Bonjour tout le monde et voici le nouveau chapitre !

Chapitre 4

Aussi bizarre que cela puisse être, la première pensée d'Harry en tombant nez à nez avec Gregory Goyle fut celle-ci « Merci Seigneur, il est laid ! ». Il aurait été dur pour quiconque d'inventer un être aussi immonde que Gregory Goyle. Son visage blanc et crasseux était creusé par des plis durs tandis que sa bouche se tordait en une grimace peu amène. Ses petits yeux les fixaient avec une animosité presque palpable et il refusa, tout bonnement, de les laisser entrer dans sa maison même après qu'ils lui aient montrés leurs badges.

-Je n'invite pas les flics chez moi, sauf si l'on m'y oblige. Cracha-t-il méchamment.

-Très bien, Monsieur Goyle. Nous sommes ici pour vous annoncer que Lucius Malfoy a été assassiné. Déclara-t-il calmement.

Les yeux porcins se plissèrent avant qu'un sourire immonde se forme sur la bouche tordu de Gregory Goyle. Ouais… Harry ne comprenait vraiment rien à la génétique. Il n'avait qu'à se rappeler du visage aristocratique de Drago Malfoy ou de celui de Blaise Zabini pour se demander comment Lucius Malfoy avait pu engendrer Gregory Goyle.

-Quelqu'un l'a enfin zigouillé! Il y a vraiment un Dieu. Maintenant, au revoir.

-Vous n'aviez pas une bonne relation avec lui de toute évidence.

Gregory Goyle lui lança un regard noir avant de cracher au sol. Harry s'obligea à ne pas déglutir avec peine. Ce type était vraiment dégoûtant. Il était grand, gras, gros et ses yeux flamboyaient d'une haine si intense que le brun ne put qu'hocher lentement la tête. La seule bonne chose était qu'il ne fallait pas être Sherlock Holmes pour deviner ce que pensait Gregory Goyle. Contrairement, à Drago Malfoy qui était aussi transparent que de la boue.

-Il a abandonné ma mère. Pas que je lui en veuille pour ça, elle n'était qu'une pute. Comme toutes les femmes d'ailleurs.

Harry ravala vaillamment toutes expressions faciales qui pouvaient montrer son dégoût. Gregory Goyle était celui qui avait été accusé d'agression sexuelle sur une mineure… maintenant, il s'en souvenait. Et il ne pouvait pas s'en étonner.

-Mais, qu'il m'abandonne moi. Non, pour ça il mérite de pourrir en Enfer. Et il a seulement reconnu la petite fillette aux cheveux blonds. Juste parce que sa mère a eut la stupidité de crever en le mettant au monde… pourquoi est-ce qu'il méritait de vivre dans ce palais avec tous ces serviteurs?

Le visage d'Harry tressaillit légèrement face à cette information. Était-ce pour ça que Drago Malfoy était le seul des enfants de Lucius Malfoy à avoir été élevé par celui-ci? Et combien de ses enfants ressentaient une haine aussi féroce envers le blond? Le seul qui avait été prit par leur père.

-Et il m'a laissé pourrir là, dans ce trou à rat. Alors oui, je me réjouis de sa putain de mort! Aboya-t-il sauvagement. Maintenant, laissez-moi dormir, bordel!

Et il leur ferma la porte au nez. Harry hocha positivement la tête avant de partir dans sa voiture, Ron sur ses talons. Lorsqu'ils furent bien installés, le roux laissa échapper un petit rire dégoûté.

-Bon, la seule chose positive de cette entrevue est que maintenant nous savons qu'un des enfants Malfoy est laid.

-Effectivement… Nous avons un meurtre sur les bras et tous les enfants de Lucius Malfoy le détestaient cordialement… mais, la laideur de Gregory Goyle est le point le plus important de notre visite.

-J'adore le fait que tu comprends vite. Il l'aurait tué de ses mains sans aucune hésitation. Poursuivit Ron. Mais, ce genre d'homme de Neandertal tue sur le moment. Ils ne se contentent pas de partir après avoir écrabouiller le visage du paternel… Ils se tirent de là avec tous les bijoux qu'ils peuvent trouver et ils fracassent chaque objet qui se trouve sur leur passage.

-Tu l'enlève de la liste?

-Je trouve qu'il manque de sang froid. Notre meurtrier a de la glace au lieu de sang.

-Il a massacré le visage du paternel. Ce n'est pas assez bouillonnant pour toi?

Un sourire narquois se forma alors sur le visage emplit de tâche de rousseur. Et voici pourquoi lui et Ron étaient une bonne équipe. Ils étaient toujours sur la même longueur d'onde. Il savait pertinemment que la plupart de ses collègues auraient mis Gregory Goyle dans leur collimateur. Mais, il ne pouvait pas imaginer ce type se faufiler dans la maison de Lucius Malfoy, lui parler calmement afin qu'il le laisse entrer dans sa chambre, pour ensuite lui massacrer le visage et partir sans prendre aucun objet de valeur. Lucius Malfoy était un homme d'affaire avisé. Jamais, il n'aurait laissé entrer un type fou de rage dans sa maison. Et Harry était convaincu que si Gregory Goyle était fou de rage, le monde entier était au courant. Et cette coïncidence… tous les enfants au pays en même temps… Jamais Gregory Goyle n'aurait pris la peine d'attendre que toute sa fratrie soit au même endroit, au même moment. Il fallait posséder un esprit analytique, calme et glacé.

-Tu veux savoir ce que je pense? Demanda soudainement Ron.

-Même si je dis non… est-ce que tu vas garder le silence?

-Non. Il s'agissait d'une question rhétorique tu vois. Pour donner l'impression que tu as un choix lorsque tu n'en as pas.

-Fascinant.

-Je pense donc. Continua son partenaire. Que le meurtrier est calmement venu cogner à la porte du paternel… que le paternel lui a ouvert cette maudite porte… peut-être même qu'ils ont calmement discuter de la pluie et du beau temps dans le salon… ensuite le meurtrier s'est débrouillé pour l'entraîner dans sa chambre et la vlan! Il lui a massacré le portrait. Puis, notre meurtrier est allé dans la toilette, s'est peut-être baigné… en tout cas, je suis convaincu qu'il a du enlever le sang qui se trouvait partout sur lui. Ensuite, il est ressorti, est reparti chez lui et a du dormir du sommeil du bienheureux.

-Tu as pensé à ça tout seul?

-Oui, parfois des éclairs de génie me viennent à l'esprit.

-Comme c'est mignon. Roucoula sarcastiquement Harry. Bon, Pansy Parkinson.

Il se gara alors devant l'immeuble minable de la plus jeune fille de Lucius Malfoy. Lorsqu'ils cognèrent à sa porte, une jeune femme absolument superbe leur ouvrit. Elle semblait de descendance espagnole avec ses longs cheveux noirs bouclés et ses yeux marron envoûtants, elle cligna doucement des paupières en les voyants sur le pas de sa porte.

-Messieurs?

-Bonjour Mademoiselle Parkinson. Je suis le Lieutenant Potter et voici l'inspecteur Weasley.

Il sortit alors son insigne et vit une lueur d'excitation apparaître dans son regard alors qu'un sourire de petite fille se formait sur son visage. Harry connaissait ce genre de personne. Ceux qui avait vécu toute leur vie dans un foyer confortable et ne pensait jamais que quelque chose de mal allait leur arriver… pour ce genre de personne, l'arrivé de la police pouvait être synonyme de nouveauté.

-Oh! Entrez donc inspecteur!

Elle les fit alors rentrer dans son appartement et rougit légèrement en voyant le désordre. Elle tapota alors avec enthousiasme un canapé et Harry comprit alors qu'elle les invitait à s'asseoir. Seigneur… cette fille était beaucoup trop souriante. Pourquoi souriait-elle à ce point? La vie était donc si belle? Son regard s'attarda alors sur son chandail où l'on pouvait lire « Les mères savent tout alors prenez garde! ». En voyant son regard, elle eut un petit rire de gorge avant de se laisser choir sur un autre canapé.

-Je suis enceinte de trois semaines! Expliqua-t-elle avec enthousiasme. Mes copines m'ont donnés ce chandail! Il est marrant non? Oh! Mais, vous n'êtes certainement pas venu pour me parler de ce chandail pas vrai? En quoi puis-je vous aider?

Pour la première fois depuis le début de cette enquête, Harry souhaita être celui qui n'annoncerait pas la mort de Lucius Malfoy à cette jeune fille de vingt ans et qui semblait si heureux à l'idée d'avoir un bébé.

-Mademoiselle Parkinson, nous sommes dans le regret de vous annoncer que Lucius Malfoy a été assassiné.

Le grand sourire de Pansy Parkinson disparut aussitôt et sa lèvre inférieure se mit à trembler. Puis, ses mains en firent de même tandis que des larmes gonflaient dans ses grands yeux marron. Pour la première fois… Harry voyait une réaction de tristesse face à la mort de Lucius Malfoy.

-Mon père… a été tué? Couina-t-elle misérablement. C'est impossible. Il était… Il était…

Elle dut visiblement s'arrêter pour reprendre son souffle et Harry échangea un regard révélateur avec Ron. Le roux se dirigea alors vers la jeune fille et posa une main rassurante sur son bras.

-Mademoiselle Parkinson… Nous comprenons votre peine…

-Il était… Il m'a tout donné vous comprenez? Sanglota-t-elle piteusement. Il n'était pas là physiquement, il était trop occupé… Mais, il nous donnait de l'argent chaque mois… pour moi… Parce qu'il tenait à moi à sa façon.

Elle se mordit la lèvre inférieure.

-Je sais que certains pourraient dire qu'il ne m'aimait pas… Mais, je n'y crois pas. Dès que j'avais un problème, il apparaissait pour me sauver! Lorsque j'avais 14 ans… j'étais dans une mauvaise phase… je prenais de la drogue… Ma mère ne savait plus quoi faire de moi… C'est alors que je l'ai vu pour la première fois… Il n'a fait que me jeter un seul coup d'œil… Mais, pour moi c'était la révélation! Il m'a inscrit dans un centre pour drogués… Je… Je ne peux pas y croire.

Elle enfouit alors sa tête entre ses mains et éclata en sanglots.

()

-Elle l'aimait. Déclara d'emblée Ron. Ou plutôt elle l'idolâtrait. Elle le voyait comme un sauveur. Un chevalier en armure blanche.

-Ce n'est pas le concept d'Oedipe ça?

-Dans un sens… Mais, dans cette théorie, Pansy Parkinson aurait plutôt été du genre à tuer sa mère.

-Elle me donnait mal à la tête avec tous ces « moi ».

Cette réplique sembla plonger Ron dans une profonde réflexion qu'Harry n'interrompit pas. Il restait 4 des enfants de Lucius Malfoy à rencontrer… et chacun de ses enfants semblaient avoir un mobile. Pansy Parkinson semblait sincèrement bouleversé par la mort de son père. Mais si ce n'était qu'un acte? Après tout, elle était actrice. Tout ces moi, et ces « il m'aimait » et si elle se mentait à elle-même pour se convaincre de quelque chose? Et si, un jour, le mensonge ne suffisait pas?

Lavande Brown… elle faisait semblant d'être indifférence. Mais, elle manquait de sang froid. Harry pouvait parier qu'après 10 minutes, il pouvait facilement la faire hurler et arracher la tête de quelqu'un. Elle essayait de maîtriser sa colère pour avoir l'air calme, mais ce n'était qu'une façade… un mensonge éhonté. Et elle détestait furieusement son père.

Drago Malfoy… il avait été incapable de lire la moindre expression sur le visage du blond. Il était calme… dangereusement calme. Harry pouvait facilement l'imaginer jasant calmement avec son père pour ensuite laisser lousse chaque colère et frustration qu'il avait ressenti. Ensuite, le brun pouvait aisément le voir sortir nonchalamment de sa salle de bain et partir dormir.

Severus Rogue… père de famille et mari de son parrain. Étrange coïncidence, chacun des membres de sa famille était à l'extérieur ce jour-là. Il avait été violé et abandonné. Lucius Malfoy avait refusé de lui venir en aide et était apparut seulement lorsqu'il avait tué son agresseur pour ensuite le laisser pourrir dans un pensionnat. Il était calme, ordonné et organisé.

Blaise Zabini… revenu récemment de France… clamant se ficher éperdument de son paternel. Certes, il n'avait nullement besoin de l'amour de son père, mais sa mère… avait-elle eut besoin de l'amour de Lucius Malfoy? L'avait-il vu pleuré pour cet homme sans scrupule? Était-ce la goutte qui avait fait déborder le vase?

-Cette énigme est fascinante tu ne trouves pas? Fit remarquer Ron.

-Pourquoi tu dis ça?

-Normalement, nous trouvons les meurtriers rapidement. Très rapidement en fait, c'est pour ça que tu as été promu Lieutenant avant d'avoir trente ans… Mais, cette histoire est juste…

-Complètement à l'envers.

-Ouais…

Harry hocha résolument la tête.

-Allons voir Théodore Nott.

À suivre…