Voilà, enfin un nouveau chapitre, je vous remercie encore pour vos commentaires et vous souhaite une bonne lecture.
CHAPITRE 4
TERRAIN D'ENTRAINEMENT DE BASSE BALL
Don tape quelques balles, mais les souvenirs affluent et les larmes se mettent à couler malgré lui.
Charlie arrive enfin à destination, avant même de sortir de la voiture, il aperçoit son frère sur le terrain de Basse ball. Il regarde sa montre plus qu'une heure avant l'opération de son père, il n'y a pas de temps à perdre.
Il s'approche du terrain et plus l'image de son frère devient nette et plus Charlie sent son cœur se serrer. Il avance encore et ses yeux confirment ce qu'il lui avait semblé quelques secondes plus tôt. Son frère est entrain de pleurer. Charlie s'arrête net, c'est la première fois qu'il le voit pleurer même à l'enterrement de sa mère, Don n'avait pas versé une larme. Charlie sent son cœur se serrer et quelque chose se casser en lui. Peut être l'image d'un super homme ou d'un frère surhumain, tout ça est étrange et bouleversant mais à la fois réconfortant. Charlie inspire un bon coup et essai de garder son calme.
Charlie : Don !
Ce dernier ne semble pas l'entendre, il continu à taper sur les balles, il est totalement isolé dans son monde.
Charlie : (Elevant un peu plus la voix) Don !
Comme son frère ne réagi toujours pas Charlie se place entre Don est la balle. Don ne le voit pas et au moment ou il va pour frapper la balle, il entend Charlie crier et s'arrête net.
Don : T'es fou ou quoi ! On t'a jamais dit de ne pas te mettre là !
Charlie : Tu ne m'entendais pas
Don : Et alors, tu t'es dis que si tu prenais une batte de basse ball dans la tête, je t'entendrais mieux !
Charlie : (ignorant les paroles de son frère) Faut qu'on parle !
Don a son visage qui se renferme aussi sec, il commence à récupérer ses affaires et à vouloir partir mais Charlie le retient par le bras.
Charlie : Don attend, papa va se faire opérer (il vérifiât sa montre) dans trois quarts d'heure maintenant.
Don ne bouge plus et écoute la suite
Charlie : C'est une opération risquée, les docteurs nous conseillent de se préparer au pire.
Don : Je peux pas Charlie.
Charlie : Tu sais Don, il n'y a pas un jour ou je ne regrette pas de ne pas avoir dit à maman tout ce que j'avais besoin qu'elle entende. Tout comme tu le regretteras si tu ne vas pas voir papa.
Don : Elle savait Charlie, elle savait !
Charlie : Si elle était restée plus longtemps peut être que j'aurais fini par venir.
Cette phrase, Charlie l'a prononcé plus vite qu'il ne l'a pensé mais il se rend compte du reproche qu'il vient de formuler en l'encontre de son frère. Et malgré lui, il a une légère ren-ccoeur envers Don qui a selon lui laisser partir leur mère trop tôt alors qu'il aurait peut être pu la sauver ou au moins lui laisser plus de temps, mais Don a pris une autre décision. Don ne répond pas et reste la tête basse.
Charlie : (un peu gêné) J'ai rencontré Billie.
Don : Qui ?
Charlie : L'infirmière qui était là le soir de la mort de maman.
Don : Charlie !
Charlie : Elle nous a tout raconté
Don Pas tout
Charlie : Qu'est ce que ça veut dire
Don : rien, laisse tomber
Charlie : (Se met à crier malgré lui) Non, pas LAISSE TOMBER, papa est entrain de mourir et toi tu fais quoi ?
Don : J'évite qu'on me demande des choses impossibles.
Charlie : Quoi ?
Don : fous moi la paix Charlie !
Charlie : Non, c'est pas parce que tu as laissé maman partir que tu dois faire pareil avec papa.
Don : C'est un reproche Charlie !
Charlie : Là, c'est moi qui veux pas en parler, tout ce que je veux c'est que tu sois auprès de papa pour qu'il ai une raison de s'accrocher.
Don : Ca n'a pas marché avec maman que je sache.
Charlie : C'est pas elle qui a renoncé, c'est toi ! C'est toi qui l'as laissée partir si tu lui avais dit quelque chose peut être qu'elle aurait lutté plus.
Don : Tu sais pas de quoi tu parles, tu étais même pas là !
Charlie : Alors donne moi une explication, donne moi la raison pour laquelle tu as pris cette décision !
Don : C'est pas moi, c'est maman.
Alors Don se met à lui raconter, ce qu'il n'a encore jamais raconté à personne.
FLASH BACK
Don entre dans la chambre de sa mère, il vient d'avaler son vingtième café de la journée, de toute façon comme tous ces derniers jours, il sait qu'il ne pourra pas dormir. Il arrive avec une boite de chocolat, les préfères de sa mère. Il lui a promis ces chocolats lors de sa dernière visite.
Don : Bonsoir maman, voici tes chocolats préférés comme tu me l'avais demandé.
Margaret : Merci chéri, ils vont me faire du bien et peut être réussir à m'enlever le mauvais goût que me laisse la chimio.
Don : Tu en veux un maintenant ?
Margaret : Ce serait gentil, oui ! Don, comment va ton frère ?
Don : Tu connais Charlie, toujours dans ses maths !
Margaret : Ne soit pas si sévère avec ton frère, Donnie ! Il faudra que tu le protèges et que tu le soutiennes quand je ne serais plus là, c'est ton rôle Donnie !
Don : Je ne veux pas de ce rôle là !
Margaret : Tu n'en veux peut être pas mais je sais que tu le fera quand même, j'ai confiance en toi mon ange.
Don ne répond pas, il évite même le regard de sa mère sachant qu'elle a raison, Margaret essaye de se redresser et de faire bonne figure parce qu'elle à quelque chose d'important à dire à son fils.
Margaret : Donnie, faut que tu sois fort maintenant, ce que je vais te demander ne sera pas facile. Je l'ai déjà dit à ton père mais je ne suis pas sure qu'il le fera donc c'est à toi de me le promettre….Au moment ou je n'aurais plus la force de continuer promet moi de ne pas laisser les médecins ou même ton père s'acharner. Je sais que je suis proche de la fin.
Don : Ne dit pas des choses pareille maman s'il te plait. Tu vas te battre et tu vas guérir !
Margaret : Don tu sais que s'est pas possible, (elle se met à pleurer) Je te jure que je me suis battu et que j'ai essayé mais maintenant j'ai plus la force, je sais que le cancer à gagner. Je suis désolé chérie (de plus en plus de larme se met à couler le long de ses joues) Je te jure que j'ai essayé, j'ai tout essayé mais je n'ai plus de force.
Don : (Qui est lui aussi au bord des larmes) Je te crois, je sais que c'est pas ta faute
Don prend sa mère dans les bras et la serre très fort, ils restent un moment sans bouger. Après quelques minutes, Margaret prend la parole.
Margaret : Maintenant tu va rentre te reposer, mon ange, je sais que tu as des journée fatigante et c'est pas en passant tes nuits ici que tu vas te reposer.
Don embrasse une dernière fois sa mère et va pour sortir de la chambre, au moment ou il a la main sur la poignet, Margaret l'interpelle.
Margaret : Don pour ce que je t'ai dit tout à l'heure, tu me promets ?
Don : (Après une minute de silence) Je te promets maman.
FIN DU FLASH BACK
Charlie reste stupéfait. Sa mère, cette femme qu'il considérait comme la femme la plus forte du monde avait renoncé et il venait d'en faire le reproche à son frère.
Charlie : Don, excuse moi
Don : C'est moi, j'aurais dû trouver les mots pour la convaincre de continuer à lutter.
Charlie : Je pense que tu n'aurais pas pu lui faire changer d'avis et au moins tu lui as évité de trop souffrir.
Don : J'en suis pas convaincu
Charlie : Don, on en reparlera plus tard, maintenant faut absolument que tu viennes avec moi pour voir papa.
Don : Je peux pas revivre ça Charlie.
Charlie : C'est pas la même situation.
Don : Après la mort de maman, papa m'a dit que j'avais pris la bonne décision et m'a demandé que s'il se trouvait dans la même situation que j'agisse pareil. Tu comprends pourquoi je veux pas y aller. Je ne veux pas à avoir à refaire ça !
Charlie reste un instant sans voix, il ne peut pas lui promettre que ça ne se reproduira pas puisque l'état de son père est plus qu'incertain.
Charlie : Je ne peux pas te jurer que tu n'auras pas à revivre ça, la seule chose que je peux te promettre c'est que cette fois-ci tu ne seras pas tout seul. On sera deux !
Don pris un instant pour réfléchir à tous ça et quelle que chose le frappa immédiatement.
Don : Depuis quand tu es devenu aussi fort et courageux !
Charlie : Depuis que je travaille avec toi et qu'on est assez proche pour s'épauler quoiqu'il arrive.
Ils restent un moment sans rien dire puis se mettent en route vers l'hôpital.
HOPITAL 16 H
Les infirmières préparent Alan pour l'opération, Amita et Robin sont au près de lui lorsque le docteur entre dans la chambre.
Docteur : On va pouvoir l'emmener au bloc.
Amita : Mais Charlie n'est pas là, il faut attendre encore un peu
Docteur : Je suis désolé mais c'est pas possible, faut qu'on y aille maintenant.
Amita et Robin regardent le brancard partir avec Alan dessus, Amita essai de joindre Charlie mais ce dernier ne répond pas. Elles sont conduites en salle d'attente.
A suivre...
