Devinez qui a casser l'appareil qui contenait tout son boulot?
J'ai de ce fait, perdu pas mal de données. Surtout concernant les deux fictions que je publie sur le site mais aussi sur de nouveaux projets.
L'une des rare chose que j'aie pu sauver c'est ce qui suit. Le chapitre était fini bien plus long que ça avant l'incident. J'ai longuement hésité avant de vous le sortir ainsi mais je ne sais pas quand j'aurai la motivation de reecrire ce que j'ai perdu. Je le ferai, ça c'est sûr mais pour le moment, je me sens un peu déprimé pour le faire / Puis, j'ai mes examens qui arrivent dans deux semaines et j'en ai jusque fin juin.
Alors, avec tout ça, j'ai décidé de me faire un peu plaisir en sortant ce chapitre malgré qu'il soit plus cours que prévu. Pour la suite, je pense que je compilerai les deux prochains chapitre en un pour compenser.
PS : concernant QLCSM, mon autre fiction. J'étais en train de travailler sur le chapitre le plus prise de tête du machin. J'ai bien du essayer de le reecrire plusieurs fois depuis Noël sans en être satisfaite et j'en arrivait au bout et pouf, disparu. Va falloir que je le recommence à zéro. Alors pour ceux qui attendent la suite de cette fiction, je suis vraiment désolée mais il va falloir encore attendre... J'en suis tout aussi dépitée
Anamiya...
Sur un tombeau de roses chapitre 3 : témoin
Il arrivait parfois à certaines personnes d'occulter un fragment de la réalité. Peut-être ces gens ne la percevait-il pas, l'ignoraient-ils ou encore en avaient-ils conscience, mais refusaient de l'admettre. Le déni demeurait être une chose tout à fait fascinante. Arrivait quelques fois que la vérité leur éclate au visage. De là, est-ce que ces personnes réalisaient-elles dans quoi elles s'étaient enlisées ou bien s'enfonçaient-elles plus en avant dans cette perception erronée? À cet instant précis, il semblait à Akane qu'il oscillait entre ces deux options. Étrange corrélation entre ce que lui faisait à présent ressentir Eustass et son refus de croire que les choses avaient pu se dégrader ainsi.
« Ce n'était rien de plus qu'une profonde admiration et ça l'avait toujours été ». Une phrase de plus à ajouter aux mantras qui se bousculaient sans cesse dans sa tête. Tout avait jusqu'à présent semblé si... évident. Eustass excellait là où Akane ne se trouvait pas. Le roux apparaissait si grand et massif là où le jeune homme avait l'air minuscule et chétif. Il se trouvait entouré de plein de monde quand le rouge ne possédait qu'Elizabeth. Kidd rayonnait d'assurance et, par moment, d'arrogance tandis qu'Akane persistait à être timoré et introverti. La lumière et l'ombre, l'évidence même. Ils avaient toujours été diamétralement opposés. Presque comme avec Naoya. À la différence que là où il se sentait incapable d'admirer son frère, avec Eustass cela paraissait si naturel de l'observer. Sans être intimes, ils suivaient le même parcours scolaire depuis le jardin d'enfance et, même si cela paraissait plus intense récemment, dès qu'il avait posé un regard sur le roux, le jeune homme avait été perdu. Il y avait eu d'autres personnes plus talentueuses que lui dans son entourage, mais le rouge s'était trouvé incapable de remarquer. Depuis le tout début, il avait été happé par le rayonnement d'un soleil nommé Eustass Kidd.
Le scruter de loin, se gonfler de sa lumière et avoir parfois la sensation de sortir de son recoin de ténèbres c'était bien suffisant jusqu'à présent. Le jeune homme se sentait vivre une fraction de seconde avant de retourner à son ennui. Une admiration un peu malsaine et c'était tout. Rien qui puisse le faire tomber malade et dépasser l'entendement. L'amour ne demeurait être qu'une chimère et nous ne périssions pas d'illusions.
Pendant un bref instant, tout paru s'arrêter. L'affolement dont semblait être épris son corps et ses sens, le brouhaha qui persistait dans le couloir ainsi que la foule en étant responsable. Ou encore le fait que le jeune homme avait l'air d'un parfait idiot étalé ainsi au milieu du chemin, pleurant telle une fillette devant « lui ». Et, au-dessus de toute autre chose, qu'importe la cause, les yeux cuivres d'Eustass s'étaient, durant au moins une seconde, posé sur sa personne. Ça, pour le rouge, avait aucun prix.
Puis, aussi rapidement qu'il s'était interrompu, le temps repris ses droits, se souciant que peu de son trouble intérieur. Le bruit et le ridicule de la situation le heurtèrent aussi efficacement qu'un train à grande vitesse. Timidement, le rouge leva ses jades vers Kidd qui le surplombait de toute sa stature. Ses prunelles demeuraient rivées sur lui. Cependant, au grand soulagement du jeune homme, en elle n'apparaissait aucune animosité.
– Ça va? marmonna Eustass de sa voix rauque.
Akane perdit tout. Un son si divin à ses oreilles. Cette voix grave, masculine lui apparaissait telle une douce mélodie. Son cœur s'emballa de plus belle et tout ce qui lui avait paru tellement intense quelques secondes plus tôt devint bien plus fort. Du frétillement électrisant avec vitesse son épine dorsale à ses halètements de plus en plus saccadés. Le rouge se sentait prêt à exploser, mais, en même temps, ferait n'importe quoi pour entendre à nouveau ce timbre. Eustass ne lui avait jamais véritablement adressé la parole. Les rares fois où le jeune homme pouvait se targuer d'avoir perçu les sonorités graves de sa voix, ce n'était qu'en échos alors que lui-même observait le roux de l'autre bout d'un corridor.
Alors qu'Akane se perdait de nouveau dans les méandres de ses sensations, sans prévenir, Kidd l'attrapa par-dessous les aisselles comme s'il ne pesait rien et le releva sur ses pieds. Une apothéose. Ces grandes mains posées sur lui, le soutenant par l'unique force de leur bras. Pas que le rouge pèse lourd. Ensuite, une chaleur partant de ces paumes et allant illuminer chaque parcelle de son corps de leur douce lumière. Jamais le rouge ne s'était senti aussi bien, aussi vivant. Chacun des atomes de son corps se focalisant sur un unique être. Et en même temps, une overdose. Trop. Rien qu'un contact, deux mots bourrus lancés du bout des lèvres et s'en était fini de lui. Un poison qui gangrène son cœur, gonfle ses poumons et l'étouffe peu à peu de son éclat. Cependant si ardent et enivrant qu'une seule bouffée suffisait à rendre le jeune homme dépendant. Alors, ignorant quand il pourrait de nouveau profiter d'une telle occasion, le rouge prit tout ce qu'Eustass était prêt à lui offrir. Quand bien même n'était-ce que des bribes. Il s'en gonfla jusqu'à la lie. Sa voix, sa chaleur, son odeur, la sensation de ses doigts sur son corps... Akane en mémorisa le moindre détail. Ainsi pourra-t-il possiblement garder un faible halo de lumière dans son recoin de ténèbres. Alors, peut-être, parviendra-t-il à saisir que cela demeurait s'enliser bien profondément pour une insignifiante admiration.
Ensuite, la douche froide. Les choses reprenaient leur place et l'ombre de son être. Une touffe rosée émergea de derrière Eustass. Elle lui jeta un regard interrogateur puis se tourna vers Kidd, accusatrice. Et sans même qu'ils aient à ouvrir la bouche, ces deux-là se saisirent. Akane en eut aussitôt la nausée. "Qu'est-ce que tu as encore foutu?" Intimait la rosée d'un bref geste en la direction du rouge et Eustass ne put que hausser les épaules, il ne savait pas. Évidemment qu'il ignorait pourquoi ce misérable insecte se mettait à chialer de façon brusque face à lui, parce que le jeune homme ne représentait rien, ni à la face du monde et encore moins à ses yeux, contrairement à elle. Difficile de ne pas reconnaitre la peste qui venait d'apparaitre... en étant habillée comme une pute, avec sa voix criarde et l'immonde chewing-gum qui lui faisait office de tignasse, sûre qu'elle attirait le regard. Salope. Jewellery Bonney, petite amie pseudo officielle d'Eustass. Du moins, ce qu'il s'en disait dans les couloirs. La fille ne demeurait pas mauvaise en elle-même, le rouge le savait bien, mais c'était plus fort que lui.
À les voir ainsi ensemble, juste l'un à côté de l'autre, une brulure au fer rouge dans la poitrine. Ce ne sont plus des chatouilles au fond de la gorge, mais bien un sérieux élancement. Les larmes coulèrent avec bien plus de vigueur. Ça n'allait certainement pas arriver au milieu du couloir. Encore moins face à Kidd. Son secret aurait duré quoi? Trois jours? Bonney s'approcha avec douceur de lui, un air inquiet sur le visage et posa une main compatissante sur son épaule : Le rouge la repoussa avec violence et se rua vers les toilettes les plus proches en ignorant les regards pesant sur lui.
Akane s'effondra immédiatement dans une cabine, au pied de la cuvette et là, il toussa encore et encore. L'enfer dans la poitrine et un brasier dans la gorge, ça lui parut durer une éternité. Cette chose infâme dans son gosier ne voulait venir, prenant un plaisir malsain à le voir s'asphyxier. Ce furent les minutes les plus atroces de toute sa misérable vie. Et d'un coup bref, elle se laissa docilement vomir dans la cuvette. Trois pétales de roses. Tout ça pour trois misérables pétales. Le jeune homme eut un rire railleur et bref. Cela promettait pour l'avenir... pour le peu qu'il s'offre à lui.
– Putain de merde! Retentis brusquement dans le silence relatif de la pièce.
Le rouge se figea. Il n'avait même pas pensé à refermer la porte de la cabine derrière lui. Quel crétin! Il se retourna lentement en priant tous les Dieux que l'importun ne soit pas un cafteur. Grand, entièrement vêtu de noir, marques étranges sur un visage pâle, dreads bleues... Heat. Il fallait bien sûr que cela tombe sur l'un des meilleurs amis d'Eustass sinon ce ne serait pas drôle. La vie ne pouvait-elle pas le laisser en paix rien qu'une petite journée?
Un silence total et gênant envahit l'espace durant d'interminables minutes. Le bleu, un air relativement choqué au visage, l'observait dans le blanc des yeux. Cela se voyait qu'il ne savait que faire. Quoi de plus naturel? Il venait de percevoir un type expectorer une poignée de pétales sanguinolente, cela en dérouterait plus d'un. Akane, de son côté, perdurait figé. Il oscillait entre horreur absolue et fustigations incessantes. Il se leva avec lenteur et s'approcha peu à peu de Heat. Telle une bête un peu farouche. Le rouge craignait qu'au moindre mouvement brusque, l'autre s'en aille. Dans lequel cas il demeurerait impossible de l'intimer au silence.
– Écoute... commença prudemment Akane.
– Bordel! Qu'est-ce que c'est que cette merde? L'interrompit aussitôt le bleu, sorti de sa torpeur.
– Trois fois rien! Je suis juste nauséeux. Rien qu'un peu de repos ne peut arranger.
Le jeune homme misait sur la possibilité que Heather n'ait pas perçu le fait que ce qu'il vomissait était des fleurs. Faute de quoi il serait ardu que de lui expliquer la raison pour laquelle de la verdure sortait de son corps. La seule autre alternative s'offrant à lui demeurait de le convaincre au silence. Akane ne connaissait pas vraiment le bleu outre son amitié avec Eustass et un blond surnommé Killer. À savoir si ce premier était du genre à cracher le morceau ou non.
– Trois fois rien? répliqua Heat, visiblement incrédule. Ses yeux exorbités auraient été comiques à constater dans d'autres circonstances. Je ne crois pas que dégueuler des fleurs puisse être considéré comme n'étant rien.
Merde.
– Je jure que ce n'est rien du tout. Fait comme si tu n'avais rien vu et ne racontes ça à personne, je t'en supplie.
Heather ne lui offrit nulle réponse. Il l'observa de l'autre bout de la pièce, silencieusement. Le malaise. Il s'approcha du rouge, le saisi par le bras de manière ferme et le traina sans douceur derrière lui. Akane tenta de se dégager de la poigne du jeune homme, en vain. La prise du bleu demeurait forte et lui, bien trop faible. Il se fit embarquer le long des couloirs d'un pas décidé. Et lui eut bien trop conscience, tout le long du chemin, des regards effarés face à ce curieux duo. Notamment ceux d'une blonde et d'un roux. Ce manège ridicule dura jusqu'à ce qu'ils se trouvent devant le casier d'une personne que n'importe qui reconnaitrait entre mille : Trafalgar Law.
En espérant que ça vous aie plu et désolée pour la brièveté
