Coucou ! J'aurais dû poster hier mais j'ai pas pu, donc désolée :/

Voilà le nouveau chapitre qui introduit un peu plus Isabelle, aha.

Enjoy.. ;)


CHAPITRE 4 :

Isabelle n'avait jamais été du genre à montrer ses sentiments.

Ce côté reine inaccessible la faisait souvent passer pour une garce, mais elle se fichait de l'avis des autres. Les seuls opinions qui importaient étaient ceux de sa famille. Les seules personnes qu'elle ait jamais aimé.

Et maintenant, une de ces personnes était allongée sur un lit d'hôpital, dans le coma.

Son Max.

Quand elle s'était levée ce matin-là, elle pensait que la journée qui allait suivre allait être des plus ordinaire.

Elle aurait préféré que ça le soit..

Elle se rappelait encore l'horreur qui l'avait prise lorsqu'elle avait découvert ses parents dans la salle d'attente, effondrés.

Elle se rappelait encore la sensation qu'avait provoquée la vue de Max sur ce lit.

La sensation qu'on broyait son cœur.

Elle n'avait écouté que d'une oreille les paroles du docteur, les yeux rivés sur Max.

Elle avait été reconnectée à la réalité lorsque Jace était sorti en courant et qu'Alec s'était affalé sur une chaise, la tête entre les mains.

Son cœur s'était un peu plus briser à cette vue.

Ses frères, eux non plus, ne montraient pas leurs sentiments.

Leurs parents les avait élevés comme ça.

Ils étaient les Lightwood.

Ils devaient se montrer froids.

Mais comment rester de marbre face à un spectacle aussi déchirant ?

Ils alternèrent entre hôpital et maison pendant plusieurs jours, ne trouvant même plus la force d'aller au lycée.

Un jour, Alec avait essayé.

Il s'était préparé, était sorti de la maison pour revenir dix minutes plus tard en courant et il s'était au final enfermé toute la journée.

Jace et Isabelle, au contraire, n'avaient même pas voulu essayer.

On ne voyait Jace que lorsqu'ils allaient voir Max. Le reste du temps, il restait confiné dans sa chambre.

Sa famille était en train de partir en vrille. La relation entre ses parents était tendue. Alec voulait faire bonne figure mais son regard était toujours lointain et triste. Quant à Jace, il avait l'air d'un condamné sur le chemin de sa sentence.

Isabelle ne savait pas vraiment pourquoi il arborait toujours cet air coupable sur le visage, ni pourquoi il ne les regardait jamais dans les yeux.

Elle ne voulait pas vraiment savoir non plus.

Elle préférait faire comme si Max faisait une sieste. Une très longue sieste.

Elle lui parlait donc comme si tout allait bien et qu'il allait bientôt se réveiller. C'était moins dur.

Elle savait que faire ce genre de choses était pathétique. Qu'elle ne s'en remettrait pas si le pire arrivait. Que la famille entière ne s'en remettrait pas.

Elle ne pouvait tout simplement pas s'imaginer vivre sans Max. Sans son petit visage souriant qui venait la réveiller le matin. Sans cette petite voix agaçante mais adorable. Sans ces mangas traînants partout dans la maison.

Elle ne s'était jamais sentie aussi seule. La maison paraissait si vide sans le benjamin de la famille. Sa vie, paraissait vide sans lui.

-Aouch !

Trop occupée à penser à son pauvre petit frère, elle n'avait pas remarquer qu'elle fonçait droit sur quelqu'un qui était de dos. Le choc avait été si rude qu'elle avait dû s'accrocher à la personne en question pour ne pas tomber.

Elle leva les yeux et reconnut un garçon qu'elle avait déjà vu quelques fois à l'école. Sheldon ou Samuel.

-Désolée, dit-elle, je ne regardais pas où j'allais.

-Oh ! Hum, pas de problème, c'est pas grave si tu m'es rentrée dedans d'une façon plutôt brutale, hein.. répondit-il avec un sourire.

Il remarqua alors quelque chose dans ses yeux qui lui fit prendre une expression un peu plus grave.

-Tu vas bien ? demanda-t-il alors, d'une voix douce.

-Oui, je vais bien.

Puis elle se remémora Max et fondit en larmes.

Tu es pathétique Isabelle. Pleurer devant un garçon que tu ne connais que de vue. Vraiment ridicule.

L'autre parut surpris mais entoura maladroitement de ses bras la jeune femme. Etonnamment, elle ne le rejeta pas. Elle ne pouvait rien faire d'autre que pleurer. Ils restèrent ainsi un moment, puis lorsque ses sanglots se calmèrent, elle s'écarta doucement du garçon.

-Désolée, dit-elle d'une voix enrouée, je ne suis pas comme ça d'habitude, c'est juste que...

-Hé, pas besoin de te justifier.. C'est pas grave.. Et puis c'est pas tout les jours que j'accueille une jolie fille dans mes bras, répliqua-t-il avec un petit sourire.

Elle rougit quelques peu suite à cette remarque. Elle avait l'habitude qu'on lui dise qu'elle était belle, mais ce garçon était différent. Il n'avait pas l'air de vouloir la mettre dans son lit. Il était juste gentil..

-Je suis Isabelle.

-Je sais, répondit-il, moi c'est Simon.

Simon. Même son prénom a quelque chose de gentil.

-Enchantée, Simon, dit-elle avec un sourire.

Le premier sourire depuis la nouvelle de l'accident.


Simon venait chercher Clary chaque mercredi à 17h30. Il arrivait toujours une demie-heure en avance pour pouvoir discuter avec Mary, infirmière et amie.

Mais ce mercredi-là, c'était sur Isabelle Lightwood qu'il était tombé. Enfin, elle lui avait foncé dedans mais bon..

Il avait toujours trouvé Isabelle magnifique.

Après tout, c'était l'image typique qu'on peut se faire d'un mannequin. Grande, mince, un joli visage, de longs cheveux noirs, des yeux sombre. Tout simplement, magnifique.

Mais, l'image qu'il avait d'elle avait été brisée lorsqu'il avait vu ses yeux.

Il avait toujours vu en elle une femme, certes très belle, mais aussi impitoyable. Elle était une briseuse de cœurs. Elle avait un air froid et lointain. On aurait dit qu'elle était capable de maîtriser toutes ses émotions.

Et pourtant, lorsqu'il avait plongé ses yeux dans son regard ce jour-là, il y avait vu tellement de choses qu'il en avait été bouleversé.

De la tristesse, de la colère, de la vulnérabilité. Elle n'avait plus rien de la Isabelle qu'il voyait tous les jours et qui semblait maîtresse d'elle-même.

Il avait été encore plus surpris lorsqu'elle avait éclatée en sanglots, juste devant lui. Il n'était pas très doué pour consoler les gens, en général Clary était là pour ça, mais il avait fait de son mieux et ça avait eu l'air de marcher. Au moins s'était-elle arrêtée de pleurer.

Il avait préféré ne pas demander ce qu'elle faisait là, la raison étant sûrement ce qui l'avait faite pleurer, mais il n'en était pas moins curieux.

Ils avaient discutés quelques temps, enfin il avait surtout essayer de la faire rire parce qu'elle était vraiment plus belle quand elle souriait. Il avait réussi à la faire sourire mais elle semblait après se rappeler quelque chose et ça la rendait immédiatement triste.

Au final, elle avait reçu un appel et bien qu'elle se soit quelque peu éloignée, Simon avait entendu des parties de la conversation.

Il avait compris que quelqu'un s'inquiétait qu'elle ne revienne pas et lui disait de rentrer au plus vite à la maison.

Lorsqu'elle était revenue, Simon avait prit l'air le plus naturel possible et elle lui avait dit qu'elle devait rentrer. Ils s'étaient salués et il l'avait regardé se diriger vers la porte. Elle n'avait plus sa démarche de reine, on aurait dit qu'elle traînait un énorme poids sur ses épaules. Le poids de la solitude. De la tristesse. Il pourrait presque dire du deuil. Il avait été comme ça à la mort de son père.

Il vit Mary marcher au loin et eut une idée.

-Hey Mary ! cria-t-il en courant vers elle.

-Salut Simon, répondit-elle avec un doux sourire.

Mary était une jeune femme douce et altruiste. Elle était très amie avec sa sœur Rebecca et il avait eu le béguin pour elle pendant des années mais avait abandonné quand elle avait ramenée son petit-ami, maintenant fiancé, lors d'un repas organisé par la famille. Depuis, il la voyait comme il voyait sa sœur.

-Je peux te demander un truc ?

-Vas y, dit-elle d'une voix un peu méfiante.

-Tu connais les Lightwood ?

Elle parut peinée par sa demande.

Ca, ca veut dire oui. Et c'est pas forcément bon.

-Bien sûr que je les connais, répondit-elle d'une voix triste.

-Tu sais donc ce qu'il se passe avec eux ? Tu peux me le dire ?

Cette fois, elle parut surprise.

-Tu ne sais pas ? Mais, je viens de te voir discuter avec la jeune Lightwood

-Eh bien, nous nous sommes croisés mais elle ne m'a pas expliquée pourquoi elle était ici et je me suis dis qu'il valait peut-être mieux ne pas demander.

-Tu as eu raison.. Max, le jeune fils de la famille.. il est dans le coma..

Oh. Merde.. Je comprends maintenant l'état d'Isabelle et pourquoi aucun d'entre eux n'est venu ces derniers jours.. Les pauvres...

-Comment c'est arrivé ? demanda-t-il d'une voix blanche.

-Une voiture l'a renversé devant son école.. Le chauffeur a prit la fuite...

-Mais c'est dégueulasse ! Comment on peut faire ça à un pauvre gosse ? demanda-t-il, la voix pleine de colère.

-J'en sais rien.. La pauvre famille.. Ils viennent le voir tous les jours et ont toujours l'espoir qu'il y ait du nouveau mais rien ne change..

Simon n'en revenait pas. Cette histoire le peinait. Il avait de la peine pour la famille, pour Isabelle, pour Alec, même pour Jace.

Personne ne méritait ce genre de choses. Surtout pas un enfant. Il eut envie de courir derrière Isabelle pour lui parler mais se dit qu'elle n'apprécierait pas forcément le fait qu'il sache pour son frère.

Alors, il ne fit rien.


Alec ne s'était jamais senti ainsi.

Il avait l'impression que quelqu'un avait mit son cœur dans un mixer.

Max s'était fait renversé par une voiture. Son petit frère de neuf ans était dans le coma.

Le pire était que l'enculé qui avait fait ça s'était enfui. On ne l'avait pas encore retrouver mais la police était sur le coup.

Pourquoi ce genre de choses arrivent aux bonnes personnes ?

"Parce que la vie est une pute." aurait répondu Jace.

Enfin, si il était encore lui-même. Parce que là, il ne se ressemblait plus vraiment.

Cette situation faisait du mal à toute la famille. Maryse et Robert se disputaient sans cesse, ou bien pleuraient. Mais chacun de leur côté. C'était vraiment tendu.

Isabelle restait tout le temps dans la chambre de Max. Alec l'entendait souvent pleurer, regardant sûrement les nombreuses photos présentes dans la pièce, mais il ne pouvait rien faire, enfermé lui-même dans son propre chagrin.

Et Jace, lui, ne sortait de sa chambre que lors des visites à l'hôpital. Il avait l'air d'être constamment en proie à une grosse culpabilité mais il refusait absolument d'en parler.. A vrai dire, cela faisait plusieurs jours qu'Alec n'avait pas entendu sa voix.

Alec aurait voulu faire comme si rien ne se passait. Mais le seul jour où il avait essayé d'aller au lycée il n'avait pas pu ignorer la douleur en passant devant le parc où il emmenait jouer son petit frère. Il était rentré et était resté le regard dans le vide toute la journée.

Il faisait tout pour oublier ne serait-ce qu'un peu.. Les tâches ménagères, de très longs joggins le matin, mettre de la musique à fond.. Rien de tout ça ne fonctionnait, il avait juste récolté une bonne migraine lorsqu'il avait écouté du hard rock à fond.

Il était seul à déprimer devant la télé un mercredi après-midi lorsqu'il y eut enfin du changement.

Messages reçus

Reçu à : 15h33

De : Inconnu

Hey Alec, ça fait plusieurs jours que t'es pas venu et je me demandais comment tu allais.. :)

-Magnus

Alec ne s'était pas attendu à ça. Ces derniers jours, il avait quelques fois pensé à Magnus, se demandant ce qu'il faisait, espérant qu'il s'inquiétait pour lui mais il n'aurait jamais imaginé qu'il s'inquiétait réellement.

Il prit quelques minutes pour trouver un mensonge valable puis décida qu'il n'avait pas envie de mentir. Pas sur ça, pas sur Max.

Messages envoyés

Envoyé à : 15h39

A : Magnus

Salut, ça va pas trop, je dois l'avouer.. C'est compliqué..

La réponse ne tarda pas et Alec en fut plutôt surpris.

Messages reçus

Reçu à : 15h40

De : Magnus

Tu veux qu'on se voit ?

Alec hésita longuement puis se dit qu'il n'avait rien à perdre.

Messages envoyés

Envoyé à : 15h46

A : Magnus

D'accord.


J'espère que vous avez aimé le chapitre. :)

Encore une fois, désolée pour le retard, j'ai eu quelques problèmes mais rien de grave..

Il y aura un peu de malec dans le prochain chapitre, héhé.

Et pour répondre à la question de Abi, je ne peux pas vraiment poster lorsque je finis le chapitre car en général, je le finis le mercredi même (sauf pour celui d'aujourd'hui). C'est pour ça que je m'impose un jour pour poster, sinon j'oublierais tellement je suis tête en l'air. Là, c'est régulier, donc j'oublie pas, voilà.

A la semaine prochaine, bisous.