Voici la dernière partie cette histoire…

J'ai l'impression d'avoir un peu délaissé le côté « horreur » ^^

Enjoy !

Aomine fronça les sourcils en sentant une main fraîche contre son front.

Il se redressa rapidement, bien que mort de fatigue.

Et écarquilla les yeux en voyant Satsuki, à genoux devant lui.

Il se saisit aussitôt de son poignet, et la tira derrière lui.

-Fait gaffe, il y a un truc bizarre qui rôde… grogna-t-il

La rose fronça les sourcils.

-Il n'y a rien du tout, nous sommes seuls avec Tetsu-kun ici…

Le jeune homme nia énergiquement de la tête et grimaça en sentant la douleur toujours présente.

Il avait franchement honte d'avoir défailli…

-Je te dis qu'il y a un truc pas net, ça fait un bruit bizarre…

Momoi se mordilla la lèvre.

-Je peux t'assurer que nous sommes seuls… Quel genre de bruit t'as entendu ? demanda-t-elle, soucieuse.

Il soupira, en se redressant en position assise, puis se passa la main dans les cheveux, sentant le sang séché s'accrocher légèrement à ses doigts.

-Je sais pas… Un crissement bizarre… contre la paroi… décrit le brun.

La rose haussa les sourcils, puis sortit un petit objet blanc de sa poche, et le passa lentement contre le miroir à ses côtés.

Aussitôt le crissement reprit, Daiki se couvrit les oreilles de ses mains.

La jeune arrêta aussitôt son mouvement.

-C'est ça ton « bruit bizarre » ?

Le jeune homme acquiesça.

Momoi sourit, et tendit sa paume ouverte vers lui.

Aomine fronça les sourcils, et s'empara du petit bâtonnet blanc.

-De la craie… ? souffla-t-il, étonné.

La rose opina.

-Oui, j'ai trouvé ça par terre, à l'entrée du labyrinthe… Je m'en suis servi pour tracer mon chemin…

Le jeune homme releva la tête vers son amie, impressionné par son sens pratique.

Apparemment, elle n'était pas une si grosse poule mouillée que ça…

La rose, gênée de la façon dont son ami de toujours la fixait, rougit en baissant la tête.

Elle se releva précipitamment, et tendit sa main vers le brun.

-Tu viens, il faut qu'on sorte de là…

Il s'en saisit, et se dressa difficilement sur ses deux jambes.

-Ok… grogna-t-il.

Il lâcha doucement la main de sa partenaire, et porta les mains en cornet autour de sa bouche.

-Tetsuuu ! Hurla-t-il

Il lui sembla entendre au loin un cri.

Bon, il allait se contenter de ça pour le moment…

Il soupira, et se retourna.

-Il a l'air d'aller bien… souffla le jeune homme.

Momoi sourit, et commença à retracer son chemin avec sa craie.

Le brun la suivit, en traînant des pieds.

La situation avait, en quelque sorte, retrouvé sa normalité.

Enfin, autant qu'un labyrinthe géant au coeur d'une maison hantée pouvait l'être.

Les reflets recommencèrent à s'animer, le brun eut même le droit d'une version de lui à 90 ans…

Et d'une version nue de Satsuki.

Il détourna brutalement le regard, si elle le surprenait à mater, il était un homme mort.

Il avait déjà assez testé du kick de la jeune fille pour en attester.

Elle continuait d'avancer, sans se soucier de ses doubles plus ou moins démoniaques.

La craie crissant plus doucement que précédemment contre la glace.

Le brun sentait toujours sa migraine lui cisailler le crâne, mais son « petit somme » l'avait reposé.

Il arrivait au moins à marcher sans trop de peine.

Plus les deux amis s'enfonçaient au coeur du labyrinthe, moins la lumière semblait puissante.

Ils plissèrent les yeux pour tenter de s'orienter, la température baissant de plus en plus.

-Satsuki, c'est où la sortie ? grogna le brun.

La rose se retourna, en frissonnant.

-J-je crois que c'est par… là ! déclara Momoi, en pointant vaguement son index vers la droite.

Il fronça les sourcils, agacé.

-Tu sais, si on est perdu, dis-le tout de suite… Que je soit au courant.

La rose soupira en se stoppant.

Le brun sentit la chair de poule gagner ses bras, il aurait juré que la température venait encore de baisser.

-J'ai perdu le cap quand la luminosité a baissé… avoua piteusement la rose.

Le brun soupira. Ils étaient vraiment dans la merde…

Ils errèrent au hasard environ une heure, se perdant de plus en plus dans les entrailles du labyrinthe.

-Putain… souffla Aomine.

La lumière était si faible qu'ils avançaient presque à tâtons.

La température devait avoisiner les 0°C, en plein mois de juillet.

Les deux amis n'étaient absolument pas préparés à ce genre de situation, leurs habits d'été démontraient cela.

Un bruit régulier battait le rythme depuis quelques minutes, dérangeant le brun et la rose.

La paranoïa gagnant Aomine, il ne cessait de se retourner, pour vérifier qu'ils n'étaient pas suivis.

Momoi, quant à elle, avait cessé de tracer son chemin avec la craie, ne voulant pas attirer ce qui produisait ce battement dans leur direction.

Elle n'était plus si sûre d'être seule dans ce labyrinthe…

Le bruit devînt plus fort, plus proche.

La tension monta d'un cran, et la lumière baissa encore, empêchant presque toute progression.

La température était maintenant dans les négatifs, c'était sûr.

Apparemment, les prières de la rose n'avaient pas été entendues…

-Momoi-san ? Aomine-kun ? Appela alors une voix.

-Tetsu-kun ? s'écria la rose.

Aomine tenta d'accélérer légèrement son rythme, voulant rattraper la jeune fille qui s'élançait déjà sur le nouvel arrivant.

-Tetsu-kun ! Répéta-t-elle, son ton démontrant un pur soulagement cette fois.

Le brun les rejoignit, sans démontrer pour autant le moindre enthousiasme à la venue de son ami.

Celui le regarda de son regarda froid habituel, avant de se retourner vers la rose.

-J'ai trouvé la sortie… déclara-t-il.

Momoi sauta de joie, et le suivit bien volontiers.

Le brun resta un peu plus en retrait, une question lui taraudait l'esprit.

-Tetsu… Tu étais où entre la salle des cadavres et le labyrinthe… ? Demanda-t-il soudainement.

Le bleu se retourna lentement vers son ami.

Il soupira, et ferma les yeux.

-Je n'en ai pas la moindre idée… déclara-t-il

-Quoi ?! s'exclama la rose. C'est vrai ça, tu étais où ?!

-J'ai dit que je ne savais pas, Momoi-san… soupira le jeune homme en rouvrant les yeux.

Il semblait exaspéré, et très fatigué, bien qu'il n'ait aucune blessure visible.

-Expliques-toi…ordonna Aomine.

Tetsu se retourna vers lui, et baissa les yeux.

-J-je me souviens juste… être dans la première salle avec vous… Puis un coup sur la tête… Et je me réveille ici…

Il semblait être à deux doigts de pleurer. Momoi indiqua au brun de se taire, furieuse de voir Kuroko au bord des larmes à cause de son ami.

Daiki ne semblait absolument pas bouleversé. Mais plutôt troublé, inquiet… Kuroko ne pleurait quasiment jamais, et sûrement pas pour ce genre de chose…

C'était sûr, il leur cachait quelque chose…

-Bon, on y va, Tetsu-kun ? Montre-nous le chemin ! Déclara gentiment Satsuki.

L'intéressé acquiesça, puis recommença à marcher, dans une direction totalement différente de celle précédemment empruntée par le brun et la rose.

Ces deux là le suivirent docilement, ne souhaitant plus se perdre.

Au cas où, Momoi avait recommencé à marquer son chemin avec sa craie.

Nos aventuriers avançaient maintenant à tâtons, Aomine se demandait comme Kuroko pouvait s'orienter dans de telles conditions.

Ils avancèrent environ une demi-heure encore dans cette atmosphère polaire, à se cailler les miches comme aurait dit le brun, puis soudain, Kuroko s'arrêta.

Momoi, ne l'ayant pas vu, se cogna violemment contre son dos, et le grand brun s'étala sur eux.

Ils finirent tous sur le sol, et Daiki eut un déclic.

Pendant qu'ils se relevaient tous, le cerveau du brun fonctionna à mille à l'heure.

Kuroko ne pouvait pas s'orienter dans de telles conditions. C'était impossible.

Alors… quel était son but… Faire bonne figure ? Non.

Le bleu n'était pas du genre à faire bonne figure. Mais… le brun se rappela tout les petits détails, étranges et déconcertants, concernant Tetsu qu'il avait remarqué depuis le début de leur périple.

Il comprit alors, cette vérité s'imposa à lui comme une évidence.

Kuroko voulait qu'ils se perdent.

En plein milieu du labyrinthe, frigorifiés et totalement aveugles, il serait facile pour le bleu de les supprimer. Définitivement. Il ne savait pas de qui le bleu tenait ses ordres, mais il soupçonnait sérieusement Akashi. Ce salaud, je vais le buter, pensa-t-il pour la deuxième fois de la journée.

Alors que ses deux compagnons, ne s'étant pas rendu compte des pensées du brun, continuaient leur marche, Aomine les interrompu brusquement.

-Attendez ! Hurla-t-il.

Le bleu et la rose se retournèrent, inquiets.

-Dai-chan… ? Ça va ? demanda Momoi, soucieuse.

Le brun expira lentement, puis releva la tête.

-Satsuki, éloignes-toi de Tetsu…

La rose laissa tomber sa mâchoire, étonnée.

-Pardon ?! S'exclama-t-elle

La rose fulminait, est-ce que ce gars faisait des chichis par jalousie ? Dans la situation où ils étaient ?

-Poses pas de questions je te dis ! Tetsu essaye de nous perdre dans ce labyrinthe ! Il ne connaît pas la sortie, et ne peux pas s'orienter ! Il veut nous tuer ! Hurla-t-il, complètement hors de lui.

La jeune fille écarquilla les yeux, abasourdie.

Finalement ce n'était pas de la jalousie… Mais c'était presque pire ! Ce gars était totalement parano…

Alors qu'elle allait lancer une réplique enflammée, le bleu s'immisça dans la conversation.

-Euh… Désolé de vous déranger mais… La sortie est là…

En disant ces mots, le jeune homme pointait du doigt un porte en bois laqué noir, bien visible.

La sortie.

Aomine resta bouche bée devant cette nouvelle information.

S'était-il trompé ? Avait-il eu tout faux ? Mais… Mais toutes les informations concordaient entre elles…

Momoi éclata de rire.

-Ne soit pas parano, Dai-chan… Aies confiance en ton ami… !

Ils pénétrèrent dans la dernière pièce. Un pièce toute simple, avec trois fauteuils noirs, des murs, un sol, et un plafond noir.

Rien d'étonnant. La température, revenue à la normal fit soupirer de bonheur les nouveaux arrivants.

Sauf qu'un détail clochait. Il n'y avait pas de porte.

Pas de porte signifiait pas de sortie possible.

Ils commencèrent à paniquer.
La lumière s'éteint brusquement.

À son réveil, Aomine crut d'abord qu'il était chez lui, dans son lit, au chaud.

Sauf que non. Il était solidement ligoté à un des fauteuils noirs, Momoi à ses côtés.

Kuroko, quant à lui, était confortablement installé dans un des autres fauteuils, sans cordes pour lui.

Un verre de vodka à la main.

Le brun fronça les sourcils devant cette vision insolite. Tetsu ? Avec de l'alcool ? Déjà qu'il buvait exclusivement du milkshake…

La rose se réveilla à ce moment, engourdie, elle releva lentement le visage vers le bleu, et sursauta en comprenant le danger.

Kuroko n'était plus le gentil petit camarade presque invisible.

Il était devenu un véritable tueur à gage. Il sourit froidement à nos deux antagonistes, et se releva.

Le regard légèrement exorbité, il faisait peur à voir. Il vida son verre d'une traite, puis le balança contre le mur. Il rit lorsque la rose commença à pleurer.

-Du calme, Momoi-san. Je te promets que j'irai très vite pour ton cas. Un coup de couteau dans le coeur, bien profond, ce sera tout.

Il se tourna alors vers Aomine, et grimaça.

-Mais toi… Je crois bien que je vais devoir m'occuper de ton cas plus longuement… D'abord tu verras ta meilleure amie mourir… Puis…

Il s'approcha lentement du brun et, avec une précision clinique, traça les veines de son cou.

Il sourit.

-Je pense que je vais… Ouvrir la majorité de tes veines, pour que tu souffres… Et comme ça, tu sentiras ton propre sang couler lentement le long de ton propre corps… C'est de ta faute… Tu avais tout deviné…

Il siffla, puis éclata de rire.

-Mais je te ferais le programme complet une fois ta copine morte… Je ne vais quand même pas la torturer en décrivant ta propre mort, n'est-ce-pas ? Ce ne serait pas digne d'un gentlemen…

Il s'avança de nouveau vers Momoi.

-Navré, vraiment… Mais ce sont les ordres d'Akashi, vous deveniez vraiment trop gênants… Que vous ayez survécu jusqu'au bout est déjà un exploit ! Vous pouvez être fiers de vous… Je devais juste vérifier que vous mourriez dans une des salles… Et si, par miracle, vous surviviez… Je devais m'occuper moi même de votre cas…

Kuroko sortit lentement une machette de son long manteau.

Le brun commença à se débattre, dans l'espoir de faire tomber la corde de ses poignets tandis que Momoi hurlait de terreur.

Le bleu s'approcha lentement…

-Coupez ! Hurla alors Akashi.

Kuroko donna alors aussitôt la fausse arme à l'accessoiriste tandis que des ingénieurs retiraient les fausses cordes du brun et de la rose.

Satsuki rejeta lentement la tête en arrière.

-Dernière fois que je signe pour un film d'horreur… soupira-t-elle

Aomine acquiesça, bien d'accord avec elle.

C'était quand même fatiguant de courir partout !

Voilà la fin de mon histoire pour Halloween !

Je me suis, étrangement, bien éclatée à l'écrire ^^

La chute était prévue depuis un bon bout de temps (et écrite mot pour mot sur le QuickOffice de mon téléphone xD)

J'espère que ça vous aura plus ! ^^

Happy Halloween !