Titre: "Élémentaire, mon cher"

Rating: K+ pour quelques scènes un peu violentes, angoisses...

Résumé:La guerre est finie, Voldemort est définitivement disparu, Ron est devenu Auror et s'est marié, Hermione se débat avec les Droits et tente de gérer son couple, Neville a disparu au Chili avec Luna, Rogue voudrait pouvoir enseigner dans le calme, et de se débarrasser de ses saletés de mioches, Remus, tente d'élever son enfant sans Tonks, Drago suit des gens dans la rue, et se passionne pour la médicomagie, Blaise compte les canettes dans la Tamise, une vague de meurtres de sorciers s'abat sur Londres... Et Harry dans tout ça? Eh bien, Harry a disparu.

Disclaimer: Tout ce p'tit monde ne m'appartient pas(dommage...), je rends les personnages à Mrs Rowling dès que j'ai fini de jouer avec, je ne touche pas d'argent sur cette histoire, elle est dans le but de vous divertir, et moi, de me faire la main en écriture, de vous faire plaisir, pardon!

Note introductive: Bonjour, bonsoir! Un chapitre pile poil pour le début d'année, même que je l'ai terminé hier à 3h du matin... J'espère qu'il vous plaira, notez que c'est le plus long que j'ai écris(oui c'est pas grand chose par rapport à certaines fics, je sais).

Bonne lecture!

.

.

.

Chapitre quatre: là où l'on voudrait percer les secrets de la Belle au Bois Dormant

.

.

.

Drago avait fini par s'endormir dans un fauteuil, la main serrée autour de son verre de whisky à moitié vide, Severus avait déposé une couverture sur lui. La lueur froide du matin le réveilla, Drago bailla et se leva rapidement, légèrement vacillant, pour aller voir Potter. Le sorcier était encore inconscient et fiévreux, mais il avait passé la nuit. Rogue luttait contre le sommeil.

"Va dormir, Severus. Je prends le relais."

Le sorcier hocha de la tête, et se mit debout, laissant la place à Drago qui s'écroula sans aucune grâce dans le fauteuil, il attrapa une couverture et s'emmitoufla dedans avec un soupir de bonheur. Il détailla plus amplement le Survivant, ses cheveux n'étaient pas vraiment plus longs mais encore plus en bataille qu'avant, et Drago distingua avec surprise quelques mèches rouges qui se perdaient dans la masse, et qu'une boucle d'oreille ornait son oreille gauche, sur le haut, large et plate, avec des signes de nature celtique. Son visage était pâle, des cernes bleutées soulignaient ses yeux, ses traits s'étaient affirmés et affinés, sa cicatrice était toujours aussi rouge et se détachait sur sa peau. Une autre s'était ajoutée, plus fine, et moins visible. Il paraissait épuisé. Les trois blessures étaient entourées d'un bandage, ainsi que celles aux avants-bras. Il était bien trop maigre, trop torturé, songea Drago. Potter respirait lentement, comme endormi.

Drago l'imita, et s'assoupit profondément. Il se réveilla en sursaut deux heures plus tard, se souvenant qu'il devait aller travailler, et se changer entre-temps chez lui, il avait une heure devant lui. Il se leva, griffonna un mot à Severus, et partit affronter sa journée, perspective qui ne l'enchantait guère.

.

.

.

"Drago!"

Le sus-nommé se retourna, et reconnut avec surprise Ron qui agitait son bras.

"Il n'aurait pas pu faire plus voyant, marmonna Drago, l'attendant patiemment.

-Comment vas-tu?, fit Ron en lui serrant la main avec énergie.

-Très bien, lui assura Drago. Et toi?

-Tu sais que tu as une sale tête?

-Ronald Weasley et son tact légendaire", lança une voix enjouée.

Ginny s'avançait en regardant son frère d'une air narquois, Drago ricana ouvertement devant la figure cramoisie de Ron. Ce dernier ronchonna, les mains enfoncées dans ses poches et fixant le sol. Ginny s'approcha de Drago et lui fit la bise, le Serpentard en fut troublé, il avait eu le béguin pour la jeune poursuiveuse quelques années auparavant, béguin qui avait disparu quand Drago avait rencontré une certaine jeune fille. Ginny était devenue joueuse professionnelle, après être passée par une petite équipe de niveau régional mais un recruteur de l'équipe de Philadelphie l'avait remarqué lors d'un match, et bientôt, elle s'envolait là-bas comme poursuiveuse. Un destin de rêve pour la cadette des Weasley, sa mère et son père étaient fiers d'elle, bien que Molly aurait préféré qu'elle se trouve un métier moins risqué, et ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter pour elle, surtout les jours de gros matchs.

"Hého!", héla Ginny qui passa une main devant ses yeux.

Drago sursauta, sortant de ses pensées.

"Pardon, se reprit-il.

-On proposait d'aller boire un coup, ce soir.

-Hum, je finis à dix-neuf heures, et après j'ai quelques courses à faire, vingt-et-une heure, ça vous va?

-Yep, approuva Ron, un large sourire sur le visage. Bon, on va manger quelque part?", ajouta t-il, une lueur gourmande dans ses yeux.

Sa soeur soupira, tandis que Drago souriait devant l'estomac sur pattes qu'était Ron. Ils allèrent dans un petit restaurant situé sur le Chemin de Traverse, Blaise les rejoignit peu après. Il semblait soucieux mais Drago préféra ne pas l'embêter devant les autres, lui-même s'inquiétait pour Potter et Severus, il préférait être là si Potter se réveillait, au cas où. L'aversion légendaire entre les deux hommes risquait sûrement d'éclater. L'après-midi s'étala en longueur, aussitôt sorti, il transplana chez son parrain, qu'il trouva, plongé dans une montagne de copies.

"Tu n'es pas à l'école?

-Non, l'ambiance à Poudlard est un peu pesante en ce moment, une nouvelle bande d'élèves semble avoir reprit le flambeau des frères Weasley.

-Vraiment?, fit Drago en souriant largement.

-Oui, grogna Severus. Apparemment, je suis leur cible préférée."

Drago éclata de rire devant l'air dépité de son parrain.

"Je m'abstiens donc de manger là-bas, ça les déçoit fortement, ajouta t-il avec une fierté, presque malsaine.

-Ben voyons... Avoue que tu as peur d'être transformé en coq ou autre bête.

-Pas du tout, protesta Rogue, de mauvaise foi.

-Bon. Comment va Potter?

-Il ne s'est pas réveillé si ce que tu veux savoir, sa fièvre a baissé, et ses blessures guérissent, il devrait se réveiller demain.

-Très bien, j'ai un rendez-vous ce soir, je serais de retour vers vingt-trois heures, avertit Drago.

-Pas la peine de revenir, rentre chez toi, je m'occupe de lui, répondit Severus.

-Tu en es sûr?, se soucia Drago.

-Je ne vais pas me battre avec lui, souffla son parrain, exaspéré. J'ai passé l'âge.

-Très bien, je repars, il faut que je me change et fasse quelques courses, bonne soirée.

-Bonne soirée", fit son parrain, se replongeant dans ses copies et trempant sa plume dans son encre rouge avec un air de perversité.

Drago roula des yeux, et sortit rapidement, laissant l'homme à ses occupations. Il rejoignit ses amis deux heures plus tard, emmitouflé dans une écharpe chaude que Molly lui avait tricoté pour le Noël dernier, et vêtu d'un long manteau noir taillé dans du feutre épais. Ils allèrent fêter le départ de Ginny pour les États-Unis, ainsi que celui de Luna et Neville, qui partaient dans leur fameuse expédition d'un mois en Inde, étudier une quelconque bête pour Luna, et des plantes pour Neville. Neville songeait postuler pour remplacer Chourave à Poudlard, et tout le monde l'y poussait. Blaise ne but pas beaucoup à la grande inquiétude de Drago, son ami aimait boire dans ce genre de soirée ou sorties. Il lui proposa de venir dormir chez lui, Blaise accepta distraitement.

Ils rentrèrent dans son appartement.

"Eh ben, ça fait une éternité que je ne suis pas venu ici, s'exclama Blaise en posant son manteau.

-Tu veux boire quelque chose?, demanda Drago depuis la cuisine.

-Un chocolat chaud, si tu as."

Drago revint avec deux tasses fumantes, Blaise s'était assis sur un des fauteuils, détaillant le salon.

"Rien ne change, à croire que tu ne vis pas ici.

-Bah, entre le boulot, courses, impératifs administratifs..., éluda Drago. Bon allez, dis-moi ce qui va pas."

Blaise afficha un air surpris.

"Je suis si piètre comédien que ça?, demanda piteusement le Serpentard.

-Oh oui."

Son ami sembla réfléchir avant de le regarder, honteux.

"Je crois que je n'aime pas les filles.

-Quoi?

-Ben oui, enfin je croyais avant, je suis sorti avec plusieurs filles, mais l'autre jour, y a un mec qui m'a embrassé sans me demander, et... C'était génial, au-delà de ce que j'ai pu sentir! Comme si tout pétillait, comme s'il y avait un feu d'artifice, comme si tout explosait, qu'il y avait des papillons dans mon coeur, des...

-C'est bon, j'ai compris, assura Drago en levant les mains.

-Après, on a été dans un hôtel, et...

-Et je ne veux pas savoir la suite, je suis pas homophobe mais bon, grimaça Drago. Et alors, pourquoi ça te tracasse?

-J'ai peur que les autres acceptent pas... Ma différence.

-Balivernes! Tu nous connais quand même."

Blaise baissa les yeux, visiblement mal à l'aise, Drago soupira et adressa un sourire à son ami.

"Ne t'inquiète pas, y pas plus tolérant que nous."

Le métis lui fit un immense sourire, et l'atmosphère se détendit considérablement.

.

.

.

Le noir.

Une étendue de noir s'offrait à ses yeux. Et il flottait dedans, paisiblement. Soudain sa conscience lui rappela qu'il y avait des choses à faire, Harry soupira et se laissa porter vers la lumière. Un grand fracas brisa le noir, le sang coula, des cris, des pleurs de détresse. Des formes sombres, putréfiées qui ouvraient des bouches béantes où il se perdait en hurlant.

Harry se réveilla en sursaut, le coeur battant, les yeux grands ouverts, la respiration haletante. Il se redressa avant de retomber sur quelque chose de mou avec un gémissement de douleur. Il grogna, le visage crispé, et la souffrance s'apaisa. Des pas se firent entendre.

"Doucement, Potter, vous allez rouvrir vos blessures."

Cette voix. Harry se calma aussitôt, le souffle coupé. Il se risqua à ouvrir les yeux pour voir Severus Rogue penché sur lui, ses mains maigres qui le tenaient, et son regard inquiet. Mais pourquoi serait-il inquiet? Il le détestait, non? Un éclair de douleur lui fit perdre conscience à nouveau. Il eut juste le temps d'entendre des murmures et de sentir des mains qui l'allongeaient. Lorsqu'il rouvrit les yeux, il tomba sur le regard sombre de Rogue, encore dans les vapes, il le vit se lever et disparaître dans une autre pièce. Il revient quelques instants plus tard, un grand verre à la main.

"Buvez ça, Potter."

Harry attrapa le verre et but le contenu sans vraiment s'inquiéter sur le fait qu'il pouvait être empoisonné. Ce qui ne fut pas le cas car il se sentit aussitôt mieux.

"Merci. Monsieur"

Rogue ne répondit rien, se contentant de s'asseoir et l'observant. Le Gryffondor se redressa en position assise avec un tressaillement de douleur, mais ne laissa échapper aucune plainte, trop habitué à la souffrance. Il s'adossa en soupirant contre le mur, tâchant de se remémorer ce qui l'avait amené ici. Quelques images de Malefoy paniqué, le sauvant, et transplanant ici, se glissèrent à la surface de son esprit. Harry regarda les bandages qui couvraient ses blessures. Toutes. Frémissant, il leva la tête vers Rogue qui ne l'avait pas quitté du regard.

"C'est à cause de ma mère que vous m'avez soigné?, lâcha t-il faiblement.

-Non.

-Alors merci beaucoup, fit Harry en commençant à se lever.

-Monsieur Potter, que comptez-vous faire?, questionna froidement Rogue, figeant Harry.

-Eh bien, partir, je ne vais pas vous déranger plus longtemps.

-Vous ne tenez pas debout, de plus, vous allez ruiner tout mon travail de soin, et nous avons des choses à nous dire."

Harry pâlit à cette dernière phrase.

"Je n'ai rien à dire, se borna t-il.

-Oh que si, maintenant, reposez-vous."

Le professeur se leva et sortit de la pièce, non sans la fermer à double tour d'un claquement de doigts. Offusqué, Harry chercha des yeux sa baguette mais ne la trouva pas, soupirant, il ferma les yeux. Il était foutu.

.

.

.

Severus souffla un bon coup quand il fut sorti de la chambre, Potter ressemblait trop à son père pour son bien. Aussi têtu et borné que lui, arrogant et fier. Ses poings se crispèrent, et il se força à se calmer, il devait bien admettre que ce fichu caractère l'avait mené à tuer le mage noir. Et ses yeux verts, trop éteints, trop sombres. Le garçon n'allait pas bien du tout, ça se voyait comme un arbre en plein milieu d'un désert, il était pâle, épuisé, et les marques sur ses bras n'auguraient rien de bon. La porte d'entrée claqua, et Severus se força à reprendre contenance. Le regard fatigué de Drago l'accueillit alors qu'il s'avançait dans le salon, le garçon s'écroula dans un fauteuil soupirant d'aise.

"Merlin, que je hais ce boulot!, laissa t-il échapper. Si je tenais cette cliente, trois quart d'heures! Trois quart d'heures à l'écouter déblatérer ses plaintes! Je vais la comprimer, l'écrabouiller, l'écraser contre...

-J'ai saisi l'idée, l'interrompit Severus, amusé malgré lui. Bonjour à toi aussi.

-Rahh!, s'exclama Drago, animé par la colère. J'en ai marre!"

Le professeur s'assit à son tour, regardant son filleul mimer un geste d'étranglement, puis épuisé, se calma.

"De toute façon, ça ne sert à rien de s'énerver", conclut le Serpentard.

Il se redressa, se pinçant l'arrête de son nez puis se détendit.

"Des nouvelles de Potter?

-Il s'est réveillé.

-Quoi? Mais pourquoi...?

-Parce que Belle au Bois Dormant vient juste de sortir de son long sommeil, répondit sarcastiquement le Maître des Potions. Je n'ai pas eu le temps de te prévenir, cher filleul.

-D'accord."

Drago marqua un temps d'arrêt puis se leva d'un coup, allant dans la chambre.

"Eh, mais pourquoi tu l'as fermé?

-Il voulait s'échapper, expliqua Severus, affichant un air exaspéré. Cet idiot ne tient même pas debout et veut déjà partir, j'ai donc fermé la porte d'un simple Alohomora ,et j'ai emporté sa baguette avec moi, c'était plus judicieux.

-Je vois, commenta Drago en déverrouillant la porte avant de regarder Severus, consterné. Il dort.

-Bien sûr, je lui ai concocté une mixture bien à moi, il émergera dans quelques heures, fit le professeur, nonchalant.

-Mouais."

Le Serpentard referma la porte soigneusement, et vint se rasseoir auprès de Severus.

"Il est aussi borné que toi, s'amusa t-il.

-Drago..., commença le professeur d'une voix sourde.

-Non mais c'est vrai, tu te rappelle de la bataille finale?, continua son filleul, ignorant l'avertissement. Monsieur se débattait contre les guérisseurs pour sortir de son lit, alors qu'il venait de se réveiller après trois mois de coma. Tu étais maigre comme un clou-je te rassure, tu t'es rembourré depuis-, pâle comme un linge, et tu hurlais qu'on te laisse sortir de ce "foutu lit parce que sinon je fais exploser Sainte-Mangouste!". Tu n'étais pas capable de lancer un experlliarmus sur quelqu'un, et tu voulais faire sauter un bâtiment entier... Du Severus Rogue tout craché."

Rogue grommela quelque chose à propos de "ces jeunes insolents" alors que Drago laissait échapper un soupir rêveur.

"N'empêche que tu m'avais fait peur. Trois mois de coma! Tu ne fais jamais les choses à moitié.

-Tu tiens tant que ça à moi?", s'étonna Severus.

Drago le fixa d'un regard perçant, ses yeux gris délavés semblaient lire dans son esprit.

"Tu es le seul vrai repère que j'ai eu pendant toute ma vie, tu es comme un père, alors oui, évidemment que je tiens à toi, triple buse! Tu es têtu, agaçant, tu as un sale caractère et un humour qui pourrait refroidir la planète entière, mais tu es vraiment attachant", ajouta t-il avec une moue aguicheuse.

Il se prit un coussin dans la figure, éclatant de rire, il le repoussa et s'arrêta en voyant le regard humide de son parrain.

"Oh Sévie chéri qui pleure, c'est trop mignon, fit avec un air attendri, celui avec lequel les parents regardent leurs enfants.

-Toi, si je t'attrape", commença Severus en se levant.

Drago fit un bond et s'enferma dans la salle de bains sous les hurlements furieux de son parrain.

.

.

.

Harry regardait d'un air sceptique la porte ouverte. Cela faisait quelques minutes qu'il était réveillé et qu'il avait découvert qu'on avait laissé la porte grande ouverte. Il était resté plus de deux jours au lit, et n'aspirait qu'à une seule chose: sortir. Et là, la liberté le titillait grandement avec cette fichue porte. Il tendit l'oreille mais n'entendit aucun bruit suspect. Prudemment, il tenta de se lever et considéra avec satisfaction qu'il tenait debout sans trop de mal. Affichant un sourire, il attrapa un pull et l'enfila avant de sortir de la petite chambre, il passa enfin par la porte, toujours avec le sourire. Après quelques minutes de recherches, il trouva la cuisine, et quelque chose à grignoter, puis le salon. Il n'avait jamais imaginé la maison de Rogue aussi chaleureuse, ce n'était pas la salle commune des Gryffondors bien sûr, pas de rouge ni d'or à outrance, mais les fauteuils paraissaient confortables-verts, bien entendu-, il y avait quelques plantes, une table basse taillée dans un bois sombre, des pans de bibliothèque s'étendaient sur les murs, une cheminée en pierre grise trônait dans un coin de la pièce, et surtout, il y avait un feu allumé.

Il consulta les livres sur les étagères et trouva un livre à sa convenance, il s'assit sur un fauteuil en face de la cheminée, avisant la couverture déposée sur un fauteuil, il se blottit dedans. Ses blessures guérissaient bien grâce aux soins efficaces de Rogue, Malefoy est venu une fois le voir, mais Harry avait feint de dormir à ce moment-là, repoussant les explications pour plus tard. Il se montrait ingrat peut-être, or, il n'avait aucune envie de leur parler, surtout à deux personnes qui l'avaient désigné comme leur souffre-douleur personnel lors des années à Poudlard. Il savait que Malefoy avait mûrit avec la guerre, et Rogue avait changé un peu, mais le ton acide qu'il employait quand il lui parlait ne l'encourageait pas vraiment. Chassant ses sombres pensées, il prit le livre et commença à lire.

Le Gryffondor avait dû s'assoupir sur son livre, car lorsqu'il ouvrit les yeux, il eut la vision de Severus Rogue assis à un bureau, annotant des choses sur un parchemin. Il s'étira et referma le livre, Rogue tourna son regard vers lui, l'expression indéchiffrable.

"La Belle au Bois Dormant est réveillé?"

Harry lui attribua un regard noir.

"Poisons et antidotes, 3ème degré, lut Rogue sur la couverture du livre. Vous projetez de devenir assassin, Potter?

-Non, Monsieur, mais ça peut toujours servir, vous êtes vous-même un Maître en potions, la bibliothèque est donc en conséquence fournie, répondit doucement Harry. Aussi étonnant que cela puisse paraître, j'ai rattrapé mon retard dans cette matière.

-Je vous crois."

Le Gryffondor s'étonna, Rogue paraissait sincère.

"Vous voulez un thé, Potter?

-Euh... Oui, je veux bien", balbutia Harry.

Pourquoi fallait-il qu'il perde ses moyens devant Rogue? Le sorcier revint quelques instants plus tard et tendit une tasse à Harry avec une ombre de sourire, Harry la prit en fronçant les sourcils.

"Je n'ai jamais aimé le café, lança Rogue après quelques instants de silence. Et vous?

-Non pas vraiment, fit Harry en haussant les épaules. J'ai toujours préféré un chocolat ou un thé, quoiqu'une Bièrreaubeurre... Je ne suis pas contre."

Rogue émit un sourire en ricanant.

"Était-ce pour ça pour vous vous échappiez de Poudlard?"

Harry s'étouffa dans son thé.

"Vous étiez au courant?, demanda d'une voix étranglée.

-Bien sûr, fit Rogue d'un ton suffisant.

-Et vous n'avez rien dit?, relança Harry d'un ton méfiant.

-Dumbledore m'avait demandé de vous protéger, je vous ai donc espionné un bon moment, comment aurais-je pu justifier une perte de points et des retenues sans éveiller de soupçon?

-Vous m'avez suivi, souleva le Gryffondor d'une voix faible. Partout? Et quand?

-En cinquième année surtout, un peu en sixième, mais j'avais une autre mission à ce moment là. Et oui, je vous suivais partout.

-Vous étiez au courant pour Ombrage?, fit Harry en désignant les cicatrices blanches qui ornaient sa main.

-Non, répondit Rogue avec un air désolé. Sinon, croyez bien que j'aurais mis Dumbledore au courant. Il y avait des barrières autour de son bureau, impossible à supprimer, grogna t-il. Le Directeur est entré dans une colère noire lorsqu'il a su, j'ai cru que les vitres allaient exploser, McGonagall n'y est pas allée de main morte, heureusement qu'ils n'ont pas croisé Ombrage à ce moment-là."

Harry eut la vision furtive d'une McGonagall rouge de colère, son chapeau glissant sur le côté, jetant un sort sur Ombrage, et ça lui arracha un sourire, Rogue lui-même souriait légèrement.

"Enfin bref, c'est du passé, conclut Rogue.

-Oui", soupira Harry.

Son humeur s'assombrit à nouveau, il constata cependant qu'il avait réussi à avoir une conversation civilisée avec Rogue. Ils avaient souvent eu des conversations avant la fin de la guerre, mais la tension était telle qu'il finissaient par se hurler dessus, séparés par d'autres membres de l'Ordre, la haine pointant dans leur regard. La dernière avait été mémorable, lorsque Harry avait su que Rogue était sorti du coma, il avait été le voir pour prendre des nouvelles, et Rogue lui avait lancé qu'il aurait dû le laisser mourir, qu'il l'avait condamné à vivre sous les regards ahuris des Médicomages. Harry avait répliqué, sans le penser, en lui disant qu'il n'avait qu'à mourir dans un coin et débarrasser le monde de ses cheveux gras s'il n'était pas content, le Maître des potions en manque d'action à ce moment là s'était jeté sur lui, et ils s'étaient battus comme des Moldus. Les Médicomages et d'autres sorciers les avaient séparé, Rogue avait fini avec une lèvre fendue, et Harry avec un oeil au beurre noir.

"Je suis désolé pour la dernière fois, lâcha Harry.

-La dernière fois?, releva Rogue en plissant les yeux.

-Quand on s'est battu. Je ne pensais pas ce que je disais.

-Moi non plus, ajouta Rogue en grimaçant. J'ai été assez ingrat avec vous, vous m'aviez sauvé la vie."

Harry grommela quelque chose en rougissant, Rogue le fixant.

"Je vais me recoucher, fit Harry en se levant.

-Potter?"

Harry se retourna.

"Merci."

.

.

.

Drago débarqua une nouvelle fois dans la maison de son parrain, il avait pris une semaine de congés, et s'était donné pour objectif de remettre Potter sur pied, parce qu'il aurait besoin de Remus sous peu, et qu'il ne voulait pas lui ramener le fils de son ami en trop mauvais état. Il avait prévenu Rogue qui avait approuvé, lui laissant le champ libre.

Potter somnolait devant la cheminée, Severus l'avait prévenu qu'il se remettait un peu mieux. Il sursauta en entendant Drago entrer dans la maison, il ne manifestait plus l'envie de s'échapper du lieu, et semblait se résigner. Le Serpentard lui lança sa baguette qu'il attrapa au vol, ses réflexes d'attrapeur se réveillant.

"Bonjour Potter.

-Bonjour Malefoy, en quel honneur?, fit en levant lègerement sa baguette.

-Tu ne veux plus t'échapper."

Potter sourcilla.

"Bien.

-Bon Potter, j'ai pris une semaine de congés, je vais te remplumer un peu, et puis j'ai besoin de savoir certaines choses."

Le Gryffondor se rembrunit à ces mots.

"Fallait pas, marmonna t-il.

-Si, rétorqua Drago, alors que Potter relevait les yeux, surpris. J'en ai marre de voir Ron et Hermione souffrir, marre de ces questions sans réponse, et de te voir dans cet état."

Il s'assit dans le fauteuil en face de lui, le regard déterminé.

"Ron? Hermione? Tu es tombé sur la tête.

-Non, nous sommes devenus amis."

Potter tomba des nues, la bouche ouverte.

"Toi? Ami avec eux?

-J'ai changé, éluda Drago. Toi aussi. T'as meilleure mine, Potter."

Le jeune homme le détailla, sceptique puis paru accepter.

"Puisque je suis cloîtré avec toi, je te propose qu'on s'appelle par nos prénoms, transmets le message à Rogue.

-Pas de problème", assura Drago.

Po... Harry se leva sous son regard étonné, et lui tendit la main.

"Harry James Potter, Survivant, 1er Ordre de Merlin, et anciennement Gryffondor, enchanté."

Drago regarda sa main, clignant des yeux, et la serra avec un sourire.

"Drago Malefoy, 3ème Ordre de Merlin, anciennement Serpentard, enchanté."

Harry scella le début d'une nouvelle relation avec détermination, et se rassit, le regardant avec défi.

"Ta blessure, sur ton épaule droite, commença Drago, Harry passa sa main dessus par réflexe. C'est pas vraiment bon.

-Eh bien, quoi?, le pressa le Gryffondor, le regard quelque peu inquiet.

-J'imagine que tu t'en doute, avança le Serpentard.

-Un peu, mais je n'ai pas eu de confirmation à vrai dire, souffla Harry, le teint un peu plus pâle.

-Severus a analysé ton sang, tu es positif."

Harry pâlit complètement.

"Il... Il en est sûr?, demanda t-il d'une voix blanche.

-Oui, affirma prudemment Drago. Je suis désolé Po... Harry, tu es un Loup-garou."

Le Gryffondor enfouit sa tête dans ses mains, tremblant.

"Merde.

-Si tu veux être un peu seul, je...

-Non, c'est bon, fit Harry d'une voix un peu hésitante. Tu peux rester.

-Tant que j'y suis, enchaîna doucement Drago. Severus n'est pas le seul au courant que tu es à Londres."

Harry releva la tête, le teint toujours un peu pâle, les yeux emplis de craintes et de curiosité.

"Qui?

-Remus Lupin, répondit Drago alors qu'Harry laissait échapper un grognement. C'est pourquoi, je vais t'amener chez lui en fin de semaine, il peut t'aider.

-Je comprends, interrompit Harry. Co... Comment va t-il?

-Plutôt bien, il s'inquiète pour toi, son fils grandit, ajouta t-il, Harry fit un faible sourire.

-Je suis son parrain. Depuis quand...?

-Très peu de temps, un peu après que tu m'ait sauvé de Greyback."

Le Gryffondor sembla troublé à cette mention.

"Bon, commença Drago. Je sais que ce n'est pas une nouvelle réjouissante, mais aujourd'hui, il y a une potion pour ça, et tu as sûrement besoin de prendre l'air un peu, on reparlera des autres choses plus tard, mais sache qu'on le fera quand même, rajouta t-il avec un regard perçant. Pour le moment, je t'emmène faire les boutiques, et tu as peut-être besoin de passer chez toi?, demanda t-il ensuite en le questionnant du regard, Harry hocha de la tête, apparemment surpris. Non parce que sérieusement, tu n'as aucun goût pour te vêtir."

Il désigna l'espèce de robe qu'il portait pour ses rendez-vous, elle était encore imprégnée de son sang. Drago agita sa baguette et le sang disparut.

"En route."

Après avoir fait quelques magasins à la grande horreur d'Harry, ils rentrèrent dans son appartement. Drago avait fait son possible pour lui changer les idées, et puis, il avait découvert qu'Harry était plutôt sympathique, bien qu'il ait l'esprit occupé par la récente nouvelle. Il n'osait pas imaginer ce qu'il se passait à l'intérieur de la tête du jeune homme, en un quart de siècle, il avait vécu plus que la plupart des autres sorciers. Et voilà qu'il devenait un Loup-garou.

Son appartement faisait la même taille que le sien, légèrement plus petit. Peu meublé, peu décoré, Drago vit une pièce remplie de papiers, accrochés partout aux murs, au sol, des écritures rouges, des mots plus grands. Des photos, des dessins, des cartes s'y ajoutaient. Harry y farfouilla un peu, prenant quelques papiers et livres. Pendant ce temps, Drago patienta en observant les lieux, il retrouva ses vieux livres de cours, une malle remplie d'affaires, quelques vêtements éparpillés un peu partout, il y avait un fauteuil et devant, un drôle d'objet. Il s'approcha de lui, c'était fait avec du plastique, reconnut Drago, brillant et noir, plutôt rectangulaire et épais. Il y avait des boutons en bas et le Serpentard appuya dessus avec curiosité. Une clameur s'éleva aussitôt, le faisant bondir en arrière, une voix sortie de nulle part hurlait des choses où Drago comprit "rayon poissonnerie... moins cher... en vente...", et une image apparut montrant des crevettes en gros plan. Affolé, il appuya sur un autre bouton, une autre image apparut, un homme portant des lunettes parlait alors que des lettres en bas de l'écran apparaissait. Mais qu'est-ce que c'était ce truc? Effrayé, il recula, ne sachant pas quoi faire.

Harry, alerté par le bruit, passa la tête par la porte, et éclata de rire devant l'air de Drago. Le sorcier, vexé, bougonna devant cette étrange objet, puis la curiosité l'emportant, se pencha dessus, observant d'un air circonspect l'objet.

"Qu'est-ce que c'est que ce truc?

-Une té-lé-vi-sion. Ou télé pour faire plus court."

Drago haussa un sourcil à la mention du nom.

"Et ça sert à quoi?

-Oh eh bien, fit Harry en posant un livre sur une table. On peut voir et écouter les informations du monde entier, voir des émissions, des films...

-Des quoi?, interrompit Drago, de plus en plus confus.

-Des films. C'est euh, comme nos photos, sauf que ça raconte une histoire, ou des documentaires sur un animal.

-Je crois que je comprends, le truc dont me parlait Hermione l'autre jour, le Seigneur des Agneaux ou Hargneux...

-Le Seigneur des Anneaux, rectifia Harry en pouffant de rire. Oui, c'est ça. Et donc à la télé, ils passent ça, parfois des films créés exprès pour la télévision, des séries, c'est comme un film, mais en plusieurs épisodes, ça permet d'aller plus en profondeur dans l'histoire, ou pas. Beaucoup de publicités, de trucs chiants en somme."

Lorsqu'Harry eut fini de se préparer, il trouva Drago devant la télévision, fasciné par un film où deux amoureux déclamaient quelque chose d'horriblement niais.

"Allez viens, marmonna Harry.

-On peut faire fonctionner ça chez Severus?, demanda Drago avec espoir.

-Non, il n'y pas d'électricité chez lui.

-Ah ça, je sais ce que c'est!, s'exclama fièrement le Serpentard.

-Tant mieux, soupira Harry en le tirant par le bras. Rentrons!"

Le Gryffondor semblait épuisé, et Drago comprit qu'il avait vraiment envie de revenir chez Rogue. Ils transplanèrent aussitôt sortis, Severus était rentré aussi et jeta un regard soucieux à Harry, qui lui ne s'en aperçut pas et partit rapidement se coucher.

"Tu lui as dit?", s'informa Severus.

Drago hocha doucement de la tête avec un faible sourire.

"Comment l'a t-il prit?

-Mieux que je le pensais, à mon avis, on lui a annoncé tellement de choses dans sa vie, qu'il ne doit même plus s'étonner, ou presque, ajouta Drago, l'image d'Harry ayant la tête enfouie dans ses mains apparaissant dans son esprit. Je crois qu'il s'en doutait aussi, mais c'est toujours difficile à entendre."

Le lendemain, Drago avait prévu d'aller se balader un peu, et d'aller boire un coup quelque part, il trouva Harry habillé et prêt quand il arriva chez Severus.

"Déjà?", s'étonna Drago.

Le Gryffondor le dévisagea pour toute réponse, le visage indéchiffrable, et Drago n'aimait pas trop ça. Le silence s'installa alors qu'ils se baladaient. Harry avait revêtu une autre apparence pour éviter qu'on le reconnaisse, soit en tant que Harry Potter, ou soit en Raven. Drago jetait de temps en temps des coups d'oeil nerveux à Harry, mais le Gryffondor restait plongé dans son mutisme, le visage fermé.

Il s'installèrent dans un pub, légèrement en retrait par rapport au chemin de Traverse, il y avait peu de monde. Harry commanda un chocolat, et Drago un café serré, le Gryffondor s'enfonça plus confortablement dans sa chaise et l'observa. Le serveur rompit le sentiment de malaise qui s'était installé entre les deux jeunes hommes en apportant les consommations, ils dégustèrent pendant quelques instants leur boisson avant que Drago ne brise le silence.

"Bon, qu'est-ce qu'il y a?", explosa enfin le Serpentard.

Harry leva ses yeux vers lui, reposa sa tasse et s'essuya la bouche tranquillement.

"Il y a que je me demande pourquoi tu fais tout ça..."

Drago resta sans voix un moment.

"Comment ça?

-Réfléchis un peu, Drago!, s'impatienta Harry. Je récapitule: nous sommes ennemis depuis la fois où je ne t'ai pas serré la main dans le train, nous nous détestons cordialement jusqu'à nous battre, nous faire du mal-pareil pour Rogue-, vous vous êtes ravisés avec Zabini et êtes entrés dans l'Ordre, nous avons survécu une année ensemble à peu près jusqu'à la bataille finale, là, nous nous sommes battus chacun de notre côté, j'ai tué Voldemort, je reste dans le coin à peu près quatre mois, je disparais. Puis tu réapparais dans ma vie alors que j'espionnais Greyback, étant sa cible ce mois-ci, je te ramène chez Rogue et tente de t'oublier, tu reviens! Dans l'intention de me tirer les vers du nez, on se fait attaquer, tu me sauve la vie, je me retrouve chez Rogue, je me rétablis à peu près. Et là, tu es tout gentil avec moi, tu me soigne, me fait acheter des vêtements, est ami avec les miens. Excuse-moi, mais il y a un truc que je percute pas là... On était ennemis, et là, amis? Pourquoi?"

Clignant des yeux, Drago remua dans sa chaise et s'éclaircit la gorge.

"Tu oublie que tu m'a sauvé la vie deux fois, et que tu m'a tiré des ennuis lors de mon procès. Je peux aussi te retourner la question.

-J'ai fait ce qui me semblait juste, répondit Harry.

-J'avais deux dettes de vie envers toi, tu sais ce que c'est?"

Le Gryffondor haussa des épaules.

"Je te dois deux fois la vie, j'en ai rempli une, il m'en reste une autre. Soit te sauver la vie, ou bien, me rendre à ton service durant une vie. C'est une dette de vie, eh oui, Potter, fallait réfléchir avant de le faire, devant l'air perplexe de son interlocuteur.

-Je me fiche de tout ça, grogna Harry. C'est normal.

-Non, puisque nous étions ennemis, toi qui l'a si bien remarqué. Toujours le preux chevalier Potter, près à sauver la veuve et l'orphelin?"

Harry lui jeta un regard noir.

"Seulement, bien que tu t'en fiche, moi non. Et puis quand je vois la tristesse qui règne sur Hermione et Ron quand on prononce ton nom, je me demande pourquoi tu es parti.

-Pourquoi je l'ai fait n'intéresse personne!", s'emporta Harry

Plusieurs personnes sursautèrent autour d'eux mais le Gryffondor continua sur le même ton.

"Si je suis parti, c'est pour une bonne raison!

-Attends une minute... Tu sais quel "métier", tu fais? Passeur!, appuya sourdement Drago. C'est normal pour le Survivant?

-Je n'ai pas envie d'en parler!, souffla Harry.

-Je...

-Fiche-moi la paix! De quel droit tu te mêles de ça?"

Le Gryffondor se leva soudainement, hors de lui et s'éloigna rapidement vers la sortie.

"Attends!", tenta Drago.

Un claquement de porte répondit à la place d'Harry. Le barman le regardait, méfiant, et les clients murmuraient autour de lui. Tendu, Drago se leva aussi et paya les consommations. Lorsqu'il sortit du bar, il n'y avait plus de trace d'Harry dans la rue.

Le Gryffondor ne rentra pas de la journée, et revint très tard dans la soirée. Après que Rogue lui ai ouvert, il partit s'enfermer dans la chambre, passant devant un Drago désarçonné. Drago avait fini par s'endormir sur un des canapés, et se réveilla avec le bruit d'une ouverture de porte, il se redressa soudainement sur le fauteuil, voyant Harry qui le regardait. Le Gryffondor avait le visage encore plus fermé et sombre, des cernes sous les yeux, et un air épuisé.

"Emmène-moi chez Remus."

Étonné, Drago se leva et ils sortirent de la maison, il lui attrapa le bras et ils transplanèrent aussitôt. Le Serpentard toqua à la porte, et quelques instants plus tard, la porte s'ouvrit. Remus remarqua le sorcier, et ouvrit la bouche lentement, les yeux grands ouverts, fixés sur le jeune sorcier. Harry planta son regard dans les yeux dorés du Loup-garou et esquissa un faible sourire.

"Bonjour, Remus."

Et voilà encore un chapitre qui se termine, il se voulait un peu transitoire, passage obligé, et on commence à percer l'âme d'Harry. Mais il reste encore bien des zones d'ombres, pour moi-même aussi. Comment ça je suis censée connaître tous les secrets de ma fic? Que nenni, cher ami(e)! C'est justement le plus intéressant, quand le personnage nous échappe(bon après c'est ce que je pense, hein). Bref, j'arrête de papoter, et je vous dis à bientôt.

Bonne année!