Bonjour ! Me revoilà pour ce qui est la partie la plus longue que j'ai écrite jusqu'à maintenant, et également ma préférée :) Attachez vos ceintures parce que ça va être une sacrée aventure ;)
[Reviews :
CeliaCom7 : Je ne dirais pas par erreur, mais plus par vengeance. On ne peut pas vraiment excuser ses actes par son passé, mais ça permet de le comprendre un peu mieux :) J'ai toujours Finn comme quelqu'un incapable de tuer une mouche, c'est pour cela que c'est extrêmement dur pour lui, et encore plus dans cette partie... Tu auras tes réponses dans cette partie, j'espère qu'elle te plaira ;) Bisous !
KlaineGlee : Oui, j'ai vu ! Je poste pas grande-chose pour l'instant, il faudra que je m'en charge pendant les vacances ;) Merci beaucoup :*
Guest : Tu as parlé, j'ai écouté ;)]
/!\ Violence verbale et physique.
Bonne lecture !
Partie 4 : L'abandon
Blaine attendit 6 heures.
Après l'attente, Natalie sortit de sa chambre. Elle avait besoin d'aller aux toilettes, et faim aussi. Elle lui paraissait si froide, si distante, et Blaine voulait pleurer.
Quand elle revint dans sa chambre, il l'attendait encore, assis sur son lit.
« Pars. » ordonna-t-elle, se refusant à croiser son regard.
« Pas avant que je te dise la vérité. » insista-t-il. « Je pourrais vivre de l'héritage que m'ont laissés tes grands-parents, et des investissements que j'ai dans différentes entreprises, mais je choisis de vendre de la drogue et de la produire. » Il marqua une pause, observant son visage s'assombrir encore un peu plus. « Je tiens ça de ma famille, de ta famille. Je sais que c'est illégal, et dangereux, mais… c'est la seule façon par laquelle je sais vivre. »
« C'est pour ça que mes grands-parents sont morts ? » interrogea-t-elle, refusant de lever les yeux.
Blaine hocha la tête. « Et le reste de notre immense famille. Un clan adverse les a tué le jour de mes 18 ans. C'était le jour où je rentrais officiellement dans le clan Anderson. »
« Avais-tu l'intention de me révéler la vérité le jour de mes 18 ans ? »
« Non. Je voulais te laisser en dehors de ça. Si je meurs je ne veux pas que tu me venge et t'attire les foudres de dangereux tueurs. Je voulais juste… faire en sorte que tu hérite d'une fortune colossale pour tes propres enfants. » sourit-il tendrement. « Parce que personne… personne, Natalie, n'est plus important pour moi. Je te veux heureuse et en bonne santé pour le reste de tes jours, et même si l'argent n'offre aucun des deux, c'est déjà un bon début. »
Natalie sourit légèrement, avant de froncer les sourcils : « Est-ce que tu as tué des gens ? »
Le brun hésita un instant, avant de souffler : « Oui. »
« Comptes-tu continuer à le faire ? »
« Oui. »
« Est-ce que Kurt sait ? »
« Oui. »
« Est-ce qu'il est vraiment ton petit-ami ? »
« Oui. »
« Et Sam ? Et Santana ? Qui sont-ils ? »
« Sam… s'appelle Finn, et c'est le frère de Kurt. Santana est lesbienne, aucune chance qu'elle et Finn sortent ensemble. » sourit-il.
« Wow… Toute ma vie est un mensonge... » murmura-t-elle, semblant s'être prise une gifle.
« Tu me déteste ? » demanda nerveusement Blaine.
« Papa... » soupira-t-elle. « Tu sais que je ne pourrais pas, mais putain ça fait beaucoup. »
« Je suis désol- »
« Ma vie est littéralement plus cool qu'un film. » blagua-t-elle, pour mettre fin au malaise.
Blaine sourit tendrement, regardant sa fille avec affection, mais au fond il savait qu'une cassure irréparable venait d'avoir lieu.
Le temps redevenait chaud et agréable. Mars arrivait à sa fin, et le cartel Anderson fleurissait.
Bien qu'il ait de nouveaux employés à payer, la rentabilité de son ''entreprise'' n'avait jamais été aussi bonne. Kurt avait réussi à convaincre Artie Abrams, un de ses anciens amis de lycée, de les rejoindre à LA pour tenir un laboratoire de création de drogue chimique.
Il avait raté sa vie aussi, comme Kurt, Finn, et Santana, et trouva l'aubaine d'utiliser son diplôme d'ingénieur en laboratoire absolument parfaite.
Ils avaient installés son laboratoire dans la cave de la villa, inutilisée depuis des années. Bien qu'ils produisent en petite quantité, le LSD se vendait plus cher que le cannabis et une fois le rythme de production augmenté, le profit serait grand.
Finn devenait plus confiant.
Ce n'était pas comme s'il tuait des hommes tous les jours, dans tous les cas Finn n'appuyait jamais sur la gâchette, mais plus le business était grand, plus il y avait d'hommes et de femmes à garder en place.
Natalie restait en dehors. Elle ne faisait pas partie du business et n'en ferait jamais partie. Blaine l'avait décidé, et Natalie ne semblait pas trop opposée à sa décision.
« Hey toi. » sourit Blaine, s'asseyant près de Kurt avec deux cafés en main.
« Hey. » soupira Kurt, raccrochant son téléphone et se massant les yeux.
« Tout va bien ? »
« Ouais, juste un coup de fil business. » répondit-il.
« Je me disais… le mois prochain tu devrais rentrer voir tes parents avec Finn. »
« Vraiment ? » s'étonna Kurt.
Blaine hocha la tête. « Vous le méritez tous les deux, et Natalie sera en vacances donc elle pourra m'empêcher d'être trop déprimé par ton absence. » sourit-il tendrement.
Kurt rougit avant de souffler : « Merci beaucoup, Blaine. »
« Salut papa. »
Burt regarda son fils un instant avant de l'enlacer brusquement. « Tu as l'air plus vieux. »
« J'ai 36 ans, maintenant. » sourit Kurt avec affection. Son père lui avait tellement manqué que pour la première fois depuis des mois, Kurt se sentait vivant.
« Finn a pris 10 de plus, c'est pire. » remarqua Burt en enlaçant son second fils.
C'était vrai. Au cours des derniers mois, Finn s'était transformé. Il ne souriait plus, ne riait pas lorsque Kurt faisait des blagues et, en soit, ne parlait plus tant que ça.
Kurt s'en voulait. Il avait le beau rôle comme toujours, celui du cerveau de l'opération auprès du chef, alors que son frère regardait des gens mourir tous les jours, parfois appuyant lui-même sur la gâchette. Ce n'était même plus le même Finn à présent.
Burt conduit ses fils jusqu'à leur maison, les deux hommes enlaçant Carole avec joie.
« Finn, tu as une tête horrible ! » s'exclama-t-elle en apercevant son fils.
« Merci, maman. » répondit celui-ci avec un petit sourire, un exploit selon Kurt.
Il portait la barbe à présent, ce qui était peu flatteur, et son teint était si blafard que cela faisait ressortir ses cernes violacées.
« Vous nous avez tellement manqué ! » lança Carole, une fois les deux frères installés. « Un an et quatre mois, c'est long. On est pas habitués à ne pas vous voir aussi longtemps. »
« La prochaine fois a intérêt à être dans moins de 6 mois. » grogna Burt, montrant sans le savoir à quel point ses fils lui avaient manqués.
« Et évidemment, vous devez repartir. » soupira Burt, deux semaines plus tard.
Ces deux semaines avaient été parfaites. Être à Lima, revoir leurs amis de lycée et profiter de leurs parents, cela leur faisait presque croire qu'ils étaient de normaux travailleurs, visitant leurs parents pendant les vacances.
Burt les conduit à l'aéroport, et les deux frères attendaient pour embarquer dans leur avion quand Finn lâcha : « Je ne peux pas y retourner. »
« Finn... » souffla Kurt. « Tu sais bien qu'on est obligés. »
« Je n'y retournerai pas. Tu m'enverras de l'argent et je prendrai Burt et maman et on s'enfuira sur une île. On reviendra jamais, tu viendras nous visiter et on sera en sécurité. » dit-il en tremblant.
« C'est complètement fou... » murmura le châtain.
« Je ne peux pas y retourner ! » hurla Finn, les voyageurs autour d'eux le regardant avec étonnement.
« Finn, s'il-te-plaît, calme-toi. » continua Kurt sur un ton aussi calme qu'il se sentait paniqué.
« C'est facile à dire pour toi, t'as le beau rôle. Tu tue personne, torture personne, n'a aucun problème de conscience, tout ça parce que tu couches avec le chef ! » s'exclama-t-il.
« Je ne couche pas avec Blaine et tu le sais. » insista-t-il en grinçant des dents.
« Dans tous les cas il t'adore et ne fera jamais rien pour te blesser. Il en a rien à foutre de ma gueule. » rétorqua le grand dadais.
« Finn... » soupira encore Kurt. « Je suis en train de bosser à convaincre Blaine de te laisser partir… ne gâche pas tout. »
« Je n'en peux plus, Kurt... » sanglota son frère, rentrant dans les bras du châtain avec empressement.
« Je sais, et ça me brise le cœur. Mais je t'assure, ne risque pas la vie de nos parents et la tienne pour rien. Je vais tout faire pour te libérer. Je te le promets. »
Finn hocha la tête et essuya ses larmes, tandis qu'une voix féminine les invitait à embarquer à bord.
« Tu m'as manqué. » souffla Blaine dans son cou.
Kurt s'était laissé enlacer à sa sortie de l'aéroport, sentant le regard de Natalie sur leurs deux corps pressés l'un contre l'autre. Depuis que l'affaire avait été révélée à ses yeux, elle était distante avec son père, mais aussi avec Kurt. Bien qu'elle croie toujours qu'il soit le petit-ami de son père, elle savait qu'il faisait partie de son cartel, et le blâmait d'une certaine façon.
« Toi aussi. » répondit Kurt d'une voix étranglée.
« Salut toi. » sourit Finn à Natalie qui était sortie de la voiture. C'était un faux sourire, ressortant trop par rapport à son air fatigué – qui avait tout de même beaucoup diminué durant leurs deux semaines de voyage – mais au moins il essayait.
Malheureusement, sa relation avec la jeune fille s'était grandement dégradé : si ''Sam'' et Natalie avait autrefois été inséparable, la brune s'était également sentie trahie par les mensonges de son ami qu'elle se refusait maintenant à lui parler.
« Ouais, salut. » répliqua-t-elle.
Cela promettait d'être un long chemin.
« J'ai perdu ma fille, Kurt. » souffla Blaine ce soir-même dans leur lit.
« Elle a besoin de temps. » insista le châtain, se retournant vers lui.
« Combien de temps ? » demanda-t-il. « Ça fait bientôt trois mois. »
« Plus d'un an sûrement. » supposa Kurt.
« Un an ?! » s'exclama Blaine, sa voix résonnant dans la chambre plongée dans le noir. « Je ne peux pas supporter qu'elle m'en veuille 24 heures, comment suis-je supposé attendre un an ? »
« Elle t'aime, Blaine. » souffla-t-il, se rapprochant de lui. « Mais elle a peur. »
« Elle est tout ce que j'ai. » continua le plus âgé. « Je ne peux pas la perdre. »
« Ça ne sera pas le cas. Tu m'as moi. » sourit-il tendrement, caressant les boucles que le millionnaire n'arborait que la nuit. Il déposa un baiser sur sa joue, que Blaine voulut transformer en plus, mais il l'en empêcha. « C'était un bisous d'amitié. » dit-il avec un sourire.
« Putain de sadique. » jura Blaine entre deux éclats de rire, lui rendant un baiser sur le front.
« Dis-moi, je me demandais... » souffla Kurt, assis auprès de Blaine à un match de foot féminin organisé par l'école de Natalie. Celui-ci regardait sa fille jouer avec amour, bien que celle-ci ne lui adresse pas un regard.
« Hum ? » répondit Blaine, ne quittant pas le terrain des yeux.
« Si tu ne pouvais pas laisser Finn partir. »
Le brun perdit son sourire et se retourna vers Kurt avec surprise. « Tu sais que je ne peux pas. »
« Au contraire, je sais que tu peux. Tu as plein d'hommes de main, tu n'as pas besoin de lui. Tu sais qu'il ne te trahira jamais car il ne veut pas me mettre en danger, encore moins nos parents, et tu sais aussi qu'il est malheureux ici. » expliqua le plus jeune, le regardant avec sincérité. « Je crois qu'il souffre de PTSD. » confia-t-il dans un murmure. « Ça a commencé depuis l'incident à Las Vegas et ça a l'air de continuer. Je ne crois pas qu'il dorme beaucoup, et j'ai remarqué qu'il mange moins qu'avant. Il avait l'habitude d'être un glouton, maintenant c'est à peine s'il touche son assiette. » Il marqua une pause. « J'ai peur pour lui, Blaine. J'ai peur qu'il se fasse tuer bêtement parce qu'il n'est pas en forme. »
Blaine acquiesça doucement avant de répondre : « J'y réfléchirai. »
Kurt laissa sortir un souffle rassuré, et applaudit Natalie qui venait de marquer un but.
« Il n'est pas sérieux ! » s'exclama Blaine, ne cessant de regarder son ordinateur bien que tous ses employés le regardent avec étonnement. « Kurt, Mr. Johnson m'a recontacté ! »
Kurt s'avança vers son bureau pendant que les autres hommes lui ramenaient son argent du jour et le déposait sur une table. Kurt regarda le mail, sur lequel le patron de l'hôtel de Las Vegas qui les avait piégé il y a moins d'un an leur disait :
« Bonjour Mr. Anderson,
L'hôtel The Gambler et toute son équipe vous invite à rediscuter l'investissement que vous avez annulé sous de mêmes conditions, mais avec un regard nouveau. Nous espérons être éclairés par votre présence la semaine du 2 au 9 août, afin de recréer entre nous des liens qui ont été brisés.
Très cordialement,
Patrick G. Johnson. »
« C'est une blague, j'espère. » souffla Kurt. « Ou alors il est complètement con. S'il croit qu'on va revenir perdre de la came sans être payés, il se met les doigts dans les yeux.
« Yep. » acquiesça Blaine, se levant pour compter son argent.
« Mais peut-être... » commença Kurt, lui faisant lever les yeux vers lui. « Peut-être que cette invitation pourrait nous permettre de non seulement récupérer l'argent qu'il nous doit, mais aussi venger la trahison qu'il nous a fait. » sourit-il avec malice.
Blaine le regarda un instant, un rictus de fierté se formant au coin de sa bouche, avant de souffler : « Quel est ton plan ? »
Bob Morrison avait passé la pire journée de sa vie. Il s'était disputé avec sa femme à propos de ses enfants, avait failli faire un accident en allant au travail, et s'était fait passer un savon par son responsable à propos de l'état dans lequel il avait laissé la salle de contrôle pour le changement de nuit.
En parlant de la salle de contrôle, celle-ci le rendait fou. Rien ne se passait dans cet hôtel, à part les choses illégales que cautionnaient Mr. Johnson, et Bob était payé pour rester assis de 8 heures du matin à 20 heures le soir et prétendre d'être intéressé par les écrans devant lui. Il savait ce qui lui ferait du bien après une telle journée, et téléphona à sa femme pour excuser son retard avant de se rendre au bar. Là-bas, il pouvait être lui-même.
Il sirotait sa bière lorsqu'un homme vint s'asseoir à côté de lui. Il avait la trentaine, et était habillé de façon décontracté. Il arborait un sourire malicieux, et lança, après avoir passé sa main dans ses cheveux châtains : « Salut. »
Bob lui sourit avant de retourner à sa boisson. Cet homme était bien trop beau et jeune pour lui.
« Tu viens ici souvent ? » continua l'homme. « C'est ma première fois. Peut-être que tu pourrais… m'initier. »
Bob regarda à nouveau cet homme, surpris de son intérêt persistant. Il lui avait parlé de façon sensuelle et joueuse, comme une invitation.
« Hum… il faut juste que tu commandes un verre. » bredouilla-t-il avec embarassement.
« Okay... » sourit l'homme, se commandant une bière. Une fois la boisson en main, il s'assit à côté de lui. « Je m'appelle Tom. Ravi de te connaître. » lança-t-il, serrant la main de Bob.
« Heu… Bob. »
« Eh bien, Bob… tu n'as pas l'air de passer une super journée. » remarqua-t-il.
Bob lui parla toute la soirée. Il lui raconta toute sa vie, de sa naissance jusqu'à son envie récente de divorcer de sa femme pour vivre sa vérité.
« Oh Bob... » souffla Tom dans son oreille. « Tu es si courageux. » Il déposa un baiser sur ses lèvres, l'intensifiant et souriant en entendant le gémissement que poussa l'autre. « Je veux apprendre à te connaître. Passe-moi ton numéro. »
Bob s'exécuta, et Tom l'embrassa encore avant de s'en aller. « Je t'appellerai. » dit-il avec un sourire joueur.
Tout ce que pu fait Bob, se fut de hocher la tête à la vue de ce mannequin qui semblait vouloir de lui. Tom sortit du bar gay, et monta dans une voiture qui l'attendait.
« Tu en as mis du temps. » remarqua Blaine.
« Peut-être que je m'éclatais tellement que je n'ai pas vu le temps passé. » taquina Kurt.
« Ça fait 3 heures que je t'attends, Kurt. » grommela le millionnaire.
« Tu ne serais pas jaloux par hasard ? » continua le châtain devant l'air frustré de son partenaire.
« Eh bien oui, ça fait un an que je veux de toi et tu refuses de m'embrasser même si tu me veux aussi, et tout ce qu'il suffit pour que t'embrasse ce type c'est une mission. » râla-t-il.
Kurt éclata de rire. « Je te l'ai dis, Blaine, cette bouche ne t'appartiendra jamais. » Le brun roula des yeux. « En plus, il embrassait vachement bien. » enchaîna-t-il, riant en recevant une tape affectueuse sur l'épaule.
Mr. Johnson s'était endormi dans son bureau cette nuit-là. Il avait passé la soiré à réfléchir à un plan à proposer à Smythe pour la venue d'Anderson dans son hôtel, et s'était endormi la tête la première sur son bureau.
Il fut réveillé par quelqu'un qui toqua à la porte. « Mr. Johnson ? Je viens faire le ménage. » annonça une voix féminine derrière celle-ci.
« Oh oui, oui, entrez. » dit-il, se massant le visage.
La femme qui apparu devant lui n'était pas celle qu'il connaissait vaguement, mais une femme sublime lui souriant timidement. « Où est – heu – Mariana ? » demanda-t-il.
« Oh, elle est malade. Je suis sa fille, je la remplace aujourd'hui. » expliqua la femme devant lui.
« D'accord, heu ? »
« Isabella. » sourit-elle.
« Isabella. » répéta-t-il, un peu sonné devant la beauté de cette femme. « Je vais vous laisser, bonne journée. »
« Merci, à vous aussi. » lança-t-elle, se mettant à nettoyer.
Kurt regarda la voiture de Mariana coincée dans les embouteillages entre deux voitures appartenant aux hommes de Blaine. Elle ne ne serait définitivement pas prône à aller au travail après la dose de somnifère qu'il mettrait dans sa bouteille d'eau pendant qu'elle remplissait sa voiture d'essence.
Kurt conduit jusqu'au plus grand hôtel de Vegas, et appela Bob. « Tom ? »
« Hey, Bob. » susurra-t-il. « Est-ce que tu peux sortir vite fait s'il-te-plaît ? Je suis devant ton hôtel. »
« Déjà ?! » s'exclama l'homme. « Tom, je croyais qu'on se retrouvait à ma pause de 10h30 ! Je viens de commencer mon boulot. »
« Je suis… désolé ? » proposa Kurt. « C'est juste que… je n'ai pas arrêté de penser à toi depuis hier soir. Je veux te voir maintenant. Tu ne peux pas te libérer 5 minutes ? »
La ligne resta silencieuse un instant avant que Bob soupire. « Bien. »
Quelques minutes plus tard il était dehors, sa langue dans la bouche de Kurt, et Santana recevait un texto lui disant que la voie était libre. Elle arrêta de nettoyer et se précipita vers la bouche d'aération de la pièce, la bouchant soigneusement avec une pâte sombre presque impossible à remarquer. Elle sortit immédiatement de la pièce, et alla se changer. Tout était en place.
« Mr. Johnson ! » s'écria Blaine avec un grand sourire, embrassant la forme dodue du milliardaire. « Quel plaisir de vous revoir ! »
« Votre plaisir est mien ! » répondit l'homme plus âgé, gardant son cigare en bouche. « Je vois que vous n'êtes pas accompagné de vos ''investisseurs'' aujourd'hui. » remarqua-t-il avec humour.
« Non, non. » sourit le brun. « Leur présence ne m'était pas utile aujourd'hui. »
« Ah ! D'accord. » s'étonna le patron de l'hôtel. « Eh bien, si je vous ai fais venir, Mr. Anderson, c'est pour m'excuser de mon comportement de la dernière fois. Mais il me semble que votre présence prouve que vous voulez investir à nouveau dans mon hôtel, et me fait savoir que vous me pardonnez. »
« Oh oui, bien sûr. Je me suis laissé emporter la dernière fois aussi, et j'aimerais recommencer sur de nouvelles bases. » continua Blaine.
Satisfait, Mr. Johnson pressa un bouton caché sous son bureau, sans savoir qu'il venait de signer son arrêt de mort.
« Il faut y aller. » annonça Sebastian à ses hommes, relevant la tête de son portable où il venait de recevoir un appel manqué automatique de Johnson. Les hommes hochèrent la tête et les trois quarts le quittèrent, se rendant au parking pour trouver les voitures de Blaine. « Et faites attention, ça sent le piège à plein nez. »
Les hommes pénétrèrent dans le parking et tombèrent sur les hommes de Blaine. « Vous travaillez pour Mr. Johnson ? » demanda Santana.
« Yep. » répondirent-ils.
Celle-ci s'écarta des voitures, suivit de ses collègues. « Allez-y. »
« Il y a beaucoup de voitures. » remarqua l'un d'eux avant de se diriger vers l'une d'entre elle.
« 200 kilos de came, mon vieux. » dit Finn en hochant les épaules.
Ils ouvrirent la première voiture. « Surprise motherfucker. » lança un homme de Blaine, sortant du coffre ainsi que trois autres hommes.
Les hommes sortirent leurs armes, mais c'était trop tard, ils sentirent le bout des pistolets des autres leur rentrer dans le cou, d'autres hommes sortant du coffre des autres voitures et pointant leurs armes vers eux.
« Lâchez vos armes et allez vous mettre au-dessus de la bâche. » ordonna Santana. « On ne voudrait pas que votre sang tâche ce beau parking. »
« Et si on le fait pas ? » demanda l'un des hommes.
« On te torturera avant de te tuer. » sourit Finn. « Dan adore faire saigner les gens. »
Dan leur sourit, et les hommes se dirigèrent au-dessus de la bâche, avant de se faire shooter par les hommes de Blaine. « Vous quatre. » dit Santana. « Mettez les corps dans la voiture et emmenez-les dans la forêt. Faites-les dissoudre avec le produit que Mr. Anderson vous a passé et jetez les cendres dans la rivière. Revenez dès que vous pouvez. » Elle se retourna vers Kurt. « C'est ton tour. N'hésite pas à lui sucer la queue s'il fait son difficile pour quitter la pièce. »
Kurt rit. « Je ne suis pas une pute, Satan. J'ai juste à l'embrasser et le faire respirer le somnifère. Facile. »
« Ne fais pas tout foirer, Hummel. » menaça-t-elle.
« Hey, c'est mon plan, okay ? Je ne ferai rien foirer. » sourit Kurt, sortant du parking et se rendant à la salle de contrôle.
« Donc c'est là où tu passes toutes tes journées. Wow. » souffla-t-il, mangeant son repas et regardant Bob amoureusement. « Tu pourrais me montrer ? »
« Eh bien, il n'y a pas grand-chose à faire. Il faut juste vérifier que rien de suspect n'a lieu. » répondit celui-ci en haussant les épaules timidement.
« Mais tu ne peux pas, genre, contrôler les caméras ou un truc du genre ? » insista Kurt.
« Si. » sourit l'homme d'un certain âge.
« Montre-moi. »
L'homme se retourna, et sentit une main tenant un tissu se mettre devant sa bouche et son nez, et la voix de Tom lui murmurer dans l'oreille : « Je suis désolé. »
Après ça, Kurt rassit Bob devant son écran de contrôle et s'en alla. La revanche ne faisait que commencer.
« C'est bon. » dit Kurt dans son oreillette, et Santana rentra dans un conduit d'aération, y faisant passer un tuyau relié à une bombe remplie d'un somnifère puissant et redescendit pour trouver ses hommes l'attendant.
« Masquez-vous. Ce somnifère resta dans l'atmosphère de l'hôtel pendant trois heures. Après ça, impossible de trouver trace de sa présence ici et dans les habitants qui sont restés ici. Faites gaffe les gars. » expliqua-t-elle, ouvrant la première bombe, répandant son liquide somnifère dans les tuyaux d'aération de l'hôtel entier, hormis le bureau de Johnson.
« Blaine, dans 5 minutes, dégaine ton pistolet. » dit-elle dans sa propre oreillette.
« Patron, vos hommes ont été tués. » lança un homme de main à Sebastian.
« Comment ça ?! » s'exclama-t-il, s'arrêtant en plein milieu du couloir menant au bureau de Johnson.
« C'est un piège, on doit se replier. » empressa son chef de troupe, le pressant vers l'ascenseur.
« Il a tué mes hommes ? Mais faites donc rentrer mes hommes qui attendent à l'extérieur de l'hôtel ! » s'écria encore le châtain.
« Hum... » souffla un de ses hommes. « Ils ont aussi été tués par les troupes d'Anderson en arrivant ici. »
« Attendez… il ne me reste que 5 hommes ! C'est impossible ! »
« Monsieur, votre vie est en danger. Allons-y, nous en discuterons ensuite. »
Kurt regarda Sebastian fuir depuis la salle de contrôle, son masque en place. C'était un combat pour une autre fois.
Une minute après la première bonbonne de somnifère lâchée dans l'hôtel, les clients et employés commencèrent à tomber par-terre, endormis. Sebastian avait réussi à y échapper, mais Blaine s'en fichait. Il le réduirait à néant plus tard. Pour l'instant, il souriait devant Mr. Johnson signant leur contrat d'investissement.
« Tenez, voici votre copie. » sourit Mr. Johnson. « C'était un plaisir de faire affaire avec vous. »
« Je veux mon argent immédiatement, pas seulement un virement à ma banque. Je le veux en liquide. » ordonna Blaine.
« Eh bien, je n'ai pas cet argent. » répondit le patron, fumant toujours son cigare.
Le millionnaire éclata de rire. « Mr. Johnson, vous et moi savons très bien que c'est faux. Et si vous refusez, nous allons avoir un problème. »
« Je ne comprends pas pourquoi - » commença l'homme.
« Non, Johnson, c'est vous qui ne comprenez pas. » sourit Blaine. « Vous croyiez vraiment que je reviendrais dans votre hôtel après la trahison que j'ai subi la dernière fois ? Non. » rit-il encore. « Je suis là pour vous dire qu'aujourd'hui est le dernier jour de votre vie. Tout ceux qui m'ont vus ici ce matin vont mourir. De pauvres innocents vont mourir. Vous savez pourquoi ? »
« Blaine, voyons - »
« Parce que vous m'avez non seulement trahi, mais vous m'avez trahi pour Sebastian Smythe. » continua-t-il. « Et ça… a été une très mauvaise décision. Parce que maintenant tout ce que vous avez construit va partir en cendre. »
« Ma femme et ma fille savent que vous êtes ici - »
« Non. Non, non, non. » cracha Blaine avec un sourire. « Je vous ai annoncé hier soir que je venais aujourd'hui. Ayant dormi dans ce bureau, vous n'avez pas eu le temps de l'annoncer à qui que ce soit en dehors de cet hôtel. »
« Blaine, je suis sûr qu'on peut en discuter... »
« Ne comprenez-vous pas ?! » hurla Blaine, sortant son pistolet et le pointant vers lui. « Je ne peux pas laisser n'importe qui croire que je suis un faible qui se fait avoir. Après ce coup, non seulement j'hériterais de toute votre fortune, mais tous les gangs de Californie sauront exactement de quoi je suis capable. »
On toqua à la porte. C'était Kurt, suivit du reste de ses hommes, qui rentrèrent dans la pièce et refermèrent la porte le plus vite possible pour empêcher le somnifère de trop pénétrer.
« Ah, je vois que tout est en place. » sourit le châtain.
« Tout le monde dans cet hôtel est endormi. » annonça Santana.
Ils enlevèrent tous leurs masques et Kurt sortit son équipement de film de son sac.
« Mais, c'est ma caméra ! » s'écria Johnson, maintenant entouré de pistolets pointés contre lui.
« Oui, Johnson. » sourit Kurt. « Il faut que votre vidéo suicide soit réaliste. Elle sera filmée sur votre caméra qui sera elle-même envoyée à votre domicile. Puis ce bâtiment brûlera jusqu'à tomber en ruine. » expliqua-t-il calmement.
Johnson se tourna vers Anderson. « Vous êtes fou. »
« Pour être honnête, c'est mon plan. » continua Kurt. « Je suis un peu fou sur les bords. »
« Vous allez tuer plus de mille personnes. » souffla le patron de l'hôtel avec horreur.
« Oh, non, pas autant que ça. » sourit Blaine. « Ils se réveilleront à temps pour pouvoir s'enfuir. Puis je suis sûr que les pompiers sont très rapides à Las Vegas. »
« Mais vous, par contre... » dit Kurt avec humour. « Sachant que le feu commencera dans votre bureau… Ça risque d'être difficile pour vous de survivre. »
« Vous êtes tous horribles. » murmura-t-il.
« Non, on vous apprend une leçon. » rétorqua Blaine. « On vous apprend à ne jamais trahir le clan Anderson. »
« Comment est-ce qu'ils ont pu prévoir tout ça ! » s'écria Sebastian dans sa voiture le ramenant chez lui. « Ils n'ont pas eu assez de temps pour préparer ! »
Son homme de main se racla la gorge : « Monsieur, il me semble que la nouvelle addition à l'équipe de Mr. Anderson soit responsable de l'agrandissement de leur clan et de ce plan machiavélique. »
Sebastian étudia la photo de Kurt qu'il lui tendait. « Il a une tête de gay. » grommela-t-il.
« Hum, oui. » continua son homme de main. « Il est largement spéculé que Mr. Anderson et Mr. Hummel soient en vérité un couple. »
Le millionnaire resta silencieux avant de lâcher. « J'aurais ce Kurt Hummel mort d'ici la fin de l'année. »
« Si je meurs dans tous les cas, je refuse de coopérer. » annonça Mr. Johnson.
Finn sourit et lui montra un écran sur lequel on pouvait voir sa femme et sa fille en train de faire du shopping, suivies d'une dizaine d'hommes pointant leurs armes dans leur direction.
« Vous ne pouvez pas. » cracha-t-il.
« On ne le fera pas si vous coopérez. »
« Votre compte bancaire contient actuellement 15 millions de $, amassés par vos activités légales dans cet hôtel. Mais on sait que vous avez au moins 15 autres millions soit en liquide soit dans un paradis fiscal. On veut que vous nous donniez cet argent. » expliqua calmement Kurt.
Mr. Johnson ne parla pas. Blaine le gifla. « Ne comprenez-vous pas ?! C'est fini. Vous avez perdu Johnson, tout est écrit. Dans tous les cas, vous mourrez. N'emportez pas votre famille avec vous. »
« Le problème des paradis fiscaux, c'est que la vérité finit toujours par remonter. » souffla Johnson. « J'ai caché les 20 millions que j'ai gagné illégalement durant 30 ans d'années d'activités dans un coffre fort, qui ne s'ouvre qu'avec mon emprunte digitale. » dit-il.
« Où est-il ?! » demanda Blaine.
« Dans ma maison de campagne en dehors de LA. »
« Allez-y. » ordonna le millionnaire à ses hommes.
« Stop ! » s'écria Kurt, attirant l'attention sur lui. « Il ment. Il essaie de gagner du temps. Il sait que le somnifère ne durera pas pour toujours. Les transactions se sont forcément déroulées ici, en liquide, donc le coffre doit être ici. Dites-nous où il est. »
« Dis-donc, Blaine, que feriez-vous sans lui. » sourit-il. « Il est bon. »
« Vous n'avez aucune idée. » sourit Blaine.
« Cherchez derrière les cadres. C'est là où se trouve les cachettes dans les films. » continua Kurt en lançant un clin d'œil à Blaine.
Ils soulevèrent tous les tableaux de la pièce, en vain. « Dernière chance, Johnson ! » lança Blaine. « Ou votre femme vous rejoindra en enfer ! »
L'homme sembla hésiter avant de lâcher : « La somme est en moi. »
Blaine fit une tête dégoûtée avant de rire : « Qu'est-ce que c'est censé vouloir dire ? »
« Quand j'avais 20 ans, j'ai fais une mauvaise chute au ski, et on a du me couper la jambe. » expliqua Johnson.
Santana s'élança sur la jambe du patron et la dévissa rapidement, elle déversa son contenu sur la table.
« Il n'y a que des billets de 500$. » remarqua Finn.
Kurt sortit son portable et calcula rapidement. « Il doit y avoir 40.000 billets de 500$ pour faire 20 millions de dollars. » dit-il, se mettant à les compter, avant de lancer à Blaine. « Apprends-lui son texte. »
Le brun acquiesça et sortit une feuille de sa poche. « Ce sont vos derniers mots avant de mourir. »
« Ne puis-je pas les personnaliser ? » railla-t-il.
Blaine rit. « Voyons, Johnson, dans quel monde vivez-vous ? Mais ne vous en faites, on a inclus des mots d'amour à votre famille. »
Le millionnaire roula des yeux et lu les mots avant de cracher avec violence : « Ça n'arrivera jamais. »
« Vous n'avez pas le choix. » dit Blaine, lui montrant sa femme et sa fille souriant en faisant des achats.
« Vous voulez que tout le monde croit que je suis malheureux ? Que je hais ma vie ? »
« Eh bien, c'est une vidéo pour annoncer votre suicide. Si vous étiez heureux, vous ne vous suicideriez pas. » répliqua Kurt.
« Je vous rappellerais que ce n'est pas un suicide, mais un meurtre. » souffla-t-il.
Blaine sourit doucement. « Apprenez la lettre, Johnson. On filme dans dix minutes. »
« Je n'arrive pas à y croire ! On y est arrivés ! » s'écria Kurt, sortant de sa voiture avec Blaine et rentrant rapidement dans la villa, regardant le brun avec un grand sourire.
« Je sais ! » répondit-il, le prenant dans ses bras. « Je savais qu'on y arriverait. Je savais qu'avec toi, je pourrais enfin être complet et agrandir mon business. » souffla-t-il tendrement dans son oreille.
« Bonjour. J'ai pensé à, hum, écrire une lettre mais je voulais faire ça de face. Affronter mes peurs, et… dire adieu à ceux que j'aime en face. » commença Johnson, tenant sa caméra à bout de bras. « J'ai été malheureux durant l'intégralité de ma vie. Je n'ai jamais vraiment connu le bonheur, et les seuls moments qui y ressemblaient étaient avec ma famille, que j'aime plus que tout. » Il marqua une pause. Kurt regarda Blaine avec un sourire. « Mais j'ai 55 ans à présent, et je ne peux plus supporter la vie que j'ai construite. Je suis un hypocrite qui fait croire aux gens qu'il leur vend le rêve de Las Vegas alors que je suis la personne la plus malheureuse qui puisse exister. » Il baissa les yeux, sachant que le plus difficile arrivait. « Lorsque j'avais 25 ans, j'ai été diagnostiqué avec dépression et dédoublements de la personnalité. L'homme d'affaire à la success-story qui l'a mené à posséder le plus grand hôtel de Las Vegas est une fraude. Je suis un homme misérable qui prend depuis une dizaine d'années part dans des jeux d'argent illégaux en ligne. Avec eux, j'ai amassé 20 millions de dollars illégaux que j'ai caché jusqu'ici. » Il montra les billets étalés sur son bureau. « Personne ne connaît leur existence, et j'ai décidé que ce seront eux qui m'emporteront dans la mort. Une fois la vidéo terminée, j'enverrai la caméra à mon domicile avant de mettre le feu à ses billets et de me laisser mourir. » Il se mit à pleurer. « Malgré mon existence horrible, le seul répit, la seule douceur de ma vie, c'était d'avoir ma femme et ma fille à mes côtés, que j'aime plus que tout. Pardonnez-moi. Je fais ça pour vous. »
Kurt le fit éteindre la caméra, avant de sourire. « C'était brillant. Les larmes rajoutent quelque chose. Heureusement que la cinquième prise était la bonne, sinon je pense qu'on vous aurez tué sans raison. »
Il vérifia qu'il ne restait que le bon exemplaire de la vidéo sur la mémoire de la caméra, avant de la nettoyer de toute trace de doigts et de la replacer dans les mains du patron de l'hôtel. « Touchez-la bien. Il faut qu'ils reconnaissent vos empreintes. » Il enfila des gants et ouvrit le carton dans lequel la caméra sera envoyée où Johnson déposa la relique. Il referma le carton et demanda à Johnson d'y déposer ses empreintes avant de le reprendre et de le passer à un homme qui irait le déposer à la poste.
« Blaine, il faut déclencher l'incendie dans 5 minutes si on veut avoir le temps de s'enfuir avant que les habitants de l'hôtel se réveillent. » annonça Finn.
Ils se détachèrent, et Blaine caressa la joue de Kurt.
« Tu sais, quand j'ai compris ce que Finn et toi complotiez, avant de te voir, je vous haïssais d'être aussi brillant. »
Kurt roula des yeux. « Je suis brillant. Finn a des occasionnels coups de génie. »
« Wow. » rit Blaine. « Et modeste, en plus. »
« Je te signale que notre réussite aujourd'hui était carrément grâce à moi. » taquina le châtain.
« Je sais. » souffla le millionnaire. « Tout est grâce à toi. Merci. »
« Est-il bien attaché ? » demanda Blaine.
« Oui. Impossible pour lui de se détacher avant de mourir. » acquiesça Santana.
« Dans ce cas, passez-moi son briquet. »
Kurt lui tendit un briquet en or, appartenant bel et bien à Johnson. Le brun aux cheveux plaqués l'alluma et regarda le prisonnier une dernière fois avant de souffler : « Que votre mort en souffrance vous face regretter de vous être un jour mis en travers de mon chemin. »
Et avec ça, il lâcha le briquet sur le bureau à présent vide de tout billet, qui s'enflamma immédiatement grâce à la quantité astronomique d'alcool que Finn avait versé.
« Maintenant, on y va. » dit Kurt, tirant Blaine hors du bureau et se mettant à courir, voyant déjà une femme à l'air endormie sortant de sa chambre avant que l'alarme incendie se mette à retentir dans tout l'hôtel.
Arrivés au rez-de-chaussée, Kurt rentra dans la salle de contrôle et effaça la bande vidéo de la matinée pour la remplacer avec une moins mouvementée de la journée précédente. « Kurt, les pompiers arrivent ! » s'écria Blaine, avant de le tirer par sa manche hors de la salle sombre, laissant Bob endormi dans sa chaise et l'écran de contrôle éteint.
Kurt continua de sourire, « Tu sais, je te haïssais aussi. J'ai voulu te trahir à plusieurs occasions. »
« Hum. » souffla Blaine, leurs visages toujours aussi proches, leurs souffles se mélangeant avec aisance et leurs corps pressés l'un contre l'autre. « Et maintenant ? »
Kurt sembla réfléchir, se demandant s'il devait reculer tant qu'il était encore temps ou se jeter dans la gueule du loup. Il décida d'abandonner. « Et maintenant... » murmura-t-il contre les lèvres du brun, l'embrassant avec ferveur.
Et voilà pour cette partie mouvementée ;) J'espère qu'elle vous a plu, c'est de loin ma préférée, je me suis éclatée à l'écrire :)
N'oubliez pas de me laisser une review, ça fait toujours plaisir :*
A la prochaine,
Axelle
