Disclaimer : Les personnages et lieux appartiennent à Mme J Rowling. Je ne fais que jouer avec... Mais qu'est ce que je rigole !

Warning: Ceci est un slash de rating M, de jolis messieurs vont se sauter dessus à un moment ou un autre... (je ne sais pas quand, c'est pas moi qui décide! )

Si l'idée vous gêne, vous pouvez aller lire autre chose, je ne vous en blâmerais pas!

A nouveau merci pour vos petits mots qui me font chaud au coeur et me motivent à fond pour écrire plus vite ! Et merci également à Elsa Black-Snape pour sa relecture de ce chapitre ! :)

J'espère que cette suite vous plaira !

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Chapitre 4: Scoop !

Je reste bouche bée. Heureusement que, contrairement à Colin, je n'étais pas en train de boire sinon ça aurait été son tour de prendre une douche !

Alors que je prends fébrilement connaissance de l'article, mes deux amis me rejoignent à table. Dans leur bulle d'amoureux, ils ne remarquent pas tout de suite mon état ou celui de Colin.

« Comment ça va Harry, bien dormi ? » prend la peine de me demander Hermione, avant de se retourner vers Ron. D'accord, ce dernier sort de l'infirmerie, mais j'ai un peu l'impression que je suis transparent là !

« J'ai connu mieux je dois t'avouer... Parce qu'aujourd'hui le monde sorcier tout entier pense que je suis gay ! »

Je jette le journal devant elle, rageur. Elle s'en empare avec une petite exclamation de surprise, alors que Ron laisse échapper un retentissant « hein ? » particulièrement intellectuel.

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« Elena Skeeter, toute nouvelle addition à notre équipe éditoriale, est la nièce de la si célèbre Rita Skeeter, maintenant retraitée. Elle prend la relève avec brio en vous apportant sur un plateau d'argent un scoop concernant Harry Potter, aussi nommé le Sauveur. Son reportage haletant en page 5. »

La tête entre les mains, j'écoute le bruissement des pages alors que Hermione se précipite au dit reportage.

«Harry Potter est gay, révèle une source résidant à a fait un coming-out il y a tout juste deux jours ».

C'est donc une nouvelle fraîche que le Daily Prophet vous offre aujourd'hui. Et si celle-ci peut vous surprendre, ce n'est pas le cas de tout le monde dans l'école de sorcellerie. «

Je m'en doutais depuis quelques temps, confie un de ses camarades. Dans les douches après les entraînements de Quidditch, j'étais mal à l'aise de me laver à côté de lui. Il avait un regard...pervers. J'avais l'impression d'être un bout de viande et j'avais très peur qu'il me fasse des avances. »

« Depuis le Tournoi des Trois Sorciers, je me doutais que quelque chose ne tournait pas rond avec lui... ajoute un autre étudiant. Ça crevait les yeux qu'il avait le béguin pour Cédric Diggory ! Il cherchait toujours des prétextes pour le voir, soit-disant pour parler du tournoi. Peu crédible alors que tout le monde sait que ça se serait apparenté à de la triche. Et puis vous auriez vu sa réaction au bal de Noël ! Les regards qu'il jetait à Cho Chang ! Il crevait d'envie d'être à sa place au bras de Diggory... »

Les témoignages des élèves de Poudlard sont édifiants et malheureusement trop nombreux pour être tous retranscrits dans cet article. Harry Potter, connu comme le Sauveur du monde sorcier serait donc bien gay.

Comme chacun le sait, l'homosexualité est classée désordre psychologique au registre des Maladies Mentales Magiques et Moldues de Ste Mangouste. Le ministère ayant dépêché un psychomage pour suivre Mr Potter depuis la Libération il y a quelques mois, nous ne pouvons qu'espérer en ses compétences pour que le Sauveur du monde sorcier reprenne ses esprits. Il ne fait pas bon imaginer qu'un sorcier suffisamment puissant pour éliminer Voldemort souffre de troubles mentaux et soit laissé en liberté. Qui pourra protéger ses innocents camarades de Poudlard de ses désirs contre nature ? »

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« Mais elle est folle cette bonne femme ! s'exclame Ron, tapant du poing sur la table. Balancer des horreurs pareilles sur Harry ! Après tout ce qu'il a fait !

- C'est vraiment dommage que je n'ai pas moyen de la faire chanter elle aussi... Qu'elle fasse des excuses publiques et ensuite parte en retraite anticipée, comme sa chère tante Rita ! rage Hermione. Je ne peux pas y croire ! Et d'où sort-elle ses témoins ?

- Si tu lis la petite ligne en bas, à droite, tu apprendras qu'ils ont souhaité garder l'anonymat par crainte de mes réactions violentes, auxquelles ils ont déjà été régulièrement victimes. J'interviens d'une voix détachée. Je m'étonne qu'elle ne l'ait pas ajouté dans le corps de l'article, ça aurait fait son petit effet !

- Réactions violentes, pffff... C'est vraiment n'importe quoi ! On jurerait entendre parler d'un serial-killer ! renifle Ron. Déjà que tu es censé être gay... »

Hermione le regarde du coin de l'oeil, hésitante à rebondir sur ce qu'il vient de dire. Je n'ai pas tant de scrupules.

« Tu viens d'insinuer qu'être gay était pire qu'être un serial-killer ou je rêve ?

- Euuuuh... Ce n'est pas exactement ce que je voulais dire... fait lentement Ron, neurones en pleine cogitation. C'est sûr que c'est pire, moralement parlant, de tuer des gens ! Mais d'un autre côté...

- Je crois que ça suffit comme ça ! » coupe Hermione, devenue blanche comme un linge.

Elle me jette un regard mortifié, puis tourne la tête, incapable de continuer à me regarder en face. J'imagine qu'elle ne se doutait pas que son cher et tendre pouvait être homophobe. Moi non plus d'ailleurs.

« Hermione laisse moi terminer ! Je comprends qu'on puisse se méfier des homosexuels. Personnellement, je n'ai pas envie de me retrouver dans la même pièce qu'un de ces mecs, j'aurais trop peur de ce qu'il essayerait de me faire ! Mais tant qu'ils n'embêtent personne, on devrait les laisser vivre leur vie. Voilà.

- Et si Harry était gay ? Tu t'es seulement posé la question avant de sortir tout ça ? siffle Hermione.

- Arrête de dire n'importe quoi Mione ! répond tranquillement Ron en plongeant sa cuillère dans ses céréales. Je le connais, il est tout à fait normal. »

Et bien, pour une fois, je n'ai pas à clamer sur tous les tons que je ne suis PAS gay. Et bizarrement je m'en réjouis moins que je n'aurais pensé.

« Ça va Harry ? s'inquiète Hermione. Tu m'as l'air... euh. Étrange.

- Ça va super. »

J'ai juste à nouveau des envies de massacre, j'ajoute in-petto. Mais ça, je ne peux plus le dire, ça n'arrangerait pas mon cas vu les ragots qui courent sur mon compte. Tout ça, c'est de la faute de Snape.

« Bon, je vous laisse. J'ai à faire. »

Je prends quelques tartines que je mets dans mes poches, puis je quitte la salle sous le regard interdit de mes amis et ceux insistants, soupçonneux et parfois horrifiés des élèves ayant pris connaissance des nouvelles du jour.

J'ai une vengeance à préparer. J'espère faire mentir le proverbe: que ce plat soit meilleur chaud, car je n'aurais pas la patience d'attendre plus longtemps.

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Ayant passé une partie de ma nuit à planifier mon plan, je ne marque aucune hésitation avant de prendre le chemin des cuisines. Je touche du bout des doigts la petite fiole dans ma poche. Celle que j'ai prise avec tant d'hésitation ce matin, repensant aux paroles de Hermione hier soir.

C'est vrai que je n'ai pas de preuves. C'est vrai que la vengeance, c'est moche. Et s'attaquer à un innocent, c'est pire !

Mais peu importe les preuves, je fais confiance à mes tripes : je sais que c'est Snape. Je me doutais qu'il me préparait un coup foireux depuis qu'il m'avait surpris avec Ginny. Le truc était de savoir quand ça allait tomber... Et il n'a pas perdu de temps !

A peine deux jours, Merlin ! J'aurais pu désamorcer ça si j'avais eu un tout petit peu plus de temps ! J'étais décidé à voir Ginny et tout lui avouer... Mais c'est trop tard, et si maintenant ma vie va être un enfer, je peux une fois de plus le remercier. Mais je ne vais pas être le seul à souffrir, ça, non.

Un sourire machiavélique aux lèvres, je chatouille la poire de la peinture dissimulant l'entrée aux cuisines. Alors que le fruit se met à glousser, le tableau s'écarte, m'ouvrant le chemin.

Je suis immédiatement remarqué par Dobby qui accoure vers moi. J'avais à la fois espéré et redouté qu'il soit là. Espéré, car je sais qu'il fera tout pour me venir en aide. Redouté car je ne voudrais vraiment pas lui amener d'ennuis.

« Harry Potter, Monsieur ! C'est une joie de vous voir !

- Pareil pour moi Dobby, souris-je. On se voit trop peu...

- Vous avez raison Harry Potter, Monsieur, Dobby aurait dû vous rendre visite, s'assurer que vous alliez bien. Dobby est désolé monsieur ! Il va vite se mettre la tête dans le four quelques minutes pour réparer sa bêtise !

- Noooooon, pas la peine ! Vraiment ! je proteste en l'attrapant. Plutôt que de te faire mal, j'aimerais plutôt que tu me rendes service...

- Tout ce que vous voudrez Harry Potter ! Harry Potter est le sorcier le plus merveilleux du monde, je ferais tout pour aider Harry Potter, toujours ! »

Marrant comme ces grandes déclarations me mettent toujours mal à l'aise. J'adore l'elfe de maison, je le considère comme un ami, mais j'aimerais bien qu'il y aille un peu plus mollo, surtout lorsque nous avons un public.

Les autres elfes regardent Dobby qui sautille sur place d'un air atterré. Il n'a décidément pas l'attitude attendu d'un elfe de maison respectable. Enfin, au moins il a oublié qu'il voulait se mettre la tête dans le four ! J'ai fait ma B.A !

« Dobby, je voudrais faire une surprise à un de mes professeurs, est-ce que tu pourrais m'aider ?

- A quoi pense Harry Potter ? fait l'elfe, ouvrant de grands yeux plein d'innocence.

- Et bien, le Professeur Snape est assez énervé en ce moment, il distribue les détentions à tour de bras... Ce n'est pas très agréable d'aller en cours avec lui dans ses conditions ! Alors je me suis dit que, peut-être, recevoir un bon petit-déjeuner, plein de tous ses plats préférés, directement dans ses quartiers pourrait l'aider à se lever d'un meilleur pied ce matin...

- Oooooh ! laisse échapper Dobby, les yeux se remplissant de larmes. Harry Potter est si bon ! Si généreux ! Il n'a que le bonheur d'autrui en tête, c'est magnifique !

- Oui enfin, pas la peine de se mettre dans des états pareils ! »

Je lui tends un mouchoir, au comble du malaise. Est-ce que c'est vraiment une bonne idée ce que je fais là ? J'ai du mal à chasser un sentiment de culpabilité persistant...

Mais il l'a mérité, que diable ! Des années qu'il maltraite les gens ! Et ils sont tous trop bons, trop généreux, trop merveilleux pour lui rendre la pareille. Il se sort de tout ! Ce n'est pas normal et je vais rétablir l'équilibre. Ce n'est que justice.

C'est en m'accrochant à ses pensées que je verse discrètement ma potion dans la théière que Dobby a fait apparaître sur un plateau.

Avant de laisser Dobby partir déposer le petit-déjeuner, je lui précise bien que je ne veux pas que le Professeur Snape sache que je suis l'expéditeur. J'invente une excuse bidon, comme quoi il ne se sentirait probablement pas en droit d'accepter une attention venant d'un de ces élèves.

Dobby, bien entendu, accepte mon explication sans cligner d'un oeil. Il se contente de marmonner que c'était bien dommage qu'un geste aussi meeeeeerveilleux, aussi généreux, aussi délicat passe inaperçu, avant de disparaître.

Je soupire de soulagement, et quitte les cuisines en vitesse.

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Mon retour à la tour Gryffondor se transforme en périple, alors que des personnes diverses et variées, connues et inconnues, m'abordent dans les couloirs. Certains m'insultent, certains se désolent de mes « soucis de santé » et me souhaitent un prompt rétablissement, d'autres me lancent des phrases étranges à la figure comme « We're here, we're queer, get used to it ! » ou « Closets are for clothes » assorties de serrages de mains et de tapotements d'épaules. Ces dernières réactions sont les plus présentes.

Merlin, je suis encore plus populaire qu'avant ! Tuez moi. Pitié.

J'arrive tant bien que mal à mon dortoir où j'ai la surprise de découvrir Seamus en train de faire ses valises. Je fronce les sourcils, mais décide de ne pas poser de questions. J'ai comme l'intuition que sa mère n'aime pas, une fois de plus, que son fils traîne avec Harry Potter le dégénéré.

Au fond, c'est comme d'habitude en fait. C'est désagréable, mais rien que je n'ai pas déjà surmonté. C'est une épreuve moins difficile que ce que je me serais attendu. Si j'étais gay, je serais ravi, je suppose. Mais comme je ne le suis pas, ça me reste un peu en travers de la gorge. Et j'attends avec impatience de voir mon professeur de potions en cours ce matin.

Un léger sourire aux lèvres, je réunis mes affaires et redescend promptement.

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Le cours de Soins aux Créatures Magiques me permet de prendre un bon bol d'air. Je respire à plein poumons, regrettant mon interdiction de toute activité sportive qui me confine entre les murs du château. Voler, surtout, me manque. Mon Eclair de feu prend la poussière dans les dortoirs, au point que je pense le prêter à Ginny qui me remplace à la tête de l'équipe de Quidditch des Gryffondors.

Mmm... Peut-être que ça pourrait un peu l'adoucir quand je lui aurai avoué la vérité. A méditer.

Je m'approche des cages devant lesquelles attend Lena McGuigan, jeune professeure pimpante qui remplace Hagrid en ce début d'année scolaire.

Celui-ci a finalement décidé d'entamer le stock de jours de vacances qu'il avait accumulé au cours de sa carrière à Poudlard. Et oui, pas le choix ! Mme Maxime n'allait pas se contenter d'une petite semaine à Triffouillis-les-Oies comme voyage de noce !

Il visite présentement l'Asie, j'ai déjà reçu deux cartes par hibou. Ils paraissent s'amuser comme des petits fous !

J'écoute d'une oreille distraite la présentation du lapin-pinson du Professeur McGuigan.

C'est un animal ayant l'apparence ordinaire d'un lapin, mais dont la particularité est de se mettre à chanter en présence d'une personne amoureuse. Les jeunes femmes s'exclament et s'extasient sur ce charmant petit animal, les jeunes hommes roulent un peu des yeux devant tant de mièvrerie, mais la plupart sont trop occupés à dévorer du regard leur professeur pour protester plus que cela.

J'ai hâte que Hagrid revienne. Moi, ce cours m'ennuie profondément. Ça manque de challenge. Alors que j'étouffe un bâillement, Dean me file un petit coup de coude.

« Pas ton style, hein ? chuchote-t-il en désignant discrètement McGuigan.

- Huummmm... je fais, sans m'engager.

- Oh allez Harry ! Détends toi ! rigole Dean. C'est pas la fin du monde d'être gay ! »

J'ai très envie de hurler, au vu et su de tous que je ne suis PAS gay, mais je me retiens. Je ne peux pas faire les choses comme ça. D'abord, parler avec Ginny, ensuite, faire une annonce officielle.

« C'est facile à dire pour toi, tu es né Moldu ! Tu ne sais pas comment ça se passe chez les sorciers ! intervient Seamus, sourcils froncés. Quand mon oncle a voulu emménagé avec son ami de coeur, tu n'imagines pas le scandale que ça a été dans ma famille ! Mon père ne voyait pas le problème, mais ma mère... Elle et mes grands-parents ont carrément essayé de faire interner oncle Barnaby ! Ils ont échoué, mais maintenant ils font comme s'il avait disparu de la surface de la terre... Je le vois encore de temps en temps, en cachette, grâce à mon père. Il trouve ça trop moche ce qu'ils lui ont fait et il s'arrange pour organiser des rencontres sans que ma mère l'apprenne.

- C'est à ce point ? s'étonne Dean. Et c'est pour ça que tu changes de dortoir, parce que ta mère est homophobe ?

- Oui, grimace Seamus. Et j'ai dû batailler pour que ce ne soit que ça. Elle voulait me retirer de l'école !

- Encore ? nous exclamons nous en choeur Dean et moi.

- Bah oui, répond Seamus avec un haussement d'épaule fataliste. C'est vraiment atroce ! Il n'y avait plus de place dans les autres dortoirs, alors ils m'ont mis avec des premières années. Je suis passé y déposer mes affaires avant le cours et un des gamins s'est fait pipi dessus tellement je lui ai fait peur. En lui disant bonjour. Ça promet d'être gai !

- Tant que ce n'est pas gay ! pouffe Dean, sous nos regards, éberlué pour Seamus et résigné pour moi. Gay, tu piges ? G.A.Y ?

- Mais qu'il est con ! s'exclame Seamus en se tapant le front de la main, comprenant enfin la blague de son camarade. Finalement je ne vais pas être dépaysé chez les premières années, tu as le même âge mental. Enfin, je ne voudrais pas leur manquer de respect en disant ça... Peut-être qu'en vrai j'aurais l'occasion après sept longues années d'avoir une discussion intelligente !

- Hep ! Retire ça !

- Rêve !

- Grrrrr... »

Dean se met à prendre diverses poses de kung-fu pour menacer Seamus qui s'en fiche royalement. Le seul sport qu'il connait étant le Quidditch, il aurait mieux valu le menacer d'un Cognard. Là il aurait compris.

Je décide de les laisser se chamailler et de prétendre suivre un tant soit peu le cours. Je pars donc nourrir le lapin dont je suis chargé de m'occuper. J'ai retrouvé le sourire grâce à mes deux camarades. Heureusement qu'ils ont redoublé ! Sans eux, Poudlard n'aurait pas été pareil.

Je suis rassuré de voir que, bien qu'ayant vu juste concernant la raison du départ de Seamus des dortoirs, il ne le fasse pas de bon coeur. Le monde sorcier est peut-être peuplé d'homophobes, mais au moins mes amis ne le sont pas.

C'est déjà ça !

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Le cours, bien que pas très palpitant, a le mérite de me faire oublier l'article de ce matin. A part la remarque de Dean personne ne m'a rien dit, et je n'ai remarqué qu'une dizaine de regards en coin. J'en avais bien plus lorsque tous ces articles paraissaient sur moi pendant le Tournoi des Trois Sorciers !

Mais le cours de Soins aux Créatures Magiques est en commun avec les Pouffsouffles cette année. Ils sont loin d'être méchants. Ma prochaine heure, par contre, c'est cours de Potions avec les Serpentards...

Mes camarades, surtout Ron et Hermione, s'étonnent de me voir si pressé d'arriver aux cachots. Ils s'attendaient plutôt à ce que je traine des pieds ! J'ai donc tellement hâte d'être insulté et humilié ? J'ai des tendances masochistes peut-être ?

En vérité, mon impatience concerne le petit-déjeuner de Snape ou plutôt son résultat. Mais je ne leur en souffle pas un mot. J'ai préparé mon coup seul, en partie pour assurer mes arrières. Je ne tiens pas vraiment à être pris au fait ! Je doute que j'apprécierai ce que me ferait subir Snape en représailles !

Arrivés devant la porte de notre salle habituelle, nous découvrons les Serpentards dans un état d'agitation étonnant. McGonagall arrive soudainement, calmant la petite foule.

« Comme certains d'entre vous le savent déjà, le professeur Snape ne pourra pas assurer ses cours à cause d'un grave problème de santé. Je peux néanmoins rassurer sa Maison : il reviendra des urgences de Ste Mangouste dans l'après-midi et sera pris en charge par Mme Pomfrey. Son état n'est plus critique. »

Un brouhaha envahit le couloir obligeant le professeur à élèver la voix.

« Comme nous ne pouvons prévoir l'évolution de sa guérison, nous avons pris contact avec le professeur Slughorn qui assurera son remplacement à partir de demain. Je vous prierais de retourner dans vos salles communes respectives ou de vous diriger vers la bibliothèque. Je ne veux pas voir d'élèves traînant dans les couloirs. Ce n'est pas parce que votre professeur est absent que vous êtes en vacances, je suis sûre que vous avez des devoirs à faire et des leçons à apprendre. Si ce n'est pas le cas, je me chargerai de vous en fournir ! »

Ne souhaitant pas se retrouver submergés de devoirs supplémentaires, les élèves quittent les lieux à contrecoeur. Les discussions sont vives. On n'a jamais vu Snape être malade ! En tant qu'expert en potions, il a toujours été capable de se soigner lui-même. C'est bizarre quand même cette histoire ! Et ça devait être drôlement grave pour nécessiter un passage à Ste Mangouste.

Je ne pipe pas un mot. Dans la commotion, personne ne remarque que je suis livide.

Merlin, ce n'est pas possible ? Ce n'est pas ma potion qui aurait provoqué ça ? Ce n'était qu'une vilaine blague, il devait se couvrir de boutons purulents, c'est tout ! Un peu humiliant, mais pas franchement méchant ! Si j'avais préparé moi-même la potion, je pourrais m'inquiéter d'avoir fait quelque chose de travers, la transformant en poison. Mais celle-ci venait de la boutique de Fred et George. Je l'avais testé sur Ron et il n'y avait pas eu de souci ! (A part qu'il ne m'avait plus parlé pendant une semaine, le temps que les boutons disparaissent, mais il n'a pas toujours beaucoup d'humour.)

J'ai beau essayé de me rassurer de mon innocence, mon ventre fait quand même des noeuds.

J'espère que Snape ira vite mieux. Même si c'est un connard d'ex-Mangemort graisseux. Je n'ai pas envie d'avoir sa mort sur la conscience.

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Dans la salle commune des Gryffondors, c'est la folie. Passé le premier choc, la majorité s'estime ravi de l'absence de Snape. Et puis, il méritait bien qu'une crasse lui tombe dessus ! C'est son karma qui le rattrapait !

« C'est honteux de dire ça ! s'indigne Hermione. Et c'est bien la seule. Vous avez entendu McGonagall : il était dans un état critique. Il a failli mourir aujourd'hui ! »

J'essaye d'ignorer mon estomac qui reprend sa gymnastique, sans plus prendre part à cette discussion qu'à celles ayant eu lieu dans les couloirs.

« Ben quand même Mione, tu dois admettre qu'il n'est pas franchement tendre avec nous ! Ses cours sont une épreuve constante... tempère Ron. Je ne dis pas qu'il méritait ça ! Mais tu ne peux pas nous en vouloir de nous réjouir de son absence !

- C'est un grand professeur ! Sa technique pédagogique laisse peut-être à désirer, mais il est bourré de connaissances. C'est un des meilleurs fabricants de potions ! Il est même mieux que cela, car ce n'est pas un simple technicien de la potion : tu sais qu'il en crée ? C'est un chercheur et il a déjà fait plusieurs belles découvertes... s'émerveille Hermione. On a de la chance qu'il nous transmette un peu de son savoir !

- Là, tu exagères Mione... Tu n'es pas honnête avec toi-même ! Combien de fois est-ce que, toi aussi, tu as souffert de ses crasses ? Combien de fois est ce que tu as admis que sans la confiance de Dumbledore à son sujet, tu te poserais des questions sur le bien-fondé de sa présence à Poudlard ?

- Mais c'est le passé ça ! s'impatiente Hermione. Je ne savais pas encore tout de son rôle dans l'Ordre, je ne connaissais pas la vérité à son sujet ! Harry, dis-lui toi aussi ! »

Apparemment, sur le principe du « qui ne dit mot consent », Hermione avait pris mon silence pour un accord tacite.

« Je suis d'accord... avec Ron. A part que je trouve qu'il le méritait vraiment d'atterrir à St Mangouste ! Dommage qu'il y soit resté si peu de temps ! dis-je en niant la chair de poule qui avait envahie ma peau.

- Tu ne penses pas ce que tu dis ? laisse échapper Hermione en un souffle, choquée. Harry, tu ne peux pas lui vouloir du mal à ce point ? Je sais que tu as souffert plus que quiconque de son attitude toutes ces années, mais tu es bien conscient qu'il jouait un rôle, n'est-ce pas ? Qu'il devait faire croire qu'il te haïssait et qu'il serait prêt à tout pour se débarrasser de toi ? Il n'aurait pas été crédible en tant que partisan de Voldemort sinon !

- Je sais tout ça Mione ! je m'exclame, écartant ses arguments de la main. J'ai compris, même si je trouve qu'il a parfois poussé le bouchon plus loin que ne nécessitait son rôle. Oui, je sais qu'il faisait ça pour sa couverture. Et indirectement pour mon bien, puisqu'il pouvait ainsi nous aider à vaincre Voldemort. Mais il n'a plus d'excuse maintenant ! Voldemort est mort et enterré. Et c'est toujours un salaud !

- Oh Harry ! Tu ne vois donc pas ? Il a changé ! Malfoy s'est retrouvé avec une détention d'un mois, plus un retrait de 50 poins pour sa maison. Tu trouves que ça correspond à son ancien comportement ? Et puis franchement, je le trouve plus sympa en cours.

- Sympa ? nous exclamons nous en choeur.

- Ben euh, oui, dit-elle en rosissant légèrement. Il est moins cassant, il ne s'acharne plus à humilier ses élèves les moins doués...

- Je crois qu'on n'assiste pas aux mêmes cours, Mione ! s'exclame Ron.

- Je crois aussi ! je renchéris aussitôt. Le jour où Snape sera gentil en ma présence, je vous ferai un strip-tease !

- Heureusement que ça n'arrivera jamais, j'ai pas envie de voir ça ! rigole Ron. »

Je lui balance un coussin sur la tête.

« Je suis sérieuse ! reprend Hermione. Et je n'ai pas dit qu'il était gentil... ça reste un homme au fort caractère, pas forcément très doué niveau relations humaines. Il est vite agacé et il a une langue acerbe. Mais je vous assure que ce n'est plus au même stade qu'avant ! Les Serpentards l'ont bien noté, eux...

- Mouais... Tu dis ça à cause de la punition de Malfoy, je suppose. Mais ce n'est qu'un seul Serpentard ! Je proteste. Je parie que les autres restent impunis !

- Au contraire, ce n'est pas le seul ! Malfoy a été le plus touché parce qu'il était la tête pensante de l'opération, mais les autres ont eu une punition méritée.

- Quelle opération ? De quoi tu parles ?

- Tu ne sais pas ce qu'il s'est passé ? s'exclame Hermione, abasourdie. Ça a fait un scandale pourtant ! Malfoy avait recruté une bande pour du bizutage. Ils se sont attaqués, bien évidemment aux enfants de Moldus. Principalement de première année, histoire de s'affronter à bien plus faible qu'eux... Ils ont essayé de « les nettoyer de leurs impureté » d'après Malfoy et ont failli noyer un des gamins.

- Aaaaah, c'est pour ça que Emrick nous as fait un speech sur l'égalité à un diner la semaine dernière ?

- Oui ! Et Snape n'a pas laissé passer, ils ont été sévèrement punis !

- Tu parles ! Ils auraient dû être renvoyés pour ça !

- C'est ce que Snape voulait, mais Emrick a refusé. Snape a dû se contenter de leur donner des détentions, des points en moins pour Serpentards – et avec le cumul des différents élèves, ça fait un paquet !, ainsi que des travaux d'intérêt général sur toute l'année. Tu dois bien avouer que ça change de son ancien comportement préférentiel quand même !

- Ça n'empêche que ça reste un gros connard d'enfoiré de bâtard graisseux ! je m'énerve soudainement. C'est lui qui m'a mis dans cette merde.

- Euh... De quoi tu parles Harry ? intervient Ron, paumé.

- C'est lui qui a lancé des rumeurs sur mon compte et contacté le Daily Prophet. J'en suis certain !

- Oh, tu ne vas pas recommencer Harry ! s'énerve Hermione à son tour. C'est un professeur de Poudlard, il a d'autres choses à faire que participer à ce genre de gamineries mesquines ! Je te l'ai dit, tu l'accuses dès que quelque chose ne tourne pas rond pour après réaliser son innocence. Et tu refuses pour autant de changer d'attitude ! Pas étonnant que Snape ne soit pas aimable avec toi, après tout le mal que tu as pu dire sur lui !

- Mione... essaye d'intervenir Ron. Calme-toi...

- Non, je ne me calmerai pas ! J'en ai marre d'entendre les mêmes âneries ! Harry, si tu n'es pas capable de laisser le bénéfice du doute à un homme qui nous a aidé durant le combat contre Voldemort, un homme qui m'a sauvé la vie, c'est tant pis pour toi. Mais je refuse que tu viennes me voir pour cracher ton venin. »

Sur ces mots, elle ferme brutalement ses livres, ramasse ses affaires et sort comme un tourbillon.

Je reste figé dans mon fauteuil, incapable de réagir, alors que Ron marmonne quelques mots d'excuse avant de partir à sa suite. Je ne lui en veux pas de cet abandon. Je comprends qu'il ne veuille pas la laisser seule en cet instant. Si je n'étais pas la source de son déchaînement, moi aussi je lui courrai après.

Mais quel imbécile je fais, Merlin ! J'aurais dû me douter ! J'aurais dû comprendre que Hermione mettrait forcément son sauveur sur un piédestal. Pas qu'elle ait tort au fond. Sur ce coup-là, même moi je ne peux le nier, Snape a fait preuve d'un grand courage et d'une grande abnégation.

La nuit dernière, alors que je revivais cette scène atroce où Ron, sous l'emprise de Voldemort s'apprêtait à assassiner Hermione, la magie des rêves en a modifié le déroulement. Alors que dans mon rêve, je parvenais à neutraliser Ron sans baguette, la réalité est toute autre. Je suis resté par terre, impuissant, et c'est Snape qui est intervenu in-extremis, bousillant sa couverture d'agent double.

Il est parvenu à sauver Hermione, mais Voldemort s'est fait un plaisir de le lui faire payer, le torturant sous mes yeux. Il a acheté le délai qu'il nous fallait, distrayant le mage noir suffisamment longtemps pour que je puisse récupérer ma baguette et mette un terme à son règne de terreur.

J'ai tué un homme qui me tournait le dos. Je n'en tire aucune gloire, mais n'en ressent aucune honte. Mon côté serpentard qui s'exprime, peut-être. L'important, c'était qu'il meure, et cela ne pouvait arriver que de ma main. Et je n'aurais pas pu le faire si Snape n'avait pas été là. Et mes amis seraient morts. Tous, jusqu'au dernier.

Alors la honte brûle bien mon coeur, mais pour Snape. Je ne sais pas si c'est lui qui m'a jeté dans la fosse aux lions et j'ai beau avoir de gros soupçons, il mérite au moins que je lui laisse le bénéfice du doute.

Le connard dans l'histoire, c'est moi.

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Je descends les escaliers à toute vitesse.

Je tiens à présenter mes excuses à Hermione et lui jurer que je ne parlerai plus sans réfléchir. En tout cas quand il s'agit de Snape. Ce serait trop demander si c'était général.

Je freine des quatre fers lorsque je vois le professeur McGonagall qui, dès qu'elle m'aperçoit, se dirige vers moi l'air patibulaire.

« Je ne traine pas dans les couloirs ! Je vais à la bibliothèque ! Et j'ai plein de devoirs à faire ! je m'empresse de l'informer.

- De quoi parlez-vous Potter ? me fait-elle, sourcils froncés, visiblement confuse. Oh laissez tomber, nous n'avons pas le temps ! Notre directeur, le professeur Emrick souhaite vous voir. Maintenant. »

Je lui emboîte le pas sans discuter. A la gargouille si familière, elle prononce un mot de passe qui me rappelle que Dumbledore n'occupe plus les lieux. Finis les noms de bonbons, place aux philosophes. Alors que l'escalier en colimaçon s'ouvre pour Voltaire, je ne peux empêcher un frémissement me parcourir.

Je ne sais pas à quoi m'attendre de cette convocation, si ce n'est rien de bon.

Le bureau n'a pas changé, à première vue. Les mêmes tableaux d'anciens directeurs, une pensine trônant sur une table, éclaboussant le plafond de lumière argentée. Mais la chaleur n'y est plus. C'est un bureau. Fonctionnel. Utile. Il reflète celui qui l'occupe, raisonnable et terre à terre. Un peu trop, peut-être pour diriger une école de magie.

La raison et le terre à terre ne font pas partie de la vie d'adolescents bourrés d'hormones, encore moins lorsque grimoires, potions et baguette magique leur font espérer pouvoir réaliser tous leurs désirs.

Emrick ne lève pas le nez de ses papiers, il fait juste un geste d'une main, me désignant une chaise. Le professeur McGonagall part et je me sens abandonné comme un chiot au bord d'une route sur le chemin des vacances.

Je suis installé depuis cinq bonnes minutes lorsqu'enfin, il daigne m'accorder son attention. Bien entendu, après ce laps de temps, je suis complètement à cran. C'était l'effet voulu bien sûr.

« Monsieur Potter.

- Professeur Emrick. »

Je tente le plus possible d'atténuer la note de dédain qui persiste dans ma voix. Je déteste l'appeler professeur, car c'est un titre qu'il ne mérite pas à mes yeux. Il n'a jamais enseigné, ni à Poudlard, ni ailleurs. C'est un gestionnaire avant tout, que le Ministère a placé là pour essayer de récupérer des fonds. L'ambiance est aux vaches maigres après cette nouvelle guerre contre le mage noir et ses acolytes.

« Je vous ai fait venir, car j'ai été informé d'un problème survenu hier soir. Problème ayant conduit Ronald Weasley à l'infirmerie.

- Vous allez me renvoyer ? je demande tout de go, pressé d'en finir.

- Et bien, comme je vous l'ai signalé la dernière fois Mr Potter, votre cas me pose problème. Ainsi que celui de Mr Weasley et Mlle Granger. Je comprends que vos aventures vous aient laissé des séquelles, mais je ne puis garder comme étudiants des jeunes gens instables, capables de se blesser ou de blesser les autres.

- Hermione n'a jamais blessé personne ! je proteste, ne tentant pas même pas de nier les faits pour moi et Ron.

- Sa simple présence blesse les âmes un peu sensibles. »

Je suis tenté de lui en coller une. Le salaud ! Les cicatrices qui parsèment le corps de Hermione, ainsi que celles très visibles sur son visage, sont le résultat des tortures dont elle a souffert durant sa captivité. C'est une héroïne de guerre ! Elle s'est battue pour Emrick et tous ces gens qui s'horrifient maintenant de son apparence, pour qu'ils puissent être libres. Et c'est de cette manière qu'elle est remerciée !

Mes poings se serrent de manière spasmodique sur mes genoux et je n'arrive pas à les contrôler. Je suis fou de rage !

« Mais nous nous écartons du sujet, reprend Emrick, indifférent. Tout d'abord, je voulais vous féliciter du contrôle dont vous avez su faire preuve cette fois-ci.

- Pardon ?

- Le matériel n'ayant pas eu à souffrir de vos excès, je pense qu'il est envisageable de vous laisser un peu plus de temps pour vous remettre. Je vous conseille néanmoins d'être diligent dans vos séances avec Mr Sebastopol. Votre thérapie est fondamentale pour l'amélioration de votre état psychologique. C'est d'ailleurs la seule chose sensée qu'il faut retenir du fameux article du Daily Prophet d'aujourd'hui, où l'auteure est parvenue à la même conclusion ! »

Apparemment, lui et David sont de mèche pour me perturber par leur changement de conversation intempestif ! J'ai vraiment du mal à suivre leur cheminement de pensée !

« Néanmoins, ayant jugé que le stress des ragots que rapportent cette Elena Skeeter n'était pas propice à votre rétablissement, le nécessaire a été fait pour arranger cette affaire. A l'avenir, cependant, ne passez pas vos nerfs sur la première personne que vous trouvez. Le Professeur Snape se remettra rapidement, mais je vous rappelle que les attaques sur l'équipe enseignante sont strictement prohibées. »

Je me fige sur ma chaise. Il me semble que mon coeur s'est arrêté de battre.

« De quoi parlez-vous ? Fais-je d'une voix dont je ne peux entièrement caché le trouble.

– Oh, vous m'avez bien entendu. Mais sachez que le Professeur Snape a nié votre implication. Il prétend que cet incident est dû à une erreur de sa part, lors d'une expérience de potion. Lui, maître de potion émérite, se serait empoisonné tout seul... Vous avez de la chance, vous auriez dû être renvoyé pour ça ou tout du moins sévèrement puni. Et la prochaine fois, ce sera le cas, vous pouvez me croire... »

La voix de Emrick me paraît menaçante, mais je sais que c'est ma peur qui la colore ainsi. Il se contente d'énoncer des faits très froidement. Il se fiche que je reste ou parte. Il n'a pas besoin de menacer. Au contraire, il fait un effort d'amabilité en me prévenant. Sous les différentes couches d'angoisses, stress, et stupeur, je suis, dans le fond, totalement ravi. Mais autant dire que ce fond n'est pas visible à l'oeil nu.

Alors que je me dirige vers la Grande Salle, en retard, après avoir été finalement libéré par Emrick, une question lancinante tourne dans ma tête.

Pourquoi, par Merlin, pourquoi, est ce que Snape m'a couvert ?

o.

o.

Huhuhu, le mystère s'épaissit ! xD

Petit sondage : d'après vous, qui a lancé Elena Skeeter sur Harry ? Vous avez une petite idée ? Et que pensez-vous du nouveau directeur ?

Dites-moi tout ! Je suis curieuse de connaitre vos impressions :)