Coucou tout le monde!

Merci pour vos commentaires, je suis vraiment contente que cette fic vous plaise, je l'ai écrite pour ma bêta, mais ça fait toujours plaisir de voir que mes délirs ne font pas fuir les gens!

Voici donc le chapitre 4 qui je l'espère vous plaira tout autant, j'attends vos impressions avec impatience...

Quant à ce que Kate réserve à Rick, vous n'allez pas être déçus, enfin j'espère...

Bisous et bonne lecture

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POV de Kate :

Chapitre 4 :

Castle agissait vraiment de façon étrange, et je ne savais pas vraiment si je devais être amusée, inquiète ou furieuse de son comportement à mon égard. J'avais encore du mal à croire qu'il m'ait plantée là sans la moindre explication. S'il s'était agit d'un autre homme, j'aurais dit qu'il fuyait ma compagnie, mais c'était Castle, et l'idée en était presque risible. Finalement, j'optais pour l'inquiétude. Castle était un grand garçon, et s'il m'assurait que ça allait aller, c'était sans aucun doute que ce serait le cas. Et puis Alexis et Martha étaient là. C'était leur rôle de veiller sur lui, pas le mien. Cette pensée m'avait étrangement serré le cœur, et mue par une impulsion, je m'étais emparé de mon téléphone et avais envoyé un texto à Alexis pour la prévenir de l'état de son père, allant même jusqu'à mentionner les hallucinations dont le médecin avait parlées. Parce que j'étais persuadée que c'était ce qui mettait mon écrivain dans tous ses états. Je n'étais pas sûre de vouloir connaître la nature de celles-ci, mais c'était la seule explication logique.

De retour chez moi, je mettais en route mon répondeur tout en commençant à me dévêtir. Je grimaçais en entendant la voix de Josh retentir dans tout l'appartement comme s'il avait été là. Depuis quelques temps, je m'inventais mille et une excuses pour ne pas le voir. Je ne supportais plus qu'il me touche, sa seule présence me donnait la nausée. Ca ne venait pas de lui, mais de moi, du changement qui s'était opéré en moi. Je me sentais lasse de sans cesse devoir feindre. Je voulais pouvoir être moi et suivre mes envies. Et celles-ci étaient d'une simplicité enfantine. Je voulais Rick Castle. Pas seulement comme partenaire et ami. Bien que ce soit déjà extraordinaire. Mais comme amant. Bien sûr, dit comme ça, je donnais l'impression de ne vouloir que du sexe avec lui. Que je présageais phénoménal soit dit en passant, mais ce n'était pas le cas.

Non, je voulais bien plus que juste du sexe. Je voulais une véritable relation. Je voulais passer chaque seconde de mes journées et de mes nuits avec lui. Pour les journées c'était facile, puisque c'était déjà le cas. Même lorsque nous n'avions pas d'enquête, il venait me rejoindre. Et pour ce qui était des nuits, je ne supportais plus de les passer avec un autre que lui. Josh était de trop, et je ne me gênais plus pour le lui faire comprendre. Mais il avait la dent dure et ne se laissait pas aussi facilement évincer. Il s'accrochait et son attitude commençait à sérieusement m'agacer. Je perdais patience et ce n'était jamais une bonne chose pour celui qui m'avait mis dans cet état. Sauf pour Castle. Il trouvait toujours le moyen de me calmée. Jamais un homme n'avait eu un tel pouvoir sur moi, et j'attendais avec une impatience quasi jubilatoire de pouvoir m'abandonner totalement avec lui, parce que je savais qu'avec lui, je pourrais le faire corps et âme sans crainte.

Après une bonne douche, j'enfilais un ensemble en soie et tressais vaguement mes cheveux avant de m'installer confortablement dans un angle de mon canapé, le dernier Nikki Heat sur les genoux. Je savais que me voir lire les livres de Castle agaçait prodigieusement Josh, et j'avais pris un malin plaisir à lire chaque fois qu'il venait me rejoindre. Je savais que j'avais tord de réagir comme ça, de lui faire de la peine comme je le faisais, mais je lui avais dit que nous devrions prendre nos distances, cesser de nous voir pendant quelques temps le temps de faire le point. Tous les mecs sur Terre comprenaient ce que cela signifiait non ? Du moins c'était ce que je croyais naïvement, mais Josh lui avait tout bonnement fait comme si je ne venais pas de rompre avec lui. Du coup, je me retrouvais dans une situation impossible. De mon côté, tout était fini avec lui, j'avais même vidé mon appartement de toutes ses affaires, alors que du sien, nous étions encore en couple.

Je ne savais plus ce que je devais faire, en dehors d'avoir recours à la violence, pour lui faire comprendre la réalité des choses. Je sursautais légèrement lorsque mon portable sonna. Je fronçais les sourcils en avisant l'heure tardive, et inquiète qu'il soit arrivé quelque chose à Castle, je décrochais sans même vérifier le nom de mon correspondant. Monumentale erreur.

« Castle ? » m'enquis-je, mon inquiétude clairement perceptible dans ma voix.

« Non Katie, c'est moi » répliqua la voix faussement enjouée de Josh alors que je le savais agacé que je mentionne Castle.

« Qu'est-ce que tu veux Josh ? » soupirais-je en me laissant tomber lourdement en arrière, me maudissant d'avoir décroché.

« Te voir bien sûr ! » s'exclama-t-il comme si ça coulait de source.

« Josh en quelle langue je dois te le dire pour que tu comprennes que tout est fini entre nous ? » m'écriais-je sentant l'agacement me gagner.

« Allons Kate, je sais bien que tu ne penses pas un mot de ce que tu dis ! » rigola-t-il, ce qui m'agaça un peu plus.

« Non seulement je le pense, mais puisqu'il faut tout t'expliquer, je n'ai jamais été amoureuse que d'un seul homme, et tu n'es définitivement pas lui. Tu n'as été qu'un pâle substitut. Je suis désolée, mais nous deux, ça n'allait nulle part, et maintenant que j'ai pris conscience de ce que je voulais vraiment, j'ai décidé de prendre ma vie en main. » soufflais-je en m'en voulant de le faire souffrir ainsi.

Mais c'était de sa faute aussi. J'avais essayé la manière douce et il n'avait pas compris le message. Donc maintenant, je n'avais pas d'autre choix que de me montrer brutale avec lui, même si ça me déplaisait.

« Je vois, et je suppose que cet homme et ton écrivain ne sont qu'une seule et même personne » grinça-t-il en perdant son ton enjoué.

« Tu comprends vite mais il faut t'expliquer longtemps dis-moi » répondis-je en soupirant de soulagement.

« Tu semblais attendre son appel… tu l'attends ? » voulut-il savoir d'un ton amer.

« Si tu veux tout savoir, j'ai prévu de le séduire cette nuit et de passer la nuit la plus torride de toute mon existence » répondis-je en sentant mon corps s'enflammer à cette idée.

« Epargne-moi les détails » grinça Josh avec amertume.

« C'est toi qui m'a posé la question… » marmonnais-je en me sentant quelque peu mesquine de retourner le couteau dans la plaie « Adieu Josh » conclus-je en raccrochant sans lui laisser le temps d'ajouter quoique ce soit.

Voilà, cette fois, je ne devrais plus entendre parler de lui. J'avais profité de ce qu'il n'était pas chez lui pour lui rapporter ses affaires, lui rendant ses clés par la même occasion, et quand il avait refusé de me rendre les miennes et que j'avais constaté qu'il continuait de venir ici sans y avoir été invité comme il en avait pris l'habitude lorsque nous étions en couple. Mais j'en avais assez de rentrer à des heures impossibles, attendant que Josh se soit lassé de m'attendre, et j'avais tout simplement demander à une équipe de techniciens de la police de faire changer mes serrures, prétextant que j'avais perdu mes clés. Ils n'avaient pas posé plus de questions, et je n'avais pas eu à donner plus d'explications. Le capitaine m'en avait bien parlé, et je lui avais ressortis la même excuse, ajoutant que je pensais les avoir perdues pendant une course poursuite avec un suspect qui nous avait échappé. Cela lui avait suffit pour qu'il ordonne aux techniciens d'agir en priorité sur mon appartement.

Reposant le téléphone à sa place, je posais ma tête sur l'accoudoir de mon canapé, réfléchissant à ce que j'avais dit à Josh à propos de Castle. J'avais admis désirer entretenir une relation avec lui. Bien sûr, je savais qu'il ne se passerait rien ce soir. Sauf dans mes rêves qui depuis quelques temps, n'étaient peuplés que de lui. Pas plus tard que la nuit dernière, j'avais fait un rêve tellement réaliste, qu'à mon réveil, je sentais encore la ferveur des caresses de Rick sur mon corps en feu, le goût de sa peau salée sur mes lèvres, et la sensation de son corps puissant dans le mien. Il m'avait fallu de longues minutes pour réaliser que Rick n'était pas à mes côtés, qu'encore une fois, notre nuit d'amour n'avait été qu'un merveilleux rêve. Et j'en avais assez. Assez de me refuser ce que la vie m'offrait si généreusement. Assez de me sentir continuellement frustrée et au bord du gouffre. J'avais donc décidé de me jeter à l'eau.

Mais c'était plus facile à dire qu'à faire, et vu la façon dont Rick m'avait repoussée tout à l'heure, je me demandais même si je n'avais pas laissé passer ma chance une fois de trop. Je m'étais même demandé si son refus de me laisser monter chez lui n'avait pas un lien avec une quelconque conquête qui l'y attendrait. Mais je chassais bien vite cette pensée. Alexis m'aurait avertie si Rick avait eu une femme dans sa vie. Et à nouveau, je repensais à son étrange comportement. Et je me demandais si c'était lié aux effets secondaires dont le médecin avait fait mention. Je retenais un gloussement amusé en me rappelant de la gêne de Rick lorsque le médecin, me prenant pour sa femme avait annoncé en souriant que son bilan ne révélait aucune maladie quelconque. Rick avait rapidement coupé court à la conversation, et je n'avais pu m'empêcher de lui demander s'il avait l'intention de fêter la nouvelle.

Au sourire carnassier qui s'était peint sur son visage, et à son regard soudain assombri, je sus que j'avais perdu une occasion de me taire. Il s'était lentement penché sur moi et m'avait demandé si c'était une proposition. Je m'étais violemment mordu la lèvre pour ne pas lui sauter dessus, et avais lamentablement prétexté avoir un appel à passer pour sortir précipitamment de la chambre. Et lorsqu'enfin calmée j'étais revenue dans la pièce, c'était pour me faire traiter d'allumeuse par Castle. Bon d'accord, je l'avais légèrement allumé, mais rien de plus que ce que je faisais habituellement, et ça n'avait jamais eu l'air de lui déplaire. Mais pas cette fois visiblement. Etait-ce sa façon de me dire que notre petit jeu ne l'amusait plus ? Qu'il ne voulait plus y participer ? J'espérais bien que non. Parce qu'en ce qui me concernait, je voulais non seulement le poursuivre, mais l'approfondir jusqu'à ce que nous ne voulions plus qu'une seule chose.

Je voulais que l'on se taquine, que l'on se provoque, que l'on se rende mutuellement fou de désir jusqu'à l'implosion, jusqu'à ce que l'on se jette sauvagement l'un sur l'autre pour assouvir jusqu'à plus soif cette faim que nous avions l'un de l'autre. Que l'on fasse l'amour jusqu'à l'épuisement, jusqu'à ce que le corps de l'autre n'ait plus de secret pour nous, que nous sachions tout des caresses, des baisers qui faisaient frémir de plaisir notre partenaire jusqu'à atteindre le summum de la béatitude sensorielle. Je rêvais de parcourir de mes lèvres chaque centimètre de la peau de Rick, puis recommencer de mes mains, l'amenant au bord de la jouissance avant de prendre possession de son corps, l'accueillant en moi, le faisant mien. Je voulais sentir ses mains sur mes hanches alors que je nous entraînais sur les chemins de la volupté, ses lèvres dans mon cou, mes mains dans ses cheveux et nos gémissements de plaisir s'élevant toujours plus fort dans la chambre.

Un gémissement sonore et pas très discret s'échappa de ma gorge, et je me redressais, le souffle haletant et les joues brûlantes. Je ne m'étais même pas rendue compte que je m'étais assoupie, et je venais à nouveau de faire un rêve érotique dont Rick était le personnage principal. Avec un grondement de frustration, je rejetais la couverture qui recouvrait mes jambes, et me levant d'un bond, gagnais ma chambre pour enfiler mon jogging. Il était presque six heures du matin, et je ne me rendormirais pas. Alors autant aller courir pour évacuer mon trop plein d'énergie à défaut de pratiquer un tout autre sport. J'avais l'impression de perdre le contrôle, et me demandais combien de temps encore j'arriverais à me maîtriser devant Castle avant de le violer sur place. Quoi que quelque chose me disait qu'il serait plus que consentant ! Alors pourquoi m'en priver finalement ?

Je courrais une bonne heure avant de retrouver un tant soit peu de maîtrise, et rentrais me doucher avant de repartir pour me rendre chez Castle. Je savais qu'il ne viendrait sûrement pas au commissariat aujourd'hui, mais je voulais savoir s'il allait mieux ce matin. Alexis m'ouvrit, déjà prête pour le lycée, et me laissa entrer en m'informant que son père dormait encore. Elle s'excusa de m'abandonner, et quitta le loft en m'invitant à faire comme chez moi. Gênée, je me retrouvais seule dans le salon, et j'hésitais avant de suivre le conseil de la jeune fille et de me préparer un café. Il pouvait s'écouler un long moment avant que Castle ne se lève. M'installant sur un tabouret, je me perdais dans mes réflexions jusqu'à ce qu'un bruit dans mon dos m'indique que j'avais de la compagnie. Souriante, je me tournais vers Rick, mais les mots moururent sur mes lèvres, avalées par celles de Rick qui s'emparèrent avidement des miennes. Son baiser était fougueux, exigeant et possessif, et en gémissant, je me laissais aller à cette étreinte, me surprenant même à y répondre durant un fol instant avant que ma maudite conscience ne tire le signal d'alarme.

Gémissant de nouveau alors que la langue de Rick se mouvait dans les cavités soyeuses de ma bouche, mimant une danse que mon corps appelait de tout ses vœux, je posais mes mains sur son torse, et avant que le peu de raison qu'il me restait s'envole, je le repoussais. Un peu trop brutalement sans doute puisqu'il manqua s'étaler au sol, se rattrapant in extremis au comptoir. Soudain, je le vis pâlir, et réagissant au quart de tour, je passais mon bras autour de lui et le ramenais vers sa chambre, remettant à plus tard mes interrogations. Je ne savais pas ce qui se passait, mais son comportement n'était pas habituel. Je savais qu'en temps normal, et à mon plus grand désarroi, il ne se serait jamais autorisé un tel comportement. Pas avec moi en tout cas. Parfois, j'aurais aimé qu'il me respecte un peu moins. Je n'avais pas besoin qu'il me protège, je pouvais le faire toute seule. Je voulais connaître sa force et sa passion, sa fougue et son impétuosité.

Je le laissais sur son lit, le couvrant alors même qu'il s'était déjà rendormi, et redescendais, reprenant machinalement ma place avant de me relever et de me laisser tomber sur le divan. Que lui arrivait-il ? Depuis qu'il avait reçu ce coup sur la tête, il se comportait étrangement, et je ne me serais pas inquiétée outre mesure s'il le faisait avec tout le monde, mais ce n'était visiblement qu'avec moi. Et soudain, une idée se fraya un chemin dans ma conscience. Se pourrait-il que Castle fasse le même genre de rêve que moi, sauf que pour lui, ceux-ci se produisaient continuellement, et pas seulement à l'abri de son lit ? Lentement, un sourire étira mes lèvres, et je me passais une langue gourmande sur les lèvres. Je sentais que les jours suivants allaient être très amusants. Et si je jouais correctement la partie, Rick ne saurait même pas que je m'étais amusée avec lui pour le faire craquer et faire enfin avancer les choses.