Bonjour/Bonsoir ~
Bon j'ai UN PEU de retard. Remerciez MLily et Pru qui m'ont un peu botté les fesses là...
Pour les notes, j'ai fait la moyenne des notes que vous aviez donné et arrondi ensuite... Sérieux, vous êtes TROP GENTILS. Kugelmugel a 6 ? Italie Sud à 7 ? Non mais voyons... Bref, récap vite fait :
Ivan : 10, Natalia : 9, Ludwig : 11, Gilbert : 9, Fai : 9, Mei : 8, Nataniel : 8, Aleksander : 9, Elizaveta : 9, Feliks : 7, Francis : 9, Arthur : 9, Tino : 8, Johan : 10, Lovino : 8, Feliciano : 7, Antonio : 9, Bella : 9, Alfred : 9, Matthew : 7, Lili : 6, Sven : 6, Maïwenn : 8, Yao : 9.
Là, ce sont simplement les interviews, que j'ai un peu fait partir en cacahuète, on m'en veut pas hein. Ou si, mais ça c'est dans les reviews que faut me le dire. Lancez pas les salmiakkis pwease... Et le début des Jeux. La fête commence.
Merci aux proprios pour les noms utilisés ici o/
Comme d'hab, à la fin pour savoir quoi faire pour le prochain.
Disclaimer : Hetalia, Hunger Games, c'est pas à moi, mais à leurs auteurs respectifs, ici, y'a que Bretagne et Slovaquie qui sont à moi. *GARDE*
Bonne lecture !
« Bonjour et bienvenue mesdames et messieurs aux soixante douzième Jeux de la Faim ! Vous connaissez les visages de nos nouveaux tributs, mais les connaissez-vous seulement un peu ? Non je m'en doute. Au cours de ces trois derniers jours, les tributs ont tous participé à l'entraînement réglementaire, démontrant chacun leurs capacités et apprenant au passage quelques trucs de survie élémentaire qui ne font pas de mal, n'est-ce pas ? Nous avons eu l'honneur de filmer une petite séquence pour chacun, et nous allons par la même occasion vous dévoiler leurs notes et nous entretenir brièvement avec chacun, mais ne laissons pas plus de suspens. Voici, peuple de Panem, notre premier tribut, Ivan Braginski, du district Un ! »
Ivan s'avança sur la scène, un grand sourire aux lèvres, saluant la foule d'un bref geste de la main. Il était vêtu d'un costume crème, avec quelques pierres multicolores incrustées, quelque chose d'assez simple. Une écharpe assortie pendait élégamment à son cou. Il s'assit à côté de Caesar Flickerman, regardant le public, il ne se formalisait pas de son visage projeté en grand écran derrière lui. Puis les lumières tombèrent et les écrans diffusèrent alors une brève séquence, filmée à la caméra tournante, sur un fond de musique techno, où on voyait Ivan s'avancer, dans son uniforme d'entraînement, vers un filet à grimper. On le voyait l'empoigner et commencer la montée. Aussitôt, l'image change, et on le voyait s'essuyer avec une serviette, témoin de l'effort qu'il vient d'accomplir. Enfin, des portes en lourd métal s'ouvrirent, et on pouvait voir sa silhouette s'avancer dans la lumière blafarde pour ce qui semble être l'examen de fin. Alors apparaissaient sur les écrans deux chiffres, la note d'Ivan. Dix.
« Oh ! Une bien jolie note, tu pourrais nous en dire un peu plus ? Tu es fier, non ?
_ Oui oui, j'en suis bien fier, mais j'estime l'avoir bien méritée.
_ Bien bien, il en faut de l'assurance, surtout pour se porter volontaire, comme toi. Une explication ?
_ J'avais envie d'essayer. Qui ne tente rien n'a rien, comme on dit.
_ Je vois. Et tu es là pour gagner, donc ?
_ Pour quoi serais-je là, sinon ?
_ Touché. Bien, Ivan, as-tu quelque chose à dire à ton district qui te regarde en ce moment ?
_ Oui. Qu'ils me préparent du caviar pour quand je reviendrai, je les rembourserai. »
Caesar invita alors Ivan à prendre congé sous les applaudissements de la foule. Les écrans diffusaient à présent le visage de Natalia, que Caesar annonça quelques secondes après. La blonde, dans une robe vaporeuse assortie au costume d'Ivan, s'avança, soulevant les pans de l'étoffe qui semblait aussi légère qu'un nuage incrusté de paillettes. Elle n'accorda pas un regard à la foule, restant hautaine et froide dans son salut au présentateur. La séquence démarra. Natalia s'affairant à frotter un bout de bois et un caillou, puis elle en train de courir pour finir sur une glissade envoyant de la poussière blanche, un montage savant, et elle s'avançait fièrement dans la fumée blanchâtre, trainant derrière elle le chiffre neuf.
« Neuf, jolie performance pour une demoiselle si charmante, n'est-ce pas ?
_ Ouais, on peut dire.
_ Tu t'es portée volontaire toi aussi, une envie de prouver que les filles ont autant la palme que les garçons ?
_ Je n'ai pas ce genre d'envies féministes. J'aurais été un mec ça aurait été pareil.
_ Je vois, pourquoi alors ? Dis-nous tout.
_ Comme ça. Pour gagner.
_Comme Ivan, donc ?
_ Non. Il lui s'ennuie. Moi j'attendais ça.
_ Bien, alors bonne chance Natalia, du district Un ! »
Caesar annonça alors le district Deux, et Gilbert arriva, dans un costume rouge brique plutôt saillant, ses cheveux blancs en bataille et ses yeux écarlate braqués sur le public à qui il envoyait des baisers. Il s'installa sur le siège, croisant les jambes dans une attitude de désinvolture poussée à l'extrême. La séquence consacrée à son entraînement le montrait simplement en train de rire pendant le déjeuner, de taguer le mur avec de la peinture à camouflage. A la fin, on le voyait faire un grand sourire aux Juges, et sur un fond noir, la note de neuf s'afficha. Les applaudissements retentirent à nouveau, et Caesar félicita le tribut.
« Magnifique Gilbert, magnifique !
_ Ouais, mais j'ai été sous noté je pense, je méritais au moins treize !
_ Tu sais que les notes ne vont que jusqu'à douze ?
_ Justement ! Je devrais crever les scores, mais ça ferait trop peur à mes adversaires, et on ne veut certainement pas dévoiler le gagnant avant les Jeux, sinon ça sert à rien !
_ Parce que tu crois que tu vas gagner ?
_ Evidemment ! C'est obligé ! J'suis tellement awesome que bon, personne m'arrive à la cheville !
_ Je vois ça ! Tu n'as même pas entrevu un adversaire à ta taille à l'entrainement ?
_ P'tete Lulu il pourrait me tenir tête, sinon les autres sont des gringalets !
_ Eh bien mon cher Gilbert, bonne chance à toi, nul doute que tu nous donneras du spectacle ! »
Sous les salves d'applaudissements de la foule, l'albinos fit courbettes et révérences avant de quitter la scène en tapant dans le dos d'un grand blond vêtu d'un costard crème à l'effet crépi. Les cheveux plaqués sur le haut de son crâne, il affichait une désinvolture sur jouée qui lui conférait un air sûr de lui, conforté par la masse de muscles qui déformaient son vêtement. La séquence était à la hauteur des espérances du public, le montrant en train de soulever des poids et d'appliquer de la magnésie sur ses mains avant de tester le mur d'escalade. La vidéo se terminait sur lui en train de descendre en rappel, et la note de onze s'afficher.
« Onze ! Mais c'est exceptionnel ! Mes amis, nous avons un très bon cru cette année ! Tu as impressionné les Juges Ludwig, un commentaire ?
_ Hm non, mais je suis content de voir que ma performance a été appréciée.
_ Et très appréciée apparemment ! Mais dis-moi, nous sommes un peu étonnés, vous êtes frères, Gilbert et toi, n'est-ce pas ?
_ Oui oui, on l'a déjà dit.
_ Donc, vous allez combattre, l'un en face de l'autre, et volontairement, pourquoi ça ? Peux-tu nous en dire plus ?
_ On a décidé ça comme ça. On veut voir qui est le meilleur. Gilbert est trop fier pour me laisser tenter le coup tout seul, t'façon.
_ Je vois, je vois. Ça promet en tout cas ! J'ai hâte, je veux dire, nous avons hâte de voir ce que ça va donner sur le terrain ! »
Après encore quelques politesses échangées, Ludwig laissa la place aux tributs du district Trois, et Fai s'avança dans la lumière du plateau, vêtu d'un simple costume noir aux bordures d'un rouge soutenu. La styliste avait fait ce qu'elle avait pu pour essayer de dégager son visage en usant de divers produits capillaires, aucun doute qu'on ne verrait jamais sa face sans ça. Le petit clip diffusé sur les écrans le montrait en train d'essayer de manier un arc sous les instructions d'un petit homme trapu, puis on vira sur Fai en plein essai de peinture de camouflage, mais les caméras ne montraient pas si le résultat était bon ou pas. Enfin, la caméra le filma prendre congé, fermant la porte et faisant alors apparaître le chiffre neuf.
« Oh impressionnant ! Un commentaire, mon cher ?
_ Hm. Nan.
_ … Ahem, dis-moi, comment te sens-tu, par rapport à ces Jeux ? Tu dois être plutôt fier de représenter ton district non ?
_ Si j'étais pas soit pas loin de crever ou de genre, finir comme Raivis, ouais.
_ Certes… Et sinon, tu penses avoir une chance parmi tous ces concurrents ?
_ J'en sais strictement rien. J'vais genre faire comme je peux, hein.
_ Comme tout le monde, comme tout le monde. Ah. J'ai une question qui me brûle les lèvres. Il paraît que l'exilé du Douze et toi, vous vous connaissez, est-ce vrai ?
_ J'ferais genre pas de commentaires là-dessus, parce que c'est pas vos oignons. »
L'interview tourna court, certainement en raison des propos peu appropriés du garçon, officiellement parce que Caesar se trouvait à court de questions. Ils laissèrent alors la jeune Mei entrer, dans une robe rose bonbon assez près du corps, mais qui lui allait à merveille. Une fleur de la même couleur dans les cheveux et un sourire timide en direction du public avait suffi à déclencher un élan de sympathie chez les habitants du Capitole. De même, une séquence la montrant faire quelques activités sans importance fut diffusée, le rythme de la soirée était enclenché, et sous un fond de sourire malicieux, la note de Mei fut affichée. Un huit. Etonnant pour une fillette à l'air fragile comme elle. Caesar en fit le commentaire aussitôt. Mei se montra gentiment étonnée de cette note.
« Je ne pensais pas en avoir une aussi haute, vraiment.
_C'est que les Jeux recèlent parfois de grandes surprises, des talents cachés, quels sont les tiens d'ailleurs ?
_ Si je vous les disais, ils ne seraient plus cachés, voyons.
_ Evidemment, mais qui ne tente rien n'a rien. Quels sont tes atouts, niveau mental, alors ?
_ Je ne me laisserai pas faire. C'est tout ce que je peux vous dire sans me dévoiler, Caesar. »
Avec quelques boutades et compliments sur l'allure de la jeune fille, Caesar mit fin à l'interview et appela alors Aleksander à monter sur scène. Vêtu simplement d'un costume bleu nuit en accord avec ses yeux, et d'une pince en forme de croix retenant ses cheveux, il regarda à peine le public et salua poliment Caesar, l'air totalement froid. Le clip le montra en plein entraînement, en train manifestement de s'échauffer, puis la tête en bas, en train de dénouer un truc suspendu dans le vide. Il atterrit sur ses pieds, et dans la poussière soulevée apparu le chiffre neuf.
« Neuf ! Eh bien mes amis nous avons un très bon cru cette année il semblerait, un commentaire ?
_ Aucun.
_ Et concernant Nataniel, vous êtes frères, n'est-ce pas ?
_ A croire que c'est la mode d'envoyer des fratries à l'abattoir.
_ Hm… Et tu penses que l'un de vous deux a ses chances ?
_ J'ai mes chances. Il a les siennes.
_ Tu parierais sur lequel d'entre vous si tu pouvais ?
_ Sur Nat. Parce que si je gagne, lui ne gagne pas.
_ … C'est logique.
_ Je sais. Mais je garantis que ça se paiera.
_ Quoi donc ?
_ Vous savez très bien. »
L'interview s'arrêta étonnamment à ce moment, ne laissant pas à Aleksander l'occasion de proférer plus de menaces à l'encontre du Capitole. Caesar fit entrer ensuite le jeune frère de la fratrie Eriksen. Nataniel, dans un costume vert d'eau, traina des pieds jusqu'au plateau, adressant un vague signe au public et à Caesar avant que son clip ne commence. On pouvait le voir à l'atelier des nœuds, exceller à montrer à une silhouette plus petite comment faire un nœud de huit, puis à ramper dans le parcourt pour se relever sous le huit doré qui donnait sa note finale. Caesar le félicita et essaya cette fois d'y aller avec des pincettes pour ne pas provoquer l'adolescent.
« Alors, Nataniel, nerveux hein ?
_ Hm…
_ Allons ne sois pas timide, sourit un peu, personne va te manger, n'est-ce pas mes amis ?
_ Pas vous non.
_ Tu aurais peur de tes adversaires ? Un grand garçon comme toi ? Voyo-
_ J'suis pas un gamin.
_ J'ai pas dit que tu l'étais !
_ Votre ton condescendant. Vous pensez que j'vais rester tout le jeu dans les basques de mon frère pour qu'il me protège des grands méchants pas beaux.
_ Mais je ne …
_ Chut. J'ai raison. Et je vous le dit tout haut. Aucun de nous ne tuera l'autre, si c'est ce que vous vouliez. »
De même, l'interview fut coupée. A croire que les frères Eriksen n'avaient pas franchement apprécié le geste du Capitole à les jeter dans l'arène à deux. Le tour d'Elizaveta passa presque inaperçu pour les bookmarker, même si elle rayonnait dans sa robe vert bouteille. Elle riait, chantait avec Caesar, et le clip la montrant en pleine escalade et en pleine course était bien à son avantage, de même, elle eut la très bonne note de neuf, et s'en vanta à peine. Le public retint simplement quelques bribes de son interview.
« Je vous le dit Caesar, je ne suis pas la plus à plaindre ici.
_ Ah bon, et qui donc l'est ?
_ Les p'tiots. Les petits devraient être chez eux, bien au chaud dans les bras de leur mère avec une tasse de chocolat chaud et des biscuits. »
Les habitants avaient plutôt l'air d'accord avec elle. Le Capitole avait beau aimer les bains de sang et les Jeux, personne n'appréciait quand un bout de chou se faisait égorger au début de la partie. Les techniciens avaient de plus en plus de mal à essayer de passer outre les paroles qui dérangeaient les hautes sphères, et l'arrivée de Feliks, pimpant dans son costume rose à paillettes, fut idéale à ce moment pour faire diversion de ces propos poussant à la rébellion. Le clip ne montrait pas grand-chose, on le voyait surtout s'agiter comme un beau diable, et récolter l'honorable note de sept, la plus basse pour l'instant.
« Alors Feliks, un commentaire sur ta note ?
_ Ouais, c'est genre totalement injuste. J'aurais carrément du avoir plus ! C'est juste que les Juges ils ont trop pas l'œil pour voir les badass quoi !
_ Parce que tu es « badass » ?
_ TO-TA-LE-MENT. J'veux dire j'suis trop viril ! Qui peut porter du rose et avoir l'air trop classe en même temps ? Moi ! dit-il en se levant avant de tourner sur lui-même pour montrer l'étendue de sa classe naturelle
_ En effet, en effet mon cher ! Et tu penses que le rose peut t'aider à gagner ?
_ Ah ça j'pense pas que j'aurais droit au rose dans l'arène, mais ça serait genre trop cool ça. Une arène rose, z'imaginez ? Avec genre des gros sucre d'orge pour se taper dessus, ça serait carrément moins glauque quoi. »
Il avait le mérite de faire rire le public, alors Caesar le laissa délirer un peu plus que le temps convenu avant de passer au district Six, et le blond qui entra, un costume gris sur le dos, les sourcils broussailleux, adressa un sourire au public avant de saluer avec maintes politesses le présentateur. Son vidéo clip le montrait essayer quelques figures d'escrime, sous différentes prises, et un de ses moulinets dans le vide se transforma en neuf d'or. Caesar fit de nouveau un commentaire sur l'apologie de bonnes notes cette année, et demanda à Arthur quelques précisions sur sa famille, que chacun avait eu l'occasion de voir lors de la Moisson.
« Le p'tiot, c'était Peter. C'est mon p'tit frère. Le rouquin, c'était Allister, mon grand frère.
_ Tu crois qu'ils te suivent en ce moment ?
_ Evidemment, ils ont pas le choix, non ?
_ Pas faux, pas faux, mais en même temps qui voudrait manquer cet exceptionnel évènement ?
_ Moi. »
Bizarrement, Caesar le congédia aussitôt pour laisser entrer Francis, qu'on voyait tresser des filets et courir dans son clip vidéo, récoltant un neuf à son tour. Le blondinet en costume noir entrouvert sur une chemise rose pastel rit avec Caesar, faisant de l'œil aux demoiselles du premier rang. Il était à l'aise en public, et ça se voyait. Nul doute que les filles du Capitoles étaient charmées, et certainement qu'il faisait des ravages dans son propre district.
« Et dis-moi, un garçon charmant comme toi, tu as sûrement une petite amie, mh ?
_ Oh, c'est un peu personnel comme question ça ~
_ Quand même, tu nous ferais des cachotteries ?
_ Non, loin de moi l'idée voyons. Disons que je préfère ne pas être un homme exclusif ~
_ Quel don juan celui-là, regardez-moi ça, citoyens de Panem ! »
Caesar discuta un peu plus avec Francis avant de le congédier sur une dernière boutade et d'inviter le premier tribut du district Sept. Johan, vêtu d'un complet de velours noir et d'une chemise d'un rouge soutenu, fit une entrée bruyante. Il héla le public, si bien que la séquence le montrant en train de soulever des poids et de faire tournoyer des cordes au-dessus de sa tête passa presque inaperçue. Et les applaudissements reprirent quand il sauta sur place en voyant le dix qu'il avait récolté. Caesar, amusé par tant engouement, finit par le faire asseoir pour lui poser ses questions.
« Alors, je vois que cette note t'enchante, tu penses l'avoir méritée ?
_ Et comment que je l'ai méritée !
_ Tu sais te battre toi hein ? Tu m'as l'air assez musclé comme garçon.
_ Je suis au moins aussi fort que Berwald l'était. Même plus, carrément !
_ C'est pour ça que tu t'es porté volontaire ? Pour prouver ta valeur ?
_ Ah mais carrément !
_ Donc tu comptes bien revenir au Sept, n'est-ce pas ?
_ Non. J'vais faire bien mieux que ça.
_ Quoi donc ?
_ J'vais être l'homme de la situation. »
Sans plus d'explications, Johan estima qu'il en avait assez dit et sortit sans même demander son reste, avant de tirer Tino par la manche pour le faire entrer sur scène. Le petit blond trébucha presque avant de se reprendre, resserrer sa cravate bleu clair, assortie à son costume de la même couleur, et d'adresser un sourire enjôleur à la foule. Intimidé quand même, il s'assit bien vite. Caesar le salua et le clip commença, on le vit tenter de faire un feu, puis faire des hameçons, enfin, on put le voir escalader, trainant derrière lui la note de huit. Nouvelle salve d'applaudissements pour le district Sept, et Tino fit un sourire crispé.
« Jolie performance Tino ! Un commentaire ?
_ Hm. J'ai fait de mon mieux, je pense.
_ Tu n'aurais pas aimé avoir plus ?
_ Bah, c'est déjà une très bonne note !
_ Hm, tu t'es porté volontaire toi, on a tous été émus par le remplacement du petit, c'était qui déjà… ?
_ Snäll. Le petit frère de Berwald.
_ Ah oui c'est vrai ! Et qu'est-ce qui t'a poussé à prendre la place de ce gamin dis-moi ?
_ Le fait que ça soit un gamin peut-être ?
_ Juste par esprit de bravoure ?
_ Non. C'est comme un frère pour moi, et j'voulais pas qu'il y aille. C'est tout. La famille de Berwald a assez souffert. Et les petits n'ont rien à faire ici. »
Caesar le congédia avant qu'il puisse en dire plus, et sous des applaudissements et des mines attendries, Tino sortit de scène. La sympathie du public, il l'avait gagnée quand il s'était porté volontaire à la place d'un enfant, et ça, le Capitole ne pouvait rien faire contre. Et l'interview de chacun des frère Vargas n'était pas faite pour aider à attiser la sympathie du public pour les organisateurs des Jeux. Si Lovino n'en avait strictement rien à faire de son huit, il ne mâcha pas ses mots concernant le fait que lui et son jumeau étaient sélectionnés en même temps. C'était trop pour lui, et il attrapa presque Caesar par le col dans l'intention de lui faire avaler son micro, l'interview tourna court, et Feliciano fut étrangement oublié, puisque le présentateur annonça directement le district Neuf. Les huées du public, réclamant de voir le deuxième du Huit, furent noyées sous la musique balancée bien fort pour montrer Antonio dans toute sa splendeur, en train de grimper au filet et de tenter le lancer de couteaux. La note de neuf s'afficha pour lui, et il sourit de toutes ses dents. L'interview tourna autour de la petite vie d'Antonio au district Neuf, et on passa bien vite sur Bella, jeune fille à l'air charmant, rayonnante dans une robe beige fluide, qui lui collait à la peau. Elle souriait au public, jouait de ses charmes, et ne fit pas de commentaires polémiques. Néanmoins, tout le monde se demandait d'où une jeune fille à l'air si doux sortait un neuf.
Le tour des tributs du Dix. Alfred amusa le public en se donnant en spectacle, plaisantant avec Caesar, couvrant même la musique du clip le montrant en train de faire le pitre sur le parcourt du combattant. Il récolta un joli neuf, et offrit au public une petite danse de la victoire.
« Tu m'as l'air fier de toi, je me trompe ?
_ Evidemment que j'suis fier, même si un héros comme moi aurait mérité plus !
_ Un héros ? Tu crois être un héros ?
_ Non, je ne crois pas être un héros, j'en suis un ! Même que j'aimerais sauver tout le monde, comme ça on vivrait tous en paix !
_ Mais, nous sommes en paix…
_ Ben non, sinon y'en aurait pas vingt-trois qui vont mourir. »
Un silence de mort, et Caesar gloussa nerveusement avant de congédier Alfred et de passer au suivant, soit Matthew. La caméra avait apparemment eu du mal à le trouver, puisque les angles de prises de vue du clip n'étaient pas franchement de bonne qualité. Néanmoins, les Juges avaient dû le voir faire, car il obtint un bon sept. Des notes élevées, trop élevées, ça énervait un peu les bookmakers, car les paris ne fusaient pas tellement, chacun faisant attention à sa mise. Des scores trop serrés, c'est jamais bon pour les paris, mais ça entretient le suspense, que demander de plus ? Moins de controverse. Et Matthew, avec sa candeur et sa timidité, n'attira pas l'attention du public sur le côté glamour et paillettes des Jeux. Il avait l'air complètement perdu et effrayé, et ça ne redorait pas le blason des organisateurs, qu'il fasse ainsi pitié au public.
Caesar accueilli alors les tributs du district Onze, et là, ce fut la débandade. Déjà, l'entrée de Sven se fit dans un silence pesant, chacun détaillant l'enfant et son costume jaune, qui pendait sur ses épaules, comme s'il était trop grand pour lui, étrange, étant donné que les stylistes connaissaient chaque mesure de leurs protégés. Comme si on voulait le rapetisser encore plus, le rendre encore plus vulnérable. Ses cheveux étaient noués en deux tresses qu'il tripotait nerveusement, du bout de ses doigts blancs qui dépassaient à peine de ses manches. Caesar le félicita pour son six, et d'une voix blanche, le petit répondit aux diverses questions. Tout semblait l'effrayer, et il ne touchait même pas le sol, depuis son siège.
« Tu penses pouvoir gagner, Sven ?
_ Vous m'avez bien regardé, monsieur ? Et vous avez bien regardé les autres ?
_ Ça ne veut rien dire ! Raivis n'était pas plus épais que toi quand il a gagné les Jeux !
_ Je doute que le miracle se produise deux fois… Et j'ai déjà dit adieu à maman. »
Une larme au coin de l'œil et ça y est, Sven avait mis le feu aux poudres. Doucement, le public s'enflamma, la colère de voir un enfant arraché à sa famille pour aller mourir dans une arène commençait à monter. Et les habitants de Panem hurlèrent littéralement quand il laissa la place à la petite Lili, habillée d'une robe blanche de poupée. L'émission tourna au désastre, le district Onze était incontrôlable, le mentor du Onze, Zuzana, grimpa sur le plateau pour trainer Lili par la manche, avant que les techniciens ne prétextent d'une panne de courant, étrange pour une ville autosuffisante, et l'émission s'arrêta là, sans même laisser le temps aux tributs du Douze de monter sur scène.
La nuit au Capitole fut, comme à l'accoutumée, une nuit de fête, chacun échangeant ses pronostics sur les tributs. Les écrans diffusèrent malgré tout les notes de Feliciano, qui récolta un sept, et celles des tributs du Douze, qui eurent un huit pour Maïwenn et un neuf pour Yao. Les paris allaient bon train, les notes étaient bonnes, les tributs étaient attachants ou mystérieux, et chacun se demandait comment allaient tourner les tributs. Les scénarios fusaient aussi. Qui y passerait en premier ? Qui survivrait au bain de sang ? Les frères du Quatre allaient-ils rejoindre les carrières du Un et du Deux ? Après tout, le district Quatre était réputé pour ses tributs de carrière également. Les enfants du Onze allaient-ils être pris en pitié par les sponsors ?
Les tributs, eux, se posaient d'autres genres de questions. La caméra ne montrait pas Ivan en train de se détendre dans un bain chaud, Natalia limant ses ongles en se fixant d'un air absent dans le miroir, Ludwig faisant ses dernières pompes, Gilbert en train de regarder les rediffusions de l'émission d'un air concentré. On ne voyait pas non plus Fai se tourner et se retourner dans son lit, Mei faire les cents pas dans sa chambre, Nataniel et Aleksander, l'un aux bras de l'autre, tenter de trouver le sommeil sur le sofa de l'appartement du quatrième étage. Personne ne vit Elizaveta serrer son oreiller comme si c'était une peluche, ni Feliks fixer son plafond d'un air absent, encore moins Francis observer la rue en contre bas, et Arthur assit dans son lit, immobile. Aucune caméra ne filma Tino, pleurant à chaudes larmes contre son oreiller, ni Johan, en pleine discussion avec son mentor, le visage fermé, et on ne vit pas Lovino et Feliciano s'endormir dans le même lit, reproduisant leurs gestes d'enfants. Personne ne vit Antonio se frotter les yeux et se pincer le bras au matin, ni Bella donner un coup de pied à la vitre de douche, Alfred avaler à peine un morceau de pain, tandis que Matthew rongeait l'un de ses ongles. Enfin, on ne filma pas Sven grimper dans l'hovercraft, Lili se faire implanter son mouchard, encore moins Maïwenn enfilant la tenue d'un vert sombre, conçue pour résister au froid, qu'on leur avait donnée, et Yao entrant dans le tube, alors que la plaque sous ses pieds s'ébranlait aussitôt.
Tout ce que le public put voir, c'est les vingt-quatre tributs, sur leurs plaques, en rond autour de la Corne d'abondance, dans une prairie entourée d'une forêt de sapins. Le compte à rebours n'était pas terminé, que déjà le peuple de Panem poussa un cri horrifié. Le compte à rebours n'était pas terminé, que déjà un tribut mourrait. Une explosion qui faillit faire trébucher Feliks et Bella, situés de part et d'autre de Matthew, qui avait délibérément posé le pied en dehors de sa plaque, déclenchant l'explosion des mines antipersonnel. Personne ne s'y attendait, chacun avait peur, mais le geste désespéré du blond fut vite oublié, quand le gong annonçant le début des soixante-douzièmes Jeux de la Faim retentit.
Alooors. Avant que vous ne m'assassiniez, j'aimerais juste que vous jouiez les sponsors, mes amis. Oui les sponsors. Comment ? Il me faut vos trois favoris. En fait vous me donnez trois noms, les trois que vous voulez le plus voir, évidemment, plus un personnage est sollicité, plus il a de chances de survivre, logique non ? Enfin, sachez que certains ont déjà leur sort de scellé, mais vous pouvez toujours influencer, ce n'est pas le problème. Bref, à vos claviers !
