Bonjour, bonjour! Voici donc le quatrième chapitre qui est, ma foi, un peu plus court que les autres. J'en suis désolée mais il a été assez compliqué à écrire alors je ne voulais (pouvais) pas le faire plus long!
Sinon, une autre chose revient souvent dans les reviews (Cette phrase, c'est un truc barbare qu'on appelle acte préliminaire en linguistique, oui, parallèlement que j'écris, je révise mes cours et je sens le besoin terrible de placer des anecdotes stupides dans ce genre, pardonnez-moi). Bref. Dans les reviews vous me demandez assez souvent si je me suis inspirée de tel film ou de tel livre. Alors je vous réponds que non. Tout, absolument tout (sauf les personnages) sort de mon esprit. Mais! Il est bien connu que les écrivains sont influencés par leur lecture et j'adore lire ce genre d'histoire. Et puis, sans doute savez-vous également que les thématiques de la société de contrôle et du post-apocalyptique sont fréquemment abordées dans les livres, je ne fais que m'inscrire dans la continuité de ce thème. Voilà ^^
Bonne lecture et merci à tous les reviewers, je vous aime!
Le monde de Naruto ne m'appartient pas.
Il tournait en rond dans sa chambre depuis une demi-heure. Sa mère n'allait pas tarder à rentrer et, dans deux jours, il devrait se présenter à l'infirmerie. Pastille jubilait. Elle se régalait de sa panique et il la sentait reprendre de plus en plus de pouvoir sur lui. Pour sûr, il n'allait pas s'en sortir. Les analyses, comme le lui avait confirmé Satô, ne manqueraient pas de confirmer qu'il n'avait pas pris des doses. Encore, s'il ne s'était agi que d'une fois, il aurait pu jouer la carte du malade. A cause de la fièvre qui le faisait délirer, il avait oublié. Mais « l'oubli » s'était produit plusieurs fois. Aucune excuse. Il était fini. À moins de trouver une solution. Il devait bouger. S'enfuir. Lutter contre Pastille. Ses jambes lui semblaient terriblement lourdes mais il se força à descendre, à enfiler sa veste et à sortir dans la rue.
Une fois dehors, ses idées se firent plus claires. L'air froid et vivifiant l'aida à repousser Pastille et il se mit en route. Il prit le métro. Ce fut terrible. Il avait l'impression que tout le monde pouvait lire dans ses pensées. Que tout le monde le regardait bizarrement et le jugeait. Il se retint pour ne pas devenir complètement paranoïaque et se força à regarder ses pieds. Une fois arrivé sur la grande place, il décida de parcourir les quatre autres rues qu'il n'avait pas encore eu l'occasion de découvrir. Peut-être allait-il trouver une faille ? Peut-être qu'une des rues ne finissait pas en cul de sac ? Peut-être qu'elle donnerait sur une étendue verdoyante dans laquelle il pourrait se jeter et disparaître. Pastille criait dans sa tête mais il la réduisit au silence et, peu à peu, elle ne fut plus qu'une légère présence à la lisière de sa conscience. Il descendit la première rue. Mais une pensée s'impose brutalement à lui. S'il trouvait en effet une brèche et qu'il s'enfuyait, comment survivre ? Evidemment il savait tout à fait comme se procurer de l'eau, faire du feu, chasser, reconnaître des plantes comestibles et d'autres mortels. Il s'en sortirait mieux que Rambo ! Idée illusoire donc. Mais à bien y réfléchir, il préférait mourir de déshydratation, d'inanition ou d'autres choses barbares encore plutôt que de finir définitivement entre les mains de Satô. Parce que dans ce cas de figure, il le savait, il allait souffrir. il ne savait pas de quelles manières mais il le sentait – et Satô le lui avait aussi fait sentir. Donc autant se bouger les fesses.
Dans la rue qu'il avait choisi de suivre, il y avait du monde. C'était l'heure où les gens rentraient chez eux après le travail. Au fur et à mesure qu'il avançait, les gens s'engouffraient dans les immeubles avec leur manteau noir voletant derrière eux légèrement. Plus il avançait, plus Sasuke se sentait fébrile. Est-ce qu'il allait vraiment trouver une solution ? Quand il aperçut le mur au bout de la rue, il n'y avait plus qu'une poignée de personnes dans la rue. Il se força à garder une respiration tranquille et une allure modérée. Il arriva devant le mur et l'observa, les mains sur les hanches. La dernière fois qu'il l'avait touché, il s'était fait éjecter, il n'avait guère envie de réitérer l'expérience. Il se sentit mal à l'aise. Il regarda autour de lui et sursauta en repérant une silhouette qui s'avança vers lui. Son rythme cardiaque s'accéléra.
La silhouette s'arrêta à quelques pas de lui. Cette personne n'était pas très grande, elle lui arrivait sans doute aux épaules. Finalement l'inconnu releva la tête et enleva le bonnet qu'il portait, permettant à Sasuke de distinguer son visage. C'était une fille, sans doute de son âge avec des cheveux noirs qui ne semblaient pas aller sur sa tête. Elle était habillé comme tout le monde : en noir. Mais un détail attira immédiatement l'œil de Sasuke. Une broche était épinglée sur son manteau, à hauteur du cœur. Cette boche était brillante et possédait un reflet rosé. Couleur !
-De la couleur ? Souffla-t-il tout bas.
La fille lui sourit chaleureusement et avant que Sasuke n'ait pu bouger, elle bondit sur lui, attrapa sa main et se mit à courir. À aucun moment Sasuke n'eut l'idée de se défaire de sa prise ou de lui demander qui elle était et où elle l'emmenait. Elle aurait très bien pu travailler pour Satô, la broche n'aurait pu être qu'un piège. Ou elle pourrait être une folle dangereuse. Mais son sourire…on lui aurait donné le bon dieu sans confession. Et puis sa main dans la sienne, il en était désarçonné. C'était un geste plein de chaleur et assez intime. Pour preuve, il ne se rappelait pas la dernière fois que quelqu'un lui avait tenu la main. Puis, ce contact rassurait Sasuke, c'était très doux. Aussi, il se laissa conduire. Ils remontèrent toute la rue au pas de course, Sasuke commençait sévèrement à s'essouffler et à s'inquiéter. Il n'avait jamais vu personne courir dans la ville. Il espérait que leur comportement n'allait pas alerter quelqu'un même si la rue était vide désormais.
Une fois sur la grande place, la jeune fille ne lâcha pas la main de Sasuke mais ralentit l'allure, au grand soulagement de Sasuke. Il y avait encore des gens, cela expliquait sans doute sa réaction elle ne voulait pas attirer l'attention. Elle conduisit Sasuke dans une bouche de métro où il n'avait encore jamais été. Sasuke supposa qu'ils allèrent prendre le métro qui arrivait mais ils n'en firent rien. Pendant que la foule de gens montait dans les wagons, la jeune file le traîna dans un coin de la station. Elle plaqua Sasuke contre le mur et, à son tour, colla son dos contre le mur, son bras compressé contre celui de Sasuke.
Sasuke, très mal à l'aise de la soudaine proximité avec la fille collée contre lui, attendit que la rame parte avant d'esquisser un mouvement.
-Ne bouge pas. On est juste dans l'angle mort des caméras. On va attendre que le dernier métro de la journée soit parti, lâcha-t-elle d'un ton ferme qu'elle rendit pourtant sympathique. Sasuke s'émerveilla de cette capacité.
-Qu…Pour…Comm…Vous…Tu…Bafouilla désepsérément Sasuke.
La jeune fille gloussa devant l'essai de Sasuke.
-Je m'appelle Sakura, commença-t-elle. Et toi ?
La question aida Sasuke à se ressaisir.
-Sasuke.
Mais il ne réussit pas à faire suffisamment d'ordre dans ses pensées pour formuler une question. Il ne savait pas par où commencer.
-Je sais que tu dois être complètement à l'ouest et que tu te poses beaucoup de questions, c'est normal. Mais, tu vois, moi, c'est pas vraiment mon rôle d'y répondre. Mais peut-être tu voudrais quand même savoir pourquoi je t'ai traîné ici ? Continua-t-elle.
Sasuke hocha brièvement la tête.
-Alors. Je fais partie de…un réseau. On va dire que c'est un réseau. Bref. Dans ce réseau, on récupère des gens comme toi et ces gens intègre nos rangs…S'ils sont d'accord, ajouta-t-elle après une brève pause.
-Des gens comme moi ? Demanda Sasuke.
-Oui, des gens qui ne veulent plus de la pastille. Ou qui ne la prennent plus. En gros, on a des gens infiltrés chez Satô comme ça, quand ça devient chaud pour des personnes comme toi, on lance une opération de sauvetage et on les récupère. C'est pour ça que je suis là. Donc maintenant, je te pose la question rituelle qu'on pose à chaque nouvelle recrue potentielle : est-ce que tu veux rejoindre nos rangs pour servir notre cause au péril de ta vie ? Déclara-t-elle.
Elle avait l'air terriblement solennel mais Sasuke eut l'impression de déceler un ton légèrement ironique dans le ton de sa voix.
-Euh…je sais pas. C'est…je ne sais pas ce que c'est, votre cause…je sais pas.
-Je peux aussi te présenter les choses autrement : Soit tu nous rejoins, on s'occupe de toi, on t'entraîne, on t'apprend un métier ou tu restes ici et lundi tu retournes dire bonjour à Satô. Comme tu veux.
-C'est sûr que dis comme ça, ta proposition à l'air plus alléchante…D'accord, je suis d'accord.
-Bien. Maintenant, on va attendre. Il faut que le dernier métro soit passé à ce moment, les lumières vont s'éteindre et on va sortir par le tunnel du métro.
-Tu veux dire qu'on va s'enfiler là-dedans ? Demanda Sasuke, incrédule, en désignant les bouches béantes et noires du tunnel où les métros s'engouffraient.
-C'est exact. Il y a des kilomètres de galeries. Certaines sont utilisées pour les métros et d'autres non. Pour expliquer ça, on suppose, en gros, que la ville, avant la destruction et tout – mais ça on te l'expliquera mieux plus tard – était beaucoup plus grande et que le réseau de métros aussi. Maintenant, on les utilise pour rentrer et sortir de la ville.
-Mais…personne ne sait que vous existez ?
-Non. Enfin, l'Akatsuki doit s'en doute. Après tout, des personnes qui disparaissent sans laisser de traces, ils se sont sûrement poser des questions. De ce que nos infiltrés savent, ils se doutent de quelque chose mais ils sont encore largement en-dessous de a vérité, expliqua-t-elle
-Dans quel sens ?
-A ça…ça relève pas de mon ressort de te l'expliquer. Déjà parce que je ne suis pas très au clair moi-même. Ce sont des données extrêmement confidentielles et je ne suis pas habiliter à le savoir. Mon rôle, c'est de récupérer les agneaux égarés et de les ramener. On va te l'expliquer, mais pas en détails.
-C'est très…hiérarchisé votre…réseau, commenta-Sasuke.
-Oui.
-Et comment c'est là-bas ? Vous vivez où ?
-On vit dans des grottes. Et c'est très convivial, tu verras, tu vas aimer ! Quand on sera arrivé, une personne va te prendre en charge pour te montrer où tu vas vivre, t'expliquer le fonctionnement de la communauté, ce genre de choses. C'est vrai que c'est assez compliqué au début. Mais tu t'y feras vite ! Raconta-t-elle.
-Et je ferai quoi de toutes mes journées ?
-Une part de la journée est consacrée à l'entraînement militaire. On oublie jamais que, un jour, on pourrait venir nous déloger et on préserve une certaine force armée. Enfin, on essaie. Une autre partie de la journée est dédiée à l'apprentissage. Tu apprends un métier en général. Mais ça tu verras sur place comment ça se passe. Le reste de la journée, c'est quartier libre.
-ça à l'air presque trop parfait, soupira Sasuke.
-ça n'a rien à voir avec ce que tu as connu jusqu'à maintenant.
Les lumières s'éteignirent alors. Sakura attrapa la main de Sasuke.
-On va attendre que nos yeux s'habituent à l'obscurité et après on va y aller. Y a pas besoin de courir, juste de marcher vite. Par contre, tu verras, il y a trois rails au sol. Les deux à l'extérieur ne posent pas de problème mais celui du milieu est électrique. Alors ne met pas les pieds dessus ! Le prévint-elle.
-D'accord.
Après quelques minutes, Sakura le tria à sa suite dans le tunnel.
Voilà, voilà! J'espère que ça vous a plu! Si vous avez des questions, des demandes, des critiques sur la fic ou pas, hésitez pas! Prochain chapitre la semaine prochaine!
Bisou mes lapins!
