Bonjour tout le monde

une nouvelle semaine commence et mes postage avec

on commence par L'amour est définitivement un beau bordel (Dieu-que-ce-titre-est-long)

Merci pour vos rws...

bonne lecture


Scott ne m'a pas lâché du reste de la journée. J'ai grandement résumé ma matinée avec Derek en passant sous silence l'épisode de la rivière. D'ailleurs, j'ai pas revu Derek de tout le samedi et la nuit, j'ai si bien dormis que je me suis pas demandé s'il était venu dormir là ou pas. Après tout, je ne sais même pas pourquoi je me préoccupe de lui.


Je déteste les dimanches à l'internat. En général la plupart de ceux qui restent ont leurs parents qui viennent manger avec eux ou au moins un membre de la famille. J'hésite à chercher Derek, mais je laisse tomber. Faut qu'on se fiche un peu la paix. Je repense quand même à hier et vraiment, je dois avoir un problème en ce moment. Le moment tatouage n'était vraiment pas nécessaire entre lui et moi, d'autant plus, que je me rends compte maintenant qu'on glissait doucement vers autre chose. J'ai quand même eu envie de le caresser et de l'embrasser. Bref, ça me prends la tête. Je me lève et j'erre dans les couloirs déserts. Ils sont tous au réfectoire avec papa-maman et moi je me sens seul comme jamais. Même le père de Scott est venu aujourd'hui. J'aurais pu aller avec eux, mais je n'aime pas le père de Scott. Il a tendance à penser que mon père est responsable du décès de la mère de Scott. Je n'ai pas besoin de ça à chaque fois que je le vois. Je croise Isaac assit sur une marche.

- Salut.

Il lève les yeux vers moi.

- Salut Stilinski.

- Stiles.

- Hein ?

- Stiles, mon prénom est Stiles. Ça va ?

- Depuis quand on se cause toi et moi ?

- Euh… je sais pas… c'est juste que je t'ai vu seul et je… enfin bref.

- Je suis pas seul, j'attends quelqu'un, pour ta gouverne.

- Ok d'accord. Pas la peine d'être désagréable.

J'entends des pas dans l'escalier et mes yeux se lèvent sur Derek.

- Isaac, je n'ai trouvé que…

Il se stoppe dans sa phrase et dans sa marche. Il a l'air mal à l'aise et ça m'atteint aussi. Isaac se lève et nous toise tour à tour. Il monte rejoindre Derek en haut des escaliers.

- Un problème ? Demande Isaac en prenant des mains de Derek la boîte qu'il tient.

- Non… Isaac, euh… tu m'attends juste une minute s'il te plaît ?

Isaac acquiesce et ouvre la boîte pendant que Derek descend l'escalier et s'arrête à ma hauteur.

- Salut.

- Salut Derek.

- Euh… je… y a mon oncle qui vient cet après-midi, je… tu voulais le remercier. Il sera là vers 15 heures si jamais. On sera à la bibliothèque, tu… tu passes si tu veux, sinon on se voit en cours demain.

Il se retourne pour remonter.

- Tu as dormis où cette nuit ?

Putain, de quoi je me mêle moi ?

- Dans mon lit… j'ai juste fais doucement, tu dormais.

Et il rejoint Isaac en trois grandes enjambées.

Mince, il m'a vu dormir. Ce ne doit pas être génial. Je sais que j'ai tendance à baver et surtout à n'être jamais couvert. J'ai bien envie de rencontrer son oncle. Je me demande ce qu'il y a avait dans cette boîte. Il est quand même venu me parler, je pensais qu'il m'évitait. En fait, il m'évite quand même sûrement et pourquoi il traîne avec Isaac ? Pas qu'il n'en ait pas le droit, mais ça me perturbe. Je ne suis pas jaloux, mais… bon ouais, je suis peut-être un peu jaloux, mais je comprends ni pourquoi ni de quoi. J'ai un peu les idées qui s'embrouillent, faut que j'aille prendre mon médicament sinon je vais partir en vrille. Je rebrousse chemin et je vais m'enfermer dans ma chambre.


En premier, je prends mon comprimé, en deux je me pose à mon bureau avec le reste de ma plaque de chocolat d'avant-hier et je tente de me concentrer un peu sur les devoirs à faire, mais c'est plutôt peine perdue. J'ai toujours eu des soucis de concentration, mais pas à ce point quand même. Là c'est comme si mon cerveau s'était définitivement envolé. Pour me passer le temps, je dessine et puis au bout d'un moment, ça m'énerve parce que je dessine que des triskel. Décidément, ça me met en rage. Finalement je sors dans la cour. J'avise Scott qui dit au revoir à son père. Voilà une excellente nouvelle.

- Hé mec. Il part ?

- Ouais, il a des choses à faire, mais au moins, il est venu.

- Tu fais quoi là tout de suite ?

- T'es pas avec ton nouvel ami ?

- C'est pas mon ami et tu vois bien que je suis seul.

- On va tirer des paniers ?

Je souris à Scott et on part dans la direction du terrain de sport. Ça fait du bien de bouger un peu, même si il ne fait pas vraiment chaud. Je gagne le match, mais c'est parce que Scott est encore plus nul que moi en sport. Si, si c'est possible, je vous assure. On revient dans l'internat et mes yeux tombent sur l'horloge de l'entrée. Mince presque 16 heures. J'espère que l'oncle de Derek n'est pas partit. Je me tourne vers Scott.

- Mec je te laisse, faut que j'aille voir quelqu'un. On se voit au dîner.

Je pars en courant dans les couloirs et j'arrive sans souffle devant la bibliothèque. Je pousse la porte et là je vois Derek assit à une table avec Isaac et un homme plus âgé, mais pas spécialement vieux. Leurs trois regards se posent sur moi. Derek me fait signe d'entrer et se lève pour aller s'asseoir à côté du plus vieux. Je me pose à côté d'Isaac, super mal à l'aise.

- Salut… tu dois être Stiles ? Me demande le plus vieux avec un petit sourire assez spécial.

- Euh ouais… vous êtes l'oncle de Derek ?

- Appelle-moi Peter, tout simplement.

- Merci pour le chocolat.

- Ah c'était pour toi… je me disais que mon neveu n'est pas du genre à demander du chocolat. Tu as de bonnes notes en généra l?

- Ça va plutôt pas mal, ouais.

- Bon c'est déjà bien, ça fait un bon binôme. En général Derek a de bonnes notes aussi, mais on ne sait jamais.

- Ça va Peter, ne raconte pas ma vie, grogne Derek d'un ton las en soupirant.

Je jette un regard sur lui. Il a le coude appuyé sur la table et sa tête dans sa main. Il regarde Peter et tout à coup ses yeux s'ancrent dans les miens. Je sais que je me mords la lèvre inférieure, mais je ne sais pas pourquoi ni comment arrêter ça. C'est l'oncle de Derek qui coupe le contact visuel en bousculant le coude de son neveu avec une main et ce dernier passe à un millimètre de se prendre la table dans le nez.

- Ça va pas non ! T'es taré ou quoi ?

Derek se lève d'un bond en faisant tomber sa chaise et sort de la bibliothèque. L'attention de Peter revient sur moi et je remarque qu'il ne ressemble en rien à Derek.

Isaac se lève brusquement et sors lui aussi, je tente de faire pareil, mais l'oncle de Derek me retient.

- Allons, je te fais peur ?

- Non… non. Il aurait pu se faire mal.

- Je connais mon neveu, il a de bons réflexes. Je suis content de te rencontrer, parce qu'en quatre jours, tu n'imagines pas comme j'ai déjà entendu parler de toi.

- Oh… ouais, il s'en est passé des choses depuis que Derek est arrivé.

- Oui… notamment un renvoi de cours déjà… là ça fait fort.

- Oui, je suis désolé pour ça d'ailleurs et je vais rectifier auprès du directeur lundi que ce n'était pas de la faute de Derek.

- Il ne te laissera pas faire, je te préviens. Il est du genre buté. Très buté.

- Oh…

- Laisse tomber. Je ne te disais pas ça pour que tu rectifies quoi que ce soit. Faites juste attention à ce que vous fabriquez ensemble et pensez bien que parfois, si vous vous ne voyez rien, les gens de l'extérieur eux, voient… Sur ce, je vais y aller, j'ai encore des choses à faire.

Peter se lève, me serre la main et sort. Je sors à sa suite et je vois Derek et son oncle discuter en haut de l'escalier. Je me détourne pour aller à l'autre bout du couloir prendre l'autre escalier, mais Derek m'interpelle. Je me retourne.

- Attends-moi, je voulais retourner dans la chambre de toute façon.

Je reste sur place quelques minutes, le temps que Derek et son oncle finissent de parler, puis Peter s'en va et Derek me rejoint les mains dans les poches.

- Il est sympa.

- Ouais, on peut dire ça.

- Il n'a pas l'air vieux.

- Il a trente ans.

- Ah ouais, alors il est encore plus jeune que je ne pensais.

- Il t'a dit quoi ?

- Pas grand chose, Il m'a dit qu'il avait entendu parler de moi, de notre renvoi du cours de bio et qu'on avait fait fort.

- Mouais… tu as quelque chose de prévu là tout de suite ?

- Euh non…

- Tu me fais un peu visiter ? J'ai déjà eu du mal à trouver la biblio.

- Ok.

Il me suit dans les dédales de couloirs. On passe par la salle de musique, la salle de gym, l'infirmerie, la salle de travaux manuels, la piscine, les vestiaires, le réfectoire désert, le salon bondé de jeunes et de leurs parents et finalement le terrain de sport où j'étais en début d'après-midi avec Scott.

- Classe le terrain de sport ! Siffle Derek en tournant doucement sur lui-même.

- Tu fais du sport ?... Question idiote en fait, vu ta carrure.

- Je fais du sport oui.

Je tente de me poser sur l'herbe, mais c'est humide, alors finalement je m'installe sur les gradins et Derek me suit. Je me pose sur le gradin du haut et Derek sur celui d'en dessous tourné vers moi.

- Alors tu es ici depuis longtemps ? Me demande Derek.

- Ouais, je suis arrivé à neuf ans.

- Pourquoi ?

- …

- Si tu ne veux pas en parler, je comprends.

- C'est pas ça… je cherche juste comment commencer, en fait. Je n'en parle tellement pas souvent. Ma mère était malade depuis plus d'un an. Un cancer au cerveau et mon père était sur une affaire la nuit où elle est morte. Quand il a su qu'elle allait partir, il a prit la voiture avec la maman de Scott et un… connard bourré leur est rentré dedans. Ils sont morts sur le coup.

- … Je …

- Juste, évite de me dire que tu es désolé.

- Ok… et Scott est pas arrivé en même temps que toi alors?

- Non, il avait encore son père qui s'est occupé de lui pendant deux ans avant de le placer ici faute de temps, et aussi parce que Scott le voulait. Et toi?

- Oh, et bien moi, tu sais, j'ai perdu mes parents dans l'incendie du manoir et normalement ma sœur, sauf que l'on a jamais retrouvé son corps ni quoi que ce soit, alors il se pourrait qu'elle soit en vie. Bref, Cora et moi, on était sous la responsabilité de Peter, mais maintenant il se consacre à la recherche de Laura, alors avec Cora, on a été d'accord de venir ici un moment. Voilà

- Ok…et du coup tu es pote avec Isaac depuis que tu es arrivé ?

- Non, je connaissais Isaac avant. Son père connaissait mon oncle. C'est aussi pour ça que j'ai accepté de venir à l'internat parce que je savais qu'Isaac était là.

- Ok.

- Tu réponds des fois autre chose que juste Ok ?

- Oui ça m'arrive, figure-toi.

- J'aime bien passer du temps avec toi en fait. T'es pas comme Isaac ou les autres amis que je connais.

- Et c'est un bon point ?

- Ben oui idiot, si je te dis que j'aime bien être avec toi.

- Ah ben oui… désolé, des fois j'ai le cerveau qui enregistre mal.

Derek rit en secouant la tête et se lève pour se hisser sur mon gradin.

- Hé pourquoi tu squattes ?

- C'est pas marqué ton nom sur ce gradin que je sache.

- Qui sait… tu pourrais être surpris. Viens avec mo i!

Je me lève et il me suit, septique. Je m'arrête vers le milieu du banc et je me couche à moitié dessous. Il fait pareil de l'autre côté et regarde l'inscription que je lui montre.

- Oh, autant pour moi, en fait tu avais raison.

- Tu veux noter le tien?

- Je ne suis pas sûr d'avoir encore l'âge de faire ça.

Je sors de ma poche un couteau suisse et je lui tends.

- Tiens, amuse-toi, mais fais gaffe c'est tout ce qui me reste de mon père.

- Je peux griffer le nom de Scott ?

- Je préfère pas, laisse-le où il est.

- Rabat-joie.

Je souris en le regardant graver son nom dans le bois. À la fin, il grave un petit triskel et :

- Ah merde…

Il se relève et son petit doigt saigne. Je me relève et regarde.

- C'est pas très grave. Un peu de bave et ce sera bon.

Sans réfléchir plus loin, je prends son doigt et le mets dans ma bouche. Le geste paraît con et anodin, mais là on se rend vite compte tous les deux que c'est loin d'être le cas.

Il plante son regard dans le mien et c'est comme si tout autour de nous avait disparu. Comme s'il n'y avait jamais eu que nous deux et pour toujours. Lentement, il retire son doigt de ma bouche et je le laisse faire sans protester. Je veux bouger, détourner le regard, mais impossible. C'est comme si j'étais captivé par ses yeux, prisonnier de son regard. Puis sans que je sache ce qui se passe, on est beaucoup trop proches tout à coup… nos lèvres à quelques centimètres, vraiment trop proches. Il soupire doucement, il ferme les yeux et sa bouche se pose sur la mienne….

Oh putain l'effet de malade ! J'ai le cœur qui explose, les mains qui tremblent. Des frissons des pieds à la tête… j'ai froid, j'ai chaud, j'ai tiède. J'ai le cerveau totalement liquéfié et je ferme les yeux tout simplement, comme si finalement c'était totalement naturel… c'est juste doux, juste bon, juste parfait, mais…

-STILES… ! STILES… !

J'ouvre les yeux en vitesse, tente de me reculer autant que les gradins derrière moi me le permettent et je me lève, non sans avoir failli me casser la figure. Derek aussi se relève rapidement avant de me tendre mon couteau que je remets dans ma poche. Me rendant compte au passage que j'ai une putain d'érection. Et je ne suis pas le seul.

Derek fait le même geste qu'hier à la rivière.

- Comment tu fais ça ?

- Je t'apprendrai un jour. Question d'habitude. Il faut qu'on y aille.

Je le suis en bas des gradins en me concentrant sur des trucs anti-excitation et je suis soulagé que ça marche. On trouve Scott au milieu du terrain et il ne me laisse même pas le temps de trouver une excuse valable. Il voit Derek et se retourne puis part en courant… putain, je n'ai même pas compris ce qui s'est passé. Je me retourne vers Derek.

- Quoi ? Demandé-je à Derek.

- Quoi, quoi ?

- Pourquoi il s'est barré ?

- Parce qu'il m'a vu avec toi. Je crois qu'à cause d'Isaac, il ne m'aime pas trop.

- Oh… Je lui parlerai après.

Derek me regarde et pose une main sur mon épaule.

- Stiles… je… je ne suis pas gay, tu sais.

- Moi non plus.

- D'accord… je… faut que j'y aille, j'ai quelque chose à donner à Isaac. On se voit demain en cours.

- Ok.

Il s'en va et je reste là, planté au milieu du terrain, comme un imbécile. J'ai rien compris de ma journée, j'ai rien compris à ma vie… j'suis pas dans la merde !


Je tenais à parler un peu de cette fic. c'est une fiction qui est très rapide, avec une relation très rapide

à l'image de beaucoup de relation d'adolescent de 15 ans.

Je pense même que c'est une des plus rapide.

je sais que ça peut en gêner certains, (moi un peu aussi quand c'est trop rapide) mais celle-ci est faite comme ça

bref, voilà.

on se retrouve lundi prochain bisous

Kitsune