Hey! Et non, je ne suis pas morte! (oui, on y a cru) (et bien que j'ai failli mourir jeudi en regardant l'épisode 4) (et puis même si j'étais morte ce n'est pas moi qui écrit cette histoire donc pas grave)
Grâce à une petite erreur de manipulation ET un iPad qui avait choisit son camp (le dark side, c'est à dire le mien) j'ai réussi à avoir ce chapitre, à le corriger et à le publier! *danse de la joie accompagné d'un chant indien primitif manifestant la joie*
Breef. Très de bavardage, voici le 4ème chapitre de Le Génie des Smoothies Renversés, par Albane ! Bonne lecture !
Chapitre 4 : Réconciliation
Durant la semaine qui suivit, les deux adolescents ne cessèrent de penser l'un à l'autre, sans pour autant s'envoyer le moindre message. Blaine ne savait pas si son cadeau avait été apprécié et ce silence le faisait craindre de s'être trompé. Il avait pourtant été tellement sûr de lui… mais il doutait désormais.
En réalité, Kurt avait adoré cette attention à la fois simple et sincère mais il profitait de sa vengeance en le faisait attendre. Et il tenait ainsi sa promesse de ne pas s'attendrir trop facilement. Il avait été touché, bien sûr, mais il avait souffert trop souvent pour ne pas faire preuve de réserve et de prudence. Il était perpétuellement dans l'attente que tout se brise et qu'il souffre. Une fois de plus.
L'amour qu'il avait porté à sa mère s'était transformé en douleur et il ne voulait pus jamais ressentir une telle peine. Il ne s'en relèverait probablement pas. Il continuait donc à vivre sa vie de lycéen solitaire mais l'image de Blaine le poursuivait partout. Ses boucles brunes, ses sourires charmeurs et ses yeux… Il ne savait pas vraiment comment définir ce qu'il ressentait. Ils se connaissaient à peine après tout. Tout était tellement nouveau pour lui… Il se doutait bien que ce qu'il ressentait était exacerbé par la solitude qui l'accompagnait depuis des années.
Comme toujours.
A chaque fois, il gâchait tout en voulant trop en faire. Il allait trop vite, demandant toujours plus… il était tellement impatient de vivre. Mais il venait de se faire un nouvel ami, pour la première fois depuis huit ans, et c'était la seule chose à laquelle il voulait penser. Leur relation, qu'il ne parvenait pas à définir, évoluerait à son rythme et la brusquer n'arrangerait rien. Il attendait donc avant d'envoyer un SMS à Blaine. En plus, il adorait cette situation parce qu'il était en position de force et se sentait désiré. Biens sûr, il savait qu'il ne tiendrait pas éternellement et finirait par envoyer un message au bouclé.
Mais pas tout de suite, ils avaient tout leur temps…
Au lycée en revanche, il se sentait de plus en plus mal. Il n'était tout simplement pas à sa place. Il ne parlait presque plus à Mercedes qui ne comprenait pas les raisons de son éloignement soudain. Lorsqu'il la voyait, il n'avait rien à lui dire et se sentait gêné. Il restait donc seul la plupart du temps. Ce n'était plus par contrainte mais par choix. Bien sur, il s'en voulait d'abandonner ainsi celle qui avait été la pour lui, mais elle avait beaucoup d'autres amis et se passerait très bien du poids qu'il pensait représenter pour elle.
Il avait tord. La pauvre Mercedes ne comprenait plus son comportement étrange et se sentait terriblement seule sans lui. Elle avait d'autres personnes vers qui se tourner mais aucune ne la comprenait aussi bien que Kurt. Il y avait entre eux une complicité qu'elle ne partageait avec personne d'autre. Contrairement à ce que pensait la plupart des gens, c'était elle qui avait besoin de lui et non pas l'inverse. Il était tellement fort, tellement rassurant, telle une ancre, une montagne immuable. Un point de repère toujours présent.
Alors qu'elle n'avait pas été là pour lui lorsqu'il avait eu besoin d'elle huit ans auparavant.
Elle avait eu peur de toute cette tristesse qui avait changé le petit garçon rieur qu'il était, et l'avait alors laissé tomber égoïstement. Elle n'avait pas mis longtemps avant de comprendre son erreur. Alors elle avait fait de son mieux pour se rattraper mais sans jamais s'être pardonnée d'avoir laissé les autres le rejeter. Si elle l'avait défendu lorsqu'on se moquait de lui, il n'aurait pas à subir cette solitude qui lui gâchait la vie. Personne n'aurait rejeté ce garçon au caractère si merveilleux. Au lieu de cela, elle avait suivi le mouvement pendant des semaines avant de revenir vers lui. Elle s'était alors promise de tout faire pour alléger sa peine. Mais elle n'avait pas réussi à s'amender. Alors elle le perdait petit à petit. Il avait trouvé quelqu'un qui méritait d'être son ami et elle ne lui en voulait pas. Elle était juste triste et surtout jalouse de l'amitié naissante entre Blaine et lui qui semblait le rendre si heureux alors qu'elle-même avait échoué à lui faire retrouver le sourire.
Elle tenta une nouvelle fois de le faire parler mais le châtain se contenta de sourire énigmatiquement avant de s'éloigner, plus heureux qu'il ne l'avait jamais été grâce à elle. Elle resta donc seule avec son désarroi, se maudissant intérieurement.
/
Blaine aussi était désemparé. Il ne comprenait pas du tout pourquoi son portable restait obstinément silencieux. Il avait été tellement sur que son cadeau était idéal et qu'il allait vite se faire pardonner. Mais il n'avait eut aucun signe de Kurt et ce malgré le fait qu'il se soit excusé une bonne centaine de fois. Peut-être devait-il simplement faire preuve de patience. Il avait compris, lors de sa première rencontre avec le châtain, que celui-ci avait beaucoup souffert. Il savait qu'il n'était jamais facile de gagner la confiance de quelqu'un et que ce serait particulièrement difficile cette fois-ci. Il voulait juste que l'autre comprenne qu'il ne lui voulait aucun mal et était près à prendre le temps qu'il faudrait pour vaincre la méfiance de Kurt. Mais pour y arriver, il fallait qu'ils se parlent à nouveau !
Il regardait son portable le plus souvent possible mais ne recevait aucune nouvelle de Kurt. Ce n'était d'ailleurs pas le seul à avoir disparut. Wes n'était pas venu en cours depuis leur dispute " à cause d'un virus " selon David. Mais Blaine avait peur que ce soit de sa faute. Il s'était peut-être montré un peu trop brutal… Mais ce que Wesley avait sous entendu ne lui avait pas plu. Il n'avait jamais été attiré par les hommes… ce pouvait-il qu'il se comporte comme un gay ?
Même s'il avait été blessé lors de cette altercation, il savait qu'il aurait dû rendre visite au "malade" pour voir s'il tout allait bien et s'il pouvait faire quelque chose. Mais il n'en avait pas le courage. Sa peur d'affronter ses problèmes refaisait surface ! Malgré son apparente assurance en toute circonstance, il n'en menait pas large. Il avait juste appris à cacher sa douleur et ses hésitations derrière des sourires. Il ne voulait plus faire face parce que lorsqu'il agissait véritablement, il empirait les choses. Ce qui le démoralisait vraiment… et puis, il était tellement plus simple de ne rien faire et d'attendre. De toute façon il ne voyait pas ce qu'il aurait pu dire à Wesley qu'il avait beaucoup de mal a reconnaitre ces derniers temps. Depuis quelques jours, il se sentait maladif et ses réflexions lui donnaient de nombreuses migraines. Seule la musique parvenait à l'apaiser. Alors, pour oublier le reste, il s'impliqua totalement dans les répétitions des Warblers. Il s'accaparait tous les solos, sa voix d'ange guidant les autres. Il n'était jamais content, faisant durer les répétitions des heures durant, incapable de trouver satisfaction. Il attendait toujours plus de lui-même et ne cessait de faire des remarques à ses amis qui faisaient de leur mieux pour l'accompagner. Il était devenu autoritaire et susceptible. Insupportable.
Pour remédier à ce changement désagréable, David convia, sans en dire un mot au brun, une assemblée extraordinaire avec tous les membres du groupe. Ils conclurent après discussion, que Blaine était stressé et qu'il fallait lui laisser du temps et surtout de la liberté. C'est ce qu'ils firent. Le bouclé se rendit rapidement compte que quelque chose avait changé et il remerciait ses amis d'avoir compris son besoin de solitude. Il lui fallait se retrouver parce qu'il était vraiment perdu, même s'il refusait de le montrer. Entre Kurt et Wesley, il cherchait désespérément ce qu'il avait fait de mal pour les perdre tous, les deux. Et les choses ne s'amélioraient pas non plus avec ses parents. Il s'était encore disputé avec eux et avait fini par s'enfermer dans sa chambre pendant tout le week-end. La cause était toujours la même. Ils voulaient qu'il se concentre exclusivement sur ses études et donc qu'il abandonne les Warblers qui lui prenaient trop de temps. De plus, ils considéraient cette activité extrascolaire peu digne d'un garçon tel que lui. Le problème, c'était que la musique était la seule chose qui lui permettait de tenir et de sourire. Inlassablement. Ses parents, un banquier réputé et une psy, ne parvenaient pas à le comprendre. Entre son père qui attendait toujours le meilleur de lui, n'excusant aucune erreur, et sa mère qui tentait d'analyser chacune de ses paroles, il ne savait plus vers qui se tourner. Alors il ne leur parlait plus. Se contentant de venir le week-end et de sortir le plus souvent possible pour ne pas avoir à endurer le poids de leurs regards déçus.
Blaine pensait à la colère et la rancœur qu'il éprouvait envers ses parents lorsque la cloche retentit, le sortant de ses sombres pensées. Il quitta rapidement le lycée pour aller se promener et manger un morceau même s'il n'avait pas vraiment faim. Il avait deux heures rien que pour lui et ce sans avoir eut à mentir ce qui était une amélioration certaine ! Il ne prêta aucune attention à l'endroit où il se rendait, laissant son instinct le guider. Il marcha pendant de longues minutes et lorsqu'il releva finalement la tête, il se figea de surprise. Pourquoi diable était-il attiré par ce maudit bar à smoothie ? Il avait envie de tout sauf de se retrouver dans cette rue qui lui rappelait Kurt. Même cette odeur si particulière de fruit était associée au châtain ! Il voulut faire demi-tour mais ce jeudi était particulièrement chaud et il avait terriblement soif et puis il devait s'avouer à lui-même qu'il avait très envie de se rappeler la complicité qu'il avait eut avec le châtain dans ce bar… Une boisson ne pourrait pas lui faire de mal. Il traversa donc la rue mais s'arrêta, la main sur la poigné de la porte. Il était là. Assis à leur table, tout seul. Il sirotait un smoothie une irrésistible mimique d'ange sur son visage.
Le bouclé songea à retourner de là où il venait mais avant qu'il ait pu bouger, l'autre releva la tête. Leurs regards se croisèrent pour ne plus se quitter. Iris mordorées et iris bleues. Un magnifique sourire s'épanouit sur les lèvres de Kurt, ce que le brun interpréta comme un signe l'autorisant à entrer. Il poussa la porte et se dirigea tout droit vers l'autre adolescent, avançant à travers la foule. Blaine prit la parole rapidement, sachant qu'il ne lui faudrait pas longtemps avant que sa colère disparaisse devant cet air innocent :
- Je ne comprends plus rien ! Tu refuses de m'envoyer le moindre message pendant une semaine, et là, j'arrive et tu me souris comme si tout était pardonné. Alors il va falloir que tu sois clair. Tu m'en veux encore oui ou non ?
Le châtain ne répondit pas tout de suite une lueur amusée brillant dans ses yeux bleus. Le brun se sentit fondre devant ce regard. Comment pouvait-il être à la fois insupportablement irritant et tellement adorable ? L'autre finit par dire, acceptant d'expliquer sa conduite plus qu'étrange :
- Non. Je ne t'en veux plus. En réalité, je t'ai pardonné dès que j'ai découvert ce que contenait le sac rose… J'en avais besoin et tu l'as su. Comme si nous étions… télépathiques. Je n'ai pas arrêté de penser à toi. Surtout lorsque je me suis endormi devant le film.
Le plus jeune le regarda, partagé entre la surprise et l'envie de crier. Il venait de passer une semaine à se demander ce qu'il avait fait de mal… pour rien ! S'en fut trop pour lui et il lâcha, déversant l'irritation et la tension qu'il avait accumulées durant les jours précédents :
- Tu ne m'as pas envoyé de SMS par pur caprice ? Tu ne peux pas imaginer à quel point j'étais inquiet, à me demander en permanence si tu parviendrais à me pardonner. Je n'arrivais plus à manger ou à dormir tellement je redoutais que ce message est détruit notre amitié naissante ! Et toi tu voulais juste me faire attendre ? Pas par colère ou ressentiment, non juste pas amusement !
Le châtain ne sut que répondre. Cette tirade était tellement sincère, pleine de souffrance et d'incompréhension. C'était la première fois que quelqu'un se mettait dans un tel état pour lui. Il réalisa soudain à quel point ses actions se répercutaient sur Blaine et il se sentit mal d'avoir réagit aussi égoïstement. Il n'avait pas l'habitude de penser aux autres avant d'agir parce qu'il savait que ça ne les intéressait pas. Mais le bouclé se souciait vraiment de lui. Il s'était tellement bien adapté à la solitude qu'il n'était même plus capable de vivre en société. Il voulut s'excuser mais l'autre secoua la tête, signifiant ainsi qu'il comprenait et que le sujet était clos.
Il s'assit près de lui, mais aucun n'osait prendre la parole après cette explication. Le châtain finit par parler, plus pour briser le silence que pour dire quelque chose en particulier :
- Aujourd'hui ça fait exactement une semaine qu'on s'est rencontré et qu'on a eu notre première conversation, ici même…
Seulement ? Songea le brun. Il s'était passé tellement de choses depuis. La déclaration surprise de Wes, la dispute avec ses parents… Et puis, il avait l'impression de connaître Kurt depuis bien plus longtemps. Plusieurs mois au moins. Pourtant, il devait avouer qu'il ne connaissait pas grand-chose sur lui… Ni sa couleur préférée, ni le nom de sa mère. Pour se rattraper mais également par curiosité, il voulut poser une question au châtain mais celui-ci le devança, comme si leurs pensées avaient suivi le même court :
- Tu as un animal de compagnie ?
- Euh… Oui. Un labrador que j'adore et que j'ai depuis des années… il s'appelle Cookie.
- Trop mignon ! Tu aimes les cookies ?
- C'est à mon tour de poser une question ! Mais oui je raffole de cookies ! J'en mangerai quel que soit l'heure du jour ou de la nuit si je pouvais. Mais je suis incapable d'en préparer convenablement…
Blaine afficha une mimique tellement adorable en disant cela, que l'autre ne pu résister et lui accorda une question :
- Hum… Alors… J'ai rencontré ton charmant père mais je ne sais toujours rien de ta mère. Comment s'appelle-t-elle ?
Mauvaise question. Le bouclé le comprit avant même d'avoir finit sa phrase. Le sourire de Kurt disparut immédiatement et ses yeux s'emplirent de larmes. Il finit par expliquer, d'une voix tremblante et presque inaudible dans le bar bruyant :
- Elle s'appelait Maria. Elle était tout simplement géniale… J'ai tellement de bons souvenirs avec elle… Elle me comprenait et était sans doute la meilleure mère de la planète. Et puis, alors que j'ai eut huit ans, elle a eu un accident de voiture et elle est… morte.
Sa voix se brisa en un sanglot. Les larmes coulaient désormais le long de ses joues et il les essuya d'un revers rageur. Il se sentait tellement stupide d'être toujours aussi affecté alors que huit années s'étaient écoulées. Blaine ne le trouvait pas stupide du tout, au contraire. Il était tellement mal d'avoir posé cette question. Si seulement il avait su se taire ! Mais il ne s'excusa pas, parce que ça n'aurait servi à rien, le mal était fait. Ça ne soulagerait pas le châtain. Alors il se tut.
C'est en silence qu'il se leva, en silence qu'il fit le tour de la table et toujours en silence qu'il prit l'autre dans sas bras. Il le sentit trembler contre lui et le sera d'autant plus fort. Il espérait exprimer ainsi tout ce qu'il n'aurait pas pu dire à voix haute, tout ce qu'il n'était pas prêt à dire. À quel point il était désolé et surtout qu'il serait là pour lui et que s'il ne pouvait pas comprendre totalement ce qu'il ressentait, il le soutenait. Des larmes se mirent à couler le long de ses propres joues, se mêlant à celles de Kurt qui se laissait aller contre l'épaule réconfortante qui s'offrait à lui.
On aurait pu croire, en les voyant s'enlacer ainsi sans aucune gêne au milieu du bar, qu'il s'agissait d'un jeune couple partageant une étreinte amoureuse. Mais c'était tellement plus que cela. Il n'y avait aucun sentiment, juste une totale compréhension entre deux êtres qui faisaient face à une évidence : ils ne seraient plus jamais seuls.
Ceci est un message qui fait appel à votre grand coeur de lecteur et surtout de Klainer. Je vous demande de redonnez confiance à une auteure qui a tendance à perdre la sienne... Aidez moi à lui faire comprendre à quel point elle a du talent. S'il vous plait. *note mélo-dramatique de l'après midi*
