à l'heure quand je le maintenais par la force.
« Et qui est … cette personne ? »
« Hum » je murmure doucement toujours à son oreille et le sent se crisper. « Il s'agit d'une personne … qui ne donne vraiment pas l'impression d'être capable de telles choses… »
« … »
« Une personne froide, indifférente, défiant constamment, avec un ego gigantesque, et une confiance aveugle en son physique avantageux… » Inexplicablement, mon cœur bat violemment dans ma poitrine. « Une personne qui parait fière mais qui s'est révélée capable d'aller très bas pour me faire du mal. »
A cette phrase, je suis brusquement repoussé en arrière et tombe sur le sol. Malfoy garde la tête baissée puis la relève faisant ainsi se rencontrer nos yeux. Je ne les ai jamais vu aussi haineux. Ils semblent vouloir plus que ma mort mais aussi ma souffrance. Ces yeux me provoquent un brusque pincement au cœur et me retournent l'estomac.
Puis, alors que je croyais qu'il allait me jeter son venin à la figure, il fait brusquement demi-tour.
Je reste quelques instants comme un idiot, assit au milieu de ce couloir vide, puis je me relève lentement et me dirige comme un automate vers la tour de Gryffondor.
J'y trouve Ron en train de jouer aux échecs contre Neville, passe devant eux sans un mot et monte directement dans le dortoir.
« Harry ? »
Ron me suit automatiquement et me rejoint en s'asseyant avec moi sur mon lit.
« Harry qu'est ce qui se passe ? T'es tout pâle ! »
« … »
« Ecoute vieux, ça va être dur de t'aider si tu me dis pas ce qui se passe… »
« … »
« Bon ok, changement de plan je pose des questions et tu réponds par oui par non. Ça te va ? »
Hochement de tête positif.
« Bon, c'est au sujet de Squirrel ? »
Hochement positif.
« Il t'as encore coincé et fait des choses pas catholiques ? »
Je secoue la tête de gauche à droite.
« Tu as découvert qui c'était ? »
« Oui… »
« Alors ? »
« … »
« Bon, je peux pas te demander pour tous les noms de Poudlard Harry alors vas falloir que tu parles là… »
« Malfoy… »
« Hein ? »
« Malfoy…Squirrel…c'était bien lui. »
« Ah… »
Silence.
« Et donc … ? »
« Et donc quoi ? »
« Bah, comment tu l'as su ? »
« L'odeur, il avait la même que celle de Squirrel, et puis comme c'est son nom que j'ai entendu la dernière fois… »
« Mmh, je vois. Et tu lui as parlé ? »
Ron me semble étonnamment bien accepter la chose mais je lui réponds tout de même.
« Oui. »
« Et alors ? Comment il a réagi ? »
« Mal, mais je vois pas comment il aurait pu réagir autrement maintenant que je connais son petit secret. Il était juste dégouté que je l'ai pris à son propre piège. »
« Mmh, d'accord et il t'a rien dis de spécial ? »
« Qu'est ce que tu crois qu'il avait à rajouter ? Je l'ai démasqué point. »
« Ouais t'as raison, mais il aurait pu t'expliquer pourquoi il a fait ça précisément, tu lui as demandé au moins ? »
« Pas besoin de lui demander, je le sais pourquoi il a fait ça, pour m'humilier, y a même pas à se poser la question. »
« Oui m'enfin c'est quand même bizarre qu'il ai fait « ça » lui-même, il t'aurait encore plus humilié s'il avait demandé à un autre de le faire, genre Crabbe ou Goyle. »
« Qui a dit que Malfoy était malin ? »
Rires de Ron.
« T'as raison vieux, c'est pas vraiment un modèle de clairvoyance notre Malfoy. »
« Ouais… »
« Et tu vas faire quoi maintenant ? »
« Maintenant ? »
« Ben maintenant que t'as trouvé qui est Squirrel, tu vas réussir à renoncer à tes petits « rendez vous » ? »
« De savoir que c'était Malfoy m'a complètement coupé l'envie d'y retourner crois moi ! Et puis c'est mieux comme ça, tout va redevenir normal maintenant. »
Je sens que je mens, je sens que ça ne va pas être si simple que ça de faire comme avant et d'essayer d'oublier les caresses. Mais c'était Malfoy, et je ne peux pas accepter des baisers donnés contre moi. Il ne m'aura pas, je me forcerais à oublier, je m'y obligerais, je ne veux pas me souvenir de ces moments ou je croyais qu'on me couvrait d'attention alors qu'on se moquait de moi.
Ça me dégoute.
« Bon, on descend manger Harry ? Ca va te remonter tu vas voir. »
Je souri face à l'enthousiasme de mon ami et le rejoint.
To be continued …
(1) sans compter le risque de devenir sourd qui augmente dangereusement… : Eh oui on vous l'a jamais dit ? Ca rend sourd ! Et c'est là qu'on ne voit plus nos grands pères malentendants de la même façon … =_='
(2)même si je dois m'en mordre les dents : cette expression n'est pas de moi pour ceux qui n'avaient pas remarqué, Coluche l'a utilisée dans sa chanson Misère. Je cite :
« Misère ! Misère !
Peut être qu'un jour ton président,
Misère ! Misère !
Sentant monter notre colère,
Misère ! Misère !
Devant les peuples sans frontière,
Alors il s'en mordra les dents,
Misère ! Misère ! »
(3) J'avoue que mon sous entendu n'est pas très subtil mais lui non plus ne l'est pas dans mes rêves, alors autant lui rendre la monnaie de sa pièce. : Pour tout dire j'ai personnellement honte de ce sous entendu -' je l'ai même modifié plusieurs fois histoire qu'il fasse pas trop lourd … pas sûre que ça ai réussi menfin…
Alors ? Trop gnangnan ? Pas assez ? Mérite une review ? Ou pas ? Mérite qu'on le lise ? Que de questions sans réponses ! *sort rejoindre ses fiches de révisions avec un air dramatique*
