Résumé : Sasuke, assassin amateur, voit sa chère routine malmenée lorsqu'il est surpris en plein acte par l'une de ses camarades de classe. Que faire ? /!\ UA, police

Les personnages ne m'appartiennent pas, évidemment !

Les pensées du personnages en POV sont en italiques.


Sasuke fut réveillé quelques heures plus tard, dans l'un des lits de l'infirmerie, par un rayon de soleil timide mais néanmoins agressif. Son corps entier était douloureux et sa propre voix lui donnait l'impression qu'on frappait sa tête avec un marteau. Une chose de sûre, c'est qu'ils ne l'avaient pas raté. La moitié de la classe lui avait tapé dessus et ils s'en étaient donné à cœur joie. Et Sai ne l'avait pas raté non plus, il avait poussé tous les autres élèves pour être bien face à Sasuke, pour être sûr que ses coups portent mieux.

Tant mieux pour eux.

Il fallait vraiment qu'il commence à penser sérieusement à ces histoires de cours d'auto-défense. Karate, judo, kong-fu... Hier, l'homme avait faillit lui échapper une deuxième fois et l'avait blessé au poignet, et aujourd'hui les gens de sa classe l'avaient battu jusqu'à qu'il perde conscience, que quelqu'un le prenne en pitié et daigne l'amener à l'infirmerie.

Il se leva avec difficulté du lit et repéra un miroir à l'autre bout de la salle. Bien que ce fut qu'une ligne droite, Sasuke avait senti cette traversée comme un véritable parcours du combattant. Arrivé enfin à destination, il se dit que finalement tant d'effort ne valaient pas l'horreur qu'il contempla. Il se regarda dans le miroir, le portrait n'était pas très beau, pas qu'il soit beau habituellement mais là, ça faisait vraiment peur. Œil au beurre noir, contusions, et bosses, lèvres ouvertes... Plus son poignet qui lui faisait toujours mal et les marques de strangulations d'hier soir sur son cou.

Posées à même le sol, il remarqua ses affaires. On les lui avait même ramenées, au moins une bonne nouvelle, il pourra prendre une douche comme ça. Après s'être courbé dans tous les sens pour souffrir le moins possible, il dû se résigner à se déshabiller normalement malgré la douleur. L'eau coulant sur son corps le soulageait le temps d'un instant. Il sorti trop tôt à son goût et remit son uniforme scolaire.

Dès qu'il sorti l'infirmière se jeta sur lui, lui donna tout un tas de médicaments et de pommades. Elle lui proposa ensuite de rentrer chez lui mais il refusa poliment et lui fit signer son mot. Jamais Uchiha Sasuke ne sécherait les cours même dans le plus mauvais état possible. Elle ne lui demanda pas qui avait bien pu s'en prendre à lui. Car de un, c'était évident et de deux, il ne faudrait pas que cette personne ait des problèmes. Ce serait mauvais pour la future carrière de Sai. C'était probablement pour cette même raison qu'il avait pas été emmené à l'hôpital.

Mais tout cela ne résolvait en aucun cas le problème de Sasuke.

La tuer ou ne pas la tuer ? Telle est la question...

Ou peut-être les tuer ?

Ino avait prononcé son nom, pas entièrement certes, mais elle l'avait fait. Elle n'a pas dis de quoi il s'agissait non plus mais ce n'était probablement pas pour faire son éloge. Elle n'avait jamais été spécialement aimable avec lui et depuis qu'elle sortait avec Sai, elle était toujours là lorsqu'il le rackettait. Elle en profitait toujours un peu pour lui prendre son argent.

Il poussa la porte de l'infirmerie et se retrouva directement dans la cour vide. Cela faisait déjà quelques minutes que la pause était terminée. Il passa par son casier où il déposa sans aucune délicatesse ses affaires de sport. Son casier était le casier le plus en mauvais état de tout le lycée. Le personnel n'avait pas fait remarqué ces détériorations à Sasuke, puisque tous savaient à quoi elles étaient dû. Une cause portant le nom de Sai. Il se saisit de ses affaires pour le prochain cours et leva ses yeux. Il n'y avait jamais fait attention auparavant, mais d'ici, il avait une parfaite vu sur la casier d'Ino et ceux du reste de sa bande.

Il se souvint d'avoir un jour surpris Shion en train d'écrire dans un cahier pailleté. Après avoir hurler que Sasuke n'était pas autorisé à lire ce qui y était écrit malgré le fait qu'elle écrivait à coté de lui. La jeune fille lui avait expliqué que les filles, souvent, notaient par écrit les détails de leur vie pour se ''libérer du stresse''. Il ne savait pas de quel genre de stresse il pouvait s'agit, mais se dit qu'il ne s'agissait probablement pas du stresse de se faire surprendre en train de tuer quelqu'un.

Peut-être qu'Ino faisait parti de ce genre de fille. Il fallait qu'il en soit sûr. Il ferma le cadenas de son casier, bien que cela ne servit à rien puisque son cadenas avait été forcé aujourd'hui encore. Déterminé, il s'approcha en essayant d'être le plus naturel possible du casier d'Ino. Mais cette entreprise fut rapidement abandonnée quand le jeune homme repéra Kiba faire une sieste à coté de leurs casiers.

Quitte à faire l'école buissonnière, pourquoi ne pas partir loin du lycée ?

Quand on sait à quel point le concours d'entrée de ce lycée était dur et sélectif, Sasuke se demandait comment Kiba était parvenu à le réussir sans tricher. Il se demandait surtout comment Kiba faisait pour ne pas se faire définitivement viré avec toutes ces absences. Ce n'était pas dans les habitudes du lycée de garder les sécheurs et autres mauvais élèves.

Le piston sûrement.

Déçu de l'échec de cette nouvelle opportunité, il se résolu à retourner en cours. Arrivé devant la salle, il frappa deux fois. N'ayant pour réponse que le bruit d'une classe sans surveillance, il en conclu que le professeur était absent et entra sans plus attendre. Il pénétra dans la salle, qui aussi bruyante que s'il s'y déroulait des combats de catch. Il avança sous les yeux attentifs et aiguisés de ses camarades qui scrutaient le moindre de ses faits et geste. C'est au deuxième rang, comme d'habitude, qu'il trouva ses trois acolytes.

Shion l'accueilli avec un sourire puis elle fit semblant de ne pas savoir ce qui s'était passé, Udon, lui, l'avait juste « plaint ». Et Shino, était toujours aussi calme, il n'avait même pas levé les yeux quand Sasuke s'était assis à coté de lui. la blonde se mit à bouder, elle le voulait à coté d'elle.

Ino qui se trouvait dans le fond de la classe sorti précipitamment telle une fusée, tout en mettant la main à sa bouche. Le jeune homme entendit une voix dire que c'était sa présence qui dérangeait sa majesté la reine et lui donnait envie de vomir. Puis il entendit des rires mais il ignora toutes ces personnes.

Il devait trouver un moyen de la séparer de harem personnel sans se faire voir. Ce qui était quasiment impossible car même après qu'une personne ait enfin fini de parler avec la jeune fille, instantanément en une autre sortait de l'ombre pour lui parler. Il pouvait toujours tenter de pénétrer dans sa maison et de l'enlever mais, il ne pouvait pas la suivre jusqu'à chez elle, il avait toujours vu Temari rentrer en voiture avec sa mère... La voix d'Udon le sorti de sa trans.

« Quand j'étais petit, je croyais que ''pierre qui roule n'amasse pas mousse'', c'était du latin !

- HAHA, mais quel idiot ! » Hurla Shion, qui s'écroula sur sa table à force de rire.

Sasuke resta perplexe quelques instants devant ces choses qu'il qualifiait ''d'amis''.

« Ça ne te fait pas rire, Sasuke ? »

C'était censé être amusant ?

« Bah oui ! T'as pas d'humour, c'était pourtant si drôle. » lui répliqua Shion, essuyant un larme au coin de son œil.

Sasuke ne pouvait pas vraiment dire pourquoi mais il était sûr que ce n'était pas drôle. Pas qu'il s'y connaisse en humour... Shion rit encore cinq bonnes minutes et semblait même en perdre le souffle.

Comment diable pouvait-il savoir ce qui était drôle et ce qui ne l'est pas ?!

Le professeur du cours suivant entra dans la classe en excusant pour son son retard et fit cesser le brouhaha. La classe devint subitement silencieuse et c'est à ce moment précis que le ventre de Sasuke décida de se manifester de la manière la plus bruyante qu'il existait au monde.

La classe entière avait levé les yeux vers lui, même le professeur. Il n'avait pas eu le temps d'aller acheter de quoi manger et avec toute cette histoire Sasuke avait raté la cantine. Pas que ce fut très bon là-bas, mais il y a certains besoins qui se devaient d'être remplis.

Il sortait doucement ses affaires, essayant de ne plus se faire remarquer, quand soudain un paquet de gâteaux fit son entrée dans le champs de vision de Sasuke. Shino semblait avoir pitié de lui et lui avait offert de quoi manger. Le jeune homme le remercia et mangea discrètement. Il s'était déjà bien trop fait remarquer pour la journée, lui qui essayait de toujours passé inaperçu.

Si Sasuke devait effectivement tirer ses amis, il mettrait Shino en premier finalement. Il ne posait jamais de questions inutiles et dérangeantes comme « Tu veux aller au cinéma ? », « qu'est ce que tu aimes faire ? », « Qu'est ce que tu as fait ce week -end ? ».

Veulent-ils vraiment que Sasuke leur raconte comment il a démembré quelqu'un ? Shino ne lui parlait quasiment jamais. Juste pour les choses importantes, et était toujours très silencieux.

Le regard de Sasuke, à travers ses lunettes, dévia sans trop le vouloir sur Ino, qui rentrait de son expédition aux toilettes. Elle avait le teint beaucoup trop pâle et se tenait encore le ventre. Elle s'excusa de son retard auprès du professeur, qui mielleux lui indiqua sa place, signe qu'elle avait l'autorisation de retourner en cours.

Que faire ?

Sasuke ferma les yeux et le cours commença.

La journée se passa mais pas un seul instant Ino fut laissée seule. Ils semblaient ne pas vouloir la laisser la quitter un seul instant. Sasuke commença à désespérer mais les regards haineux de Karui, qui semblaient lui être adressés quand il passait près d'elles, lui avaient fait comprendre qu'elle n'était pas au courant de son petit secret.

Une personne en moins à tuer, mais pour combien de temps ? Le jeune homme devait trouver un moyen d'éliminer Ino avant que celle-ci ne se décide à parler encore une fois. Mais cette dernière semblait passive comme si tout autour d'elle ne la touchait pas. Elle ne semblait pas vouloir parler de si tôt.

Tant mieux.

Avec '' L'Histoire du Vestiaire'' comme il était courant de l'appeler dans le lycée maintenant, Sasuke ne pouvait prendre le risque de tuer Karui sans passer directement en première position des suspects. Mais pour Ino, c'était une autre histoire.

Ino était populaire. La plus belle fille du lycée. Elle sortait avec le garçon le plus populaire. Elle était entourée d'une masse importante de gens. Beaucoup d'entre eux l'admiraient et beaucoup d'autres l'enviaient. Une trahison par jalousie. Ce sera plus facile de faire porter le chapeau à l'un de ses fanatiques pour ce meurtre. Il ne devait pas, ne serait-ce qu'une seule seconde se faire suspecter. Il vaut mieux passer pour un pervers que pour un meurtrier.

Traversant le portail de la liberté, Sasuke remarqua Temari rentrer avec sa mère, mais il vit qu'Ino ne suivait pas sa sœur et se dirigeait vers l'un des bus. Cela ne parut pas logique à Sasuke mais puisque sa logique était différente de celle des autres, il n'en tenait pas rigueur. Il monta à son tour dans le même bus qu'Ino, ignorant parfaitement où ce dernier allait l'emmener. Habituellement, il venait et repartait du lycée à pied, il n'avait jamais fait attention que l'une des deux sœurs rentrait en famille alors que l'autre devait prendre le bus.

Il s'assied, seul, sur l'un des sièges de devant avec une excellente vue sur Ino grâce au rétroviseur du chauffeur. Il se baissa pour ne pas être à la portée de la vue de la jeune fille mais ceci s'avéra inutile quand il la vit mettre ses écouteurs puis sortir un livre. Elle l'ouvrit vers le milieu et commença à lire. Tout en lisant, elle remit l'une de ses mèches blondes derrière son oreille, Sasuke put voir le titre ''Les Misérable'' de Victor Hugo.

Udon monta à son tour dans le bus, il repéra Sasuke et s'assied automatiquement à ses coté. Cela avait été une journée encore plus dure que d'habitude, et il n'avait pas envie de parler de quoique ce soit avec qui que ce soit. Heureusement Udon sembla lire dans ses pensées et sorti à son tour un livre, lui sourit et se mit à lire silencieusement un roman policier.

Le chauffeur tourna la clé et ils partirent loin du lycée pour aujourd'hui.

Le jeune homme espérait pourvoir se débarrasser d'Ino le plus tôt possible et retrouver sa douce routine qui lui manquait déjà tant. Il l'observa dans le rétroviseur pendant plusieurs minutes, elle semblait totalement concentrée sur sa lecture, elle ignorant les gens qui tentaient de capter son attention. Sasuke l'observa plusieurs minutes.

Le jeune homme ne put s'empêcher de penser qu'il n'aimerait pas être une attraction touristique comme l'était Ino. Bien qu'elle fut assise du coté fenêtre et tournée vers cette dernière, des gens criaient son nom ou lui touchaient l'épaule pour attirer son attention. Probablement pour avoir son avis, elle leva ses yeux, regarda vaguement le téléphone que l'une de ses courtisanes lui montrait et fit un ''oui'' désabusé de la tête et se tourna un peu plus vers la fenêtre, retournant à sa lecture. Sasuke se détendit un peu plus.

Au bout de quelques temps de route, le bus s'arrêta dans un quartier qu'il ne connaissait pas, Ino se leva et sorti par la porte de derrière. Le brun la regarda s'éloigner puis monter les marches d'un pavillon.

Gagné.

Pavillon, qui d'ailleurs, ne se trouvait absolument pas là où Sauke avait perdu la jeune fille de vue la vieille...

Et le bus reparti sans autre forme de procès.


Chaque jour, on sentait que l'hiver s'installait tranquillement sur la ville de Konoha. Le soleil était déjà couché depuis plusieurs heures lorsque Sasuke sauta par dessus le grillage du pavillon de la maison d'Ino et atterri à quarte pattes directement dans le jardin.

Il avait pris du retard sur son planning quand il avait dû accepter à contre cœur l'invitation d'Udon chez sa famille, ne voulant pas marcher des heures pour rentrer chez lui. Famille qui, ravie que le fils ait un semblant de vie social, avait insisté pour qu'il reste manger avec eux et l'avait finalement ramené chez lui en fin de soirée.

D'une taille moyenne, le pavillon Yamanaka ne ressemblait en rien à la maison de Sasuke. En comparaison, lui vivait dans un manoir. Il se demanda comment les parents d'Ino avait fait pour payer l'entrée dans un lycée aussi cher que celui de Konoha pour leurs deux filles.

Son sac plutôt lourd sur l'épaule, son déguisement bien ajusté, il se releva discrètement.

Depuis le jardin des Yamanaka, Sasuke pouvait apercevoir Temari et ses parents en bas en train de regarder la télévision, grignotant et riant tous ensemble, Sa cible n'était pas avec eux. Une lumière à l'étage était allumée, le jeune homme en déduit que c'était la chambre d'Ino. Une ombre à queue de cheval remua derrière les rideaux et confirma l'hypothèse du jeune homme.

La fenêtre de la jeune fille était fermée et se trouvait juste au dessus du garage. Même s'il y allait avoir un peu de sport Sasuke était sûr d'y arriver, ce n'était pas très haut. Et la maîtriser sera encore plus facile. Elle n'aura même pas le temps de se rendre compte de quoi que ce soit, qu'elle sera déjà endormie par une seringue qui l'attendait patiemment dans la poche de Sasuke.

Un rapide coup d'œil lui permit de voir qu'il n'y avait personne dans les alentours. Il traversa le jardin à petit pas et monta sur le garage très rapidement. Il sentait déjà ses muscles l'abandonner. Il observa le sol quelques secondes, se demandant comment il allait pouvoir descendre Ino en toute discrétion.

Il se colla ensuite au mur extérieur, Sasuke sorti son passe-partout et défit facilement la serrure de la fenêtre de la jeune fille. Il l'ouvrir doucement pour ne pas attirer son attention et lança un regard discret dans la chambre de la jeune fille. Des murs blancs et vides. Un lit, un bureau. Et rien d'autre. Aucune photo mis à part la photo de classe de l'année dernière. On aurait dit une prison. Elle était allongée sur son lit, dos à lui, sûrement en train de lire. Sasuke pouvait entendre la musique d'Ino sortir des écouteurs, ce sera encore plus facile que prévu.

Il posa ses mains sur le rebord de la fenêtre, vite suivies de son pied droit. Mais alors qu'il touchait au but, il entendit une voix rauque hurler :

« Jeune homme ! On peut savoir ce que vous faîtes ?

-Chéri, ça doit être un pervers ! »

Sasuke se retourna brutalement et fit face à un couple d'âge mûr, probablement les voisins d'Ino faisant des rondes comme les siens pour veiller sur le quartier endormi. Il était vrai que le quartier d'Ino n'était pas aussi aisé que le sien mais ce n'était pas une banlieue dangereuse non plus.

Et il est 1h du matin ! Retournez chez vous !

Se faire surprendre dans une position délicate : trois fois. Se faire traiter de pervers : deux fois. C'est dur même pour un sociopathe.

« Ino, fermez votre fenêtre ! »

A ces mots, Ino se retourna. Même avec ce déguisement, elle serait capable de le reconnaître. Elle l'avait bien reconnu hier alors qu'il portait une perruque et qu'il n'avait pas ses lunettes. Sasuke cacha son visage, lâcha prise et sauta du haut garage pour finir dans le jardin.

« Allô, Police ? »

De pire en pire.

« il y a un homme qui escalade un mur pour pénétrer dans la chambre de la fille de mes voisins et ... »

Il passa devant la baie vitrée et se fit voir de la famille se trouvant dans le salon. Il entreprit de s'enfuir le plus loin et le plus vite possible. Il sauta une deuxième fois le grillage, mais fut pris en course par le voisin.

Un homme qu'il supposa être le père d'Ino se lança à son tour à sa poursuite.

Sa fille lui ressemblait beaucoup : grand, les cheveux blonds argentés, svelte, probablement très sportif, Sasuke ne tiendra pas longtemps face à lui. Ino apparu à la fenêtre, cherchant du regard celui qui avait tenté d'entrer dans sa chambre, l'air absente.

Les deux hommes d'une quarantaine années le poursuivaient et ils tenaient la forme malgré leurs âges. Ce qui ne fut pas le cas de Sasuke qui avait commencé à s'essouffler dès la secondes où il s'était mis à courir. S'il n'avait été si défaillant en sport il aurait pu les semer vite-fait, lui étant dans la fleur de l'âge. Heureusement son instinct de survie bougeait ses jambes à sa place, il fut bien aisé de se souvenir qu'il avait prévu de prendre un chemin caché au cas où il avait réussi à emmener la jeune fille avec lui.

Il s'engouffra dans un petite rue perpendiculaire et arriva à un carrefour. Il passa par dessus une barrière interdisant l'accès au public, traversa un vieil immeuble désaffecté et arriva dans une ruelle très étroite et boueuse qu'il longea pour se retrouver sous un pont où il n'y avait personne.

Il tomba à terre essoufflé. Il prit quelques minutes pour reprendre son souffle quand du bruit se fit ressentir sur le pont. Il se cacha sous des cartons mouillés et sales qui devaient être là depuis bien avant sa naissance et patienta jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de bruit.

Il retira sa perruque, retourna sa veste, mit ses lunettes et se déchaussa. Il était à présent méconnaissable. Aujourd'hui, il rentrera pieds nus, ce n'était pas la première fois que cela lui arrivait et cela ne sera sûrement pas la dernière. Il rangea toutes ses affaires dans son sac et mit le sac en question dans une fissure dans le mur assez large pour et cacha le tout avec un carton à moitié déchiré. Il reviendra le chercher un autre jour.

Il se laissa tombé contre le mur, exténué, et alors qu'il grelottait dans le froid des sans-abris arrivèrent, probablement pour passer la nuit ici. Ayant pitié du jeune homme, ils lui donnèrent des couvertures et l'invitèrent avec eux près du feu sans lui poser la moindre question, ce qui plut beaucoup au jeune lycéen. Il accepta leur invitation de bon gré, il s'installa près du feu et resta silencieux. Sasuke se promit de revenir une prochaine fois pour leur montrer sa gratitude comme devait le faire un Uchiwa.

Deux policiers arrivèrent près d'eux et les questionnèrent sur un homme roux de taille moyenne avec un grand sac noir et vêtu de noir, ayant tenté de pénétrer dans la chambre d'une jeune fille. Les sans-abris aboyèrent qu'ils n'avaient rien vu et les policiers partirent en demandant d'éteindre le feu légèrement contraints par les bouteilles vides jetées, sans vraiment le vouloir, sur eux.

Au bout de plusieurs heures à écouter les sans-abris chanter des chansons n'ayant aucun sens et les avoir vu danser sans aucune coordination sur ces mêmes chansons, Sasuke put enfin rentrer chez lui. Il ignora sur le chemin les regards interrogateurs que posaient sur lui les passants lorsqu'ils constatèrent qu'il n'avait pas de chaussures.

Arrivant presque chez lui, il se fit surprendre par sa voisine, la vieille Chiyo. Elle lui sauta dessus quand elle remarqua qu'il n'avait pas de chaussures. Elle lui donna des chaussons d'infortune et lui proposa d'entrer se réchauffer chez elle et de manger des cookies. Il refusa poliment et se dirigea vers sa demeure, la vieille dame ne rentra chez elle que lorsqu'elle fut certaine que le jeune homme fut bien chez lui.

Sasuke n'était pas étonné par la bienveillance de la vieille dame. Elle avait été très présente pour lui dans son enfance, quand il était quelqu'un d'autre... Souvent après les cours au collège, après s'être fait racketter, il se réfugiait souvent chez elle. Il s'enroulait dans un immense châle en laine qu'elle avait fait elle-même et dont les motifs n'étaient absolument plus d'actualité, buvant un chocolat beaucoup trop chaud tout en la regardant tricoter en silence. Puis il s'endormait et la vieille dame, grâce à une force insoupçonnée sortie dont ne sait où, parvenait à le coucher dans un lit à l'étage. Il était le fils qu'elle n'avait jamais eu, plus maternelle avec lui que sa propre mère.

Enfin dans sa chambre, il se laissa tomber sans aucune grâce sur le siège de son bureau. Ses jambes lui faisaient encore mal et ses pieds étaient gelés. Face à son ordinateur, Sasuke se rendit compte que c'était la première fois qu'il subissait autant d'échecs en un laps de temps si bref.

Il était à court de ruse. Ino était intouchable. Jamais laissée seule une seule seconde. Il ne pouvait pas se débarrasser d'elle. Et encore combien de temps avant qu'elle ne se décide à parler ?

Heureusement que son père n'était pas là pour voir ça. Fatigué et démotivé jusqu'au plus profond de lui. Ses yeux noirs se baladèrent sur son bureau, il avait de grandes difficultés à les garder ouverts jusqu'à ce que son esprit soit réveillé par ce qu'ils virent.

Sur son agenda, ouvert sur son bureau, il reconnu l'écriture de Shion qui avait écrit quelque chose dessus et l'avait entouré de tout un tas de petits cœurs de tout un tas de couleurs différentes. Elle prenait souvent son agenda pour écrire dessus, comme par exemple la date de son anniversaire ou celle d'Udon. Il n'avait pas besoin qu'on les lui rappel, il avait une excellente mémoire, lui.

Sasuke s'approcha un peu plus de son agenda, il était ouvert sur la page de demain.

Demain soir.

Il y a la soirée d'anniversaire de Sai.


J'espère que ce chapitre vous a plu !

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La bise !

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