Salut les gens !

On continue aujourd'hui avec à nouveau la journée du samedi, mais cette fois côté Patron.

DISCLAIMER : Les personnalités de cette fan fiction sont la propriété de Mathieu Sommet. S'il souhaite que l'on retire nos fics à propos de son émission, je ferais disparaître les miennes sans problèmes.

Voilà, je crois que j'ai tout dis… Plus qu'à vous souhaiter bonne lecture ! :)


Cela faisait une éternité, il ne se rappelait plus exactement quand ça avait commencé, tout ce qu'il savait c'est qu'il fallait que ça cesse.

Il avait tout essayé, les femmes, les hommes, les putes, les viols, les jeunes, les moins jeunes, les partouzes,… Mais rien. Comment était-ce possible ? Comment lui, le plus grand criminel sexuel, patron du plus grand réseau de bordel, pouvait-il éprouver cette sensation? C'était sa fatalité depuis des semaines…

Aucun problème ne se montrait pour faire se chauffer son bas ventre, de ce côté-là rien n'avait changé, un rien pouvait l'exciter. Mais quand l'activité sérieuse commençait, il ne pouvait s'en empêcher. Autrefois sa tête était vide de toutes pensées, il savourait chaque sensation, lui procurant un plaisir immense, jusqu'à parvenir à l'apogée rendant l'acte identique et à la fois complètement diffèrent.

Du jour au lendemain, il se surprit à y penser de temps à autre, ricanant aux images que lui envoyait son cerveau. Ça avait évolué, son subconscient les introduisaient dans beaucoup de situations, surtout quand il baisait ou se masturbait, évidemment, mais jusque-là il trouvait ça normal, bien qu'un peu trop excitant. Il pensait que ça n'irait pas plus loin, il se trompait, en réalité il ne pensait qu'à ça !

À chaque fois qu'il pratiquait la chose, ces images insistaient, il ne pouvait les ignorer, elles monopolisaient son attention, oubliant sa situation, concentrant son esprit seulement dessus, c'était devenu une hantise. Des fois, l'effet était « positif », ça lui procurait une réelle jouissance, mais quand c'était l'effet inverse… Il ressentait cette sensation qu'il s'était promis de ne jamais ressentir : la frustration.

Un ressenti amer, un poids énorme sur la poitrine, un trou qu'il faut combler par tous les moyens.

Et dans ces cas-là, c'était les personnes qu'il avait directement sous la main qui subissaient directement les conséquences…

Il savait qu'il en avait envie, qu'il en avait réellement rêvé depuis le premier jour, mais au point de s'en faire une fixette… Il n'arrivait pas à l'accepter.

Quand il arrivait à avoir quelques heures de sommeil, le trop plein de caféine l'en empêchant, la raison du problème se manifestait inlassablement dans ses songes.

Le cadre était toujours différent, toutes les pièces et tous les endroits y étaient passés, la seule chose qui était toujours là, c'était sa nuque, son dos.

Il arrivait toujours par derrière, il s'en approchait à pas de loup.

Quand il était assez proche il passait sa main doucement sur sa nuque, parcourant son cou, effleurant délicatement cette peau blanche, et en une fraction sa bouche venait remplacer sa main, faisant jouer sa langue sur cette même peau. Ce moment durait longtemps, il se sentait fermer les yeux mais voyait tout.

Il voyait son visage irrésistiblement paisible, ses yeux clos papillonnant, sa bouche entrouverte, la teinte subitement rosée sur ses joues. Il laissait ses mains parcourir son corps, descendant du haut de son torse jusqu'à la fermeture de son pantalon, s'y attardant beaucoup trop longtemps…

Et bientôt il sentit tout ce qu'il désirait, toute sa vigueur pile entre ses mains. À chaque fois il n'en revenait pas, son excitation était si forte, si naïve. Il n'allait faire qu'une bouchée de lui.

C'est toujours à ce moment que commençaient ses mouvements, des mouvements lents, arrogants, seulement faits pour entendre ses gémissements étouffés par la honte ; les plus délicieux qu'il n'ait jamais entendu. Il s'entendait aussi rire, son rire rauque mélangé avec le son d'un désir malsain.

Ce rire résonnait et marquait le début des gestes brutaux, alors que tout autour devenait noir. Il l'entendit crier de plaisir et des questions fusaient : Pourquoi tu fais ça ? Pourquoi tu veux lui faire du mal ? Comment peux-tu lui faire une chose pareille ?...

Les mouvements ne s'arrêtaient pas pour autant, il le sentait de plus en plus dur, avec des cris de jouissances toujours plus francs et forts.

Mais quand le moment du paroxysme venait, ses gémissements s'arrêtaient et il voyait ses yeux azur plus assurés que jamais lui demander : « Pourquoi tu ne m'aimes pas ? ».

Ses yeux s'ouvrirent franchement, il se trouvait dans une pièce, sur un canapé, sur le canapé de son bureau plus exactement. Les lumières étaient tamisés. Il avait chaud, transpirait et tenait quelque chose dans sa main. Il releva sa tête et s'aperçut sans aucun étonnement ce qu'il avait en main : son membre au proche du repos.

Il reposa sa tête sur le coussin, lâcha son membre et s'étira. Il était vêtu seulement de son pantalon déboutonné, ses célèbres lunettes n'étant même pas sur son nez.

Il soupira. Putain ! Toujours ce putain de même rêve ! Il se leva en reboutonnant son pantalon, et se dirigea vers la cafetière (Il en avait toujours une à proximité.), se servit une tasse du merveilleux nectar et s'assit à son bureau. Dire que je vais devoir me le taper pendant tout un weekend… D'ailleurs faudrait peut-être que j'aille le prévenir. Après l'appel de Mathieu, le Patron enthousiaste au premier abord de la nouvelle, était partit s'accorder quelques petites heures de sommeilles. Mais nous savons tous à quel point le sommeil a quelques fois le don de retourner complètement le cerveau, il avait maintenant un tout autre avis sur la question…

Il regarda l'horloge à son mur. 12h30 ? Le gamin doit être réveillé puisque je lui ai envoyé Tatiana. C'est pas possible je vais pas pouvoir rester avec lui ! Il faut que je trouve une excuse… Il se frottait les yeux à l'aide de son pouce et de son majeur, se les écrasant presque, il semblait réfléchir.

Après avoir fini sa tasse, il partit remettre ses vêtements, et ses lunettes ; et se dirigea au 5ème, dans son appartement. Tout était calme, Tatiana était dans la cuisine.

« Alors gamine, pas trop agaçant le gamin ? »

« Tu rigoles, il est adorable mais surtout il est malade ! Tu te rends compte tu l'as laissé dormir sans aucune couverture ! »

Il sourit. Il est déjà assez chiant comme ça et en plus il faut qu'il soit malade… Ce petit con m'excite. Il retint un rire et se dirigea vers la chambre où se trouvait le Geek pour lui annoncer la nouvelle.

Il la lui annonça, non sans jouer avec ses nerfs et s'en délecter. Il n'a pas l'air de le prendre si mal que ça.

Tatiana entra dans la chambre. « Tu as finis de l'embêter ? » dit-elle en s'adressant au Patron. « Geek ton déjeuner est près dans la cuisine. »

Le gamer y couru, il le suivit du regard et sentit celui de Tatiana sur lui. Ils se regardèrent, en un regard ils se comprenaient. Sait-elle ? Et finirent par le suivre en se dirigeant vers l'ascenseur.

Il s'assura que le Geek ne pouvait pas les entendre et s'adressa à Tatiana presque à voix basse.

« Bon vu que le gamin est malade, tu vas rester avec lui et t'en occuper. » Il commença à se griller une cigarette « Ce n'est pas plus mal comme ça d'ailleurs… »

« Ok, et pour ce soir ? »

« Tu restes jusqu'à ce qu'il aille se coucher, je te donne ta soirée de toute façon. »

« Très bien, ça me va. »

« Ah ouais et au fait. » Il prit une taffe « Ce n'est pas un client, t'essaye pas de te le faire gamine ! C'est clair ?»

Elle sourit amusé «Ne t'inquiète pas, je ne vais pas essayer de te le piquer ton petit. »

« Ok, bon s'il se passe quelque chose, tu viens me trouver. »

Elle lui répondit par un hochement de tête et il s'en alla, reprenant l'ascenseur. Il ferma la porte en ferraille et regarda au travers, plus précisément il le regarda lui.

Putain qu'il est excitant, tout confus, en caleçon…Un frisson le parcourra. S'il continue à me fixer comme ça, je ne vais pas résister ! Je veux le prendre putain ! Je le prendrais tellement fort qu'il crierait mon nom. Je veux le toucher, le lécher, le mordre, le sucer, l'entendre, le baiser… Je le veux…L'ascenseur étant trop descendu, il obstrua son champ de vision.

Si seulement putain, si seulement…

OOOOOOOOOO

Son but ce n'était pas de le violer, pour la simple et bonne raison qu'il le désirait impliquer et participant. Il voulait qu'il soit corrompu au point où ce serait lui qui viendrait le chauffer. Complètement dépendant, il le supplierait presque de le prendre. Son raisonnement était que pour l'avoir entièrement, il fallait que ce soit le gamin qui vienne lui demander de le "tamponner à l'entrée", sans ça, il n'y aurait pas de plaisir.

Le soir même, enfin vers 4h du matin, après avoir fait affaires toute la journée, il ne put s'empêcher et monta au 5ème. Il faisait noir, normal, vu l'heure le gamin dormait et Tatiana était certainement retournée dans ses appartements. Il se dirigea vers la chambre et surprit il le découvrit dormant paisiblement habillé avec ses vêtements, ses vêtements à lui.

Même s'ils étaient physiquement la même personne, d'apparence on voyait tout de suite la différence. Il était frêle, sans muscles, tout faiblard, les vêtements du Patron semblaient vraiment trop grand pour lui.

Ces différences, le Patron les voyait. Il observait minutieusement tout son corps, du visible au moins visible. Seulement son bas ventre et ses jambes étaient sous les draps. Ces yeux caressaient chaque courbe de son corps, la définition même de l'expression : toucher avec les yeux.

C'est à ce moment que le Geek décida inconsciemment de changer de position pour se mettre sur le côté et se remettre sur le dos, se découvrant un peu plus ; laissant découvrir son caleçon, le caleçon du Patron.

Pourquoi est-ce qu'il a fallu que tu bouges gamin ? Il s'approcha un peu plus du lit il ne pouvait détacher son regard de la parcelle de peau au-dessus du caleçon, qui s'était découverte du T-shirt pendant son mouvement.

Il bougea son bras et fit atterrir délicatement le bout de ses doigts sur cette parcelle. Il effleurait doucement cette peau vierge de tout toucher et de tout réel plaisir. Sur son chemin ses doigts rencontrèrent cette pilosité faisant ligne vers l'objet de ses désirs, il retraçait cette ligne, faisant des va-et-vient délicats s'arrêtant toujours à la limite du caleçon.

Quand il se rendit compte qu'une bosse commençait à se former au niveau du bas ventre du gamer, il s'arrêta et observa le Geek.

Il avait commencé à onduler légèrement ses hanches et s'agitait de plus en plus, des sortes de petits gémissements franchissaient la barrière de ses lèvres. Cette vue troublait fortement le Patron, jamais il n'avait eu autant l'occasion d'assouvir, même un minimum, ses pulsions envers le Geek.

Il pouvait continuer, continuer ses caresses, laisser ses mains parcourir son corps, le sentir enfin entre ses mains, le faire sien. Mais le gamin allait se réveiller, c'était certain. Et quels étaient les chances qu'il se laisse faire sans rien dire ? Assurément infimes.

Un dilemme, toujours le même le figeait. Ecouter ses pulsions ? Ou écouter sa raison ? Bien qu'elle n'ait pas beaucoup d'influence dans sa vie, cette raison avait réussi jusque-là à l'éloigner du gamin. Mais là la tentation était trop grande, comment ne pas résister ?

Seulement, avec ce gamin, elle était anormalement trop forte… Il détourna le regard et quitta l'appartement.

Il s'était retrouvé vite fait dans son bureau au premier étage, assis sur son canapé, la tête dans les mains.

Qu'est-ce qu'il m'a pris putain ?!J'aurais pu le violer sur le champ et enfin arrêter ce cauchemar ! Je lui aurais joui en pleine face et aurais empêché la sienne ! Il souffrirait, pleurerait, hurlerait maintenant! Cette salope aurait payé. Tout serait plus simple maintenant… Il se leva et se dirigea vers son bureau, son érection pulsait fort contre sa cuisse.

Pourquoi tout ça sonne si faux ?! Il fit tout valser sur son bureau et donna un coup dans le mur en face de lui. Il s'alluma une cigarette et fit mine de se calmer en parcourant la pièce.

Mais c'était insupportable, elle se creusait et se moquait de lui. Cette putain de frustration !

Il ne réfléchit pas plus, alla au rez-de-chaussée, pris la première pute de son bordel qu'il croisait et se dirigea vers une pièce utilisé pour des pratiques particulières.

Il savait que ça ne servait à rien à part se changer les idées, il savait que ce qu'il allait effectuer dans cette pièce, aussi glauque soit-il, ne comblerait pas cette frustration grandissante qui le rongeait. Il le savait, mais ne pouvait s'en empêcher, c'était exactement lui.


Alors, vous en dites quoi ?

Ça peut surprendre mais le Patron a de l'éthique pour certains sujets, mais garde son côté incontrôlable et vicieux (en tout cas dans mon imagination ^^).

Le chapitre 5, débutera la journée du dimanche, et rapprochera le lemon de plus en plus (mais toujours le plus doucement possible ;) )

Dans tous les cas il va falloir attendre la semaine prochaine.

Bonne semaine à tous ! :D