(…)
Une semaine plus tard.
Début de l'après midi. Une santiag se pose délicatement sur le trottoir.
Une brise légère vient effleurer les cheveux ébène de son propriétaire. Bill.
C'est aujourd'hui qu'il emménage dans son nouvel appartement. Il avait hâte. Maintenant il y est.
Un sourire se dessine inconsciemment sur ses lèvres rougies. Une nouvelle vie commence pour lui.
Il est à présent indépendant. Il va devoir se débrouiller seul mais cette solitude ne lui a jamais paru aussi belle.
Il a mûri, il le sait. Il doit poursuivre ses efforts.
Il décharge distraitement ses nombreux cartons de sa voiture. Perdu dans ses pensées, il n'entend pas des pas se rapprocher.
Ces pas, ce sont ceux de Tom. Il savait que Bill devait emménager aujourd'hui et il voulait être là pour son arrivée.
L'aider à s'installer ne ferait-il pas de lui un bon colocataire?
Il soupire. Lors de leur première rencontre les choses ne c'étaient pas exactement passées comme il l'avait espéré.
Il ne fallait pas se mentir. Le courant n'était pas bien passé entre eux.
Tom le regrettait et il espérait pouvoir se rapprocher du jeune brun. Il voulait mieux le connaitre…devenir son ami.
Ou tout du moins essayer.
Pov Tom
«Salut Bill!». Il me regarde avec un regard surpris avant de me faire un sourire crispé. «Salut». Sympa.
J'insiste un peu. «Tu veux que je t'aide à porter tes affaires? Tu as l'air d'être chargé.»
Enfin un sourire sincère. Ses yeux pétillent tandis qu'il me tend un imposant carton.Il a l'air d'être soulagé.
Vu le chargement de sa voiture je le comprends. Mon aide va être précieuse.
Je monte tranquillement les escaliers, Bill les bras aussi chargés que moi, sur mes talons.
Nous répéterons ces même gestes pendant une bonne partie de l'après midi.
Tandis que la voiture se vide, nous sommes de plus en plus à l'aise, et nos rires ne tardent pas à trouver écho dans la cage d'escalier.
Je souris. Les choses s'arrangent.
(…)
18h00.
Nous avons enfin fini de monter toutes ses affaires. Dire qu'il était chargé serait un euphémisme.
Et une insulte à mon pauvre dos. Qui a souffert.
Je m'affale sur son lit. Les draps propres sont rêches, mais constituent une douce fraicheur pour ma peau moite.
Il s'allonge à coté de moi. Le lit bouge et me fait tressaillir.
Je peux sentir son souffle. L'odeur entêtante de son parfum. Mais cela ne me gène pas. Au contraire.
Je me sens…apaisé. Oui c'est ca. Apaisé.
Mon cœur bat…un peu plus fort semblant vouloir se synchroniser avec le rythme de ma respiration saccadé.
Silence. «Alors tu l'aime ta nouvelle chambre?». «Oui. Je pense que je vais me plaire dans cet appartement»
J'esquisse une petite moue de plaisir. Tant mieux.
