Nos amis font connaissance avec la Mort ... est-elle vraiment comme ils le pensent ? La réponse est ici. Et des réponses, Harry en veut.

Bonne lecture.


Dans les couloirs, tout le monde suivait Albus et la Faucheuse qui marchaient en tête. Harry et Ron avaient du mal à empêcher leurs yeux de se poser sur le déhanchement de la brunette. Hermione leur flanqua un coup de coude. Ils étaient arrivés à un angle de couloir menant aux dortoirs. Albus continua avec la Faucheuse, pendant que le reste des sorciers gagnait leurs appartements. Une fois à son bureau, le directeur s'installa et invita la Mort à faire de même.

« Voulez-vous boire ou manger quelque chose ?» proposa-t-il aimablement.

« Non merci, je ne mange jamais. »

« Bien. J'aurais voulu savoir si vous saviez qui vous a enfermée.» dit-il.

« Je n'ai pas pu voir son visage. Mais je sais que pour y parvenir, il n'y a qu'un seul moyen : posséder le Grimoire Interdit.» répondit la jeune fille.

Un bref silence plana.

« Je connais ce livre. Les formules qu'il contient sont puissantes et dangereuses. Mais je le croyais perdu.» dit Dumbledore.

« Vous le connaissez parce que vous l'avez cherché. » dit-elle simplement.

Dumbledore garda un visage neutre, mais il était étonné.

« Et vous l'avez cherché, parce que vous vouliez quelque chose que j'ai créé. » reprit la Mort.

« Ainsi donc vous lisez dans les pensées. » sourit-il.

« Non pas vraiment. Ma vision est différente de la vôtre, certes. Mais surtout, je sais toujours qui est après ces objets. Je suis cette histoire depuis le commencement.»

« Je vois. Pour en revenir à ce qui nous intéresse, le Grimoire Interdit contenait donc une formule pour vous enfermer. »

« En effet. Un rituel pour être précise. Mais il a été mal exécuté, et c'est cette femme qui en a fait les frais. Il suffit d'un rien parfois, pour chambouler le cours des choses.» répondit la Mort.

« C'est vrai. Un détail, une erreur, et c'est la débandade. Tout à l'heure vous avez dit que vous ne pouviez pas partir tout de suite. Pour quelle raison ? Avez-vous …une tâche à accomplir ici ?» continua le directeur.

« Je dois récupérer ma faux. J'en ai absolument besoin. C'est elle qui a été enfermée à ma place.»

Pour ce qui était d'emporter quelqu'un, la brune savait très bien qui allait mourir et quand.

« Entendu. Vous pourrez rester ici, mais j'espère qu'aucun élève ne mourra prochainement.» fit Dumbledore.

« Les élèves et la majorité des occupants de ce château n'ont rien à craindre de moi. S'il doit y avoir une mort, ce ne sera pas parmi eux.» annonça-t-elle.

Encore une fois, Albus garda ses sentiments pour lui. En même temps, elle devait bien savoir. Il lui demanda si elle souhaitait dormir à l'infirmerie. Mais la brune assura qu'elle ne dormait pas non plus. Leur entretien terminé, la Faucheuse se leva et disparut dans une fumée noire. Elle se rematérialisa sur le toit d'une tour de Poudlard.


Dans son lit, Harry eut du mal à trouver le sommeil. La Mort … il aurait deux mots à lui dire, au sujet de son parrain. Sirius Black était partit trop tôt à son goût. Et que dire de ses parents. Harry soupira. Puis le sommeil fit son œuvre et l'emporta.

Le lendemain matin, la première chose qu'il vit en descendant les escaliers fut la Faucheuse en bas. Elle l'attendait visiblement. Cependant elle se faisait remarquer. Tous les élèves portaient de longues robes de sorciers noires, et elle … était plutôt court vêtue. Les garçons sifflaient sur son passage, pendant que les filles la regardaient avec curiosité ou dédain.

« S'ils savaient qui c'est ils partiraient tous en hurlant. » pensa Harry.

Il arriva aux pieds des escaliers. La Mort lui sourit, et lui dit bonjour.

« Bonjour. Euh … j'ai des questions à vous poser, si ça ne vous ennuie pas.» dit-il.

« Bien sûr. Mais tu peux me tutoyer tu sais. »

Il acquiesça. Tout d'abord, il devait prendre son petit-déjeuner. Sur son passage, les commentaires allaient bon train. Arrivé dans la grande salle, Harry croisa Malefoy. Ce dernier écarquilla les yeux en découvrant la séduisante demoiselle à côté de lui.

« Ca alors, Potter a une petite copine. » lança une élève de Serpentard, Pansy Parkinson.

Harry préféra ignorer. La Mort lui jeta un œil. Drago Malefoy décida d'aller amuser la galerie, enfin celle de sa maison, et approcha de la table où Potter avait trouvé ses amis.

« Alors Potter, on a encore trouvé le moyen de se faire remarquer ? T'as fait quoi cette fois ? T'as écrasé le pied de Mc Gonagall ?» dit-il.

Les Serpentard ricanèrent.

« Tu ferais mieux d'écraser tout court, Malefoy. » lança Harry.

« C'est ta sale tête que j'aimerais écraser, Potter. » rétorqua Malefoy.

Soudain, il sentit une main le saisir au col. Il se rendit compte que c'était la brunette. Elle se leva, et fit décoller le Serpentard du sol.

« Toi … je te conseille de tenir ta langue désormais. Si tu continues à faire ton petit malin, c'est moi qui t'écraserais.» avertit-elle.

Ses yeux dorés affichaient un éclat métallique. Drago n'en menait pas large. Dans la salle, tout le monde regardait avec un air ahuri. Cette fille avait une force incroyable. Drago fut reposé brutalement à terre. La brune leva une main, et le poussa d'un coup. Le Serpentard fit un impressionnant vol plané avant de retomber au sol.

Drago se redressa, puis décampa. La Faucheuse se rassit.

« Wow c'était génial ! » fit Ron.

Lui qui avait jusque là peur d'elle, commençait à l'apprécier. Hermione elle, était plus lucide.

« Vous ne devriez pas vous faire remarquer. Si jamais ils savent qui vous êtes … » dit-elle.

« Que veux-tu qu'ils fassent ? Ils auront peur et c'est tout. De toute façon, personne ne va mourir avant longtemps ici.» répondit la brunette.

« Tant mieux. Et euh … merci encore.» dit Harry en se servant un jus de citrouille.

« Je t'en prie. Tu m'as apporté une aide, il est normal que je te rende la pareille. »

La Mort semblait gentille … décidément ils allaient de surprise en surprise. Le calme revint dans la salle. Harry termina son petit-déjeuner.

« Bien, si tu veux bien me suivre j'ai à te parler. » dit-il à la Faucheuse.

La brune se leva et le suivit. Harry la conduisit au parc. La journée était ensoleillée et l'air doux. Il alla s'asseoir sous l'arbre près du lac où il se mettait parfois avec ses amis.


« Tu as décidé de rester apparemment. Pour quelle raison ?» commença Harry.

« Je dois récupérer mon outil. Et j'avoue que j'étais curieuse de te connaître. Après ce qui s'est passé ce fameux soir.» dit-elle.

Les yeux dorés allèrent sur la cicatrice.

« Oui, ce soir-là tu l'as échappée belle. Et ton destin a été scellé.» continua-t-elle en posant deux doigts sur sa cicatrice en forme d'éclair.

« Je sais je t'ai échappé. » dit Harry.

« Non. Tu as eu de la chance c'est tout. Tu n'étais pas censé mourir. J'étais là tu sais. Mais pour tes parents seulement.» révéla-t-elle.

« C'est de ça dont je voulais discuter. Eux et mon parrain.» annonça Harry.

« Tu va me demander pourquoi. La réponse est simple Harry : leur heure était venue. Ca ne plait peut-être pas comme réponse, mais c'est la vérité. Quelque soit l'âge, l'affection qu'on leur porte, quand le moment est venu je dois emporter les gens.» expliqua-t-elle.

« Mais j'avais besoin d'eux ! Mes parents, je n'avais qu'un an ! Et après tu as pris la seule famille qu'il me restait !» s'exclama Harry.

« Je te l'ai dit, quand c'est l'heure c'est l'heure. Vous mourrez tous un jour, tu le sais, mais pas tous vieux. Ta famille, il t'en reste encore.» fit calmement la Mort.

« Peuh ! Les Dursley ne me considèrent pas comme leur famille.» fit amèrement Harry.

« Sur ce plan-là je ne peux rien faire. Il faut juste que tu sache que je ne suis pas le mal. Je suis simplement incontournable.» continua la Mort.

« Mais tu arrache les gens à l'affection des leurs. C'est difficile de ne pas t'en vouloir.» insista Harry.

Elle sourit, et regarda en face d'elle.

« N'oublie pas que les hommes aussi tuent. Rappelle-toi par qui je suis arrivée. Suis-je toujours aussi coupable à tes yeux ?»

Harry fronça les sourcils. La mort n'arrivait pas toute seule, on la provoquait généralement. Si Voldemort n'avait pas existé, Harry aurait toujours ses parents, et Sirius. Elle ne serait venue les chercher que lorsqu'ils auraient été vieux. Naturellement. Il soupira. La Mort n'avait pas tort : elle n'était pas entièrement responsable, et ne suivait que le cycle de la vie. Si difficile que ce soit à accepter pour les autres.

« N'empêche … pourquoi certains sont-ils obligés de partir jeunes, et pourquoi ce sont les meilleurs qui partent les premiers ? » questionna-t-il à nouveau.

Il avait besoin de comprendre le pourquoi du comment de ce chagrin. La Faucheuse tourna la tête vers lui.

« Ca Harry, c'est décidé avec les instances célestes. La date et la manière de mourir sont décidée avant même la naissance de chaque être vivant. Comme leur vie. La seule chose que vous pouvez faire, c'est pleurer les morts. »

Oui, c'était fait pas d'inquiétude à avoir. Il aurait préféré que ça n'arrive jamais. Toutefois, il ne pouvait s'opposer à ce genre de décision. Harry vit arriver Ron et Hermione. Ca le fit sourire le brun. Ils s'assirent près de lui.

« Tout va bien ? » s'enquit Hermione.

« Hm hm, j'essayais juste de comprendre certaines choses. » répondit le jeune homme.

Hermione comprit de quoi il avait pu discuter avec la Mort.

« Nous devons aller en cours. » rappela-t-elle.

« Hmm voilà une idée intéressante ! » sourit la Faucheuse.

« Tu voudrais y aller ? » s'étonna Harry.

« Pourquoi pas ? Voyons un peu ce que vous apprenez. »

Les trois sorciers échangèrent un regard. C'était plutôt incongru, d'avoir la Mort en classe.

« Remarquez, ça ne changera pas pour certains courts : pensez à l'histoire de la magie ! » plaisanta Ron.

« Oui. Allez on y va. Nous sommes avec qui, Mc Gonagall c'est ça ? » demanda Harry à Hermione.

Elle hocha la tête. Le point positif était que tous les profs savaient qui la brunette était. Pour une fois ils n'auraient pas à mentir.


Ils se rendirent donc en cours de métamorphose. Les élèves regardèrent la Mort en s'interrogeant sur son identité et ses liens avec Harry. Minerva fit entrer les élèves, Harry et les autres étaient en dernier, pour prévenir leur professeur.

« Elle euh … a voulu venir. » dit Hermione.

« Ah … mais ... c'est que … » hésita Mc Gonagall.

« Vos élèves vont se poser des questions. Soyez tranquilles, ils ne risquent absolument rien, sauf des mauvaises notes s'ils n'écoutent pas. Mais là je n'y serais pour rien.» fit la Mort à voix basse.

Préférant ne pas la contrarier, la directrice de Gryffondor l'invita à prendre place. La Faucheuse se retrouva à côté d'Hermione. Le cours commença, et les élèves notèrent sur des parchemins les explications de leur professeur. La Mort remarqua soudain le tremblement de sa voisine. Elle sourit.

« Hermione ! Détends-toi voyons, je ne vais pas te manger.» chuchota-t-elle.

« Dé … désolée. »

« Je te le répète : vous ne mourrez pas avant de longues années. Je ne peux pas tuer les gens tant que leur heure n'est pas arrivée. » reprit-elle.

« Je dois simplement m'habituer. C'est … tu n'es pas n'importe qui.» répondit la sorcière sur le même ton.

La Mort sourit. Il est vrai que ça devait être intimidant. Mc Gonagall aussi tremblait en écrivant au tableau. Pour les élèves qui la connaissaient, c'était curieux. Leur prof n'était pas du genre à avoir peur de quelqu'un. Certains se dirent qu'elle était peut-être malade. Seuls Harry, Ron et Hermione connaissaient la véritable raison de ces tremblements. Durant tout le court, le professeur de métamorphose voulut éviter de croiser le regard de la Faucheuse.

Toutefois, Hermione ayant l'habitude de donner la majeure partie des réponses aux questions, c'était pratiquement impossible. Harry songeait que si elle décidait de rester un moment, il allait devoir inventer une histoire crédible pour expliquer sa présence aux autres. Déjà que sa tenue faisait sensation …

« Dis donc, la prof a l'air super nerveuse aujourd'hui. » entendirent Ron et Harry devant eux.

Cela venait de Neville Londubat. L'élève à côté de lui acquiesça.

« C'est vraiment bizarre, je me demande ce qui lui arrive. »

Ron et Harry s'entreregardèrent du coin de l'œil. Ils devraient faire vite. La fin des cours arriva. Tous sortirent. Un élève de Serdaigle vint vers Harry, et annonça que lui et ses amis étaient convoqués dans le bureau du directeur.

« Je me demande ce qu'il nous veut. » fit Ron.

« On va très vite le savoir. » répondit Hermione.