Edward et moi restâmes silencieux durant presque tout le trajet de chez moi à chez lui, où nous allions procéder à ma transformation. J'étais mitigée, mi exitée, mi anxieuse. Comment ne pouvais-je être inquiète sachant que j'allais subir trois jours d'affreuses souffrances ? Mais en même temps, j'avais tellement hâte de rejoindre l'amour de ma vie –Ou devrais-je dire de mon éternité- à jamais !

Soudain, il prit la parole « Bella, si tu n'es pas prête nous pouvons toujours nous enfuir et attendre. »

« Non je t'assure, tout va bien ! » Dis-je en dissimulant tant bien que mal les trémolos de ma voix.

Nous rentrâmes dans le vestibule blanc immaculé des Cullen sous l'oeil anxieux de chaque membre de la famille, ma future famille.

- Cyprien, l'émmissaire des Volturi est allé leur faire son rapport, et ils ont décidé que ça devait se passé ce soir, dit Carlisle visiblement navré.

- Nous sommes vraiment ravis que tu fasses parti des nôtres mais si tu a peur, nous pouvons tout arreter, me dit Emmett pour une fois sérieux.

- Ne vous en faites pas, je suis prête, leur confiai-je.

- Très bien, alors si tu veux bien me suivre, me demanda Carlisle.

Carlisle et Edward m'ammenèrent dans la chambre de ce dernier et je m'assit sur son lit. «Bella, es-tu sûre que tu veuille que ça soit moi qui te morde ? ». Je répondit que oui et il poussa un soupire résigné. « Dans ce cas allonge toi, il va falloir que je te morde au cou, aux poignets ainsi qu'aux deux chevilles ».

Quelques secondes plus tard je sentis quelque chose de pointu me mordre le cou. Puis soudain la douleur arriva.

J'eût d'abord un spasme à la poitrine, j'avais l'impression qu'on me plantait quelque chose dans le cœur, un pieu, couvert de poison. C'était comme si, le poison, parti de mon cœur se propageait dans toutes mes artères glaçant mon sang à chaque centimètre parcourut. Je me cabrait en hurlant ma douleur entendant la voix d'Edward qui me chuchotait des mots à l'oreille, cependant je ne saisissait rien, je n'entendai qu'un doux murmure apaisant.

Et tout cela dura trois longs jours, trois jours qui me parurent des siècles, trois jours entiers à supplier que l'on m'achève, même si, au fond de mon cœur ce n'était pas ce que je désirai.

Au bout de ces trois longs jours, passés à agoniser, je sortit enfin de ma léthargie.

« Mais enfin, nous venons de passer tout ce temps à l'entendre hurler, laissez nous la voir, c'est nôtre fille ! »

Mes parents, je les reconnaissait à leur voix, mais aussi, étrangement, à leur odeur.

Puis la voix d'Edward qui leur disait d'attendre encore un peu. Edward ! Il fallait que je le voit, que je l'entende, que je le sente.

J'ouvris les yeux et reconnut Esmée à mon chevet « Oh Bella, chérie, je suis tellement contente ! Ne te fatigues pas je vais chercher Edward ».

Quelques secondes plus tard il était juste à côté, embrassant le nouveau moi.