Chapitre 4 : Harry Potter, tombeur des ses DAMES malgré lui

Diclaimer: J'ai toujours un doute sur l'ortho de ce mot. Disclamer ou disclaimer? Soit, rien ne m'appartient bien evidemment, tout est JKR. Un jour, j'aimerais lui parler et lui faire conprendre la necessité absolue que Draco et Harry finissent ensemble. Je suis sure qu'elle comprendra lol.

Note de mwa: Hum, j'ai l'étrange pressentiment que je vais me faire lyncher. Mais il faut bien qu'il s'amuse Ry! C'est tout ce que j'ai à dire. Enjoyez!


Harry relut pour la cinquième fois la phrase « ajoutez cinq grammes de scarabée en poudre et tournez deux fois dans le sens inverse des aiguilles d'une montre » et soupira. Il prit le flacon de scarabée en poudre et approcha sa balance pour en extraire dix grammes lorsqu'il se rendit compte qu'il l'avait déjà fait. Il poussa un soupir à nouveau et mit les dix grammes préalablement pesé dans le chaudron avant de tourner distraitement deux fois la mixture.

- DANS LE SENS INVERSE DES AIGUILLES D'UNE MONTRE, POTTER !

Re soupir de Harry. Il n'était mais absolument pas d'humeur à subir les diatribes de ce cher Snape. Il garda les yeux baissés sur sa potion et serra les poings, énervé. Pourquoi Snape ne comprenait-il pas qu'il avait d'autres chats à fouetter qu'une foutue potion de Gloire ?

- Evanesco, dit son professeur en agitant sa baguette.

Harry eut presque un soupir de contentement quand la mixture ignoble et son odeur s'évanouirent. Ce que Snape ne laissa pas échapper.

- Je me demande encore pourquoi vous avez pris l'option Potions avancées, Potter. 20 points de moins pour Gryffondor et 1 mètre et demi de parchemin sur les effets indésirables de l'utilisation de salamandres dans les potions de Gloire pour demain. Maintenant sortez d'ici, Potter.

Le survivant retint à grande peine un sourire ravi. Ce cher Snape se rendait-il compte du service qu'il luirendait à ce moment précis ? Ce dernier espérait que non ou Snape changerait certainement d'avis. Il garda donc un visage impassible et remballa ses affaires. En passant devant les autres chaudrons, il croisa le regard de Pansy Parkinson et détourna les yeux. Pas assez tôt cependant pour ne pas voir son sourire et son clin d'œil moqueur. Elle ne laisserait pas passer ça bien sur…

Dans quelle merde s'était-il encore foutu ?

Flash-back:

Tout le monde semblait heureux aujourd'hui. Heureux de retourner à Poudlard, de tous se revoir. Tout le monde plaisantait dans cette salle commune surchauffée, trop rouge, trop dorée comme une prison inavouée. Harry étouffait dans cette atmosphère feutrée, pleine de bons sentiments où tout le monde souriait, où tout le monde plaisantait. Pourquoi riaient-ils ? Pourquoi ne pouvaient-ils simplement pas imiter son propre désespoir ? Ne pouvaient-ils pas tous se taire et arrêter d'essayer de faire « comme si » dans ce pathétique remake de « tout le monde il est beau et tout le monde il va bien » ? Il en avait déjà marre d'être ici, marre de faire semblant d'être heureux et insouciant. Pour la première fois, Poudlard n'avait pas le don de lui remonter sensiblement le moral.Ron parlait et parlait, tout sourire sans se rendre compte, grand niais qu'il est, qu'Hermione le dévorait du regard. Seamus aussi par la même occasion. Pauvre Seamus. Harry comprenait plus que quiconque le désespoir de son ami. D'ailleurs si ce dernier n'était pas lui aussi si appliqué à garder le sourire et à feindre l'espoir, il l'aurait certainement convié à la petite réunion de"pathétique seul avecson désespoir"qu'il avait prévu d'organiser quelques minutes plus tard dans le dortoir. Tant pis pour lui, pensa Harry.

Après encore quelques minutes à les observer tous, le Gryffondor eut finalement le courage de se lever en plein milieu d'une blague de Ron et de quitter la salle sous leurs regards étonnés. Faussement étonnés. Y avait-il encore quelqu'un pour croire qu'Harry allait bien ?

Il était sorti et il avait erré dans les couloirs, les mains dans les poches, le regard vide. Ses amis croyaient qu'il déprimait à cause de Voldemort, de la prophétie, de Sirius ect… Harry ne pouvait pas nier qu'il y avait un peude cela dans sa dépression. Mais le sujet de ses pensées, alors qu'il déambulait dans les couloirs sombres et déserts du château n'avait presque rien à voir avec le mage noir. Harry aurait pratiquement préféré que cela soit le cas. Mais non…

Il pensait à Draco Malfoy.

Il hantait son esprit, toujours présent à chaque instant avec son visage d'ange incrusté au plus profond de son cerveau. Pourquoi était-il toujours dans ses pensées ? Pourquoi le suivait-il mentalement partout ?

Le visage du Serpentard l'avait poursuivi tout l'été et c'était encore pire depuis qu'il l'avait revu. Toujours aussi beau, toujours aussi classe, toujours aussi froid, toujours aussi Malfoy.

Bon sang mais pourquoi Draco Malfoy ?

- Harry ?

Il reconnut sa voix avant même de lever la tête. Elle le regardait avec ses yeux noisette, immobile dans la pénombre. Ils brillaient de désir. Ce n'était pas la première fois qu'elle le regardait ainsi. Elle lui avait fait de nombreuses avances peu subtiles à la fin de l'année passée. Elle avait envie de lui de toute évidence. Au début, Harry s'était demandé pourquoi. Il ne se trouvait pas particulièrement attirant et elle ne pouvait pas être intéressée par sa personnalité. Peut-être qu'elle aimait juste l'idée de se taper le survivant, l'Elu. Il l'avait repoussé au moins une quinzaine de fois. Elle était jolie mais il n'avait franchement pas envie de coucher avec elle. En réalité, il n'avait aucune envie de coucher avec une fille tout courtmais plutôt mourir que se l'avouer. A cette époque du moins. Aujourd'hui, c'était différent. Aujourd'hui, deux voix parlaient en Harry. La première lui disait de foncer et de satisfaire la jeune fille. Il se sentait seul et était en manque d'affection (et de sexe accessoirement) alors autant en profiter. L'autre voix lui disait, pleine de moralité que cela ne l'aiderait pas du tout.

Était-ce un hasard si la jeune fille se trouvait sur son chemin la nuit même ou la voix de la moralité était à l'agonie chez lui ?

Elle portait une sorte denuisette noire en soie qui la mettait bien plus en valeur que les robes de sorciers. Ses longs cheveux noirs encadraient son visage doux et dur à la fois. Elle était déjà proche de lui mais elle se rapprocha encore, tandis qu'il reculait contre la muraille. Elle plaça ses bras frêles et pales de part et d'autre de son corps et eut un sourire accompagné d'un regard plein de sous-entendus. Le corps du jeune homme prit définitivement le dessus et il l'embrassa. Elle eut d'abord un petit cri de surprise mais se reprit rapidement et Harry sentit ses mains se glisser sous son t-shirt. Elles étaient froides et douces, surement comme les siennes. Il ferma les yeux et imagina que ce n'était pas elle qui le touchait mais lui. Que c'était sa langue qui jouait dans sa bouche. L'effet fut immédiat. Ses propres mains parcoururent son corps, avides, passionnées lui tirant des soupirs langoureux. Il sentit rapidement sa chemise le quitter tandis qu'il remontait la nuisette de la jeune femme et lui enlevait sa culotte.

Il caressait son corps sans vraiment le sentir. Il l'embrassait sans vraiment l'embrasser. Son pantalon tomba sur ses pieds. Il la laissa placer ses jambes autour de sa taille et prit ses fesses entre ses mains pour la maintenir à bonne hauteur. Ses jambes s'entrouvrirent pour lui tandis qu'il continuait à la caresser. Il sentit son corps se cambrer quand il la fit sienne. Il la prit comme un possédé, voulant plus toujours plus tandis qu'elle gémissant et criait. Mais ce n'était pas sa voix qu'Harry entendit mais celle d'un autre. Et tandis qu'il allait en elle, ce n'est pas son visage qui lui parvint mais le sien. La jouissance le submergea et malgré lui, parce qu'il ne savait plus vraiment qui il tenait dans ses bras, parce ce qu'il ne pensait pas aux conséquences, son nom traversa ses lèvres dans un gémissement final.

Draco.

Il la sentit se tendre et puis se retirer. Il laissa sa tête cogner contre la pierre froide et humide pour reprendre ses esprits. Il rouvrit peu après les yeux et la regarda enfiler avec dignité sa nuisette. Tremblait-elle de rage ou d'épuisement ? Surement les deux. Harry pensa qu'elle allait partir et le laisser se maudire seul de ce moment d'égarement, déprimer à l'idée de ce qui l'attendrait désormais mais au lieu de cela, elle se planta devant lui, un sourire moqueur aux lèvres.

- Draco Malfoy, hein ?

Il ne répondit pas et garda les yeux résolument fixés sur le sol. Il voulait qu'elle parte. Tout de suite.

- Qui aurait cru que le grand Harry Potter se mourait de désir pour son ennemi le froid mais néanmoins excitant Draco Malfoy ? Le brun ténébreux et tourmenté amoureux du diabolique ange aux yeux de glace. On se croirait dans un de ses films moldus, tu ne trouves pas ? Au fait, je t'ai dit que tu étais foutrement doué de tes mains et plus, Potter ?

Il releva la tête et croisa son regard amusé. Où voulait-elle en venir ?

- Après une telle partie de jambes en l'air, je me sens d'humeur altruiste. Je vais t'aider à conquérir ce bel ange de Draco, finit-elle en rigolant.

- Quoi ? dit-t-il abasourdi.

- Tu m'as bien entendu, Potter. Je. Vais. T'aider. A. Séduire. Draco. C'est ce que tu veux non ?

- Ben… commença piteusement Harry.

Cela était-il vraiment en train de se produire ?

- Faisons un marché, Potter. Si j'arrive à mettre Draco dans ton lit, tu me devras une autre nuit de folie mais… Dans un lit cette fois, je suis toute endolorie…

Harry comprenant enfin les motivations de la jeune fille, sourit.

- Suis-je donc si doué ?

Elle le jaugea du regard un moment.

- On dirait un Serpentard…

- Quoi au lit ? dit-il, amusé.

- Disons les deux.

Et elle partit sans dire un mot de plus, le laissant encore un peu étourdi par l'acte et la conversation qui l'avait suivi. Harry retourne au dortoir peu après, avec la même démarche errante mais son esprit était plus qu'éveillé par la constatation de deux faits importants.

1) Quelqu'un venait de découvrir le secret qu'il cachait avec véhémence depuis plus de trois mois.

2) Cette personne avec qui, accessoirement, il avait couché, n'était autre que Pansy Parkinson.

Drôle de soirée…

Fin du flash-back

Harry, appuyé contre le mur en face de la salle de Potions, eut un frisson. Il avait couché avec Parkinson, elle connaissait son secret et…

Elle voulait l'aider à conquérir le blond. En échange d'une nuit d'extase.

Harry eut un sourire. Si c'en était à ce point, il devait être vraiment bon au pieu. De quoi traiter Cho Chang de furieuse euphémiste. Note, c'était sa première, il devait avoir fait quelques progrès depuis.

Conquérir le blond tout de même… Comme si un tel truc était possible ? Que Parkinson y croie était quand même plus qu'étrange. Peut-être savait-elle quelque chose concernant Malfoy et ses… désirs.

Harry chassa cette pensée de sa tête. On parlait de Draco Malfoy et de Harry Potter. Impossible que cela soit réciproque. IMPOSSIBLE.

- Et s'ils ont changés la salle de place ?

Harry se tourna vers les voix qui s'élevait du couloir de droite. Il vit surgir trois des élèves de Salem. Harry essaya de mettre un nom sur chacun d'eux. Le gars aux cheveux argentés c'était Smith. Accompagné de la fille qui portait le même nom que sa mère et de Luc Martens. Pourquoi est ce que les élèves de Salem lui rapelait tous quelque chose ?

Il leur adressa un signe de tête avant de leur demander ce qu'ils faisaient là.

- Ce sont tes affaires ? siffla Smith.

Ce n'était pas pour rien que ce type était chez les Serpentards. Harry devait avoir une gueule déplaisante pour se faire rembarrer dès qu'il se montrait sympathique. Quoique, en effet, ce n'était pas vraiment ses affaires. Il haussa les épaules en soupirant avant de reporter son attention sur la porte du cours de Potions.

- Tu pourrais être sympa avec Harry Potter, Sev... Seamus !

Harry soupira. Il avait une nouvelle admiratrice vu le ton employé pour dire Potter. Une de plus, une de moins… Il ne fut même pas surpris d'entendre le garçon marmonner « Justement c'est parce que c'est Harry Potter que je… » Mais Martens (Luc) l'empecha d'entendre la suite en lui demandant :

- C'est la salle de cours de Potions ?

- Ouais, répondit vaguement Harry.

Il entendait des bruits dedans, le cours devait être sur le point de finir. Il FALLAIT qu'Hermione sorte en premier. Harry n'avait pas la moindre envie de voir Parkinson ou Malfoy.

- Donc tu es en sixième année, Harry ?

Le survivant sourit à la jeune fille en confirmant. C'était peut-être juste du fait de son nom mais elle lui paraissait sympathique. Elle avait ce « je ne sais quoi » qui lui donnait envie d'être gentil avec elle. Même si elle avait l'air d'une groupie.

- Et qui te donne cours de potions ? demanda à nouveau la jeune fille qui s'était adossée au mur près de lui.

- Snape, dit Harry froidement.

- Ah ! Je le savais ! dit subitement la jeune fille avec un air ravi. Sinon, tu ne devrais pas y être ?

Dieu sait pourquoi, Harry était incapable de ne pas lui répondre.

- Il m'a légèrement exclus de son cours.

- Pourquoi ? demanda vivement le gars au cheveux argentés.

Le regard de ce type déplaisait plus que fortement à Harry qui répondit froidement :

- Disons que lui et moi entretennons une haine de longue date.

- Vraiment ? demanda la jeune fille qui jetait des regards noirs à Smith. Pourquoi ?

- Rivalité entre lui et mon père.

- L'éternelle rengaine, soupira Luc.

- Ce n'est pas une rengaine ! Je le comprends parfaitement ! râla Smith.

- Mouais… soupira Lily à son tour. C'est quand même totalement injuste comme comportement. S'il se montrait plus gentil, ce…

- Je n'ai pas particulièrement envieque Snape se montre gentil, dit Harry soudainement.

Mon Dieu un Snape sympathique. Le cauchemar.

- Mais Harry, s'il était sympathique en fin de compte, tu pourrais l'apréc…

- Je n'apprécierais jamais un connardcomme Snape ! l'interrompit Harry, énervé.

Mais qu'est ce que c'était que cette conversation bizarre, bordel !

- Au moins, c'est réciproque, Potter, dit une voix froide qui fit soupirer Harry de dépit.

Le professeur de Potions le fixait depuis l'embrassure de la porte avec un sourire sardonique.

- Retenue samedi, Potter.

- Mais, c'est injuste ! s'écria Lily.

- Je n'ai pas besoin de votre avis Mademoiselle Edgecombe, répliqua Snape avec un peu moins de méchanceté dans la voix mais toujours aussi sèchement.

Seamus Smith sembla complètement offusqué. Sans parler de Lily. Harry se retint d'éclater de rire et dit aux trois personnes venues de Salem une fois Snape hors de vue :

- C'est un gars très sympathique en effet…

Il reporta son attention sur les élèves qui sortaient de la classe et eut la désagréable vision de Parkinson au bras de Malfoy. Il détourna le regard, furieux, gêné, ect… La pléiade de sentiments qu'il éprouvait à la vue de Malfoy au bras de Parkinson était presque devenue habituelle…

- Salut Potter, lui dit Parkinson en passant près de lui avec un sourire explicite.

- Faudra m'expliquer ce qui te prends Pansy, dit la voix traînarde de Malfoy en ignorant Harry.

Il ne devait pas avoir oublié leur discussion bizarre de la veille…

Smith (il n'aimait pas ce gars, vraiment) venait d'entraîner Lily un peu plus à l'écart quand Cissy Black sortit de la classe en grande discussion avec Hermione.

- C'est qui cette fille ? demanda Martens.

- Hermione Granger, répondit-il simplement.

Cette dernière les salua tous, puis dit au revoir à Cissy et prit le bras de Harry.

- C'est sa petite amie ! s'exclama Lily Edgecombe brusquement.

Mais c'était quoi ces gens ? Désespéré d'un comportement si spécial, il lui jeta un regard glacial et ignora la remarque avant de s'éloigner en trainant Hermione derrière lui morte de rire.

- Ne ris pas Mione, ils sont bizarres ces gens.

- Cissy Black est vraiment sympa. Bon un peu prétentieuse mais sympa. Et douée, indéniablement.

- Tu vas tomber amoureuse d'elle ou quoi ? dit brusquement Harry.

Il était énervé sans vraiment savoir pourquoi. Et Hermione sembla bien plus vexée par la remarque que prévu. Elle lui répliqua d'un ton sec qu'il ne lui connaissait pas :

- Ce n'est pas moi le gay ici.

Harry se renfrogna, vexé.

- Maudit soit le jour où je t'ai raconté mes penchants.

- C'était une nuit, Harry, dit malicieusement la jeune fille, toute colère envolée.

Il avait une meilleure amie lunatique. Le fils Potter eut un sourire au souvenir de cette petite nuit dans la salle sur demande. Il pourrait aussi lui demander à elle, s'il était un bon coup mais ce n'était pas vraiment le moment… Quoique.

Ils entrèrent dans la grande salle et s'assirent à la table des gryffondor auprès de Ron et des autres. Harry n'avait pas faim. Il se servit d'un peu de purée et chipota dans son assiette, la tête dans les nuages. Il finit par se rendre compte au bout d'un moment que les rires de ses camarades n'étaient pas normaux. Il releva la tête et croisa leurs regards moqueurs. Enfin, Seamus sortit :

- Alors on s'amuse dans les couloirs ?

Douche froide. Il balbutia :

- Qu-quoi ?

Pitié Merlin, dites moi qu'ils ne m'ont pas vu baiser avec Parkinson, pensa Harry.

- T'inquiètes Harry, on ne dira rien sur toi et Miss Nuisette.

- Et merde, laissa-t-il échapper faisant rire tous ceux qui savaient.

Les gars lui expliquèrent alors comment Ron et Seamus étaient partis à sa recherche et comment ils l'avaient retrouvé en pleine action. Bien sur, ils s'étaient rapidement éclipsés en silence et grâce à Dieu, ils n'avaient pas reconnu Parkinson dans l'obscurité. Si cela avait été le cas, ils auraient tous eu une jolie tête d'enterrement. Harry n'avait plus qu'à entretenir le mystère sur l'identité de Miss Nuisette.

- Ah, Millicent Bulstrode ? suggéra Ron, mort de rire.

- Non, trop gros gabarit, rigola Seamus.

- Euh, Cho Chang peut-être ? proposa Neville.

- Quoi ? Chang ? Serieux Harry, c'était Chang, cette tigresse accrochée à toi ? demanda Ron, ébahi.

- Non, répondit l'intéressé, catégorique.

- De toute façon, Chang a l'air bien trop prude pour crier comme ça, fit Seamus, plus sérieusement.

Harry plongea son nez dans son verre de jus de citrouille pour cacher son rire. Cho Chang, une prude ? Qu'on le laisse se marrer. Elle n'égalait pas Parkinson sur ce point mais elle n'était pas en reste, loin de là.

- Oh, putain Harry, tu t'es tapé Chang aussi ? dit soudain Dean.

Et tout le monde repartit gaiement sur le sujet. Ils s'arrêtèrent cependant quand Hermione et Ginny commencèrent à s'intéresser à leur conversation. Harry en soupira de soulagement et laissa son regard dévier vers la table des Serpentard. Parkinson était occupé à parler avec Malfoy. Harry sentit ses entrailles se glacer d'effroi. Elle n'était quand même pas en train de lui dire, là ?

Comme si elle avait entendu sa question muette, son amante d'une nuit se tourna vers lui et après un moment d'étonnement, lui sourit. Il lui rendit son sourire avec "un peu"moins de gaieté et se replongea dans la contemplation de son assiette. Il avait capté au passage le regard perplexe de Malfoy.

A ce propos, il devrait parler de cette histoire d'évasion à Ron et Hermione ce soir.

En parlant d'Hermione, il avait plus qu'envie de lui demander. Si la réponse était positive, cela aurait le mérite de le rassurer sur les intentions de Parkinson.

Bon, y avait peut-être également un peu d'orgueil dans l'histoire…

- Mione, lui murmura-t-il tout bas, la forçant à se pencher vers lui.

- Quoi ?

- Dis je suis comment euh… tu sais ?

- Oh !

Elle eut un fou rire incontrôlé. Harry attendit patiemment que ça lui passe.

- C'est maintenant que tu me demandes ça ?

- Ben ça fait que quelques mois et je…

- Tu te demandes ça après ton aventure dans les couloirs ?

- Bordel Mione ! s'indigna-t-il, y a-t-il quelqu'un qui n'est pas au courant ?

- Ron parle fort, sourit la jeune femme avant d'ajouter, plus bas, Et tu es VRAIMENT doué Harry…

- Aaah je le savais, répondit celui-ci, heureux, détendu, rassuré.

- CRETIN ! cria-t-elle en se levant soudainement. DANS CES CAS LA, ON RENVOIE LE COMPLIMENT, PRETENCIEUX !

Tous les élèves avaient tourné leur attention vers eux tandis qu'Hermione lynchait son meilleur ami avec sa serviette, un immense sourire aux lèvres.

- AH ! Mais déconne pas – HEY – Mione ! T'étais – RAH ! – GENIALE, FABULEUSE, GRANDIOSE, OK ?

- C'est tout ce que je voulais savoir, dit-elle en se rasseyant humblement et en reprenant ses activités comme si de rien n'était.

Un regard noir de Harry à toute l'assemblée leur fit reprendre leurs conversations. Il croisa le regard de Lily Edgecombe. Était-elle fan à ce point ?

Elle a des yeux verts incroyables, pensa-t-il quand même avant de reprendre sa conversation avec ses amis.

.oOo.

Ils étaient en cours de métamorphose avancée. Harry avait juste en face de lui Malfoy et Cissy Black qui discutaient depuis le début du cours avec animation. Etrangement, Harry avait énormément de mal à se concentrer sur son travail et il venait de changer le bras d'Hermione en tête de serpent. Malheureusement ce n'était absolument pas le but recherché car il devait uniquement transformé le verre dans la main d'Hermione en serpent.

- Franchement Harry, tu es pénible ! Concentre toi ! dit la jeune fille après s'être remis du choc et annulé la métamorphose.

Il regrettait leur cinquième année. Ron n'avait pris pratiquement aucun cours avec lui. Il n'y avait que DCFM, Sortilèges et Botanique qu'ils avaient en commun. Et comme Hermione avait pratiquement tous ses cours avec Harry (c'était plutôt Harry qui n'avait pas de cours avec elle) le rouquin se sentait seul et exclus. D'un côté Harry ne s'en plaignait pas. Ron était marrant, sympa mais très inutile lorsqu'on voulait vraimentréussir. Et Harry voulait réussir. Hermione était juste un peu trop motivée parfois…

Et puis était-il vraiment obligé de se taper le numéro de drague de Black sur Malfoy (pas le contraire pitié pas le contraire) ? Il ne se rendait pas compte des regardsémerveillés qu'elle lui lançait à tout bout de champ ?

- Bon, Harry… Arrête de mater Malfoy comme ça.

- Quoi ? s'insurgea Harry contre sa pseudo meilleure amie.

- Qu'est ce que tu as ?

Le sourire et le regard de Mione qui accompagnait cette phrase donnèrent à Harry la sinistre impression qu'elle savait quelque chose. Ou qu'elle soupçonnait quelque chose. Rien de rassurant. Il se détourna de Malfoy et Black et rendit son sourire à la jeune fille :

- Je les sens pas ces élèves de Salem. Ils sont…

- Bizarres, compléta Hermione, pensive. Oui, tu as raison. Cissy est vraiment gentille mais il y a quelque chose chez elle qui me…

- Oui, tout a fait ! renchérit Harry qui s'il ne connaissait pas ce « quelque chose » comprenait exactement ce que voulait dire la jeune fille.

- Et puis tu ne trouves pas cela bizarre d'envoyer 6 septièmes années et 1 sixième année ? D'ailleurs si on se réfère au système scolaire américain sorcier, il n'y a que six années d'études et je…

- Bon Mione, ils sont bizarres mais ne me pond pas un sujet dessus, l'interrompit Harry. Je trouve juste que leur comportement est étrange. Sans parler de ce Smith...

Il avait la voix remplie de haine d'un coup. Il serra les poings essayant de se calmer. C'était débile de s'énerver pour quelqu'un qu'il ne connaissait même pas.

- T'as réfléchi à ma proposition, Potter ? dit alors une voix traînante qui stupéfia littéralement Harry.

- Une proposition ? répéta Hermione avec un sourire sardonique qui fit rougir Harry.

Esprit lubrique en marche.

- Hey, s'indigna le blond, t'es une obsédée Granger, ou quoi ?

- Aux dernières nouvelles, c'est toi qui vient de faire un sous-entendu, Malfoy, constata Hermione toujours souriante.

Harry lui essayait encore vainement de ne pas imaginer ce que pourrait être une proposition de Malfoy.

- Je ne suis pas venu pour ça, dit finalement le Serpentard, évitant soigneusement Harry du regard. Je parle de cette histoire avec Askaban.

- Tu lui as parlé de ça, Harry ? s'étonna Hermione.

Il ne pouvait plus éviter de parler, là. Il se concentra sur son verre et murmura un non inaudible.

- Tu ne lui as même pas parlé de ma proposition, Potter ? dit froidement Malfoy.

Esprit lubrique en pause. Harry releva la tête, énervé par le ton du garçon. Vexé ?

- Je n'en ai pas eu le temps…

- Alors que tu avais toute la soirée pour le faire, répliqua sceptiquement Malfoy.

Et Harry se rappela soudainement pourquoi, il n'en avait pas parlé hier soir. Pour arranger le tout, Dean s'en mêla :

- Hier soir ? Mais Harry avait de biiiiien meilleures choses à faire avec miss Nuisette que traîner avec ses potes, hier soir, hein Harry ?

- Dean, c'est pas le moment, dit Hermione avec sérieux.

Harry lui était déjà mort de honte. Il ferma les yeux et se massa les tempes nerveusement. Mais la réplique de Malfoy l'acheva :

- Mais il s'emmerde pas le petitpote Potter ! Ça fait que deux jours qu'on est là et déjà il…

- Malfoy, ça suffit ! dit sèchement Hermione. Harry me parlera de ta proposition ce soir et nous en reparlerons demain dans un endroit plus discret.

Sur ses mots s'acheva le petit conciliabule inattendu de métamorphose.

.oOo.

Le soir même, il racontait à Ron et Hermione la proposition de Malfoy.

- Il est dingue de croire qu'on va accepter son aide ! s'insurgea Ron.

Il y eut un silence après cette remarque. Harry regardait les flammes crépiter dans l'âtre et Hermione semblait plongée dans sa réflexion.

- C'est évident que l'on va dire non, hein ? continua Ron un peu moins sur de lui.

Le silence qui suivit une fois encore sa déclaration, le fit se rasseoir.

- Vous êtes pas sérieux ? Libérer un mangemort ? Libérer Lucius Malfoy ! Harry tu ne…

- Evidemment qu'on ne peut pas Ron, dit subitement Harry, énervé. Seulement Malfoy a raison, on ne rentrera pas à Askaban sans son aide. J'ai appris qu'il avait déjà été deux fois sur les lieux et c'est bien plus que chacun d'entre nous. C'est peut-être même plus que n'importe qui à Poudlard ! Nous ne sommes nulle part. Il nous a fallu deux mois entier avant d'apprendre qu'Askaban est au beau milieu de la Mer du Nord. Concrètement, on a besoin de Malfoy mais…

- ON NE PEUT PAS LIBERER UN MANGEMORT HARRY ! cria Ron, désespéré à cette simple perspective.

- Je ne pense pas que si nous libérons Malfoy père, nous libérerons un mangemort, dit calmement Hermione.

Ils attendirent tous deux qu'elle poursuive son raisonnement.

- V… Voldemort n'est pas quelqu'un qui pardonne facilement. Or, on sait que Malfoy a failli là ou il ne fallait pas faillir. Voldemort veut cette prophétie depuis plus de 16 ans ! Je ne pense pas qu'Il se montre très gentil et compréhensif envers lui s'il revenait. Je pense même qu'il peut s'estimer heureux d'avoir été enfermé…

- A ce point là ? s'étonna Ron.

- Oui, à ce point là, confirma Harry qui ne se rappelait que trop bien de sa réaction en apprenant que la prophétie était perdue. D'ailleurs, il n'est pas venu libérer Malfoy d'Askaban même lorsque les Détraqueurs l'ont rejoint. Je crois que la carrière de Malfoy en tant que Mangemort est fortement compromise…

- N'empêche que le libérer, continua Ron.

- Libérer un mangemort pour libérer un innocent, résuma Hermione sombrement, les conséquences de nos actes peuvent vraiment être terribles… On ne doit pas prendre cette proposition à la légère…

Inutile de nous le rappeler, Mione, pensa Harry tristement.


Voila! J'espère que vous avez quand même aimé malgré le petit H/P lol. Ne me tuez pas et dites moi juste si vous ne trouvez pas ca un peu OOC... Enfin, au cas ou vous n'aurez pas saisi, je n'ecris pas cette fic pour qu'elle obtienne le prix Pulitzer (Dieu sait comment ca s'écrit) mais j'espère qu'au moins vous avez ri. Prochain épisode: Remus (je pense)