Et hop là ! Chapitre 4 ! Encore une fois, Cho30 a bien participé, puisqu'en plus de la bêta-lecture habituelle, elle a entièrement rédigé la rencontre et le dialogue échangé entre Malefoy et Kakashi...
Un grand merci à elle pour son travail !

Bonne lecture !


CHAPITRE 4 : UNE OMBRE A KONOHA

Il y eut quelques cris. Une femme en colère s'époumonait contre un homme en retard. Des bruits de course dans un escalier. Sasuke ouvrit les yeux et se releva légèrement. Où était passée Sachiko ? Et où était-il ? Une boule d'angoisse monta en lui lorsqu'il ne reconnut pas sa chambre. Puis, un peu mieux réveillé, il se souvint de leur départ de Konoha, l'arrivée en Angleterre. En repensant à son cauchemar, il se mit à trembler légèrement puis referma les yeux en serrant les dents. Des larmes coulèrent sur ses joues pâles. Il les essuya d'un geste rageur et se décida à se lever. Il serait bien resté ici, seul, pour le restant de la journée, mais après avoir pleuré, il avait soif. Anxieux à l'idée de quitter la sécurité de la pièce à coucher pour retrouver de trop nombreux inconnus, il balaya tout de même la chambre du regard, au cas où une quelconque bouteille d'eau s'y trouverait. Mais il n'y avait rien.

Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, il sortit sur le palier. Avisant les escaliers, il se dirigea vers eux.

« Coucou ! »

Le brun se retourna vers Naruto qui dévalait les marches depuis l'étage supérieur. Ses cheveux étaient complètement ébouriffés par la nuit. Il arriva à la hauteur de son frère adoptif.

« Hé, Sasuke ! Regarde, elles sont géniales ces rampes ! »

Le blond sauta aussitôt sur une dans l'intention de se laisser glisser. Sasuke haussa les sourcils de désapprobation.

« Ben quoi ? fit Naruto d'un air innocent. Ça sert à rien les escaliers si on peut pas glisser sur la rampe ! Alleeeeez ! Viens ! On va bien s'amuser ! »

Mais l'héritier des Uchiwa ne semblait pas emballé par cette idée.

« Pfff... soupira le blondinet. T'étais franchement plus drôle avant d'arriver à la maison ! On l'a déjà fait chez toi ! En plus, maman est tout en bas, elle va pas nous engueuler ! Et on risque pas de se prendre Itachi en pleine poire, comme la dernière fois... Viens, c'est plus drôle à deux ! Ben... Où tu vas Sasuke ? »

À l'entente du prénom de son frère aîné, le brun avait pâli plus qu'il ne l'était déjà. Il avait fait demi-tour et était retourné s'enfermer dans la chambre. Tant pis pour sa soif, il se sentait trop mal pour affronter le monde extérieur et des gens dont il ne savait strictement rien.

Naruto, qui ne comprenait pas ce qu'il avait, haussa les épaules et s'élança en arrière. Se retenant tout juste avec les mains pour ne pas tomber, il prit de plus en plus de vitesse. Un grand sourire illuminait son visage et il ne tarda pas à éclater de rire. Il lâcha une main puis tenta la deuxième mais faillit tomber. Il allait toujours de plus en plus vite... Bientôt, il arriva au palier inférieur, là où la rambarde tournait à quatre-vingt-dix degrés...

Ce qui devait arriver arriva : incapable de négocier le virage, il ne put continuer sa route folle. Il fut projeté sur le mur dans un grand fracas. Des dizaines de têtes d'elfes de maison empaillées lui tombèrent dessus, se brisant en divers morceaux. Il hurla tant de surprise que de douleur.

Au boucan qu'il avait fait s'ajouta une cavalcade inquiète qui montait vers lui. Tous les occupants de la cuisine arrivèrent. Sachiko poussa un cri lorsqu'elle vit son fils :

« Naruto ! Naruto, ça va ? Réponds-moi, je t'en prie mon ange !

-Maman ! pleura-t-il. J'ai mal !

-Où tu t'es fait mal crapaud ? s'inquiéta Iruka en se baissant vers lui.

-Ici ! » répondit-il en montrant son poignet.

Sa mère se pencha vers lui et dégagea les têtes. Elle examina rapidement son fils et grimaça. Poignet cassé...

« Comment tu t'es fait ça ? demanda son père.

-Ben... Euh... »

Naruto n'osa pas répondre. Il se souvenait encore la colère mémorable qu'il avait essuyé avec Sasuke de la part de leurs mères et d'Itachi... Ce dernier avait déclaré qu'ils ne deviendraient jamais ninjas s'ils continuaient ainsi. De la part d'une personne nouvellement promu au rang d'ANBU, il y avait de quoi s'inquiéter...

Devant l'hésitation de Naruto, Sachiko et Iruka comprirent immédiatement. La jeune femme s'énerva aussitôt :

« Tu n'as pas refait ça ?

-Quoi maman ? demanda-t-il d'une petite voix.

-LE SKI SUR LA RAMPE ! Mais tu es complètement inconscient ! Où est Sasuke ? Pour ce genre de bêtises, il n'a jamais été bien loin !

-Je sais pas...

-Comment tu sais pas ? N'essaie pas de le couvrir ! cria Iruka.

-Ton père a raison ! Non mais tu te rends compte de ce que tu as fait ? Quelle honte ! C'est la deuxième fois que tu te casses le poignet comme ça ! Et regarde donc ces têtes ! Tu les as toutes bousillées ! » s'égosilla Sachiko en désignant les elfes empaillés.

Sirius comprit d'emblée de quoi il s'agissait.

« Ne vous en faites pas pour les têtes... Au contraire, il a bien fait... Il faudrait plutôt le féliciter...

-Le féliciter ? Mais vous êtes malade ! »

Se rendant compte qu'elle avait parlé en Japonais, Sachiko répéta sa phrase en Anglais, mais Naruto avait déjà compris.

« Ah ben tu vois maman ! C'est rien ce que j'ai fait s'il faut me féliciter...

-UZUMAKI NARUTO ! TU AS INTERÊT A NE PAS DIRE UN MOT DE PLUS SI TU VEUX PAS T'EN PRENDRE UNE ! »

Naruto comprit aussitôt qu'il ne devait pas en rajouter. Lorsque Sachiko appelait quelqu'un par son nom complet, elle était vraiment très en colère. Elle n'avait jamais levé la main sur un enfant, mais le petit blond ne désirait pas savoir si c'était possible. Iruka aussi était visiblement très en colère. Ce fut confirmer lorsqu'il hurla vers l'étage supérieur :

« SASUKE ! Tu descends immédiatement ou je viens te chercher !

-Ilyestpourrien... » tenta de marmonner Naruto, mais un regard meurtrier de son père le fit taire aussitôt.

Bientôt, Sasuke apparut en haut de l'escalier mais en apercevant le monde au palier inférieur, il ne put se résoudre à faire un pas de plus sur les marches. Cependant, Sachiko sentit sa colère s'envoler lorsqu'elle vit l'état du brun. Il tremblait de tout son corps et ses grands yeux noirs étaient rouges d'avoir trop pleuré.

« Tu étais dans le coup avec Naruto ou pas ? » interrogea Iruka d'un ton sec.

L'enfant entrouvrit ses lèvres tremblantes pour dire quelque chose mais ne put parler.

« Mon chéri, murmura Sachiko, n'insiste pas, tu vois bien qu'il est au bord de la crise d'angoisse...

-Ça va j'ai vu...

-Papa ! Il a rien fait... » intervint Naruto.

Iruka eut un bref sourire. Si le blondinet avait bien une qualité, c'était sa fidélité et il n'hésitait pas à venir en aide à ceux qu'il aimait.

« Bon, viens par là toi. Je vais te mettre une attelle... déclara Sachiko.

-Mais ça gratte !

-Tu n'avais qu'à ne pas faire l'imbécile comme ça ! »

Au ton sans appel de sa mère, il comprit qu'elle était encore en colère contre lui.

« Vous vous occupez de lui ? demanda Hermione. Le professeur Dumbledore ne devrait plus tarder maintenant...

-Oui, ça ira vite. Ma puce, fit Sachiko à Sakura, tu restes avec Hermione et Ginny ?

-D'accord. Mais elles parlent pas Japonais...

-Elles vont t'apprendre l'Anglais en attendant. Les filles, vous vous occupez de Sakura ? Si vous pouviez lui donner des cours d'Anglais...

-Pas de problème ! »

Sachiko les remercia et attrapa Naruto pour l'entraîner vers l'étage supérieur.

« Toi aussi tu viens... » dit-elle d'un voix douce à Sasuke.

Il ne se fit pas prier pour la suivre jusque dans la chambre qu'elle partageait avec son époux.

Lorsqu'elle s'assit sur le lit, le brun monta sur ses genoux et enfouit son visage dans son cou. Elle fut surprise par ce geste : il devait vraiment se sentir mal pour agir ainsi...

Elle se pencha vers sa table de chevet où elle avait installé sa trousse à pharmacie. Après avoir fouillé un instant dedans, elle ressortit une attelle.

« Descends s'il te plaît mon chéri... Je ne vais pas pouvoir m'occuper de Naruto sinon... »

Sasuke resserra sa prise sur Sachiko, comme par peur qu'elle l'abandonne.

« Allez, ne t'inquiète pas, ça va aller. Je ne vais te laisser tout seul...

-Maman, qu'est-ce qu'il a ? Pourquoi il est comme ça depuis qu'il habite chez nous ? »

Sachiko soupira. Comment pouvait-elle expliquer au blondinet ce qu'avait vécu Sasuke ? Elle avait essayé de lui faire comprendre, mais Naruto n'y arrivait pas.

« Je te l'ai déjà dit mon cœur. Approche, je vais te mettre ça... »

Le blond obéit et tendit de mauvaise grâce son bras en grimaçant de douleur. Sachiko poussa délicatement la tête de Sasuke pour mieux voir ce qu'elle faisait et passa l'attelle en prenant garde de ne pas faire mal à Naruto. Quand elle resserra les lanières, l'enfant protesta :

« Aïe ! Tu me fais mal...

-Je n'y suis pour rien. Si tu veux que ça guérisse, je dois le faire . »

Une fois que ce fut fini, Naruto observa un instant d'un air curieux son frère.

« Il va bien ?

-Ça va aller, ne t'inquiète pas. Hein, Sasuke ? Ça va ?

-J'ai soif... murmura-t-il.

-On va descendre, tu pourras boire. »

Sasuke secoua la tête en signe de négation.

« Tu ne veux pas boire ?

-Si.

-Tu ne veux pas descendre, c'est ça ? »

Il se contenta d'un signe de tête. Non, il ne voulait pas descendre. Naruto proposa alors d'aller lui chercher de l'eau mais Sachiko refusa. Il fallait impérativement que Sasuke sorte de sa bulle et n'ait plus peur d'affronter l'inconnu.

« Pourquoi il veut pas venir ? » insista Naruto.

Sasuke chuchota quelque chose que Sachiko ne comprit pas. Elle lui demanda de répéter.

« On les connaît pas... Ils sont peut-être méchants.

-Ils sont très gentils, je t'assure.

-C'est vrai ça ! s'exclama Naruto. On peut même casser les têtes de chauves-souris géantes !

-Non, ça c'est moi qui l'interdit , soupira la jeune femme. Mais il a raison, tu sais Sasuke...

-Mais on peut pas faire confiance aux gens. Même nos proches.

-Je te jure que tu peux leur faire confiance. Les sorciers sont très gentils avec nous. Est-ce que je t'ai menti une seule fois ?

-Non.

-Alors tu vois ! Allez viens, tu vas descendre et tu vas boire. »

Sasuke accepta d'écouter Sachiko, légèrement calmé. Naruto voulut partir en courant, mais sa mère eut le réflexe de le rattraper pour qu'il ne se casse pas autre chose.

Une fois devant la porte de la cuisine, ils entendirent Iruka qui discutait avec quelqu'un. Ils entrèrent pour voir un vieux sorcier au nez aquilin et aux lunettes en demi-lune. Il se tourna vers les nouveaux arrivants.

« Bonjour madame.

-Bonjour...

-Professeur Dumbledore, voici mon épouse Sachiko. Sachiko, le professeur Dumbledore.

-Ce sont vos enfants ? demanda le vieux sorcier. Hiruzen m'a beaucoup parlé d'eux. »

Il sourit à Sasuke qui se colla à Sachiko.

« Tu dois être Sasuke Uchiwa ? Il paraît que tu es un futur ninja très prometteur...

-Et moi ? intervint aussitôt Naruto. Vous savez qui je suis, moi ?

-Le petit Naruto Uzumaki ? »

Un grand sourire fendit la bouche de l'enfant. Mais il le perdit à la phrase d'après :

« Tu es connu pour tes bêtises... J'espère que tu n'en feras pas trop à
Poudlard.
»

Sachiko éclata de rire et Sakura, assise à la table avec ses nouvelles amies, leva ostensiblement les yeux au ciel. Naruto marmonna quelque chose d'incompréhensible. Une lueur amusée traversa le regard clair du directeur.

« Je vous laisser maintenant, déclara-t-il. Je dois encore aller au procès de Harry.

-Vous verrez Kakashi alors, sourit Iruka.

-Ah oui ! Je dois lui parler d'ailleurs au sujet de la protection de Harry. Au revoir !

-Au revoir professeur ! »


Arthur tournait en rond sans pouvoir se calmer. Harry était comme un fils pour lui et il craignait pour son avenir. Qu'allait-il devenir s'il était renvoyé de Poudlard ? Que pourrait-il bien faire de sa vie ? L'obligerait-on à retourner chez les Dursley ? Arthur espérait bien que non. Il jeta un coup d'œil à Kakashi adossé au mur, toujours plongé dans sa lecture. Il était tellement calme que ça en paraissait irréel pour Arthur qui stressait désormais peut-être autant que Harry précédemment.

« Ils devraient avoir fini... Ca fait un moment que Dumbledore est arrivé. Ils ont commencé depuis longtemps ? fit-il nerveusement pour tenter de se rassurer.

-Un petit peu, oui, le renseigna Kakashi. J'ai eu le temps de lire deux chapitres...

-Déjà ! Je me demande bien ce qu'ils font. Ce n'est pas normal cette attente... »

Il recommença à tourner en rond, se contentant de jeter quelques coups d'œil au shinobi. N'y tenant plus, il demanda, histoire de combler le silence :

« Intéressant votre livre ?

-Mmmh ? Oui, assez. C'est un auteur que j'aime beaucoup. »

Il retourna à ses pages et Arthur s'approcha de la porte pour essayer d'entendre quelque chose. Mais la pièce avait sûrement été insonorisée puisqu'aucun son n'en sourdait.

Il s'éloigna dans le couloir puis revint sur ses pas. Ce fut le début d'une longue série de cent pas dans tout le corridor. Soudain, la porte s'ouvrit. Arthur sursauta violemment, inquiet de connaître le verdict. Kakashi se contenta de ranger son livre.
Dumbledore sortit et sourit d'un air rassurant à Arthur qui souffla aussitôt de satisfaction.

« Venez Kakashi... Je dois vous parler de Harry.

-On va dans un endroit calme, professeur ? »

Dumbledore acquiesça. Arthur les regarda s'éloigner avant de chercher du regard Harry. Celui-ci arriva bientôt avec un léger sourire de soulagement aux lèvres.

« J'étais certain qu'ils ne pouvaient pas te condamner ! s'exclama Arthur.

-J'arrive toujours pas à y croire... Kakashi n'est pas là ?

-Dumbledore devait lui parler. On va l'attendre ici. Alors, comment ça c'est passé ? »

Harry lui raconta tandis que les jurés passaient devant eux. Une petite femme rondelette et habillée entièrement en rose criard lui jeta un regard mauvais. Arthur haussa les sourcils, surpris :

« Ils t'ont vraiment sorti le grand jeu !

-Qui c'est ? Elle voulait m'envoyer à Azkaban.

-Ombrage, la sous-secrétaire d'État auprès du Ministre...

-Fudge était là aussi, déclara Harry. Tenez, il arrive... »

Le Ministre de la Magie ne leur accorda pas le moindre regard, se contentant de s'éloigner le plus possible d'eux.

Bientôt, le ninja revint et leur proposa de retourner à la maison. Alors qu'ils allaient quitter le couloir menant au Magenmagot, Harry, Arthur et Kakashi croisèrent Fudge qui discutait avec un homme distingué et hautain à la chevelure platine. Ce dernier se tourna vers eux :

« Mr Potter... Mr Le ministre vient de me faire part de votre chance incroyable. Il

semblerait qu'une fois de plus vous ayez échapper à vos détracteurs... »

Arthur posa sa main sur l'épaule de Harry, l'empêchant de réagir trop violemment.

« Il semblerait que toutes les charges aient été abandonnées, déclara-t-il. Harry a été reconnu innocent de tout ce qui lui était reproché.

-Mr Weasley, fit Malefoy feignant la surprise. Je ne vous avez pas vu, continua-t-il d'un ton doucereux. Quant à vous, vous êtes... ?

-Hatake Kakashi, ninja. » répondit ce dernier.

Le ton de la voix, l'attitude de l'aristocrate le maintenaient sur ses gardes.

« Oui, il me semble bien avoir entendu parler de vous. Le... "ninja copieur", si je ne m'abuse ?

-C'est cela même. Et vous êtes... ?

-Lucius Malefoy, conseiller du Ministre. »

Malefoy tendit une main à Kakashi qui la serra le plus brièvement possible.

« Je m'étonne qu'un ninja de votre trempe se trouve ici à Londres, qui plus est en compagnie de Mr Weasley et de Mr Potter.

-J'ai été engagé comme garde du corps par le professeur Dumbledore, pour Mr Potter.

-Oh, je vois... Il est vrai que Mr Potter a un don certain pour s'attirer des ennuis

en grand nombre... »

Kakashi entendit nettement Harry grommeler quelque chose du genre "ce sont plutôt les ennuis qui me trouvent... sale serpent".

« Eh bien, je ferai de mon mieux pour lui en éviter un maximum.

-J'espère que vous serez à la hauteur. Tant de choses peuvent survenir d'ici la fin de l'année. »

Malefoy eut un rictus et Kakashi fronça les sourcils. C'était une menace où il n'était plus shinobi.

« Ne vous en faites pas, Mr Malefoy. Les ninjas de Konoha sont entrainés pour

faire face à toutes sortes de situation. »

Harry suivait l'échange verbal d'un air intrigué. Apparemment, Lucius Malefoy

n'avais guère l'habitude qu'on lui réponde avec autant d'aplomb et Kakashi de se laisser menacer sans réagir. Ils se toisèrent un instant du regard. Finalement, Malefoy abandonna après avoir attardé un instant ses yeux sur le bandeau

frontal du shinobi qui cachait son œil gauche.

« Mr Le Ministre, venez-vous ? Il me semble que nous avions certaines choses à discuter dans votre bureau. »


Une danse sans fin s'était aussitôt organisée autour de la table de la cuisine. Ron et les jumeaux, déguisés en Amérindiens, sautaient partout depuis qu'ils avaient appris que Harry retournait à Poudlard. Ils furent bien sûr rejoint par Naruto qui avait réussi à se débarrasser de son attelle. Heureusement pour lui, son poignet était déjà guéri. Surexcité par l'agitation, il bondissait de tous côtés en hurlant. Les Weasley avaient inventé une pseudo-chanson :

« IL RETOURNE À POUDLARD ! IL RETOURNE À POUDLARD !

-Mais taisez-vous donc un peu tous les quatre ! ordonna Molly. On ne s'entend plus et ça fait trois fois que Mrs Black se réveille !

-IL RETOURNE À POUDLARD !

-Silence ! »

La voix sèche qui raisonna dans la cuisine calma tout le monde. Même Naruto n'osa pas prononcer un mot de plus.

« Pro... Professeur McGonagall ? s'étrangla Ron en se rendant compte que la directrice des Gryffondor venait de le voir avec des plumes de poulet dans les cheveux.

-Oui, Mr Weasley. J'espère que lorsque vous serez de retour à Poudlard, vous éviterez de vous promenez avec dans cet accoutrement particulièrement ridicule. Je tiens à ce que les élèves de ma maison garde une certaine tenue !

-Oui professeur... fit Ron en baissant les yeux.

-Ah ! Je suppose que vous êtes le professeur McGonagall, remarqua Iruka en entrant dans la cuisine. Umino Iruka.

-Enchantée Mr Umino. Mr Hatake n'est pas encore rentré ?

-Si, il va bientôt descendre je suppose.

-Bien attendons-le alors. Nous commencerons avec lui.

-Commencer quoi ? demanda Fred avec curiosité.

-Kakashi et moi allons vous donner des cours, expliqua Iruka. Le professeur McGonagall, en tant que sous-directrice, est venue nous voir pour mettre en place l'organisation de nos leçons avec nous, ainsi que l'emploi du temps et d'autres détails qui doivent être réglés.

-Des cours en plus ? grommela George.

-Ça ne vous fera pas de mal de voir d'autres méthode d'apprentissage, Mr Weasley. » répondit McGonagall.

Kakashi entra à ce moment, Sachiko à ses côtés. Iruka ne put retenir un sourire. Sûrement que son épouse avait veillé à ce que son frère n'arrive pas en retard au rendez-vous fixé par la sous-directrice...


Konoha, au même instant, la nuit. Le Village caché de la Feuille paraissait dormir et très peu de bruits venaient troubler le silence ambiant. Seuls les gardes veillaient d'un œil perçant les abords de l'enceinte.

Cependant, aucun d'entre eux ne remarqua l'ombre furtive et rapide qui se glissa entre les arbres puis grimpa dans l'un d'eux pour observer avidement le Village. Ses yeux aux pupilles fines s'attardèrent un instant sur un quartier déserté depuis près de trois mois. Celui des Uchiwa. Un éclair de haine traversa son visage blafard en repensant à ce qu'il s'était produit quelques jours plus tôt.

Il avait été vaincu. Lui. Par un... gamin de treize ans. Lui, un des trois ninjas de la légende. Jamais il n'avait imaginé que ce soit possible. Bien sûr, il avait entendu parler de ce génie. Mais il s'était fait ridiculiser et il ne pouvait en aucun cas l'accepter.

Si Orochimaru n'avait pu obtenir le sharingan d'Itachi Uchiwa, il aurait celui de Sasuke. Qu'importait que l'enfant ne l'ait pas encore réveillé. Il saurait bien obliger la fameuse pupille à se déclarer, de grès ou de force.