De l'autre côté de l'océan...

Je me repose dans ma luxueuse chambre que j'occupe, cette chambre est encore plus grande que certains studio de la capitale que j'ai eu le temps de visiter depuis mon arrivée, il y a de ça maintenant plus de deux semaines. Max m'a dit que je pouvais rester autant de temps que je le souhaitais mais cette situation me met extrêmement mal à l'aise. D'autant plus que Max me fait de plus en plus d'avances, de plus en plus explicites. Il fallait vraiment que je trouve un appartement décent de corps et surtout de prix ! Les prix des minuscules studios de Paris atteignent des sommets jamais atteints. Je me lève et je me dirige vers mon ordinateur portable mis à ma disposition par Max, il faut que me trouve un boulot et vite ! Je ne sais pas combien de temps encore je vais supporter les "attaques" à répétition de Max... Non pas qu'il ne soit pas attirant, mais c'est encore trop tôt pour moi.

Je consulte les offres d'emploi qui me seraient accessibles, le travail où il est nécessaire de parler le français parfaitement ne sont pas fait pour moi, même si grâce à Max, j'ai pris des cours de français en accéléré, mon accent, si mignon d'après max, pose problème à d'autres. Je tombe enfin sur un poste qui pourrait peut-être me convenir : Barman dans une boite branchée et réputée pour accueillir beaucoup d'étrangers, ce qui l'a rend branchée, mon accent ne posera certainement pas problème. Il y a une série d'entretiens aujourd'hui même, je cours me préparer pour cet entretien, ce qui inclut la douche et le rasage express vu que je n'ai plus que 30 minutes devant moi.

J'arrive devant la boite, il y a déjà une file d'attente impressionnante. En effet, c'est une boite très branchée ! Je ressors 1 Heure et demie après, heureux d'avoir réussi mon entretien d'embauche. Je suis pris à l'essai et le gérant m'a proposer la chambre au-dessus de la boite en échange de petits services comme...passer un coup de balai et laver les toilettes après la fermeture, sa femme de ménage l'ayant lâcher il y a peu de temps.

C'est donc tout content que je rentre au manoir, insouciant. En entrant, j'entends une voix parler avec max, qui est douloureusement familière, bien que cela fait deux semaines que je ne l'avais plus entendue. Je m'avance lentement vers le son de cette voix comme hypnotisé par celle-ci, mes pas me conduisent au salon où je peux apercevoir Max qui a apparemment une discussion houleuse avec... lui. Je ne sais pas vraiment quoi faire, je dégluti péniblement avant d'oser prononcer son nom d'une faible voix :

"- Dean ?

Je le vois se retourner lentement comme s'il avait peur... peur de moi ?

- Sam !

Je le vois s'avancer vers moi mais dans un mouvement de défense je recule. Tant de questions se bousculent dans ma tête : Que vient-il faire ici ? Comment m'a-t-il retrouvé ? Qu'est ce qu'il attend de moi ? Que je reparte avec lui ? Que je redevienne le petit frère qu'il pouvait manipuler à loisirs ?

- Qu'est-ce que tu fais ici ?, je lance un peu plus agressif que j'aurais voulu...

- Sam... je voulais... on pourrait parler en priver s'il te plaît ? dit-il en lançant un bref regard vers Max qui était là depuis le début de leur conversation.

- Pourquoi ? Je n'ai rien à cacher à Max, comme pour illustrer mes propos, je me rapproche sensiblement de Max, qui bien qu'étonné de ce retournement de situation, en profite et m'attire dans ses bras.

- Sam... Je voulais te dire que je suis désolé pour ce qui s'est passé entre nous. Je voulais que tu saches que je t'aime et je t'aimerais toujours, dit-il en plongeant son regard intense dans le mien, si intense que je faillis succomber et courir me jeter dans ses bras en lui pardonnant tout le mal qu'il avait pu me faire ces derniers mois, mais l'emprise de Max se fit plus pressante et me ramena sur terre.

- Dean, je suis parti et ma décision est définitive. Je suis avec Max maintenant, lui dis-je, mes yeux trahissant mon envie de me jeter à son cou pour ne plus jamais le lâcher.

- Avec Max..., répéta dean les yeux dans le vague.

Il m'adressa un dernier regard déchirant tellement il était empli de larmes et tourna les talons, sans quoi il se serait sûrement jeter à mes pieds pour me supplier de rentrer avec lui.

Je retrouve mon Impala quelques mètre plus loin, j'entre et m'effondre soudain en larmes.

Je l'ai perdu...