Je ne suis pas du tout satisfaite avec ce chapitre. Tsuna est trop facilement dans un état critique, ce qui m'énerve, et je n'ai pas réussit à écrire plus. Ce n'est pas un petit chapitre. C'est un minuscule chapitre... u.u

Edit du 21 avril 2016 : version réécrite & corrigée, plus la mise à jour du disclaimer


Pas de réponses anonymes


Disclaimer

Katekyo Hitman Reborn appartient à Akira Amano

L'idée d'A Minis' Life m'appartient

Ce chapitre a été corrigé par Yukiche

.

(: Enjoy :)


Une bouffée de liberté que Tsuna n'aurait jamais cru ressentir déroba son cœur, le faisant battre la chamade. C'était la première fois qu'il voyait un paysage aussi grand sans cage devant. Une vague d'excitation enfantine s'empara de son esprit il voulait jouer, courir, glisser le long de cette herbe verte, de part en part, dans ce jardin. Son estomac se retournait face à cette délivrance, cet affranchissement de la vie enfermée dans une cage qui ne faisait que l'entraver dans ses rêves.

Mais il voulait faire bien plus que jouer et courir. Il se sentait le pouvoir de voler, comme si des ailes lui poussaient au dos. Le brun savait bien que c'était stupide, mais il ne pouvait pas s'en empêcher. Il avait l'impression qu'un jour, peut-être, il serait capable de sentir le vent sillonner ses cheveux… Sans avoir nécessairement besoin de s'écraser, voire s'exploser contre le sol quelques secondes plus tard.

Cette dernière pensée lui fit froncer des sourcils ça ne devait pas être une belle image, ça, une bouillie de Tsunayoshi écrasée au sol.

L'artificier assit à côté de lui ; il connaissait déjà le panorama du jardin presque par cœur, mais se surprit à imiter les expressions du nouveau. Sa joie dû être virale parce que la même étincelle de bonheur qui avait éclairé les traits du brun avait illuminé d'une nouvelle lumière son opinion sur lui.

Comment avait-il pu en vouloir à quelqu'un d'aussi frêle. Ils auraient plutôt dû utiliser leurs cerveaux, au lieu de se précipiter sur les tests comme des bourrins. Mais que voulez-vous ? Ils avaient tellement pris l'habitude de tomber sur des imbéciles, garçons ou filles. Dans les deux cas, au final, ils essayaient toujours de nuire à l'un ou l'autre, qu'importe la taille.

Ce garçon, Tsunayoshi Sawada, aurait pu être n'importe qui.

Gokudera déglutit. Heureusement que le brun l'avait sauvé, sinon, il ne se serait jamais rendu compte de la grave erreur qu'ils commettaient tous. Toute cette situation le mettait soudainement mal à l'aise, tous les 'et si …' qui se bousculaient dans sa tête plaçant sa cruauté juste en face de ses yeux.

C'est à ce moment là que Tsuna fronça des sourcils. L'argenté ne tint plus. Il se tourna subitement vers lui, debout, – faisant ainsi sursauter le nouveau qui devait avoir les nerfs à vif – et s'inclina, le plus respectueusement possible, comme leur avait appris Asari.

Il plaça une main sur son cœur, occidentalisant ainsi le geste, avant de prononcer haut et clair :

« Sawada Tsunayoshi. En ce jour et en cette heure, je te protégerai avec corps et âme. »

Le brun ne sut trop quoi faire. C'était la première fois que quelqu'un lui prêtait allégeance de manière aussi formelle – et il n'était pas vraiment sûr que ce genre de chose soit encore d'actualité de toute façon. Sans dire que ce quelqu'un était un garçon qui avait précédemment essayé de le tuer. Pourquoi s'était-il soudainement transformé en quelqu'un qui semblait d'une grande sympathie et d'une immense loyauté ? C'était étrange.

Étrange, mais pas déplaisant. Cela lui mettait du baume au coeur, et puis, quelque chose lui disait que ce garçon comptait vraiment le protéger. Bien qu'il ne désirât pas vraiment un chevalier servant – ce que l'argenté semblait vouloir être – c'était la première fois que quelqu'un lui tendait la main, pour l'aider. Voire même pour être tout simplement son ami.

Cette déclaration on ne peut plus chevaleresque explosa sa coquille comme une dynamite aurait explosé une montagne solitaire, répandant ainsi chaleur et joie sur le hameau qui subissait son ombre glaciale. Une grande chaleur, même.

Tsunayoshi pouvait presque la sentir courir ses veines au rythme de ses battements de cœurs effrénés, qui ne faisait que s'amplifier de plus en plus. Oui, une grande chaleur, partout, dans son corps, dans son esprit, dans ses moindres pensées.

Peut-être même un peu trop de chaleur, en fait.

Une bouffée nauséabonde remonta jusqu'à sa gorge, et lui arracha toute envie de respirer. Il commença à tousser discrètement, ses muscles se tendirent sous la lave que ses veines semblaient transporter en abondance. Puis il ne réussit plus à être discret – de toute façon, dès sa première quinte de toux, son nouvel ami s'était retourné, intrigué et inquiet – et son corps convulsait violemment à chaque fois qu'il toussait, lui arrachant presque la gorge.

Il se tourna sur le côté, recroquevillé, espérant que la douleur s'en aille. Au contraire, elle ne sembla qu'empirer.

Gokudera, déjà à ses côtés, posa la main sur son dos, essayant de comprendre ce qu'il se passait. Il était brûlant. Pourtant, Knuckle lui avait donné ses flammes, il n'était pas supposé se sentir mal, du moins pas avant quelques heures. Il ne comprenait pas. Il était supposé le protéger, maintenant, pas le regarder souffrir sans pouvoir rien faire !

« Juudaïme !, » S'écria-t-il, ce surnom sorti de nulle part apparaissant pour la première fois sur ses lèvres. « Juudaïme, que se passe-t-il ? »

C'était une question futile, et il le savait : le brun n'était visiblement pas en état de répondre. Mais peut-être qu'avec de la chance, il trouverait assez d'énergie pour décrire les symptômes ? Bien sûr que non, à quoi pensait-il ? La condition de Tsunayoshi empirait, et lui restait à côté de lui, les bras ballants, ne comprenant rien.

Un bruit de liquide s'écrasant par terre tira l'argenté de ses pensées inquiètes, et le ramena à la raison cartésienne. Du sang. Juudaïme venait de cracher du sang. Procéder avec logique. D'abord, prendre le brun sur son dos, et retourner au plus vite voir Knuckle.

Les symptômes : il était brûlant, comme s'il avait de la fièvre. Était-il possible que ce soit sa fièvre qui revienne ? Certes, mais la fièvre seule ne faisait pas cracher du sang. Les convulsions n'étaient pas non plus supposées faire partie d'une bête fièvre. En fait, les symptômes ressemblaient surtout à ceux du poison qu'il lui avait fait ingérer- Oh.

Oh.

Quel con !, pensa-t-il, s'insultant par la même occasion de mille façons différentes, dans toutes les langues qu'il connaissait. Il avait complètement oublié le poison. Et les flammes que Knuckle lui avait intégrées, avec leur propriété d'activation, avaient accéléré le processus. Dans ce cas, il n'avait plus une seconde à perdre il porta ses doigts à sa bouche, et siffla, criant peu après le nom de l'animal qu'il cherchait à appeler.

Des petits cliquetis de griffes déboulèrent dans le couloir, et un chien à la mine joyeuse – tout comme ses deux maîtres – se montra aussitôt, cherchant la personne qui l'avait appelé des yeux. L'artificier sauta sur son dos, espérant ne pas avoir blessé son Juudaïme, qui crachait de plus en plus de sang.

« Jirou, chez Knuckle, vite. »

L'animal aboya gaiement, et se mit en route au quart de tour.


Yamamoto était assez perdu. Pas qu'il ne connaissait pas le manoir, au contraire - il était même, étonnamment, un des seuls à ne s'être jamais fait avaler par la complexité de la construction du bâtiment. Mais il ne savait pas trop quel raccourci prendre pour pouvoir retourner vers le dojo.

Après le fiasco de l'infirmerie, Hibari étant Hibari, le carnivore avait décidé de mordre tout le monde à mort pour des raisons qui resteraient obscures au groupe entier, les dispersants ainsi aux quatre coins du manoir. Or Yamamoto avait pris la fuite dans la direction opposée du lieu où il voulait se rendre - pas sa meilleure décision.

Il errait maintenant dans les couloirs, à essayer d'appeler Jirou pour s'y rendre plus rapidement, étant donné que le Hibird-express était présentement monopolisé par son maître d'humeur grincheuse. Pourquoi est-ce que son chien de répondait pas ? Asari était toujours en réunion, il n'avait aucune raison de l'appeler, et en plus, ce chien était généralement en train de jouer joyeusement dans la salle.

Sa question trouva vite réponse lorsqu'il fit demi-tour pour retourner vers l'infirmerie, ne ressentant plus la soif de sang d'Hibari dans les parages; alors qu'il était à un couloir de la pièce qu'il avait quittée, le chien de la pluie passa devant lui, galopant comme jamais, langue pendante, en direction de sa destination très précisément.

... Etait-ce Gokudera qu'il voyait là sur son dos ?

Le baseballeur fronça des sourcils, commençant à courir pour essayer de suivre la bête - ou du moins pour essayer de savoir ce qu'il se passait plus vite. Pourquoi Gokudera se rendait-il à l'infirmerie ? S'était-il blessé ? Peut-être une blessure qu'ils n'avaient pas vue et qu'il n'avait pas ressenti à cause du choc, après qu'il soit tombé ? Avait-il encore fait l'imbécile et essayé d'escalader une paroi qui criait danger ?

Il arriva quelques minutes plus tard devant la petite porte encastrée dans le mur, et l'ouvrit rapidement. Gokudera était déjà sur la table, à bout de souffle, au bord de la crise de panique, et donnait des instructions claires et concises à Knuckle, qui semblait trop sérieux pour que la situation soit prise à la légère. Le Minis de la pluie décida; il devait aller voir de plus près quelle était la personne qui les inquiétait tant.

Il se dépêcha de descendre par la rampe de pompier installée le long du meuble sur lequel il s'était retrouvé, et, tout en se secouant les mains pour se débarrasser de la brûlure causée par la barre, il s'approcha de la table de travail, au milieu de la pièce, qui avait une échelle sculptée dans un des pieds, pour que les Minis puissent monter.


Lorsqu'il arriva à destination, pantelant - il avait beau être endurant, cette échelle le tuait presque à chaque fois... pourquoi les humains devaient-ils être aussi grands ? - il chercha des yeux son meilleur ami pour le trouver, agenouillé, l'une de ses épaules rougies par le sang. Il put déduire que ce n'était pas son sang, auquel cas il aurait eut l'air plus blessé et moins inquiet.

Il s'approcha de lui, curieux.

« Gokudera, qu'est-ce qu'il se passe ? », demanda-t-il avec la plus grande des innocences... seulement pour recevoir un regard noir en retour. Ca faisait longtemps qu'il n'avait pas reçu tel regard de la part de l'argenté. Mais une fois reconnu, ce dernier laissa place à l'inquiétude une fois encore.

« C'est Juudaïme ! I-Il... Le poison... »

Juudaïme ? Hein ? Quoi ? Clignant des yeux, Yamamoto s'approcha un peu plus, pour voir un petit brun allongé, lui aussi, du sang plein la chemise - et la bouche. Le sportif hoqueta le nouveau ?! Oh. Ils ne lui avaient pas donné l'antidote avant de partir, c'est ça ? Il devait vraiment être quelqu'un, s'il avait réussi à gagner la confiance de Gokudera comme ça, en moins d'une heure. Même lui, qui pourtant faisait encore assez vite ami-ami avait mis des jours et des jours à mettre l'argenté en confiance... plus ou moins. C'était une histoire compliquée.

Il observa son ami jurer à maintes reprises, insulter Knuckle avec toute la détresse qu'il pouvait rassembler lorsque la température du brun commença à monter graduellement.

« Je ne comprends extrêmement pas... » Grommela le prêtre, qui avait mis de côté ses extrêmes questions sur le simple fait que le brun s'était retrouvé empoisonné. « Je lui ai pourtant extrêmement administré l'antidote ! » L'humain était à court d'idées, il était presque en train de tourner en rond, parcourant du regard les rayons de produits de son infirmerie. Son anxiété n'était pas aussi élevée que celle de Gokudera, mais plus l'argenté lui criait de faire quelque chose, n'importe quoi, moins il savait quoi faire, et se retrouvait les bras ballants.

Puis, après un énième tour sur lui même, ses yeux cendres tombèrent sur la solution. La solution de l'extrême. Il se précipita sur le verre le plus proche - se fichant de savoir s'il était propre ou sale - et s'en alla aussi sec en direction de l'évier, pour remplir le récipient d'eau froide. Il posa ensuite l'objet sur la table, à quelques centimètres de Gokudera, avant de saisir le malade par la chemise, doucement, de peur de l'écraser sous ses doigts - il semblait si fragile, après tout. « Hayato. Takeshi, tenez-le à l'extrême, j'ai peur de lui faire plus de mal à l'extrême que de bien. »

Les deux interpellés s'approchèrent immédiatement pour saisir chacun un bras de Sawada Tsunayoshi. Yamamoto serra les dents le nouveau n'était pas humain, pour avoir des membres aussi fins et osseux. C'en était presque dégoûtant au toucher - pas qu'il était dégoûté de lui, mais la texture, le simple fait de presque pouvoir sentir la moindre petite artère, le moindre petit os... Ca lui donnait la chair de poule.

Par quel genre de traitement le brun était-il passé pour devenir ce qu'il était aujourd'hui ? Si maigre et si faible ? De plus, pourquoi ne l'avaient-ils pas remarqué dès le premier regard ? Avaient-ils été trop perdus dans leur envie d'éradiquer tout type de nouveau qui se présentait à eux ? Il fronça les sourcils. Il avait été idiot. Ils avaient tous été idiots.

Si Gokudera lui faisait confiance, et était son ami, alors Yamamoto essaierait de se faire pardonner et ferait de même. Pour le moment, tous étaient rassurés de voir la température précédemment si élevée diminuer doucement.


Giotto reposa la lettre sur la table, après la lecture, et demanda aux gardiens, minus Knuckle, ce qu'ils en pensaient. Tous fronçaient les sourcils, même les moins sérieux d'entre eux. La situation semblait assez grave, de ce qu'ils pouvaient en comprendre. Cette nouvelle famille avait de quoi les inquiéter, et les rumeurs qu'Alaude en avait entendu durant une de ses missions en Sicile ne faisait qu'augmenter la couche épaisse d'anxiété qui menaçait les beaux jours à venir.

« Que ça soit clair. » Dit le blond, très sérieux. « Je ne veux qu'aucune des informations que vous avez entendue ici ne sorte de cette pièce avant que l'on en sache plus, et que j'en donne la permission. Alaude. Tu sauras mener l'enquête ? »

Le carnivore acquiesça, il s'attellerait à la tâche dès que sa soif de curiosité concernant le marchand d'animaux serait rassasiée.